Tunisie : d’anciens ministres de Ben Ali reviennent au pouvoir

Chahed Ben Ali
Chahed, le chef du gouvernement, compose avec d’anciens collaborateurs de Zine El-Abidine. D. R.

Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a largement remanié son équipe ce mercredi pour donner «une nouvelle impulsion» à un pays toujours en difficulté, notamment sur le plan économique, malgré des éclaircies. Onze ministres font leur entrée à l’occasion de ce nouveau remaniement, notamment à l’Intérieur, à la Défense, à la Santé et au Transport et deux – membres du parti islamiste Ennahdha – changent de portefeuille. Trois des nouveaux arrivants ont été ministres sous Zine El-Abidine Ben Ali, renversé par une révolution en 2011.

En fonction depuis une année – et la formation d’un gouvernement dit «d’union nationale» –, Youssef Chahed a décrit «un gouvernement de combat» qui «continuera à mener les mêmes batailles : guerre contre le terrorisme, guerre contre la corruption, guerre pour la croissance, contre le chômage et les inégalités régionales». «Toutes les décisions et mesures nécessaires seront prises pour l’emporter sur tous ces fronts», a-t-il assuré en présentant sa nouvelle équipe. Chahed a détaillé la liste des nouveaux membres de son gouvernement après un entretien avec le président Béji Caïd Essebsi, suite à des consultations ces dernières semaines avec plusieurs partis, la centrale syndicale UGTT et le patronat Utica.

Les portefeuilles des Finances et de l’Education, provisoirement gérés par d’autres ministres depuis le limogeage de leurs titulaires contestés le 30 avril, ont été pourvus. Le nouveau ministre des Finances, Ridha Chalghoum, est le directeur de cabinet de Chahed et l’ex-conseiller économique du chef de l’Etat. Chalghoum fut ministre des Finances sous Ben Ali.

Le nouveau titulaire de l’Education, Hatem Ben Salem, a, lui aussi, occupé le même poste sous la dictature. Un ancien ministre de la Défense, Abdelkrim Zbidi, reprend ce poste et remplace l’universitaire Farhat Horchani, tandis que le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, est remplacé par Lotfi Brahem. De formation militaire, Brahem a dirigé la Garde nationale (gendarmerie), selon des médias.

R. I.

Comment (2)

    Anonyme
    7 septembre 2017 - 7 h 52 min

    Le Baji efface l’une aprés l’autre les libertes acquises apres la révolution .D’une main de maitre il efface tout les caracteristiques de la république pour instaurer son beylicat ou plutot son bejlicat.




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    Anonyme
    6 septembre 2017 - 19 h 28 min

    Je vois que mouakher est mouakher bien en retrait …




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