Bensalah réitère l’attachement de l’Algérie au règlement politique des crises

Etat Bensalah
Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation. New Press

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a réitéré, dimanche, à Saint-Pétersbourg, l’attachement de l’Algérie au principe «du règlement politique des crises et des conflits» et du droit des peuples à l’autodétermination. «Fidèle à ses principes, notre pays a toujours favorisé le recours à la résolution politique des conflits, qu’ils soient en Libye, au Mali, en Syrie ou au Yémen», a déclaré Bensalah dans son discours à la 137e Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP), ajoutant que «partant de ce principe, l’Algérie est fermement convaincue que le règlement de la question du Sahara Occidental réside dans le fait de permettre au peule sahraoui d’exercer pleinement son droit à l’autodétermination, conformément aux principes de la légalité internationale, comme elle réitère son soutien au recouvrement du peuple palestinien de ses droits nationaux et l’édification d’un Etat indépendant avec la ville sainte d’El-Qods comme capitale».

«Nous estimons, par ailleurs, que la communauté internationale doit agir de manière prompte et efficace afin de mettre fin à la tragédie que vivent les musulmans Rohingya», a-t-il affirmé. Bensalah a rappelé «l’impérieuse nécessité» d’encourager le dialogue interreligieux et interethnique «pour garantir le développement et le progrès des peuples et éradiquer toute forme d’extrémisme, de fanatisme et de violence».

Par ailleurs, le président du Conseil de la nation a indiqué que la 137e Assemblée de l’UIP «est une opportunité que nous devons saisir afin de contribuer à l’enrichissement du débat autour du thème “Promouvoir le pluralisme culturel et la paix à travers le dialogue interreligieux et interethnique”, et de procéder par la même occasion à un échange de points de vue concernant d’autres questions, au sujet desquelles il faut exprimer et clarifier nos positions».

«Il s’agit là de thèmes qui sont à même de susciter le débat autour des moyens et outils qui nous permettent d’influer de manière positive sur les politiques ayant trait à la solidarité et au vivre-ensemble, entre nos peuples, dans le cadre d’une politique humanitaire complémentaire, cela eu égard au fait que le monde vit une recrudescence inquiétante de l’extrémisme, du racisme et de l’intolérance, qui s’imprègnent du rejet de l’autre et de l’instrumentalisation de la religion et de la race comme causes de la haine et de la confrontation», a-t-il relevé.

Bensalah a fait remarquer que le monde «connaît une flambée de tensions et d’insécurité dans certaines régions, à l’instar de certaines régions d’Afrique et du Moyen-Orient», précisant que cette situation «est générée par l’interaction de facteurs endogènes et exogènes, qui a entravé le développement de ces régions ainsi que le processus d’édification démocratique et institutionnelle».

Par ailleurs, le président du Conseil de la nation a tenu à souligner le fait que l’Algérie «a toujours contribué à l’instauration de la paix et œuvré en faveur du bannissement des conflits dans la région, à travers la mise en place d’un partenariat fort et une coopération constructive, dans le but de garantir le développement économique et d’orienter les efforts vers la concrétisation des objectifs du troisième millénaire». «Dans le même contexte, l’Algérie a enraciné au sein de la société le principe de la tolérance par l’adoption de la Charte de la paix et de la réconciliation nationale et toutes les mesures y afférentes, initiée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika», a-t-il rappelé, précisant qu’il s’agit «de mesures civilisationnelles qui consacrent la tolérance comme valeur sociétale incluant toutes les différences, qu’elles soient culturelles, religieuses ou ethniques».

Selon Bensalah, le renforcement du dialogue interreligieux et interethnique «incombe aux institutions ayant un lien direct avec les peuples, à l’image, en premier lieu, des organisations de la société civile et des Assemblées législatives, en exploitant de manière optimale les mécanismes mis à leur disposition dans le but de rapprocher les points de vue et les traduire sous forme de textes législatifs adéquats». Dans ce contexte, il a rappelé que l’Algérie «a engagé une stratégie de réforme profonde dont le couronnement a été l’importante révision constitutionnelle intervenue l’année passée qui comporte de nouvelles dispositions, qui confortent les acquis démocratiques et concrétisent la parité entre les femmes et les hommes».

R. N.

Comment (3)

    zaatar
    16 octobre 2017 - 10 h 03 min

    Est ce que cela signifie, au vu de la crise qui sévit dans notre pays par la cause d’un pouvoir traître, se réglera d’une manière pacifique par l’organisation de ce même pouvoir d’élections propres à même d’instaurer une véritable démocratie dans le pays?




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    water water
    16 octobre 2017 - 9 h 25 min

    Le pouvoir donne l’exemple, sans commencer par soi même.
    Il y a cinquante ans, le pouvoir reposait sur une légitimité historique fabriquée. mensonge
    Depuis les années 90 , le pouvoir repose sur une lute anti térro , fabriquée. mensonge

    Il y a une seule différence entre les deux époques , la pensée Boumédiènne bien qu’elle supprimait les opposants , elle n’a jamais touché à la société , ni moralement , ni matériellement. Par définition un dictateur fait un seul coup d’état et laisse les gens tranquilles dans leur taches quotidiennes.




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    Genseric
    15 octobre 2017 - 18 h 19 min

    Bensallah réitère l’attachement de l’Algérie au règlement politique des crises . Il faut commencer par balayer devant sa porte d’abord . Car il y a bien une crise politique en Algérie .




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