Une contribution de Nour-Eddine Boukrouh – Le doigt et la lune

Noureddine Boukrouh
Nour-Eddine Boukrouh. New Press

«Toute société qui n’est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans.» Condorcet.

Par Nour-Eddine Boukrouh – J’écris depuis 1970, mais c’est la première fois que je m’entends accuser d’être un «égoïste», un «égocentrique», un «mégalomane», un «zaïm» en puissance, un futur despote et je ne sais quoi d’autre, au motif que j’ai reproché à trois personnalités d’avoir repris à leur compte une initiative politique que j’avais rendue publique quelques semaines plus tôt, lesquelles personnalités n’ont ni nié les faits ni ne m’ont couvert d’insultes. Au pays du monde à l’envers, je devrais les en remercier.

Quiconque emploie l’adjectif possessif «mon» ou le pronom personnel «je» en parlant ou en écrivant obéit à une règle (sujet, verbe, complément), celle de l’identification. On ne peut pas dire «tu», «nous», «vous» ou «ils» pour s’identifier, il n’y a que «je». L’identification renseigne sur l’auteur d’un acte et le responsabilise au regard des tiers et de la loi. A fortiori quand il s’agit d’un acte politique inédit.

Avant de lancer cette initiative, je n’avais pas exigé le silence absolu dans les rangs. Si je l’avais fait, j’aurais déclenché un foin de tous les diables. N’importe qui aurait pu donc en avoir l’idée et le faire avant moi, peut-être même dans les mêmes formes, mais il se trouve que personne ne l’a eue. Ai-je commis un péché capital en l’ayant eue et en la traduisant en actes ? En réalité, je n’ai fait que répondre à l’attente de ceux qui me pressent depuis des années de proposer des «solutions», au lieu de me contenter d’analyses et de constats. J’ai promis que je le ferai, l’affaire est maintenant engagée.

En signant cette initiative conçue pour être déployée dans la durée, car elle comporte un mode d’emploi pour réaliser son objet – construire une nouvelle Algérie –, ce n’était pas pour en faire une cité interdite aux autres, mais pour qu’elle soit identifiée au départ et protégée durant la phase la plus sensible qui va, comme pour les fusées, de l’instant du lancement à celui où elle aura atteint sa «vitesse d’échappement».

Une initiative, une démarche, une idée, un projet peuvent être dénaturés exprès ou par inadvertance, sciemment ou bêtement. Ils peuvent être parasités sous couvert d’«enrichissement» ou cannibalisés au nom de la «démocratie». Jamais cette initiative – quand elle aura été dévoilée dans son intégralité – n’aurait émergé d’un consortium de partis politiques ou d’une assemblée de «personnalités nationales», même s’ils devaient en débattre pendant des siècles. Que de fois s’y est-on essayé en près de trente ans entre partis islamistes, entre partis démocrates, entre partis de l’Alliance présidentielle, entre partis islamistes et partis démocrates, entre opposition et pouvoir ?

D’un autre côté, seul un esprit irréaliste peut imaginer se lancer en solitaire dans un projet politique impliquant toute une nation, comme s’il était semblable à Atlas (dieu de la mythologie grecque) portant le globe terrestre sur ses épaules. Je me prévaux d’une longue expérience de l’exercice intellectuel, de la vie politique partisane et de la responsabilité gouvernementale pour faire montre d’une telle inconséquence.

Je peux aussi démontrer que depuis mon entrée en politique en 1989, je n’ai cessé de préconiser des formules de regroupement de l’opposition en vue de rendre possible une alternative. Ni ces formules ni d’autres venues ultérieurement, comme la conférence de Zéralda, n’ont abouti. Il fallait changer d’approche, et c’est ce que j’ai fait avec cette initiative qui ne sera comprise que lorsqu’elle se sera entièrement révélée. On en est aux préliminaires.

Beaucoup d’amis de ma page Facebook se sont étonnés que personne n’ait réagi parmi l’«élite» et les partis politiques après les attaques que j’ai subies et les menaces lancées contre moi par le Premier ministre, les présidents des deux chambres, le journal officiel de l’armée et une presse aux ordres. Ils se sont aussi étonnés que nul n’ait pensé à demander aux trois personnalités en question pourquoi elles n’ont pas fait allusion à une initiative qui était de notoriété publique. D’autres ont cru ingénument que c’était de leur part une manière de rejoindre l’initiative et que cela seul comptait. Oui, au pays du monde à l’envers, on sait très bien faire le mal, et très mal le bien.

