Une contribution de Youcef Benzatat – Yasmina Khadra perd sa littérature

Littérature Khadra
Yasmina Khadra. New Press

Par Youcef Benzatat – Après avoir ramené à une querelle de «chiffonniers» le débat intellectuel initié par Rachid Boudjedra dans son pamphlet «Les contrebandiers de l’histoire», qui traite de l’histoire et de la littérature, Yasmina Khadra récidive, en publiant une déclaration sur sa page Facebook dans laquelle il s’attaque cette fois-ci à des sites électroniques et nommément au site en ligne Algeriepatriotique dans les mêmes termes, le même langage de «chiffonniers», hargneux, aigri et ostentatoirement grisé par ses succès commerciaux outre-continent.

Algeriepatriotique avait, en effet, traité cette affaire de «contrebandiers de l’histoire» avec tout le professionnalisme qui sied à un média soucieux de contribuer au débat sur la sortie de crise et le devenir de l’Algérie, de sa culture, de son identité, de son économie et de sa souveraineté. Une réflexion approfondie a été déployée autour de ce «non-débat» sur ses colonnes, et que les lecteurs de ce média avaient animés avec un grand intérêt et bonheur. Hélas ! Yasmina Khadra, refusant à apporter la moindre contribution à ce débat, du fait d’être coincé entre les lignes de partage définies par ses mécènes faussaires, ces pourvoyeurs de faiseurs d’opinion, ces soldats de l’apocalypse, avides de perfidie contre les peuples et les nations émergentes de la barbarie de la nuit coloniale ou de celle qui l’a suivie, n’avait d’autre argument à proposer que l’égrènement de ses succès commerciaux, bâtis pour l’essentiel sur les sentiers de la contrebande de l’histoire.

Dans sa déclaration du 20 novembre, il affirme : «J’ai toujours défendu le peuple algérien, non par chauvinisme, mais par conviction. Je sais combien il a souffert, combien on l’a avili, et je sais surtout qu’il est capable de recouvrer son lustre d’antan. C’est la raison pour laquelle je continue de le magnifier malgré les déconvenues qui ont pavé son chemin de croix.» L’amour de son peuple et le sentiment compassionnel que l’on éprouve pour lui consistent a priori à s’imprégner de la lumière qui rayonne de son humanité et son désir de liberté. L’amour ne se décrète pas, il se démontre, se prouve et s’éprouve.

Le style c’est l’homme, s’accordent à dire les théoriciens de l’art. Celui-ci porte l’œuvre comme un fardeau au bout de la plume. Un regard critique sur son œuvre peut nous renseigner sur l’amour que porte Khadra à son peuple !

Le commissaire Llob – Laïb pour les intimes ! – nous embarque dans un thriller en pure style à la Yasmina Khadra, dans une mise en scène où le commissaire Llob traque, à la Eliot Ness, une bourgeoisie fantasmée, compradore, mafieuse et pourvoyeuse du terrorisme islamiste de plus, qui complote dans l’ombre contre l’Algérie et que le flic intègre, chargé de la débusquer, élimine un à un ses membres. Ses personnages sans aura et dépourvus d’incarnation se détachent du décor comme l’est le signifiant flottant qu’ils semblent squatter et qu’incarne le commissaire Llob dans une posture magnifiée d’ordre et de morale. C’est dire que la corruption et le terrorisme seraient le fait d’individus isolés de toute institution et de toute manipulation à l’échelle régionale et internationale et certainement sans rapport avec les démons qui rongent la société. En un mot, c’est mentir à son peuple et faire de la contrebande de l’histoire que de défendre une telle version des faits historiques, qui ont fait basculer le destin de ce peuple entre les mains d’immoraux spoliateurs et de violents barbares et dont l’impact sur la mémoire collective est sans précédent. Le style Khadra on le retrouve plus accompli encore dans l’autre thriller non avoué, à savoir Ce que le jour doit à la nuit.

