Les incivilités des jeunes enfants

incivilités
Qu'est-il prévu pour encadrer la jeunesse algérienne ? D. R.

Par Mesloub Khider – Enonçons une banalité : dans les sciences humaines en général, un sujet n’est jamais choisi au hasard. Pour notre part, nous n’échappons pas à la règle. Confronté depuis des années, dans le cadre de notre profession d’éducateur spécialisé, à la violence des jeunes enfants, nous avons été amenés régulièrement, comme tant de professionnels, chercheurs ou parents, à nous interroger sur les causes de ces comportements déviants.

De multiples analyses ont été avancées pour expliquer le phénomène de la violence des jeunes enfants. Certains chercheurs ont privilégié l’approche sociologique ou psychologique, d’autres plutôt une approche socio-économique, voire politique. Les uns mettent en cause directement les parents accusés de laxisme, les autres montrent du doigt la société, coupable des inégalités sociales propices au déferlement de la violence. Ainsi, une interminable série de facteurs est avancée pour expliquer de tels comportements violents des jeunes enfants : on invoque l’absence d’éducation, le manque de socialisation, l’individualisme tout puissant, la perte générale des valeurs, de l’autorité, etc.

Comment aborder les nouveaux aspects de cette délinquance juvénile, dont l’expression, les causes ont évolué ces dernières années ? Précisons d’emblée que la délinquance juvénile était longtemps considérée comme le fait de jeunes traités de marginaux. Elle traduisait plutôt les symptômes d’une délinquance initiatrice inhérente à l’adolescence, qui s’estompait avec le temps. Il s’agissait essentiellement d’une délinquance liée à la recherche identitaire.

A l’inverse, depuis les années 1980, la délinquance juvénile s’est métamorphosée. En effet, c’est là une donnée essentielle sur laquelle chacun s’accorde : la violence juvénile a non seulement considérablement augmenté, mais surtout elle s’est accompagnée de nouvelles formes de violences que l’on désigne sous le terme d’incivilités. Plus que la violence délictuelle, ce à quoi la société est en effet confrontée, c’est la montée des incivilités.

La notion d’incivilité qualifie un ensemble hétéroclite de comportements de violence, œuvres de jeunes de plus en plus jeunes et de plus en plus violents face auxquels les adultes sont désemparés. Etymologiquement, le vocable d’incivilité désigne l’inobservation des convenances ou des bonnes manières. L’incivilité, c’est l’impolitesse, le non-respect des personnes et des lieux. Aujourd’hui, la notion est souvent utilisée dans un sens plus large pour désigner les faits de violence des jeunes enfants, exercés entre eux, mais surtout à l’encontre des adultes, institutions (parents, enseignants, etc.). La gamme des comportements désignés comme des incivilités comprend à la fois des atteintes contre les personnes, contre les biens, ou des atteintes à la tranquillité publique. Les plus fréquemment citées sont :

  • Les violences verbales : insultes, injures, grossièretés, réflexions malveillantes…
  • Les violences physiques : coups et blessures, menaces et intimidations, attitude arrogante, gestes obscènes…
  • Les rassemblements de jeunes dans les halls d’immeubles et parties communes, les dégradations d’équipements publics…
  • Les dépôts d’ordures, jets de détritus, crachats, urine dans les rues et escaliers, les tags et graffitis, les nuisances sonores, les chahuts, les jeux bruyants et violents, etc.
  • Dans les établissements scolaires : absentéisme chronique, retards, refus des punitions, agressions, racket, agressions sexuelles, etc.

Les incivilités traduisent ainsi une perte des repères et une désorganisation de la société qui expriment un affaiblissement général du lien social. Cependant, contrairement à la délinquance traditionnelle, la presque totalité de ces incivilités constitue des actes non pénalement punissables. Effectivement, l’incivilité n’est pas une notion juridique, la loi ne parlant que de crime, de délit et de contravention.

Les incivilités ne relèvent que du «code du savoir-vivre» et sont incriminées et condamnées, aujourd’hui, seulement socialement et moralement.

En termes sociologiques, les incivilités sont définies comme des inconduites sociales, actes asociaux, inciviques, désignés sous le terme générique de déviance. Elles sont donc décrites comme le non-respect d’usages, de règles de la vie en communauté, caractéristique d’un comportement anomique.