Des dénigreurs que j’ai sur le dos depuis des décennies, sans comprendre pourquoi, des sortes de Thénardier quoi, y ont trouvé un prétexte pour m’attaquer sans que je puisse être sûr s’ils ont emboîté le pas à ceux que le régime qui nous gouverne a chargé de s’en prendre à moi dans l’espoir de discréditer l’initiative, ou s’ils appartiennent à des chapelles de «l’opposition» aussi dérangées que le régime et qui préfèreraient se solidariser avec lui plutôt que de soutenir le projet de construction d’une nouvelle Algérie. Ils ont opté pour un angle d’attaque «psychologique» en me présentant sous les traits de Narcisse ou de Messali Hadj, comme si cela allait avoir sur moi l’effet d’une peine capitale.

Les accusations d’«égocentrisme» et de «mégalomanie» ont commencé à circuler il y a plusieurs semaines déjà, dans le sillage d’une polémique créée par Saïd Sadi après une interview où je rappelais une circonstance portée à la connaissance du public il y a des années dans un article de 2014 («Mystères et misères du 4e mandat») puis dans une émission avec Mohamed Soltani sur Al-Dajazairia en 2015, sans réaction de sa part. La circonstance se rapporte à une rencontre entre lui et moi en 1995 qu’il a niée cette fois pour je ne sais quelles raisons. C’était dans la foulée de mon article sur Saïd Bouteflika et Haddad.

Ayant eu dans mes réponses à m’élever, notamment, contre l’habitude prise par mes dénigreurs d’associer mon nom au mot «ghachi» que je n’ai pas inventé, j’ai signalé sur le ton de la plaisanterie que, par contre, on utilisait depuis vingt ans, sans jamais citer mon nom, une expression qui n’existait pas avant que je ne l’utilise («import-import»). Les persiflages ont immédiatement fusé comme si j’avais promulgué une loi taxant son utilisation.

Pour montrer aux dupes qu’ils sont dans le vrai et que je serais un récidiviste traînant un «égocentrisme» génétique, ces psychanalystes à la petite semaine ont exhumé une vieille affaire de plagiat qui aurait opposé il y a vingt-huit ans le PRA et le RCD. Pour réarmer Saïd Sadi contre moi et le sortir de la musicographie où il milite actuellement. Ils ont oublié que si dans le cas du plagiat de mon initiative les preuves sont indéniables, car encore toutes chaudes, celles relatives au plagiat commis par lui n’ont pas disparu non plus. Elles sont peut-être sorties de leur mémoire, mais pas des archives.

Il n’y a jamais eu de dispute entre le PRA et le RCD au sujet d’un plagiat, chacun accusant l’autre d’avoir piqué dans son programme, comme ils l’ont récemment écrit. Ce qu’il s’est passé, c’est que le 16 décembre 1989, Saïd Sadi est monté à la tribune du Palais des nations pour prononcer le discours d’ouverture des travaux du congrès constitutif de son parti. J’étais là, avec les autres invités et les médias. Après les salutations d’usage, il a entamé son allocution par la déclamation de plusieurs paragraphes pris du projet de société du PRA rédigé par moi, rendu public le 3 novembre 1989 et imprimé sous forme de livret.

L’affaire ayant été ébruitée sur les lieux-mêmes, la presse s’en empara, avant de l’étouffer quelque temps plus tard. Mais certains journaux avaient entre temps publié les uns en face des autres les paragraphes tels que consignés dans le projet de société du PRA («La problématique algérienne») et tels qu’ils étaient rédigés dans le discours de Saïd Sadi. C’était du mot-à-mot. Depuis, je n’en ai plus jamais parlé.

Telle est la vérité que nul ni le temps ne peut changer. Elle est à la portée de quiconque veut consulter les archives de la presse (El-Moudjahid, Horizons, El-Massa et d’autres de la période allant du 16 au 24 décembre 1989) pour être fixé. On verra alors qui est le menteur et qui a été complice de mensonge. Du coup, l’arroseur est devenu l’arrosé.

