Mobilisation de plus d’eau du barrage Beni Haroun pour l’irrigation agricole en 2018

Barrage Beni Haroun
Barrage Beni Haroun, dans la wilaya de Mila. New Press

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a déclaré dimanche à Oum El-Bouaghi qu’«un plus grand volume d’eau du barrage Beni Haroun (Mila) sera mobilisé pour l’irrigation agricole au profit de plusieurs wilayas à partir de l’année 2018». Le ministre a indiqué à l’APS que «le volume d’eau destiné à l’irrigation agricole depuis le méga ouvrage hydraulique de Mila sera mobilisé dès le parachèvement des travaux du tunnel, long de 6 km, entre le barrage El-Athmania et Beni Haroun», soulignant que cette réalisation permettra le pompage de 23 m3/seconde.

Necib a également ajouté que «6 millions d’habitants à travers plusieurs wilayas de l’Est bénéficieront des eaux de Beni Haroun, en plus de l’irrigation de 40 000 hectares de terres agricoles dont le périmètre irrigué d’Ouled Hamla (Oum El-Bouaghi)» totalisant 2 272 ha et où le ministre s’est rendu au cours de sa visite d’inspection. Dans le même contexte, le ministre a mis en exergue «l’importance de l’utilisation des systèmes d’irrigation économisant l’eau», en plus de «l’extension de la superficie des périmètres d’irrigation à travers la création de nouveaux périmètres».

Selon les explications fournies au ministre, le périmètre irrigué d’Ouled Hamla, situé à proximité de la ville d’Aïn M’lila et dont le taux d’avancement des travaux affiche 90%, sera réservé majoritairement à la céréaliculture, en plus de la culture des légumes.

Le ministre des Ressources en eau avait inspecté dans la ville d’Aïn Beida le projet d’installation des conduites d’alimentation en eau potable (AEP) depuis le barrage Ouarkis, implanté  Aïn Fekroun, avant d’inspecter le projet de renforcement en AEP de la ville d’Aïn Beida depuis un forage dans la localité d’Aïn Ferhat.

M. Necib a également inauguré dans la commune d’Aïn Babouche un château d’eau d’une capacité de 1 500 m3 instruisant à l’effet de raccorder cette commune, à l’instar d’autres communes de la wilayas d’Oum El-Bouaghi, au réseau d’alimentation en AEP depuis le barrage Ouarkis.

R. N.

Comment (6)

    Anonyme
    4 septembre 2017 - 10 h 38 min

    Ce barrage doit a sa survie au Oued Rhumel et des eaux venant de l’est algérien, les 7 wilaya qui profite de ce Magique barrage seront jamais en manque d’eau vu l’importante position géographique de cette région constantinoise contrairement a d’autres…




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    Bison
    3 septembre 2017 - 15 h 47 min

    Y’a pas longtemps de ça, (Ref. article AP, partie économie) le ministre de H2O, et des Ressources en eau aussi, Hocine Necib, a déclaré depuis Oum El-Bouaghi qu’«un plus grand volume d’eau du barrage Beni Haroun (Mila) sera mobilisé pour l’irrigation agricole au profit de plusieurs wilayas à partir de l’année 2018»!!!

    On aime montrer au JT20h nos nombreux et beau barrages, remplis et débordant d’eau! Mais, la réalité c’est que nos barrages débordent d’eau certes mais parce que remplis de vases! Et sans parler de la qualité de leur eau, la fine couche d’eau qui surnage la vase! Il suffit de faire un tour et voir l’État des oueds, des rivieres, autres ruisseaux encrassés par les déchets et autres décharges sauvages, qui constituent leurs bassins versants, les zones géographiques alentours, propres a barrage, qui alimentent ces retenus d’eau pour dissiper le doute, si doute y’a !
    Combien de nos barrage construits ou en projet bénéficient de projets consolidation ( et de suivis permanent) des versants avec différents moyens, et dont le plus simple peut être est le reboisement, pour éviter le lessivage des terres nues ( aggravés par les fait humains, coupe sauvages et feux de forêts) alentours pendant les pluies, les terres, roches emportées et qui viennent combler le réservoir au détriment de l’eau…qui part par conséquents en mer en « faux trop plein »!!!
    Pour éviter ou du moins recourir le moins possibles aux opération longues et couteuses, si ya, de dragage…
    Donc, y’a pas que la sécheresse qui estet en cause! Y’a aussi La gestion des eaux et ouvrages eux meme en amont et la gestion des eaux en aval distribution, remédier au gaspillage a tous les niveaux dont passe une bonne de la quantité de l’eau distribuée ! !




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      Djamel BELAID
      4 septembre 2017 - 13 h 12 min

      « Bison », vous écrivez: « Combien de nos barrage construits ou en projet bénéficient de projets consolidation ( et de suivis permanent) des versants avec différents moyens, et dont le plus simple peut être est le reboisement, pour éviter le lessivage des terres nues ». Vous avez raison.
      Contre l’envasement, quelques suggestions: 1) arrêter le pâturage intensif par les chèvres et moutons* (la végétation repoussera toute seule comme dans la steppe où le HCDS met en défens durant 3-4 ans les parcours) 2) sur les parcelles en pente et cultivées arrêter les labours pour les remplacer par un travail du sol moins agressif tel le semis-direct.
      (*) réduire ou interdire le pâturage sur les bassins versants nécessite de proposer des activités de remplacement aux populations locales.
      D BELAID. Ingénieur agronome.




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    Djamel BELAID
    30 août 2017 - 21 h 12 min

    Regardez la photo. Les terres au dessus du barrage ne sont pas protégées de l’érosion. Conséquence, sur tout le bassin versant la terre est entrainée par les pluies vers le barrage. Il existe des techniques spéciales à mettre en oeuvre notamment avec les paysans situés en amont des barrages.




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    Bison
    28 août 2017 - 22 h 22 min

    Surtout si on doit arroser comme au siecle dernier, et nôtre je-m’en-foutisme légendaire, pour un litre utilisé dix de gaspillés! On va gaspiller de l’eau soit sans augmenter la production agricole, soit l’augmenter pour la laisser pourrir sur pied faut d’industrie de transformation, de logistiques pour les convoyer ou de lieu de stockage,… Au final on aura gaspillé l’eau sans réduire l’importation sinon ajouter l’eau aux produits importés!! Je pense que si on arrive a satisfaire la consommation des ménages ( avec tous les gaspillages déjà hallucinant ) Ça relève déjà du miracle avec les sécheresses qui s’aggravent de plus en plus!




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    hobeldjazair
    28 août 2017 - 8 h 48 min

    l’Algérie doit investir massivement en eau que ce soit au nord ou au sud. L eau est à base tout développement viable que ce soit agriculture ou industrie et même le bien être au sens large du citoyen. Un désert peut devenir un paradis comme l ont fait les USA (Nevada, Arizona etc. Mais cela n’ est possible qu’avec la disponibilité de l’eau. Un investissement de 10 milliards de dollars aujourd’hui, fera de l’Algérie une puissance économique N°1 en Afrique dans 10 ans. L’eau sera le pétrole de demain et une source si rare pour l’humanité toute entière! Donc investir de très très grosse somme d’argent dans l’eau croyez moi c.edt pas de l’argent perdu mais bien le contraire.




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