De manière générale, personne ne conteste aujourd’hui que de nombreux pays connaissent de graves difficultés avec leurs jeunes enfants. La violence verbale et, souvent, physique de nombre d’enfants est préoccupante. Si, jusqu’à la fin des années 1980, les incivilités, les violences étaient l’apanage des enfants des banlieues, à l’inverse, depuis quelques années, ces comportements ont largement débordé et se sont généralisées aux centres villes, touchant de nouvelles populations jusque-là relativement épargnées.

Ainsi, les conduites violentes des jeunes enfants ne sont plus strictement circonscrites aux espaces réservés aux catégories populaires, mais elles touchent, également, une bonne partie de jeunes enfants issus des catégories moyennes. La violence des jeunes enfants s’est installée au cœur de la société, de la Cité. Cette violence tend à se banaliser, comme si la vie elle-même devenait violente. L’agressivité marque de plus en plus les relations personnelles et sociales. Les incivilités, souvent gratuites, font partie désormais des moyens d’expression des jeunes enfants.

Paradoxalement, ces dernières années, alors qu’on n’a jamais autant parlé de la violence des jeunes enfants, au même moment, ces enfants n’ont jamais été autant glorifiés, protégés, mythifiés, transformés en «enfants rois».

Comment rendre compte de la signification des incivilités ?

Dans les représentations courantes, les incivilités se distinguent mal de la délinquance, sans cesse croissante, pratiquée par des jeunes très jeunes, des adolescents à peine sortis de l’enfance. Or, comme nous l’avons souligné plus haut, les incivilités ne constituent pas des délits car elles ne relèvent pas du code pénal, contrairement à la délinquance. Cette distinction est essentielle pour la compréhension du concept d’incivilité. Si la délinquance constitue une transgression de la loi, les incivilités représentent, selon nous, une violation de la civilité, une véritable négation de la vie en société. D’autant plus grave que les incivilités se développent et se généralisent dans toutes les relations personnelles et sociales, que ce soit entre pairs (jeunes enfants eux-mêmes) soit entre ces derniers et le monde des adultes, parents et institutions dont l’autorité est contestée.

C’est l’existence même de la vie en société qui se trouve ainsi ébranlée. C’est le fondement de l’éducation, de l’autorité, qui est bouleversé. Aujourd’hui, la désobéissance généralisée des jeunes enfants est devenue la règle ; l’autorité des adultes et institutions, effondrée, l’exception.

Cet éclaircissent entre les deux notions de délinquance et d’incivilité est capital. En effet, il nous permet de souligner, d’emblée, que notre travail de recherche portera sur les «incivilités des jeunes enfants». Ce qui exclut de notre champ le phénomène de la délinquance défini plus haut comme relevant du registre de l’ordre public pénalement punissable.

Le concept-clé de notre travail est donc celui des incivilités (ou conflits de civilité qu’on observe dans les relations personnelles et sociales entre les jeunes enfants et le monde des adultes, parents, institutions). Ces violations des conventions sociales de civilité se manifestent sous de multiples formes décrites ci-dessus. Et, à travers cette montée des incivilités, ce sont l’existence et la pérennité même de l’éducation et de l’autorité qui sont posées. Cette dévalorisation de l’autorité traduit un «malaise dans la civilisation».

C’est un truisme de dire que les parents (et autres institutions) dans la plupart des sociétés humaines, ont une tâche éducative fondamentale qui consiste à transmettre à l’enfant des normes et des valeurs indispensables à la civilité, à faire assimiler par l’enfant les principes d’autorité et de loi, à canaliser ses forces vers des valeurs sociales et morale.

La civilité est définie comme l’attachement des individus à un ensemble de codes et de normes du vivre-ensemble au quotidien, dans un espace public, basé sur des rapports de cohabitation pacifique et de confiance.

A contrario, les comportements incivils illustrent le délitement des instances de socialisation et d’éducation, comme la famille, l’école, etc. Ces conduites déviantes posent la question de la cohabitation entre les jeunes enfants et les adultes.

De prime abord, posons les bornes de notre étude. Il s’agit pour nous de tenter de comprendre et d’expliquer le phénomène des incivilités par une analyse historique. Nos questionnements sont les suivants :

  • Pour ce qui est de notre époque, qu’est-ce qui explique ces manifestations d’incivilités des jeunes enfants (entre eux, et surtout) à l’encontre de l’autorité personnifiée par les parents, l’enseignant, etc. ?
  • Ces incivilités sont-elles inhérentes à notre société moderne ou les rencontre-t-on également dans les anciennes sociétés occidentales et au-delà, à l’époque antique (grecque et romaine), au Moyen Age ?