La bonne question qui se pose aujourd’hui est : pourquoi ces attaques contre moi maintenant, émanant de milieux réputés d’«opposition» et de quelques journaleux ? A qui profite cette subite levée de boucliers contre moi, si ce n’est au régime qui se prépare à un autre bail de cinq ans auquel ne survivra pas l’Algérie ? J’ai montré du doigt le cinquième mandat, j’en ai appelé à un rejet citoyen de ce projet mortel pour l’avenir du pays, mais c’est moi qu’on veut abattre, selon le souhait d’Ouyahia, qui a déploré publiquement qu’on ne fasse pas de moi un «martyr», après son porte-parole qui avait demandé à la justice de me jeter en prison. Le problème pour mes dénigreurs, à ce que je vois, n’est ni la lune, ni le cinquième mandat, mais le doigt qui le montre, «moi» qu’on accuse d’avoir un ego si monstrueux qu’il pourrait les manger.

Tout le monde connaît le proverbe sur l’imbécile hypnotisé par le petit doigt au lieu de regarder la grosse lune qu’il désigne. Dans l’ancienne Chine, il a suffi de l’apparition d’un imbécile pour engendrer cette sagesse. Dans notre civilisation de douar, les imbéciles pullulent, mais nous sommes depuis si longtemps à l’envers que c’est l’imbécillité qui est devenue la sagesse.

Que veut dire la sagesse chinoise ? On a le choix entre plusieurs sens : quand on est incapable de discerner entre un doigt minuscule et un astre gigantesque ; quand l’accessoire est privilégié au détriment de l’essentiel ; quand on veut détourner l’attention du public d’un sujet grave en tentant de discréditer le lanceur d’alerte ; quand on plagie une séquence d’une initiative en la prenant pour le tout, alors qu’elle en compte une quinzaine, dont seulement deux ont été rendues publiques jusqu’ici…

La lune est là, au-dessus de nos têtes, disque éclatant de luminosité dans la nuit noire. Elle est peut-être propice à l’inspiration d’envolées poétiques à des courtisans qui en dépendent comme les marées terrestres des mouvements de la Lune, mais dans la réalité, c’est un cinquième mandat qui tombera un jour sur l’Algérie, l’écrasant une fois pour toutes.

Le danger est là, mais personne ne veut le voir, l’«élite» étant occupée à faire la chasse au doigt coupable d’avoir pointé le cinquième mandat. Aucune sagesse n’est apparue, mais seulement et encore une fois la mentalité de douar bourrée de niaiseries, à l’image de cette histoire de frères tombés l’un après l’autre dans un puits où se reflétaient des nuages qu’ils avaient pris pour du coton ayant miraculeusement poussé, croyaient-ils, au fond de leur puits. Ils en sont tous morts, les Gros-Jean.

J’ai pris connaissance de cette sagesse chinoise, qui est en fait une citation de Lao Tseu à la fin des années soixante, en lisant un livre de Roger Garaudy qui en faisait état, et il m’est arrivé de la citer dans mes écrits du début des années soixante-dix en n’omettant jamais de mettre les guillemets et d’en indiquer la référence, sans quoi c’eut été du plagiat.

Si je l’avais fait sans respecter ces usages si méprisés dans notre pays à l’envers, et qu’un Chinois ou un autre lettré m’aurait dénoncé, je n’aurais pas ajouté à ma malhonnêteté l’imbécillité de lui répliquer : «Toutes les idées sont dans la nature ! Vous et votre Lao Tseu n’êtes que des égocentriques, des mythomanes vous prenant pour le centre de l’univers !»…

N. B.

Comment (66)

    AMEL
    17 octobre 2017 - 20 h 16 min

    Monsieur Boukrouh, j’espère que vous avez compris que ces venimeux personnages sont hyper-jaloux de votre très belle plume. Envoyez-les bouler dans leur douar.
    Moi j’aime vous lire pour la beauté de vos phrases et pour votre grande culture. Quant au fond de votre pensée? Pour moi, ces décennies sont perdues pour l’Algérie et le pays va encore couler. Il faut donc penser aux générations futures 1) en essayant d’arracher à ceux qui, en Algérie et ailleurs, nous gouvernent, une école universelle pour notre pays, qui produira des adultes intelligents; 2) en sauvant la science ou ce qui en reste, au sein de nos universités à travers un ministère de l’ESRS qui la valorisera car lui-même doit être rempli lui-même de directeurs et directrices qui ont une renommée internationale en matière de diplômes et de productions effectives. Les croûtes et les vendus, il y en a marre. Il en reste en Algérie.