Une mise en scène à la hauteur des honneurs devant lesquels il a été désigné à la tête du Centre culturel algérien à Paris, qui n’a de culturel que le nom. C’est dire là aussi que le système de pouvoir liberticide et corrompu, qui s’est emparé de la souveraineté du peuple algérien depuis son accès à l’indépendance, sait comment neutraliser ses sujets, on se jouant de leur cupidité, de leur prédisposition à la corruption, qu’ils soient des politiques ou des intellectuels. Accepter une telle proposition, relève de la compromission. C’est trahir ses convictions et surtout tourner le dos à la responsabilité morale que le statut d’intellectuel confère. En un mot : c’est trahir son peuple que de collaborer avec son spoliateur. Et ce n’est peut-pas être la meilleure façon d’aimer son peuple comme on aime l’humanité entière.

Ecrire de la littérature, c’est d’abord assumer son style, qui transparaît dans toute forme d’expression, aussi bien verbale qu’écrite, y compris dans les gestes et faits quotidiens de la vie. S’attaquer à un média dans des termes odieux, pour avoir manifesté son argument critique sur un travail littéraire, et sans apporter d’arguments contradictoires pouvant faire honneur à son engagement dans la critique littéraire – même si le prétexte avancé, celui de la confusion des dates autour de propos qu’il aurait ou non prononcés dans le journal El Païs, qui est à l’origine de sa manifestation bruyante –, c’est dévoiler son véritable style, non pas celui que l’on force pour les besoins de la fiction, mais plutôt celui qui incarne l’auteur, l’homme. Ce qu’il est réellement et le véritable Amour qu’il porte à son peuple. Autrement dit, Monsieur Yasmina Khadra s’est manifesté de façon tellement bruyante qu’il a perdu le chant de sa littérature dans la précipitation.

Y. B.

Comment (31)

    Karamazov
    30 novembre 2017 - 13 h 59 min

    Notre camarade et frère Med Mouleshoul était présent et participait dans la lutte contre le terrorisme sanguinaire, alors que ses detracteurs se sont enfuis en Europe. Alors trêve d’intox!!!




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    Hydro
    26 novembre 2017 - 15 h 06 min

    Je ne vois nullement pourquoi on s’intéresse encore à ce quidam et ses livres. La réalité algérienne est infiniment plus complexe et rappelle à bien des égard ce qui arrive en Égypte avec une société détruite de fond en comble, là la différence près que l’Égypte possède encore une petite élite alors que chez nous il n’y a plus rien. Maintenant pour ceux encore bloqués dans de faux clivages idéologiques d’un autre âge, il faut savoir qu’il n’y a aucun problème linguistique ou religieux en Algérie. C’est le règne absolu de l’argent sale, comprenne qui pourra!




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    Anonyme
    26 novembre 2017 - 10 h 06 min

    Quand un écrivain ou un artiste dans les pays musulmans sort du lot et dérange le confort de la médiocrité il est automatiquement taxé de traite , de vendu et livré à la vindicte populaire. Il suffit de jeter un regard sur le monde arabo-musulman, pour constater avec amertume qu’il s’agit d’un champ aride, stérile, oiseux, qui n’a jamais, tout au long de son histoire, engendré un seul scientifique capable de produire un objet utile pour l’humanité. « Les musulmans n’ont jamais été capables d’inventer une allumette, une ampoule électrique ou un balai-aspirateur. Tous leurs équipements domestiques sont fabriqués en Occident ou en Asie. »
    Rien ne motive les arabo-musulmans moralement ou humainement à servir l’humanité que propager leur religion qu’ils croient supérieures à toutes les valeurs humaines. Leur contribution à la civilisation humaine demeure quasi nulle sauf pour la destruction et le terrorisme. Pour nier ces évidences ils agitent le parcours de certains philosophes dits arabo-musulmans,qui ne sont en fait pas de souche arabo-musulmane, mais plutôt d’origine perse, grecque ou romaine, et le plus souvent de confession chrétienne.
    Aucun philanthrope musulman n’a subventionné la publication d’un livre scientifique ou d’une invention productive, ni soutenu une cause juste en dehors des associations à vocation terroriste.