Notre interrogation sur les incivilités dépassera donc le cadre de notre société contemporaine pour s’attacher à l’étude de ce phénomène dans les anciennes sociétés, occidentales en général, la France en particulier.

L’approche historique nous permettra de déterminer si, à l’époque antique comme au Moyen Age et aux périodes postérieures, nous relevons, dans les relations personnelles et sociales, les mêmes phénomènes d’incivilités manifestées par les jeunes enfants à l’encontre des adultes, parents, et toute autre autorité. Ou si c’est une forme complètement inédite de violence juvénile spécifique à notre société moderne, cette société capitaliste génératrice d’un individualisme exacerbé et d’un narcissisme outrancier. Auquel cas, pourquoi était-elle absente dans les anciennes civilisations ? Pourquoi envahit-elle et investit-elle la société moderne ? Comment interpréter cette dégradation des relations sociales entre les jeunes enfants et les adultes, les institutions ? Toujours est-il qu’elle reflète le non-respect de règles (normes) nécessaires à la vie en société.

L’objectif de notre recherche historique n’est pas de faire une historiographie chronologique et exhaustive. Mais de montrer à grands traits les caractéristiques des rapports existant entre les jeunes enfants et le monde des adultes (parents, institutions, l’autorité en général); et, par suite, déterminer l’existence ou l’absence des incivilités des jeunes enfants dans leurs relations avec les adultes et les institutions.

Il s’agit de faire de «l’histoire de l’éducation» mais pas au sens restreint et scolaire du terme. L’institution scolaire ne sera pas notre champ prioritaire de recherche. Nous nous intéresserons plutôt à l’éducation dans sa dimension collective et sociale. Nous étudierons les formes de socialisation et d’éducation en vigueur dans les familles entre autres, afin d’appréhender les relations nouées entre les adultes et leurs enfants.

  • Quels étaient les rapports de l’enfant avec sa famille et avec la cité ?
  • Ces relations étaient-elles marquées par des rapports conflictuels ou pacifiques ?
  • Les jeunes enfants posaient-ils des problèmes d’incivilités dans ces sociétés ?
  • Défiaient-ils et déniaient-ils l’autorité des adultes (parents, institutions)
  • Comment se faisait la transmission des normes et des valeurs dans ces sociétés?

Enfin, nous formulons malgré tout les hypothèses suivantes qui nous serviront de fil directeur pour notre problématique : pour nous, nous conjecturons, car bien évidemment nous avouons notre totale ignorance historique sur le thème de notre recherche, que les incivilités des jeunes enfants devaient être absentes dans leurs relations avec le monde des adultes dans les anciennes sociétés à étudier. Ce faisant, nous en déduisons qu’elles sont inédites et intrinsèques à notre société moderne capitaliste.

Aussi notre démonstration, fondée sur une recherche documentaire historique, s’attachera-t-elle à confirmer ou infirmer nos hypothèses de départ. De surcroît, par notre approche théorique sur l’histoire des incivilités des jeunes enfants, nous espérons contribuer, par ce détour historique, à l’analyse de la problématique des incivilités dans notre société moderne. En effet, l’analyse des incivilités dans une optique historique sera également, pour nous, l’occasion d’interroger la pertinence des études explicatives réalisées par les multiples théories contemporaines sur les incivilités actuelles, à la lumière des données recueillies par nos recherches.

Par ailleurs, on a pu constater que nous employons le terme de «jeune enfant». Expliquons-nous : la terminologie actuelle, déterminant les classes d’âge de la population à étudier, les a tant fragmentées sous des termes variés (enfance, préadolescence, adolescence, post-adolescence, jeune, etc.) que nous avons opté, par commodité pour notre objet d’étude portant sur des «citoyens» âgés entre 8-10 ans et 15-17 ans pour le choix du vocable «jeune enfant». Car les auteurs des incivilités sont à la fois encore enfants ou à peine sortis de l’enfance, adolescents ou jeunes. Le terme jeune enfant nous semble plus approprié pour analyser le comportement déviant de cette tranche d’âge.