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    Sasafi kaddour
    16 octobre 2017 - 19 h 53 min

    J’anime régulièrement un séminaire portant sur l’élaboration de mémoires selon la norme universelle de rédaction des mémoires et autres rapports. Je confirme qu’une citation qui ne vous appartient pas doit être écrite entre  » « , en italique et référencée dans les règles de l’art. Sinon, c’est du plagiat lequel est un délit, en accord avec ce qui suit :

    « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit est un délit. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque »
    (Code de la propriété intellectuelle, art. L.122-4)




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      BEKADDOUR Mohammed
      16 octobre 2017 - 20 h 43 min

      @Sasafi kaddou
      Sur quelle planète vit le contributeur ? NOUS avons assez dans notre patrimoine pour une pensée sui generis, qui honore, les Condorcet, Lao Tseu, que sais-je, c’est comme les sempiternels stages à l’étranger, NOUS sommes Algériens, ça veut dire pensée, philosophie, spiritualité, intellect, BRAS, POINGS, point final etc., ALGÉRIENS ! Je suis dégoûté, serions nous donc, pour partie, des non Algériens ???




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    BEKADDOUR Mohammed
    16 octobre 2017 - 19 h 40 min

    « BARDOU », (= Pardon), cher compatriote Boukrouh, mais quoi, le théâtre politique ouvre aux sourires, je m’imagine face à un enturbanné de nos terroirs, le pur algérien traditionnel, et je lui dis : « Tu as entendu parler de Boukrouh ? », il répond : « Mechi kane wazir ? »… Puis je lui poses LA question : Te3raf Condorcet ? Il répond, echkoune hadha ? Je réponds, traduction : Il représente Les Lumières. Il me dit, je traduis : Que se passe t-il entre Boukrouh et lui, il y a un problème ? Ouah, ya 3ammi, Condorcet a légué ses Lumières à Boukrouh, et il veut les partager avec vous. Le vieil homme penche la tête, arrange son turban, puis en souriant : Dis à Boukrouh de nous éclairer… Voilà, j’ai transmis le message ! ETC




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    Didouche
    16 octobre 2017 - 18 h 15 min

    Au moment ou les loups mettent leur différends de coté pour faire bloc contre toute initiative qui menacerait leurs intérêts et leurs positions. sir Boukrouh, au lieu de concentrer ses efforts dans l explication de sa démarche en direction des partis de l’opposition,des personnalités nationales, des syndicats, du mouvement associatif et des intellectuels , d’étudier avec tous ces intervenants dans la société les meilleurs moyens de susciter un consensus sinon le maximum d’adhésion autours d’une action qui serait en mesure de rendre possible une résolution pacifique de l impasse politique actuelle,il a préféré, non seulement de faire cavalier seul, mais d’attaquer toute partie qui oserait exprimer sa désapprobation vis à vis du maintien du statut quo actuel ou d’un éventuel arrangement qui permettrait la continuité du système actuel dont l éventualité d une succession monarchique et de faire des propositions de sortie de crise, en prétextant un plagiat de ses idées dans le communiqué publié par messieurs ibrahimi,Ben yelles et Yahia Abdenour.ainsi il s’est neutralisé soit même et provoqué une situation de doute dans la possibilité d’une solution qui pourrait émaner de l’opposition.nos ancêtres appellent ça en kabylie « thafellahth welgham » ce qui veut dire le labour du chameau , qui en faisant le sillon suivant écrase la terre tournée du sillon précédent.




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    16 octobre 2017 - 16 h 25 min

    Essal fi dar enakhla.Zaama,Roger Garodi,proverbe chinois,Malek b,El Kawakibi,ect…la solution se trouve dans les livres ecrits par d’autres,ou bien une solution chinoise.Tmaskhir.competition entre N et le Soleil de la Religion C.qui ecrit le plus long texte,vide comme toujour.