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    Anonyme
    26 novembre 2017 - 9 h 29 min

    « Nés pour la médiocrité nous sommes accablés par les esprits sublimes »




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      amine
      27 novembre 2017 - 13 h 59 min

      Anonyme , yaatik elsssaha. Dans le mille




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    Abou Mrang
    24 novembre 2017 - 22 h 06 min

    Monsieur Benzatat, j’ai dit que je comprenais votre lecture ainsi que celle de Boudjedra. Votre lecture, mais pas les reproches que vous faites à ces écrivains.
    Il ne s’agit pour moi que de donner une impression, sans doute que je me perds quelque fois sans me rattraper. Il n’est pas que question de méthodologie.
    J’ai dit que je comprenais aisément qu’on ait une autre lecture. Chaque lecteur ( lecteur pas critique ou analyste) réécrit à sa façon les livres qu’il lit. Chacun sa grille.
    J’écoute aussi ceux qui le défendent. Sans doute que si je le relisais avec mon œil avachi et blasé d’aujourd’hui j’aurais un autre avis que celui de ma jeunesse impétueuse et révoltée. Peut-être que non : je ne suis pas à une contradiction près, je suis acariâtre et persistant aussi.

    J’ai lu Faulkner il y a longtemps, très longtemps. Je n’ai pas lu tout de lui mais seulement : Sartoris . Le Bruit et la Fureur, Tandis que j’agonise Sanctuaire , Absalon, Absalon . Moustiques.

    Aujourd’hui tout ça est loin et vague dans mon esprit.

    Mais comment aurais-je pu rater « Lumières d’aout », Dès que je parle de Faulkner, on me répond « Lumières d’Aout » ? Joe Christmas – me revient immédiatement à l’esprit quand on évoque Faulkner. Joe christmas qui me rappelle Lee Anderson de Vernon Sullivan ( Vian).




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    Karamazov
    24 novembre 2017 - 15 h 08 min

    Sartre écrivait quelque part : il n’y pas de mauvais père, c’est la relation de paternité qui pourrit la relation. Sansal KD et YK ne sont pas des mauvais fils car au lieu d’élever des statues à notre glorieuse révolution et à notre société ils soulèvent des questions pas hallal et lèvent des lièvres impertinents.

    Céline avait écrit dans « d’un château l’autre » que les liquidations à la fin de la seconde guerre mondiale étaient une vengeance qui a dépassé les vengeances de tous les temps. Et Sartre dont la pièce « Les mains sales » rappelle étrangement l’assassinat, pardon, l’exécution d’Abane par ses camarades n’aurait jamais germée dans le cerveau du plus rebèle de nos écrivains. Quel écrivain aurait écrit  » Vipère au sein » au pays de « ldjenatou tahta aqdami el oumahate » mais qui va kamim reprocher à Camus d’avoir dit: « entre la justice et ma mère je choisir ma mère ».

    Et si je voulais mentir, amounage, maintenant que je suis vieux aigri et impénitent, je vous dirais que Céline n’avait encore vu les nôtres en 62. Pratiquement tous nos « collabos » ont été exécutés sans aucune forme de procès dans les pires horreurs. L’un d’eux – Meziane adjadarmi- a été attaché sans doute par le fils d’une de ses victimes, à un tracteur et entrainé a travers les rues du village jusqu’à plus que mort s’en suive.
    Chez nous dès qu’un écrivain essaie de nous attraper par nos travers où de nous chercher des poux dans la raie, on le banni, on l’excommunie !




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    Abou Mrang
    24 novembre 2017 - 13 h 20 min

    Il y a quelque temps, évoquer Abane, Amirouche, Messali, était un crime antinational. Nous pratiquons la culture du bannissement depuis toujours. Toutes les révolutions ont leurs lots de travers et d’abomination. Sauf la nôtre qui n’a aucune casserole à se rapprocher. Une vraie perfection. Totalement immaculée, pas une goutte de sang de trop !

