Kaouther Adimi en lice pour les prix Renaudot et Goncourt 2017

Kaouther Adimi
"Nos Richesses" est le quatrième livre de Kaouther Adimi. D. R.

C’est la rentrée littéraire en France et donc l’heure pour les premières sélections des prix Renaudot et Goncourt d’être dévoilées, avec 15 romans retenus, dont Nos Richesses de l’Algérienne Kaouther Adimi.

Les sélections Goncourt et Renaudot se font en trois sessions, la première liste Renaudot a été révélée le 4 septembre, les deux prochaines le seront le 3 et 31 octobre 2017. Quant à la liste Goncourt, la première a été dévoilée aujourd’hui et les deux prochaines le seront le 11 et le 30 octobre. Lors de la première sélection Renaudot, 17 romans et 4 essais ont été retenus, quant à la sélection pour le prix Goncourt, ce sont 15 romans qui ont été choisis. Kaouther Adimi – qui s’est fait connaître avec Ballerines de papicha est sur les deux listes avec son dernier roman Nos Richesses, publié aux éditions Barzakh.

Sur la liste Renaudot, nous trouvons également le Libanais Charif Majdalani avec L’Empereur à pied mais aussi Leila Slimani, lauréate du Goncourt 2016, cette fois avec son essai Sexe et Mensonges et l’Algérien Salim Bachi avec Dieu, Allah, moi et les autres.

Rappelons que le prix Renaudot sera remis le 6 novembre, quelques instants après le résultat du prix Goncourt.

R. C.

Commentaires

    Nora
    8 septembre 2017 - 21 h 50 min

    Les écrivains algériens publiés en France ont hélas tous le même profil.
    Ils dressent tous un portrait lisse de la colonisation française, qu’il nomment d’ailleurs par euphémisme « présence française ». Il n’y a aucune référence dans leurs écrit à la violence de la colonisation française, l’oppression du colon, l’asservissement des algériens, leur traitement comme des citoyens de seconde zone.

    Le personnage de l’écrivaine érigé en héro, est décrit comme un grand homme de culure, combattant pour la France libre, dit-elle fièrement, et ayant publié l’un des plus grand écrivains de l’époque : Albert Camus.
    Oui mais pour les Algériens vivant cette terrible période de colonisation, c’est avant tout un colon, qui a créé une librairie pour les colons. Pendant qu’il militait pour la France libre, les Algériens se faisaient massacrer. D’ailleurs notre cher éditeur, a t-il publié un seul écrivain Algérien : Kateb Yacine, Mouloud Feraoun ?

    Et bien non, il le dit lui-même, il vit dans un monde où il y a « deux communautés, qui ne se côtoient pas ». Des opprimés d’une part, et des oppresseurs d’autre part.

    Il est désolant que ces écrivains manquent cruellement de conscience politique. Ou alors, ils ont trop bien compris le jeu politique, pour jouer aux soumis et plaire à l’intelligentsia française. Sans quoi, elle n’aurait eu aucune chance d’être publiée, et encore moins d’être en lice pour le Goncourt.

    A quand l’émancipation des esprits ! Désolant.




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