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    Felfel Har
    16 octobre 2017 - 14 h 47 min

    Dans la situation actuelle, toute voix qui vient amplifier la nôtre est la bienvenue parce que ceux qui sont en face, font front commun. Mr. Boukrouh, vous avez tord de « prendre la mouche » et de vous cabrer parce que quelqu’un a repris vos propos, non pas pour vous plagier, mais pour donner plus de tonus à une revendication partagée. En agissant ainsi, vous avez torpillé vos propres efforts de mobiliser l’opinion publique sur la nécessité d’un changement de régime. Pire, vous avez découragé toute association avec l’opposition qui ne se relèvera pas de ces divisions. Personne n’a le monopole du nationalisme! Seul, vous ne parviendrez pas à ébranler les despotes. Moi, à votre place, je tenterais de faire jonction avec tous ceux qui ont des conjonctions d’intérêt avec moi. « L’union fait la force! »




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      Prédator.dz
      16 octobre 2017 - 17 h 31 min

      Je le crois sincèrement incapable de cette prouesse! il a, d’ailleurs, décrété, à l’unanimité de son ego hypertrophié, par la phrase suivante : « Jamais cette initiative – quand elle aura été dévoilée dans son intégralité – n’aurait émergé d’un consortium de partis politiques ou d’une assemblée de «personnalités nationales», même s’ils devaient en débattre pendant des siècles ». il a tout résumé.




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    anonyme
    16 octobre 2017 - 14 h 28 min

    mission terminée pour Mr Boukrouh
    l’ego a eu raison de sa patience ;




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    Mokrani Abdelkrim
    16 octobre 2017 - 13 h 44 min

    M. Boukrouh, vous êtes connu pour vous être placé au dessus de l’imbécillité qui trône sur le pays et qui plane au dessus des têtes de l’élite qui se tait, muette par crainte ou par docilité, vous vous victimisez à chaque fois qu’on vous chatouille votre ego, vous vous sentez obligé de vous justifier à chaque fois qu’une plume vous écorche la vue, non et non, restez digne et stoïque, l’histoire retiendra que vous aurez été la voix qui a brisé le silence et qui a réveillé les consciences.




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    zaatar
    16 octobre 2017 - 11 h 18 min

    Chez nous lorsque l’on rejoint une de nos institutions (du pouvoir), c’est toujours pour approuver les décisions et les initiatives du pouvoir. Rien ne sert donc d’être compétent, intellectuel, ayant un savoir faire si le système (basé sur la distribution de la rente et sur la prédation) est ainsi conçu de sorte que personne ne puisse faire valoir son point de vue. ça ne peut être autrement dans un système où le détenteur de la décision pourvoit à sa guise aux besoins des institutions en personnel comme à la justice, le Parlement, le Conseil constitutionnel et tous les autres institutions qui prévalent dans la gestion du pays. Un nouvel élu à l’assemblée par la chkara sait par exemple qu’il faut parler d’une seule voix et lever les deux mains quand il le faut. C’est pour cette raison que le pays court vers la catastrophe, et il y va dans une harmonie quasi parfaite que la pseudo opposition, fabrique du pouvoir aussi, ose à peine perturber d’une manière symbolique. Une opposition à peine perceptible, car maintenues dans un état larvesque ne pouvant influer sur rien du tout. Mais cependant elle est maintenue dans un semblant d’existence sur un strapontin dans une utilité en ce qu’elle constitue et fait montre d’un paysage démocratique. C’est là un constat de plusieurs décennies qui va à répétition d’année en année et que le peuple n’est toujours pas arrivé à démanteler. Et on ne le répétera jamais assez, que pour inverser l’ordre des choses, seule une révolte venant du peuple pourra initier un véritable changement dans le pays.




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    zaatar
    16 octobre 2017 - 10 h 47 min

    La démocratie c’est rendre le pouvoir au peuple. La démocratie c’est le peuple qui décide. La démocratie c’est rendre des comptes au peuple. La démocratie c’est le peuple. Ce qui nous amène à dire que le pouvoir actuel, et depuis plus de cinquante ans, connait bien la définition de la démocratie et qu’il se refuse de la mettre en pratique dans le pays. En conséquence de quoi aucun illuminé ne pourra venir se targuer d’être plus démocrate qu’un autre à partir du moment où le peuple ne l’a mandaté d’aucune manière.




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    karimdz
    16 octobre 2017 - 10 h 38 min

    Qu’on soit d’accord ou pas avec Boukrouh, personnellement je ne le suis pas trop avec, mais il est toujours bien d entendre plusieurs sons de cloches pour faire son opinion, c’est la démocratie.

    J aurai bien aimé, justement que l’on puisse à la télévision, voir débattre comme dans les démocraties occidentales, des gens du pouvoir et des opposants. C’est sur la base de l argumentation, des idées, des faits, de chiffres, d exemples, de preuves etc. pour permettre justement aux citoyens de pouvoir se faire une opinion.

    Je pense que notre pays doit maintenant faire une marche supplémentaire dans la démocratie, après la pluralisation de la presse, la création de partis, celui du débat contradictoire mais combien important.