    « Yaw tseb tseb » , nous dit Sansal.

    Sansal ne réécrit pas l’histoire. Il ne dit pas : voilà la vérité. Il l’interroge autrement. Il soulève le shwari de glorioles et pointe sous le bât une blessure. Dans le village de l’allemand, c’est le reproche inverse que je lui aurait fait. Au lieu de botter en touche et d’envoyer son personnage – Rachel je crois- se dissiper du côté de la Shoah, il aurait dû l’envoyer du côté de Melouza qu’il n’évoque qu’au détour d’une phrase et même parfois subliminalement.




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    Abou Mrang
    24 novembre 2017 - 12 h 59 min

    @ yeoman

    Vous avez sans doute raison , de relever une contradiction dans mes propos. J’ai été chercher loin la comparaison pour si peu. On ne peut pas rabaisser ainsi Céline et Faulkner : j’accepte ce rabrouement.
    Mais moi je ne dis pas que Faulkner est un mauvais écrivain parce qu’il donne une mauvaise image de son pays ou même parce qu’il est « rasiste ».

    Tout le problème est là ! Faulkner a été Prix Nobel de littérature et sa situation est controversée. Vous voyez le procès qui ait fait chez nous à Camus pour si Peu. Si vous étiez noir, vous ne diriez pas que j’exagère. A franchement parler mon avis n’est pas tranché à son sujet. Mais ses contemporains disait de lui qu’il était était peu fréquentable. L’exemple même du sudiste puritain. Qui exalte la ségrégation raciale dans ses romans. On aurait pu dire le contraire avec un autre regard : qu’au contraire en peignant la société sudiste ainsi il la condamne. Sauf que, contrairement à Sansal YK et KD qui a l’air d’un ado illuminé , Faulkner était loin d’être un humaniste mais au contraire un vrai sale type, disait-on. S’il ne s’agissait que de ses romans je ne dirais pas cela !




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      youcef benzatat
      24 novembre 2017 - 19 h 32 min

      Lisez « lumière d’août » et vous saurez tout sur sa position sur le racisme,




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    ZORO
    23 novembre 2017 - 23 h 23 min

    L. escargot entêté en s en prennant aux hirondelles affiche sa jalousie a les voir voler aussi haut dans les airs annoncant le printemps. Les hirondelles continueront a planer faisant de l escargot un calimaçon entêté et contagieux
    Signé ZORO. ….Z…..




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    Résistant
    23 novembre 2017 - 21 h 43 min

    Faut-il séparer l’oeuvre de l’écrivain de ses prises de position politique ?
    Oui, à condition que les deux ne se confondent pas. Or, pour prendre le cas de Sansal, par exemple, les deux s’interpenetrent: quand, dans son livre, le village de l’allemand, il réécrit l’histoire (de la façon la plus mensongère et la plus fabriquée; d’ailleurs, cela s’appelle du révisionnisme) et que, par ailleurs, il va se prosterner devant le mur des lamentations en niant la colonisation de la Palestine et la souffrance de ce peuple. Comment qualifier cela ?
    Reprocher à Boudjedra de dénoncer cette odieuse mystification en tentant de mettre en avant des motivations pour le moins grotesques comme la jalousie. Honnêtement, il n’y a vraiment pas de quoi être jaloux d’un trio qui s’est en quelque sorte vendu corps et âme. Il faut clore cette polémique. Point barre. Quant à l’auteur de l’article, son tort c’est d’avoir réagi un peu trop vivement aux propos de Yasmina Khadra.




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    Anonyme
    23 novembre 2017 - 20 h 33 min

    Traiter yasmina khadra d’avoir des mécènes ?!! Non M Benzatat,c maladroit de votre part. Khadra est un grznd écrivain qui réussit d’ailleurs mieux que ses détracteurs.