M. K.

 

Comment (21)

    hanna
    3 septembre 2017 - 15 h 01 min

    ce phenomene est purement le produit d’une étape vécue par les algeriens apres les années de sang. la psychosociologie est une façon d’etudier le processus de causalité qui a mené à cette situation: l’instauration de la baltaga en algerie. on peut dire que le pouvoir a poussé sur le bouchon en encourageant cette maladie sociale au lieu de chercher à la neutraliser. le citoyen aujourd’hui, conscient de ce malaise social pense que c’est prémédité. le systeme actuel a besoin de faire peur à la socièté pour mieux la maitriser . les baltaga sont partout dans les quartiers et les rues. ils envahissent les espaces vitaux en terrorisant les individus. ce phénomene devient une arme nocive entre les mains de ceux qui nous gouvernent. donc c’est politique! et c’est grave!!! car l’algerien est une bombe à retardement si par impunité le pouvoir dépasse la ligne rouge de la dignité.




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    A3zrine
    2 septembre 2017 - 22 h 48 min

    Une force vive noyau de tout développement est devenue un fardeau pour la société voilà une société type en pleine déperdition, on ne sait plus comment l’occuper ou lui donner un semblant de projet ou espoir de construire un avenir. Quand ce n’est pas la violence qui lui ouvre grand les bras c’est la mosquée qui l’accueille et quel accueil!! Bienvenu au wonderland du wahabisme.
    La responsabilité incombe à tous, et en premier l’État qui est incapable d’être présent et ferme, je dirais que l’État est complice car il les utilise pour casser les mouvements émancipateurs qui veulent créer une dynamique démocratique .




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      oui
      2 septembre 2017 - 23 h 22 min

      « ….car il les utilise pour casser les mouvements émancipateurs qui veulent créer une dynamique démocratique …. » , .
      si vous parlez des quelques dizaines de personnes qui essayent ça …oui , mais sinon moi je ne vois dehors en grande majorité que des écervelés en qamis , jilbab …, .
      il est clair que sans l’abrutisme tous azimuts : comment manipuler et surtout orienter tout ça vers des cases bien déterminées d’avance .
      Quand on veut régner et maitriser un peuple , il faut d’abord l’abrutir afin de mieux l’orienter dans la direction qu’on veut…, du coup on lui construit des lieux de « culte » à tous les coins de rue ,
      en résumé : une moitié sont des chroniqueurs football (waw) , le reste des théologiens avérés qui ne savent méme pas de quoi ils parlent …pauvre de nous…on continue de voir vers le passé lointain




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    beka
    2 septembre 2017 - 22 h 41 min

    l EGOISME des vieux est le mal des jeunes ce qui legale pour eux est interdit pour les jeunes –eux s expriment en franacais et ont frequente les ecoles francaises pour les jeunes c est l arabisation –ils ont fait la bringue dans leur jeunesse maintenant ils interdisent la biere ou les bars aux jeunes – ils ne sont pas interesse par la nage ils construisent pas de piscines -is ont beneficier de lot de terrains les jeunes pas la peine ils vont les revendres -interdis de construire des studios ou des F1 ca pourrait aller aux jeunes – mais les vieux aiment les mosque et la on pourrait en exporte – les vieux aiment la politique pas de desseins animes ni de chaine tele – les vieux on fait l histoire les jeunes n existent que par l histoire des vieux – poukoi chercher des formules d habitat pour jeunes puisque les vieux n ont pas de probleme de logement- ect……en resume le jeune n est pas un citoyen c est un jeune eternel




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      A3zrine
      3 septembre 2017 - 6 h 41 min

      Je vois les quelques dizaines comme toi et plus encore, c’est un terreaux, si ce n’était que cette poignée ça aurait été un cas exceptionnel sans danger pour l’équilibre de la société mais hélas, c’est un phénomène en nombre considérable. Si on ne pourrait pas compter sur cette frange de la société, il nous restera dans les moments difficiles (et ce n’est pas ce qui nous manquera à l’avenir) que l’armée comme rempart pour sauver le pays.




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        yassine
        3 septembre 2017 - 13 h 55 min

        Au jeune Baka
        Je voudrais vous feliciter pour votre commentaire
        ( Vieux versus jeune) .
        Il n’ya aucun lien entre ces deux groupes sociaux et surtout aucune solidarite .
        Ce qui m’a le plus frappe , c’est quand vous dites que les vieux s’expriment en francais et ont frequentes l’ecole francaise ; alors que les jeunes c’est l’ecole arabisee .
        Tout est dit ! Pour les uns l’ecole de Voltaire , Rousseau et les lumieres et pour les autres El’Djahiliya !




