Création d’un passage frontalier algéro-mauritanien

Bedoui accord
Bedoui, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, était à Nouakchott pour la signature de l'accord. New Press

L’accord signé mercredi entre l’Algérie et la Mauritanie va faciliter les échanges entre les opérateurs des deux pays ainsi que les déplacements, estime-t-on à la Fédération algérienne de l’import-export et du commerce international (FAIECI).

Cet accord, qui intervient en application des recommandations de la Haute commission mixte tenue en décembre dernier à Alger, «est un moyen de promotion des échanges entre les opérateurs économiques des deux pays, notamment ceux des wilayas du sud-ouest du pays», a indiqué le président de la Fédération, Mohamed Hassani, dans un entretien téléphonique avec l’APS.

Pour la FAIECI, «l’ouverture de ce passage frontalier terrestre va certainement insuffler une dynamique économique dans toute la région du sud-ouest du pays, à travers les échanges commerciaux entre les deux pays, et permettra un débouché des différentes productions des deux pays».

L’ouverture prochaine de ce passage frontalier terrestre dans la wilaya de Tindouf vient aussi en réponse aux doléances formulées par plusieurs opérateurs économiques des wilayas du sud-ouest du pays, particulièrement ceux activant à Béchar, Adrar et Tindouf.

Cet accord algéro-mauritanien a été aussi accueilli avec enthousiasme par l’observatoire des opérateurs économiques et des hommes d’affaires algériens en Afrique de l’ouest. «Nous estimons que cet accord portant sur l’ouverture de ce passage frontalier terrestre constitue un nouveau jalon dans le renforcement des relations entre deux pays frères, de même qu’un espace favorable de promotion des différents produits industriels, agricoles ou d’élevage algériens auprès d’opérateurs et entreprises économiques de ce pays maghrébin et africain, et de même pour les produits Mauritaniens», a affirmé le président de cet observatoire, Mohamed Dahaj, lors également d’un entretien téléphonique avec l’APS.

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, et son homologue mauritanien, Ahmadou Ould Abdallah, ont procédé, mercredi à Nouakchott (Mauritanie), à la signature d’un accord de création d’un passage frontalier terrestre entre l’Algérie et la Mauritanie. Les autorités algériennes et mauritaniennes avaient procédé en septembre dernier à la pose de la première pierre du passage frontalier entre les deux pays et en consécration de la décision de la Haute Commission mixte algéro-mauritanienne tenue à Alger en décembre dernier.

Le point kilométrique PK-75 distant de la ville de Tindouf a été choisi comme point de départ du tronçon routier qui reliera Tindouf à la ville mauritanienne de Zouerate, pour faciliter la circulation des personnes et des biens, l’intensification des échanges commerciaux, et le désenclavement des populations de cette zone frontalière.

R. E.

Comment (2)

    Felfel Har
    9 novembre 2017 - 17 h 20 min

    Nous sommes-nous assurés que les Mauritaniens ne nous planteront pas pas de couteau dans le dos comme ils l’ont fait dans le passé? Restons vigilants et ne croyons pas trop à « la fraternité inter-africaine », elle cache souvent des intentions malhonnêtes à nos dépens!




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      Djamel BELAID
      10 novembre 2017 - 17 h 23 min

      Un article du numéro 5 de la revue Alternatives Rurales.org explique pour les exportations de clémentines et de pomme de terre, les modalités du passage de la frontière mauritanienne.




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