L’énigme levée ?

Bouteflika Conseil des ministres
Le président Bouteflika lors des élections de mai 2017. New Press

Par Kamel Moulfi – La dimension politique reprend le dessus dans l’actualité algérienne après la parenthèse de l’Aïd. C’est par un fait ordinaire, la réunion du Conseil des ministres, mais qui est devenu dans la situation du pays, ces dernières années, un événement exceptionnel, qu’est donné le coup d’envoi de la rentrée politique.

Absent de la vie publique durant un moment suffisamment long pour alimenter rumeurs et ambitions, le président Bouteflika va réapparaître pour présider cette réunion du nouveau gouvernement, légèrement remanié après le limogeage d’Abdelmadjid Tebboune et la nomination d’Ahmed Ouyahia dans les conditions que tout le monde sait.

Les observateurs sont attentifs à cet événement parce qu’ils pensent qu’il amènera des éléments de clarification en réponse aux nombreuses questions qui se posent sur ce que sera la vie politique dans les prochains mois qui précèdent l’échéance présidentielle et bien plus tôt, dans deux mois et demi, sur le contexte qui entourera les élections locales.

Dans les milieux médiatiques, on attend surtout de détecter quelque indice qui permettra de mieux comprendre les circonstances de l’éviction de Tebboune. Le président Bouteflika en parlera-t-il ou au moins y fera-t-il allusion dans les interventions habituelles devant les ministres pour donner ses orientations à propos des points inscrits à l’ordre du jour du Conseil ? L’énigme du feuilleton de l’été sera-t-elle levée ? Ou alors la page est-elle définitivement tournée ? Le faisceau d’interrogations se résume en une seule phrase : que dira le Président ?

La curiosité est également aiguisée autour du contenu du plan d’action du gouvernement appelé à être bientôt soumis aux députés. Quelle différence présentera-t-il avec celui exposé par Tebboune et qui avait eu l’aval du Parlement, à l’occasion de sa première session, au printemps dernier ? Qu’y a-t-il de nouveau dans le texte de préparation de la loi de finances 2018 ? Ouyahia n’en a pas dit beaucoup sur ces points – pratiquement rien – et le suspense ne pourra être levé qu’aujourd’hui, à la lecture du communiqué final sanctionnant la réunion du Conseil des ministres.

K. M.

Comment (12)

    ghanem el bedjaoui
    7 septembre 2017 - 12 h 35 min

    honte a vous et pauvre de nous et en plus la hachma la dine allah ils nous regardent dans les yeux et ils nous disent le president va bien et il a toute ses capacites a prendre des decisions qui engagent tooooout un peuple.
    un jour viendra où ceux qui ont participé a cette insulte envers la nation de boudiaf, de krim, de si el houaes, de zighout, de ben boulaid, ben bouali et tout ceux qui ont donné leur vie pour ce pays, rendrons compte soit ici soit devant allah soubhanaou.




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    Telephone Arabe
    7 septembre 2017 - 9 h 02 min

    D’après cette image, ce malade est mal traité et on l’oblige à prendre la photo dans un prétendu conseil des ministre. Je l’ai vu quand ils l’ont exhibé à la TV. Son regard dit qu’il n’est pas d’accord avec ce cirque ou il sert de bête de foire. Honte à vous




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    Telephone Arabe
    7 septembre 2017 - 8 h 56 min

    Je pense que ces gens là qui ont pris le président en otage le montrant si démuni, en si mauvaise santé vont comprendre que quand le peuple leur fera ce que les libyens ont fait à Gadhafi. Il n’y a que cette méthode qu’il peuvent comprendre.




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    Telephone Arabe
    7 septembre 2017 - 8 h 52 min

    Moi j’ai vu un zombie gêné de se montrer dans cet état désastreux. La dignité d’un homme, c’est sa santé. L’exhiber dans un tel état, c’est honteux.




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    Lem Digouti
    6 septembre 2017 - 19 h 04 min

    Très cher Monsieur Kamel Moulfi , auteur de l’article, je viens de voir le journal télévisé de fin d’après midi qui nous montre quelques images « furtives » , pour ne pas utiliser un autre qualificatif, sur le soi-disant « Conseil des Ministres » , soi-disant présidé par « notre » Brizidène.

    J’ai honte d’être algérien ! J’ai envie d’obtenir la nationalité israélienne ! Est-ce que vous n’avez pas des connaissances pour m’aider à l’obtenir ! Merci mon frère pour ce service que vous pourrez éventuellement me rendre ! Bon courage mon frère !