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    MELLO
    2 septembre 2017 - 19 h 50 min

    Monsieur KHIDER, sujet profond, sujet gênant et sujet inquiétant. Inquiétant, pour un pays dont la population des moins de 25 ans dépasse les 50 %, et cette jeunesse pèse très lourd sur l’Algérie. Vous avez touché, absolument, à tous les problèmes qui entourent cette frange de la population. Ces dernières années, la culture du gain facile provoque des tensions familiales. Elle privilégie la course aux plaisirs immédiats. En mettant l’individu en avant, elle casse les structures conviviales et solidaires. Elle a totalement détruit la famille traditionnelles. Il s’en suit une désintégration des structures de la famille: villages, lieux de socialisation et quartiers où l’on profitait du moindre espace pour communiquer, cercles de rencontres partageant des activités communes…tout cela s’est désintégré ces dernières années sans être remplacé par une politique qui assurerait le maintien et la cohésion de la famille.Toutes les valeurs qui entouraient et protégeaient la familles ont été détruites. En effet le constat est là, implacable: la désintégration de la cellule familiale. Si nous nous retirons de là où on est , en regardant de loin tous les événements qui balaient la société Algérienne, on notera des facteurs exogènes semés et enracinés dans cette même société. On citera les conséquences de la décennie noire qui engendra une jeunesse violente, sans repère, devenue adulte pour ceux qui avaient dix ans en 1990 suites aux drames très médiatisés.
    Un autre facteur qu’il ne faudrait pas omettre, c’est cette  » culture » d’avoir ce monde virtuel, non protégé. Dans la majorité des foyers, il existe une connexion internet et un décodeur dans chaque chambre des enfants. Résultat, tous les enfants (garçon et fille) s’isolent dans leur chambres durant des heures et des heures en vivant dans un monde virtuel, le contact et/ou la communication au sein de la famille tend à disparaître. Les enfants n’écoutent plus leurs parents, les relations enfants- parents sont brisées ce qui engendre des conflits permanents qui débouchent inéluctablement vers un non-respect des parents. Quand les enfants n’écoutent plus leurs parents, il va de soi qu’ils n’écouteront plus leurs enseignants, d’où les violences à l’école et par la même le non-respect de tous les adultes. Cela se répercute sur les rencontres , entre jeunes et vieux du village ou du quartier qui n’existent plus . Il s’en suit une désintégration des structures de la famille: villages, lieux de socialisation et quartiers où l’on profitait du moindre espace pour communiquer, cercles de rencontres partageant des activités communes…tout cela s’est désintégré ces dernières années sans être remplacé par une politique qui assurerait le maintien et la cohésion de la famille…Toutes les valeurs qui entouraient et protégeaient la familles ont été détruites…
    Quand les parents sont pauvres on les jette dans des asiles de retraite, quand ils sont riches on les maltraite au point de commettre des parricides.




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    [email protected]
    2 septembre 2017 - 19 h 34 min

    bizarre que personne ne cite la pédagogie scolaire où l’esprit libre et d’initiative serait encouragé par une pédagogie universelle. l’école algérienne est unique au monde : l’enfant ne fait qu’apprendre sans rien comprendre…. ça fait des robots violents. c’est aussi simple. arrangeons l’école et le social s’arrangera !




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    Mohand
    2 septembre 2017 - 17 h 29 min

    Je rajouterai aussi un autre facteur qui a son importance qui est la démographie exponentielle, il y a une trentaine d’années, nous avions moins d’habitant que le pays voisin de l’ouest et aujourd’hui, on les dépasse largement selon les statistiques.
    On ne peut élever des enfants quand les mamans sont continuellement entrain d’allaiter le dernier né, certaines femmes d’un certain age allaitent encore quand leur bru allaitent aussi ses enfants.
    Les enfants ne sont pas élevés mais dressés comme des chiens enragés par leurs familles pour montrer qu’il est un homme, l’école pour certain est seulement un passe-temps puisque en truandant ils gagneront certainement mieux leurs vies comme parkieur, un métier qui n’existe nul par au monde que chez nous comme si la rue était leur propriété (entendre par là racket des citoyens) par exemple ou même voleurs et seront considérés comme un astronaute revenant d’une planète de l’univers, enfin tous ce qui argent facile sans oublier la prostitution et les vieux papys qui volent d’autres noces en répudiant leurs vieilles femmes avec des filles qui peuvent être leurs petites filles pour leur faire encore des enfants comme si ils en ont jamais eu…
    Notre religion qui pouvait servir de bride à nos délires a été aussi violée, martyrisée sans ménagement et elle est méconnaissable, on la vidé de sa substance, il ne reste que le nom.
    Comme avait dis un homme politique français, avec une misère régnante et interminable, elle n’est bonne conseillère.