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      Hydro
      26 novembre 2017 - 15 h 12 min

      Il est de notoriété publique que Khadra a des appuis auprès du cercle présidentiel et leur relais en France (une certaine gauche mariage pour tous). Il n’a pas surgi du néant comme ça, il a toujours été aidé par le pouvoir et sa machine médiatique.
      Khadra est un des relais du système et son émanation. Sans lui, il n’aurait jamais existé. Ce qu’il écris est la continuation de l’idéologie réelle du système actuel.
      Ce n’est pas une opinion mais un constat scientifique.
      Publiez je vous prie




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    Abou Mrang
    23 novembre 2017 - 17 h 53 min

    Bessah atansyou ! Je ne discute pas de la qualité des livres des uns et des autres. Moua je n’âne-à-lyse pas les livres que je lis. Ce n’est pas en tant qu’Algérien que je lis et je ne ramène pas les œuvres à la nationalité des écrivains. Le fait que je n’ai pas aimé un livre ne diminue en rien la qualité de son auteur. Voyez Faulkner par exemple c’est un immense écrivain raciste et esclavagiste en même temps. Ou Céline qui est considéré comme un écrivain raciste, Adolphin comme il dit de lui-même, inacadémique et irrespectueux des règles d’écriture et des conventions de langage. Ces deux écrivains sont immenses et pourtant haïs et parfois je l’avoue illisibles. Steinbeck a écrit des monuments et des livres , des nouvelles, qui ne le valent absolument pas.

    Mais n’allons pas confondre les écrivains et leur livres , on peu aimer ou pas un roman sans que cela n’altère l’intégrité de son auteur. Sansal , KD et YK ne sont des pas des renégats. Moi j’aime les livres de Sansal pour ce que leur reproche Boudjedra. Je n’ai rien contre KD, ni pour, tout simplement, mais ses livres deux livres ne m’ont pas accroché. Je m’en tape qu’il ne soit pas un grand patriote ou qu’il le soit. Reste YK, je ne devrais rien dire à son sujet puisque je ne suis pas arrivé à le lire, ses thèmes me gonflent, mais de là à lui reprocher son manque de patriotisme il ne faut pas charrier.




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      Yeoman
      23 novembre 2017 - 23 h 24 min

      Faulkner écrivain raciste et esclavagiste. Tu n’y vas pas du dos de la cuillère, toi.




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    nectar
    23 novembre 2017 - 17 h 19 min

    Au pays des merveilles dès que quelqu’un sort sa tête de l’inculture bouillonnante et insipide, il y a toujours des redresseurs de torts pour venir la lui couper. Monsieur Benzatat, essayer d’élever le niveau par respect à ce site, qui nous permet d’échanger les uns les autres nos points de vue. Je pense que nos écrivains sont de grands garçons pour pouvoir s’expliquer à leur manière, sur des sujets, qui peut être nous dépassent..Il va de soi, que Yasmina Khadra, qu’il en déplaise à ses détracteurs, est un grand écrivain qui fait honneur à l’Algérie…




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    Zombretto
    23 novembre 2017 - 15 h 42 min

    Un conseil à ceux qui n’aiment pas YK, ou Sansal, ou Daoud, un conseil qui ne rate jamais : ne lisez pas leurs livres. Tout simplement, tout bêtement. Sinon écrivez de meilleurs livres vous-mêmes et alors vous serez tout contents, commes des cornichons.




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    Larnaque
    23 novembre 2017 - 15 h 40 min

    À la lecture de cet article je suis tenté de poser la question: says who? (qui le dit?). On peut ne pas être d’accord avec tel ou tel écrivain quel qu’il soit sans pour autant verser dans l’invective et l’insulte surtout quand on n’a soi-même rien prouvé jusque là. Ou peut-être est-ce bien pour ça qu’on le fait après tout.
    Comme je l’ai déjà mentionné dans un commentaire précédent (censuré comme beaucoup d’autres), comment peut-on qualifier de débat intellectuel un pamphlet hargneux qui tire sur tout ce qui bouge et qui traite, sans preuves aucunes, un autre écrivain algérien, quels que soient les divergences qu’on peut avoir avec lui, de membre des GIA, l’insulte gratuite ultime. Le fait même que Boudjedra se soit excusé de cette bourde démontre on ne peut mieux que tout l’argumentaire sur lequel soi-disant reposait ledit pamphlet n’était que fadaises.
    YK et bien d’autres écrivains algériens enviés doivent se dire: protégez-nous de nos compatriotes, nos ennemis nous nous en chargeons.




