Raouya : «Nos réserves de change couvriront 17 mois d’importation en 2020»

Raouya réserves
Abderrahmane Raouya, ministre ds Finances. D. R.

Par Hani Abdi – Les réserves de change de l’Algérie baissent encore. Elles passent de 144 milliards de dollars à fin 2015 à 102 milliards à fin décembre 2017. En deux ans, l’Algérie a consommé plus de 40 milliards de dollars de son matelas de devises.

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, qui a présenté aujourd’hui le projet de la loi de finances 2018 en séance plénière de l’APN, a indiqué que les réserves de change seront de 85 milliards de dollars à fin 2018. Cela représenterait 18 mois d’importations et à 79 milliards de dollars en 2019, soit 18 mois d’importations. Le ministre des Finances assure que les réserves de change vont être de l’ordre de 76 milliards de dollars en 2020, ce qui représenterait 17,8 mois d’importations.

Globalement, le ministre des Finances fournit des indicateurs prometteurs sur, notamment, la réduction graduelle du déficit de la balance commerciale. Si ses prévisions se confirment, l’Algérie aura donc un sursis de trois années pour redresser sa balance commerciale et l’équilibre budgétaire global. Le ministre des Finances fait état dans ce sillage de mesures visant à renflouer les caisses de l’Etat. Ces mesures législatives et fiscales vont dans le sens de la consolidation de l’investissement productif et du renflouement des recettes budgétaires tout en maintenant le dispositif de la solidarité nationale.

Le plafond d’autorisation de programme a été fixé à 3 170 milliards de dollars pour couvrir le coût des réévaluations du programme en cours et le coût des programmes neufs susceptibles d’être inscrits au cours de l’année 2018. Pour permettre une meilleure prévisibilité à moyen terme de la politique budgétaire et inciter les secteurs à s’inscrire dans un objectif soutenable, le projet de texte a élaboré une estimation des dépenses et des recettes jusqu’à 2020.

Pour 2019, il table ainsi sur des dépenses de fonctionnement de 4 788,98 milliards de dinars et des dépenses d’équipement de 3 072 milliards de dinars. S’agissant de l’exercice de 2020, les dépenses de fonctionnement sont estimées à 4 798 milliards de dollars contre 3 070 milliards de dinars pour les dépenses d’équipement. Le rééquilibrage des finances publiques, a-t-il soutenu, se fera graduellement.

H. A. 

Comment (2)

    zaatar
    14 novembre 2017 - 13 h 49 min

    Et quand il ne restera plus rien des réserves on dansera le sirtaki comme les cigales de Jean de lafontaine..




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    Vangelis
    12 novembre 2017 - 21 h 43 min

    Et on reparle encore du nombre de mois d’importation. Et dans la bouche de ce ministre, comme d’ailleurs ses prédécesseurs, il s’agit de mois d’importation pour les l’estomac et non pas pour des produits industriels, des machines, des robots et tout ce qui fait avancer un pays.
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    Jusqu’à quand vont-ils ne parler que de bouche ?
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    Je ne veux pas être méchant mais avec le jabot qu’il a il devrait s’abstenir de se goinfrer.




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