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    Anonyme
    2 septembre 2017 - 15 h 21 min

    Des enfants gatés par leurs parents par égoisme (s´identifiant à eux) et, à qui on n´a pas montré les limites. Devenus teenagers. il est alors difficile de corriger la trajectoire:




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    Expression
    2 septembre 2017 - 15 h 02 min

    Tout est à l’abandon tout est fait pour que notre jeunesse apprenne rien ou presque!! même nôtre président on sait pas ce qu’il et devenu, on ne l’a pas vue le jour de l’Aïd… pauvres de nous!!! qu’est-ce qu’on va devenir !!!




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      Halim Nasri
      2 septembre 2017 - 16 h 01 min

      @Expression, tout le pays est à l’abandon, ya kho ! Même le président lui-même il a abandonné le pays en s’entêtant de rester au pouvoir et continuant à dirigé le pays à partir d’un fauteuil roulant, en ayant perdu la parole … Il n’y a qu’en Algérie qu’on trouve un tel cas de figure, c’est notre destin !




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    Bison
    2 septembre 2017 - 14 h 58 min

    La violence des jeunes enfants! Ou des enfants tout court! Moi qui n’est spécialiste d’aucune science humaine, je vous donne mon avis, un avis simple, cru sans m’encombrer de formules clinquantes, sophistiquées et savantes et autres apanages des oulémas !
    Les incivilités des enfants ne sont rien d’autre qu’un reflet spontané, innocent, cru, sans filtre ni tamis de la société des grands! Une image fidèle, sans photoshop, d’une société truffée et empêtré d’hypocrisie et où la parole ne s »accorde jamais avec les actes ni l’apparence avec le fond! tout le monde sait qu’un acte vaut mille discours ! Pourtant, on continue à répéter: fais ce que je dis et ne fais pas ce que je fais!!! Au moins dans notre société traditionnel, disparue, on tenait les enfants à l’écart de toute discussions entre adultes, de toutes décision,… C’est l’enfantillage certes, mais l’hypocrisie reste aussi confinée au monde des adultes qui par conséquent restent aux yeux des enfants des sages et toujours cohérents! Jusqu’à est ce qu’ils deviennent adultes et découvre le pot aux roses, lais continuent à jouer le jeux pour perpétuer la tradition !
    Le problème aujourdhui, les adultes ne se gênent même pas, ne se cachent même pas,…tout est au vu et au su des enfants !! Et essaie d’éduquer un enfant et dis lui: Tu vois ce que je fais!?c’est mauvais, Ça c’est réservé aux adultes pas aux enfants! Toi, fais uniquement ce que je dis et non ce que fais….!! Mission accomplie!!!
    Et comme les héros des enfants sont souvent les parents, l’enseignant,… Et tout le monde sait que les enfants aiment jouer à leurs héros préférés, le résultat est éclatant ! Les enfants étalent au grand jours, et en toute innocence, le linge sale des adultes! Et on ne peut pas comparer les incivilités des enfants dans le monde développé, notamment occidental, et celles du monde sous développé ! Y’a une grande différence entre les deux!! Dans le monde développé et évolué au moins matériellement et intellectuellement,….les incivilité sont en quelque sorte la rançon de la gloire et ont souvent les remèdes à leurs maux, en revanche dans le monde sous développé les incivilités sont juste une tare a rajouter a d’autres qui s’accumulent et auxquelles on apporte pour seul réponse et pour seul remède….balayer sous le tapis, et le tapis commence a tousser et à régurgiter a force d’en avoir la nausée de trop avaler!!