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    Prédator.dz
    16 octobre 2017 - 9 h 57 min

    Premièrement, il ne s’agit point, là, d’une contribution de Mr Boukrouh, mais bien du troisième Acte de son qui en compte, selon lui-même 10. On y est….. dans une ambiance de série télé
    Ensuite, même s’il a sensiblement amélioré sa rédaction, il n’en a pas, pour autant, amélioré son niveau intellectuel qui est demeuré à l’identique, inutile donc de revenir là dessus.
    Il a persisté dans son obstination à se présenter comme la seule et unique alternative au 5ième mandat. Ainsi, après avoir fait le tour des personnalités qui lui en veulent à mort, mais qu’il considère, en réalité, de potentiels candidats à la succession, il s’en prend à toute l’opposition et à toutes les formes de combinaisons possibles entre elle et le pouvoir, et qui n’ont, à ses yeux, rien apporté de salvateur pour le Pays, alors que lui, BOUKROUH 1ier, tout en réhabilitant le PRA, son bébé, il tance ses détracteurs pour leur précipitation et leur chahut. Il précise ne pas avoir demandé le silence dans les rangs, et puis quoi encore?
    Ce décors planté, il se lance dans des « Chinoiseries », que mon esprit ne peut cerner, juste pour démontrer à qui veut l’entendre et, surtout, à lui même que s’est un homme de sagesse, un sage dans un monde à « l’envers ».
    En attendant la déclinaison des 7 Actes restant de son initiative, nous autres non, je rectifie, MOI (puisqu’il insiste sur l’identification responsable par « JE », donc, JE dois rester sagement dans les Rangs à attendre la suite de son feuilleton « BOUKROUH EL AWEL » à l’issue duquel il sera couronné. Eh bien c’est NON Mr Boukrouh, vous avez tout faux! Je ne suis pas assez débile, ou « à l’enverrement » sage pour suivre un pseudo illuminé qui tente de forcer le destin par la question qui taraude,à tord ou à raison, beaucoup d’autres esprits : « POURQUOI PAS MOI ».
    Vos discours sont truffés de contradictions que seuls vos adorateurs ne voient pas.
    Vous avez parlé de silence religieux en parlant de l’accueil réservé à votre initiative et dans l’Acte III que dessus, vous affirmez ne pas avoir demandé le silence dans les rang, je ne parle pas non plus de cette maladive propension à vous ériger en « maître d’école »! En plus der vouloir instruire Ouyahia. VOUS VOULEZ TOUS NOUS METTRE DANS LE RANG. Il y a des détails qui ne trompent pas Monsieur.
    Je terminerais par cette phrase que vous citez « Jamais cette initiative – quand elle aura été dévoilée dans son intégralité – n’aurait émergé d’un consortium de partis politiques ou d’une assemblée de «personnalités nationales», même s’ils devaient en débattre pendant des siècles. Je vous laisse seul juge de la prétention que cache un cerveau qui s’autorise à une telle extrémité. Je ne suis pas psychologue, mais je crois qu’il vous faut vraiment un Psychiatre!




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    zaatar
    16 octobre 2017 - 7 h 59 min

    J’ai lu dans les interventions de certains que ça côtoyait l’entropie du douar!!! je suis resté éberluée à me demander ce qu’est l’entropie d’un douar… finalement je pense avoir trouvé. C’est en étroite relation avec notre système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, une sorte de conséquence directe comme aime si bien à la traduire notre cher ami Abou Stroff que je salue encore et toujours.




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    A3zrine
    16 octobre 2017 - 7 h 17 min

    On voit bien Mr Boukrouh qu’ils t’ont conduit à l’endroit où ils veulent que tu sois, tu livres bataille d’ego et non de programmes politiques, propositions économiques… Etc
    Ne rentre pas dans ce jeu de petits, appel à un grand rassemblement de l’opposition, fait des appels direct aux partis de l’opposition. Ne répond pas aux attaques personnels, cette sensibilité ecorchera ton véritable combat. Et si tu veux plaire à tout le monde tu n’y arrivera jamais, et je sais que ce n’est pas ton but.




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    appeler un chat , un chat
    15 octobre 2017 - 23 h 33 min

    la raison aurait plutôt voulu , que le personnage soit flatté qu’une autre élite reprenne le même fil de discussion …
    mais bon , comme vous le dites : dans un monde où tout est à l’envers …. mém celui qui croit etre à l’endroit ,est en fait lui aussi à l’envers ….