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    linguistique
    23 novembre 2017 - 15 h 29 min

    Justement en France et pour ce pays qui ne s’est jamais départi de ses réflexes (néo)colonialistes, tout Algérien qui est un MAUVAIS citoyen dans son pays, est forcément un BON écrivain. Quitte à l’aider un peu en lui fournissant les sujets et en mettant à sa disposition de « nègres » littéraires.




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      Anonyme01
      23 novembre 2017 - 16 h 47 min

      @Linguistique; Pourquoi vous traitez Y.K d’un mauvais citoyen?Les idées néocolonialistes sont dans le cerveaux de ceux qui pensent qu’à chaque fois qu’un Algérien réussit, il y a derrière lui la France coloniale.On doit alors déduire’selon vos pensées) qu’il ne faut pas réussir pour ne pas douter que la France soit derrière le succès de tout Algérien.Voilà les idées et le complexe qu’on doit combattre.Yasmina Khadra dont le père est un officier de l’ALN, qui avait rejoint l’école des cadets à 9 ans. C’était un enfant qui avait un penchant pour l’écriture depuis son jeune age. A 18 ans il commence à écrire son premier recueil de nouvelles.En 1984-1989 il avait publié 03 romans et obtient plusieurs prix de plusieurs pays parmi lesquels celui de l’UNESCO EN 1993.En 2000, après avoir passé 25 ans comme officier de l’armée, il partit en retraite.Il voulait alors se consacrer à l’écriture qui était son penchant depuis son jeune age.Ses livres ont été traduits dans 42 langues et édités dans plus de 42 pays…Qu’est ce qu’elle a avoir la France dans tous ces succès, en dehors du territoire Français?C’est l’un des écrivains Algériens le plus lu et le plus récompensé pour ses écrits(d’ailleurs il est récompensé par plusieurs pays, autre que la France). Ses livres sont adaptés au cinéma, au théâtre, en bandes dessinées…Pourquoi vouloir alors descendre en flamme injustement un Algérien qui réussit? Sans oublier de le rappeler qu’il était aussi nommé par le président Bouteflika comme directeur du centre culturel Algérien en 2008.Et 2014 il avait démissionné de sa fonction en tant que directeur de centre culturel pour avoir affiché son opposition au quatrième mandat de Bouteflika. Les Algériens doivent être fiers d’un des leurs qui a bien réussit et non de penser à le salir pour avoir réussi.Il est un vrai ambassadeur qui a dignement représenté le peuple Algérien dans plusieurs pays.Je lui dit alors bravo.




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      sielgat
      23 novembre 2017 - 19 h 01 min

      Ça se voit que vous n’avez jamais lu Khadra




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    Salim SALAMAT
    23 novembre 2017 - 13 h 54 min

    Monsieur Youcef Benzatat je ne comprend pas votre acharnement contre des écrivains algériens , ici en l’occurrence Yasmina Khadra! Yasmina Khadra a tout a fait le droit de refuser un débat à la télé ou à la radio sur… les «contrebandiers de l’histoire». Il a préféré les réseaux sociaux pour se défendre et c’est là aussi c’est son droit ! Franchement Monsieur Youcef Benzatat, je ne comprend le choix de votre vocabulaire pour parler de Yasmina Khadra : pour vous:
    1/- Khadra aurait un langage de «chiffonniers», hargneux, aigri et ostentatoirement grisé….
    2/- Khadra serait coincé entre les lignes de partage définies par ses mécènes faussaires contre les peuples et les nations émergentes de la barbarie de la nuit coloniale
    3/- Khadra aurait accepte la direction du Centre Culturel Algérien par compromission. etc… etc…
    Waouh, waouh, mais vous y allez sec Monsieur Youcef Benzatat !! Et pourquoi donc tout cet acharnement contre lui, lui qui a ma connaissance ne vous a pas attaqué directement en tant que personne ou en tant que journaliste ! Est-ce que vous parlez en votre nom ou au nom d’Algérie Patriotique?? c’est très important qu’on le sache ! Allah Ihdik ya sahbi !