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    Sibbous
    6 septembre 2017 - 18 h 01 min

    Enfin un conseil des ministres: tighratin (ilewlawen) a tulawin,youyou you.. you…
    « Heureux les martyrs qui n’ont rien vu »




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    MELLO
    6 septembre 2017 - 14 h 59 min

    Vous dites , énigme levée ? De quelle énigme s’agit il ? Vous visez surement l’apparition du Président . Si c’est le cas , ce n’est pas une énigme, il sera bien là, bien avant l’entrée des ministres, dans une situation pas du tout confortable. Parlera t il ? Surement, ils feront tout pour lui accrocher son micro et esquissera des « gestes » malgré lui.
    Mr MOULFI , vous savez bien et tout le peuple le sait, l’Algérie vit sous des énigmes bien plus profondes, avec un Président qui est là , mais absent dans ses activités, absent pour son peuple et des ministres qui n’ont que ce titre qui peut être, à tout moment, retiré. L’ épisode d’un TEBBOUN n’est pas aussi lointaine, tout comme cette nomination d’un ministre du tourisme ( comme si cette activité existait ) pour 48 h. Il est bien plus important de saisir et d’essayer de comprendre tout ce cinéma qu’on nous joue depuis 1962 , que de se poser la question sur l’énigme présidentielle.
    La vraie énigme ce sont tous ces jeunes , qui devaient constituer un atout majeur pour bâtir le pays,mais qui meurent quotidiennement dans les eaux méditerranéennes, prés de l’Europe.
    La vraie énigme c’est pourquoi l’Algérie qui découvre ses immenses richesses d’hydrocarbures au même moment que la Norvège, demeure-t-elle dans un état alarmant de pauvreté, alors que la Norvège, précédemment l’un des pays les plus pauvres d’Europe, rejoint les plus développés. La différence entre ces deux pays réside dans le rapport que ces deux pays entretiennent avec leurs institutions. Entre un pouvoir qui fait confiance à son peuple et un autre qui le muselle, la différence de développement est là.
    Le développement est en effet proportionnel au rapport de confiance entre les dirigeants et les citoyens.
    Voilà la vraie énigme.




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    Anonyme
    6 septembre 2017 - 13 h 31 min

    Teboune a été dégommé parce qu’il a mis le doigt où il ne fallait pas, il s’est attaqué à des intérêts étrangers qui sont protégés par le régime Bouteflika en échange de son maintien sur le trône. Le peuple sait que le président ne fait plus rien, c’est un mort vivant juste à faire de la représentation devant les caméras extrêmement éprouvante pour Bouteflika.
    Nous voulons un autre président démocratiquement élu par le peuple, Bouteflika n’existe plus pour lui, un président qui ne s’adresse pas à son peuple ne se déplace pas à l’étranger pour défendre les intérêts de l’Algérie, qui ne s’impose pas dans l’échiquier mondial, n’est pas capable de recevoir des chefs d’État importants comme Merkel, démontre qu’il ne peut pas occuper la fonction de président, il doit s’en aller et laisser l’Algérie entre les mains de son peuple qui élira un autre président démocratiquement.




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    Mohamed El Maadi
    6 septembre 2017 - 12 h 09 min

    Je suis un être humain et la photo du président me chagrine.Dieu merci de m’avoir donné un cœur car a la mort de PAPA Allah yarhamou j’ai viré tout ceux qui prenait des photos sur son lit de mort .




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    Mustapha Lamari
    6 septembre 2017 - 10 h 47 min

    Monsieur Kamel Moulfi , à mon avis on n’attend pas l’apparition de Bouteflika pour détecter pourquoi Teboune a été dégommé car de toute façon personne ne le saura, du moins tant que Bouteflika est encore vivant ! Par contre ce qu’attend le peuple algérien, les citoyens algériens, de ce Conseil des Ministres ce n’est pas le contenu des décisions car çà ils savent que çà ne apportera aucun «plus», au contraire çà sera un «moins» !

    La curiosité des citoyens sera plutôt de savoir à quel niveau de santé il se trouve ! Est-ce qu’il peut bouger encore les lèvres ? Est-ce qu’il peut lever le bras ? Est-ce qu’il peut prendre encore une gorgée de café devant nous ? etc…. etc…. Aussi, j’aime bien le titre de votre article: « L’énigme sera-t-elle levée? » , sachant implicitement que c’est l’énigme concernera sa santé exclusivement et non pas ce que l’APS va nous radoter dans le « résumé publiable » … du Conseil des Ministres !




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    Mus
    6 septembre 2017 - 10 h 30 min

    Ce rare conseil des ministres n’est qu’une illusoire mise en scène que l’actualité politique impose au pouvoir et a son président. En effet, sans cette cérémonie de façade, le prétendu projet de programme du nouveau ancien premier ministre ne pourra pas être présenté a ce que certains nomment le « parlement ». Ce sera donc une contrainte protocolaire qui sera accomplie vite fait devant la camera et grâce au montage photos de la tv officielle et ensuite notre président pourra se retirer pour aller se reposer de cette corvée qui l’aura extenué. Ould Abbes, Ouyahia, Bensalah, Bouhadja, Ghoul et consorts pourront toujours déclarer que tout va bien , contrairement a ce qu’ils croient eux mêmes et personne ne les prendra au serieux. Et cela, ils le savent bien et n’en ont cure… le cauchemar continue…




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    Anonyme
    6 septembre 2017 - 10 h 26 min

    La montagne accouchera certainement d’une souris.




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