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    water water
    2 septembre 2017 - 14 h 25 min

    Les incivilités des jeunes enfants, vous dites, je ne vois pas d’enfants, nos parents se sont mariés à cet age. Sur cet photo je ne vois que des adultes au sens du commun des mortels.
    Il faut oublier pour un moment le monde virtuel de la déesse république.
    Un homme qui n’a pas peur , cela n’existe pas et n’existera jamais. Si on a pas peur d’Allah , on doit forcement avoir peur d’une autre chose. La peur est humaine.

    Ces jeunes sont plein d’hormones et on leur demande de cotoyer les vieux , c’est une logique frappadingue,
    Ces jeunes sont le résultat de la destruction de la cellule familiale au nom de la déesse république.




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    WAW
    2 septembre 2017 - 14 h 02 min

    et moi qui me demandais si j’avais bien ou mal fait d’envoyer mon enfant l’année dernière vers la Belgique pour ses études de médecine…
    maintenant je n’ai plus aucun doute quant à mon choix …DIEU merci




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    ali
    2 septembre 2017 - 13 h 52 min

    Les adultes en Algerie ne donnent pas l exemple ,les parents ont demissione de leur rôle parental.
    ils font des enfants sans se soucier de leur éducation et de leur bien être.
    Ils les jettent dans la rue comme on jette des chiens errants.
    L école ne donne pas aussi l exemple,permettre la violence par les enseignants sur des enfants est aussi inexcusable.
    Dès son jeune âge l enfant est confronté ,même dans le lieu du savoir, à cette violence.
    Notre societe ,avec l exode rural massif ,a perdu ses repères .
    la construction de grands ensenbles de cités à la peripherie des villes, va accroître cette violence.
    L école est le seul lieu où l on pourra reeduquer nos enfants et leur inculquer le minimum de savoir vivre à condition de bonne volonté et d y mettre le prix en prévoyant des activités annexes pour ne pas les laisser être eduquer par la rue.




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      WAW
      2 septembre 2017 - 14 h 07 min

       » …L école est le seul lieu où l on pourra reeduquer nos enfants … »
      Quelle école ? vous voulez peut etre parler des murs d’école , oui je vous l’accorde ; mais une Ecole (comprendre : systéme d’éducation) dénuée d’éducatrices de haut niveau …excusez moi mais c’est juste du lavage de cerveau pour leur apprendre à mettre le hidjab , à se frotter les dents avec du siwak , à s’habiller en qamis dans les lieux de travail ….




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        ali
        2 septembre 2017 - 18 h 30 min

        Tout à fait d accord avec vous,c est un vrai cercle vicieux .
        Sauf si on extirpe l élément religieux de l enseignement et on renouvelle le corps enseignant par un personnel bien formé aux nouveaux objectifs mais pour cela il faut un vrai courage politique ce qui me semble pour l instant difficile vu les gens qui nous gouvernent…..




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          WAW
          2 septembre 2017 - 23 h 37 min

          EXACTE ET MERCI POUR VOTRE COMPREHENSION .
          pour réformer l’école ….il faut ramener des enseignants civilisés de haut niveau de suéde , de norvége , du Danemark …pour qu’ils puissent tenter d’en faire enfin une première génération civilisée. toute autre tentative serait vouée à l’échec socio-scolaire…
          bonne soirée Ali ( waw et lol )




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    DEHMANI
    2 septembre 2017 - 13 h 42 min

    tout simplement c’est le résultat du système éducatif de ce pays y compris l’école surtout avec l’arabisation généralisé dans toutes les institution de l’état voué a l’échec d’avance




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      EXACTE
      2 septembre 2017 - 13 h 57 min

      – systéme éducatif que je noterai volontier avec un joli 2 / 10 sur le plan qualitatif .

      – Arabisation ayant remis les compteurs à zéro alors qu’il y’avait une langue déja structurée et établie ( la langue Française ) et sur laquelle on pouvait reposer tout ce qui est économie , administration , éducation …etc .

      – vous avez juste oublié de mentionner un point crucial : confusion entre Islam et radicalisation (intégrisme ) , la haine est de fait devenue un symbole du  » je suis un homme , regarde je sais manier le sabre ….etc  » .

      c’est malheureux mais c’est ainsi .
      la réparation de toute cette situation catastrophique prendra une cinquantaine d’années à partir de l’année où il y’aura une ferme décision de ne plus abrutir la jeunesse pour la laisser facilement « orientable » .




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