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    Retour à Tizi
    23 novembre 2017 - 11 h 32 min

    En plus d’être un grand écrivain qui nous fait honneur, Y.K est un vrai gentleman qui, contrairement à d’autres, ne s’est jamais cru obligé de dénigrer son pays pour se vendre. Alors, monsieur Benzatat, vous pouvez dire ce que vous voulez.




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    Slam
    23 novembre 2017 - 10 h 44 min

    Décidément Y.K hante beaucoup l’esprit de Y.B, au point où ce dernier lui consacre cycliquement des « contributions » psychanalytiques . Bizarrement, Y.K ne consacre aucune « contribution » à l’oeuvre littéraire et civilisationnelle de Y.B. Alors je lance un appel de détresse : Pourquoi tant d’injustice ?? SVP Y.K, consacrez votre prochain roman à Y.B ! faites-en le personnage principal, un type bien sous tous rapports, brillant, patriote jusqu’à la moelle osseuse et dont le style littéraire a fait le tour du monde en 2 jours. Il mérite bien un petit geste de votre part meskine.




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    Abou Mrang
    23 novembre 2017 - 10 h 08 min

    Franchement d’accord sur la lecture des romans de YK . Je disais la même chose sur Boudjedra. Il n’a pas tout à fait tort quant à sa lecture des trois écrivains contrebandiers auxquels il s’en est pris. Il aurait pu s’en tenir là , au « décortiquement » de l’œuvre, littérairement. Mais ce qu’a fait Boudjedra c’est leurs procès.

    Il s’agit d’œuvres de fiction tout de même. Pourquoi chercher à débusquer à tout prix l’auteur dans son œuvre ? Je vous avoue franchement que je ne suis pas arrivé à finir un seul des livres de YK malgré 4 diverses tentatives. Cela tient plus à ma culture livresques qu’à son style, car d’autres l’apprécient je n’apprécie pas non plus sa posture d’ayant droit des prix qu’il pense mériter plus que d’autres. Mais une fois tout cela dit : un écrivain n’est pas n’est ni un fonctionnaire ni un ambassadeur. Je l’ai dit et écrit souvent : certains écrivains sont de vraies crapules, mais d’immense écrivains tout de même. Ce n’est ni le cas de YK ni de KD ni de Sansal que je ne mettrais pas dans le même panier que les deux autres.

    Reste qu’un livre est une relation entre un auteur et son lecteur. Le lecteur réécrit les livres qu’il lit. Certains trouveront un livre insipide et complétement inutile comme pour moi « l’escargot » de Boudjedra (six jours de la vie d’un fonctionnaire d’un ennui terrible, j’avais l’impression de relire la même page 120 fois) . Et pourtant quand on parle de Boudjedra on ne le distingue pas de ce roman. L’écrivain de « l’escargot entêté ». Comme s’il avait écrit la Bible. Je pense d’ailleurs que c’est la raison qui a poussé Boudjedra à situer la querelle sur un autre plan, celui du rapport à l’histoire.

    Ce n’est pas parce qu’il est mauvais écrivain qu’il est mauvais citoyen.