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    Salim31
    15 octobre 2017 - 22 h 57 min

    Mr boukrouh vous avez des reflexions politiques et intellectuels interessantes ca change un peu de la penssee unique qui est « l estomac » ou » edyana » mais je suis pas d accord avec vous ici beacoup regarde la lune les vieux politiques les intelctueles les democrates a point qu il oublie la terre et deviennent lunatique _certe beacoup ne regardent pas plus loin que le doit mais ils ont les pied bien sur terre a tel points qu il domine les 2 puissants courants politique incontournable « le ventre « ou « la religion » ou bien les deux a la fois _donc a defaut d attraper l imbecile et de lui montre de force la lune _je vous propose de revernir sur terre et reparer les petites choses certes futiles pour vous mais vitale pour le pays qui est « l education  » un vieux chinoi a dit  » c est en gagnant des petites batailles quant gagne la guerre « 




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      Anonyme
      16 octobre 2017 - 0 h 35 min

      Tu devrais alors prendre l’initiative de commencer à livrer bataille pour ta propre éducation pour ensuite en entamer une autre, puis encore une autre… pour, au bout du compte, remporter la guerre par tes propre moyens, sans attendre que d’autres le fassent pour à ta place.




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        Salim31
        16 octobre 2017 - 9 h 07 min

        Anonyme 0h 35
        Ne vous inquietez pas pour mon education ; De mes parents j ai decouvert l islam simple
        et genie a la fois , et de l ecole le civisme le patriotisme
        et l universalisme _des outils vitales pour la nation _et que les nouvelles generations
        n ont beneficie que peu _ C est pour cela que je croit qu avoir une bonne ecole est mieux que tout _c est le travail de tout je suis d accord mais les politiques plus encore




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    Mas Umeri
    15 octobre 2017 - 22 h 30 min

    Lorsqu’on est rémunéré par l’Etat, on ne peut pas être un opposant crédible, ors,Mr Boukrouh n’est pas dans le besoin, comme le sont de nombreux opposant politiques algériens.Il veut simplement occuper l’espace médiatique, pour que l’on s’intéresse a lui. A part les dénigrement de certaines personnalité, l’appel a l’armée, que propose t’il de sérieux rien, il se victimise, alors que personne ne l’a menacé, il fait de l’agitation gratuite.




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      Anonyme
      16 octobre 2017 - 0 h 51 min

      Selon votre logique, «on ne peut pas être un opposant crédible lorsqu’on est rémunéré par l’État» !?
      Une telle affirmation laisse comprendre que soit vous ne savez pas ce qu’on entend au juste par «État», soit vous êtes simplement contaminé par cette idée, corruptrice et erronée, qui veut qu’on n’ait pas le droit de formuler des critiques, même constructives, à l’endroit de «la main qui vous nourrit» !
      Et dans les deux cas, vous êtes dans le tort.
      P.S: Juste une question : Par exemple, par qui sont payés les élus, parlementaires de l’opposition dans les autres pays ?




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    Anonyme
    15 octobre 2017 - 21 h 33 min

    Boukrouh devrait être content que d’autres personnalités politiques pensent et parlent comme lui, malgré les divergences politiques, l’unité de tout le peuple et les personnalités politiques est requise, nous sommes en situation de grand danger face à ce régime autiste qui mène le pays vers la catastrophe. Alors Mr Boukhrouh dite merci à ceux qui s’élèvent contre ce régime (…) de Bouteflika son frère et les hommes d’affaires véreux qui se sont enrichis par la corruption et la dilapidation de la rente. Toues les voix qui s’élèvent contre ce régime de traitres d’imposteurs, d’affairistes véreux sont les bienvenus pour sauver le pays et l’arracher des mains de ceux qui se sont appropriés le pouvoir contre la volonté du peuple qui n’a jamais voté pour les membres qui le composent aux origines douteuses qui n’ont certainement rien à voir avec l’identité algérienne. L’heure est à l’unité et non aux déchirements, aux divisions, c’est le pouvoir illégitime qui détruit le pays depuis 1999 qui doit se réjouir de ses déchirements entre ceux qui sont supposés s’unir pour éclairer le peuple et l’aider à nettoyer pacifiquement le pays de ces criminels qui ont pris le pouvoir. (…)




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