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    linguistique
    23 novembre 2017 - 9 h 08 min

    Avant de juger la littérature de ce littérateur lettré, il faut remonter aux racines de son parcours qui l’y ont amené. En effet et au commencement, il semble qu’il n’ait été qu’un agent des services de renseignement se son pays qui, à tort ou a raison, le soupçonnaient « d’intelligence » avec la francophonie. Il serait alors parti sous des cieux plus « cléments » pour se faire oublier. C’est à cette période que parut son premier roman sous son pseudonyme et il ne divulgua sa véritable identité qu’après le succès commercial, passage obligé pour toute renommée, même fabriquée par des éditeurs dont les maisons elles-mêmes sont des antichambres de services plus ou moins occultes, servant au recyclage des transfuges.
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    En faisant un peu de linguistique, « moulshoul » signifie littéralement « maître des sillons ». Dans un pays qui a peur et avertit ses citoyens « qu’un sang impur abreuve nos sillons », la présence de ce personnage chez eux prend une saveur particulière




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      Retour à Tizi
      23 novembre 2017 - 11 h 38 min

      Yasmina a écrit et publié en Algérie bien avant qu’il ne se rende à Paris. De plus, il n’y a aucune honte à être un agent des renseignements de son pays. Ce que YK n’a jamais été. Il était un soldat et il le clame haut et fort.




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      chibl
      23 novembre 2017 - 12 h 25 min

      Arrêtes de dire des âneries, d’ou est ce que tu le connais?
      tu t’attaques même a son nom de famille,c’est vraiment nul et bête,Mohammed Moulessehoul est un officier supérieur de l’ANP il a combattu le terrorisme quand toi tu n’oser pas sortir de ton trou a 16h,un officier issus de la prestigieuse école des cadets de la révolution, pour ton information, un cadet ne trahis jamais sa patrie.
      tu es qui toi? un rien,tu ne lui arrive même pas a la cheville.vous attaquez aux écrivains aux patriotes aux nationalistes aux gens qui ont fait leur devoir,laissez les gens tranquille.




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      Anonyme01
      23 novembre 2017 - 12 h 26 min

      Qu’est ce que vous appelez « maître des sillons » monsieur le linguiste? Voulez-vous dire que Yasmina Khadra suit les ordres venant d’ailleurs? Donnez-nous plus de preuves et plus d’arguments à ce que vous écrivez pour éclairer les lecteurs de l’identité et la personnalité de Yasmina Khadra. A ma connaissance il écrit bien, d’ailleurs ses livres ont connu des succès même en Algérie.Ce n’est pas les éditeurs Français qui viennent chez nous pour imposer aux Algériens l’achat des livres de cet auteur.La critique est certes bonne mais quand elle s’appuie sur des bases solides.Quand on déserte l’armée par exemple ou que l’on quitte son pays pour vivre ailleurs ce n’est pas forcément qu’on est moins patriote vu ce qui se passe parfois chez nous .Ce n’est d’ailleurs qu’hier que le journal El-WATAN nous apporte l’information qu’un frère d’un de ses journalistes est poursuivi par des hommes armés qui le menaçait de mort et l’incitait de divulguer les informations sur son frère journaliste.La question: qui peut agir de sorte?…Je dirai que ces pratiques déplorables datent du moyen age! C’est pourquoi, il y a bien des raisons de penser d’aller ailleurs quand la situation n’arrange pas d’être libre chez soi.Je constate que chaque fois qu’un écrivain est contre le pouvoir en place, il est vite discrédité.C’est la même chose qu’on a fait d’ailleurs, par le passé contre Mouloud Maameri, Kateb Yacine, Mohammed Arkoun, Kamel Daoud… Je déduis que les relais du régime sont partout et forts, eux qui interviennent souvent dans les débats publics pour critiquer et pour salir ce qui s’opposent aux hommes du régime, en usant d’un paternalisme sur le patriotisme(usurpé) tel légitimité historique pour s’assurer des soutiens d’un peuple leurré.Et pour être faiseur d’opinions pour pouvoir mieux régner le régime ne lésine pas sur l’usage excessif des moyens publics qui existent: la censure, les médias publics et certains médias privés…
      Ceux écrivent librement en usant d’une critique sont vites discrédités et salis dans leurs dignités et leurs honneurs.Ils préfèrent alors l’exil.




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    Ath Ouacifs
    23 novembre 2017 - 8 h 57 min

    L’arabo-arabisme pour plaire aux feodaux ou aux bourgeois d »ici ou de l’autre rive, n’est en rien dans la repprésentativité de l’Algerie berbére!




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