Interview exclusive – Le concepteur du Barrage vert : «Le plan national de reboisement est une pure fumisterie» (II)

Barrage vert forestier
L'Algérie a perdu la chance de figurer parmi les acteurs majeurs de la lutte contre la désertification. D. R.

Algeriepatriotique : Comment expliquer que la thèse de la «bande variant de 5 à 20 km de largeur et s’étalant d’est en ouest sur 1 500 km» ait aussi longtemps prévalu ?

Saïd Grim : La réponse a déjà été effleurée. Soyons un peu plus explicite.

Il faut revenir au programme spécial de la wilaya du Titteri en 1969. Le volet forestier du plan comprenait l’aménagement généralisé et effectif des forêts de la wilaya. Pour les actuelles wilayas de Djelfa et de M’sila, la nature des interventions et leurs évaluations financières avaient été établies par moi-même. Celles concernant l’actuelle wilaya de Médéa, par le chef de circonscription, compétent et énergique, Mohamed Ben M’hidi (in memoriam). Six gros projets de reboisement avaient été inscrits : quatre pour la wilaya de Djelfa : Moudjbara, Aïn El-Ibel, Dar Chioukh et Zénina (El-Idrissia), un pour la wilaya de M’sila (El-Mergueb) et un pour la wilaya de Médéa (Chahbounia). Les terrains pour les wilayas de M’sila et de Médéa avaient été choisis par Mohamed Ben M’hidi toujours sur les critères définis par moi-même.

Ce volet comprenait aussi trois bandes routières de reboisement de 100 mètres de largeur : Djelfa-Aïn Oussera, Djelfa-Bou Saada et Djelfa-Laghouat devaient également voir le jour. Le projet de bande routière Djelfa-Laghouat sera unilatéralement annulé par un responsable forestier.

Toute personne possédant des rudiments de géographie de l’Algérie centrale sait que Moudjebara, El-Mergueb et Chahbounia ne se trouvent pas sur le même alignement. Ce constat fait, on admettra qu’à l’origine, il n’a jamais été question d’établir un «obstacle à l’avancée du désert». Je réaffirme déjà cette réalité dans la courte vidéo mise en ligne le 28 juillet 2016 pour le lancement de mon interview sur Berbère TV.

D’autre part, dès l’annonce du projet à l’été 1972, plusieurs responsables désireux de marquer de leur empreinte l’affaire firent pression pour, par exemple, modifier la dénomination du projet. On en a déjà parlé.

Selon Rabah Dekhli, l’idée de ligne continue viendrait de Houari Boumediene. Je suis convaincu qu’il n’en est rien. Une seule personne peut occuper le rôle d’arbitre en la matière : Ahmed Houhat, ancien conseiller du Président, un homme âgé, mais, à ma connaissance, encore valide.

Je n’évoquerai pas ici un autre ordre prétendument donné par Houari Boumediene et transmis par Noureddine Boukli à Rabah Dekhli avec instruction ferme pour son application stricte. Cette fois, il s’agissait ni plus ni moins d’une initiative démente. Je m’y suis opposé de toutes mes forces, menaçant de provoquer un esclandre à la présidence de la République si on faisait obstacle à ma volonté de m’entretenir avec le Président sur ce sujet. Suite à mes colères et comme par enchantement, on ne reparlera plus de cette instruction relevant de la folie pure. Je pus donc poursuivre mon travail dans la foulée de ce qui avait été convenu en 1969 avec Houari Boumediene au canton Mezreb El-Ali de la forêt domaniale de Djebel Senalba Chergui, Monts des Ouled Naïl.

Cette bande de 5, 10, 15 20 ou plus ou moins, censée se dresser contre la progression du désert, relève de la plus parfaite fumisterie. La fin de la réponse à votre question est la suivante : pour ne pas faire capoter le projet, j’ai cédé sur la question de la ligne verte de tant ou tant de kilomètres de large. De toutes les manières, dès l’automne 1973, il n’y avait plus lieu de poursuivre la bataille : le projet se heurtait à l’opposition rédhibitoire des dignitaires du secteur forestier.

Autre désinformation contenue dans la version «officielle» : le «Barrage vert» aurait été lancé en 1971…

Une simple recherche sur internet vous permettra de découvrir qu’il y a presque autant d’intervenants sur le sujet que de dates de lancement du projet. Pour l’un, ce sera 1968 ; pour un deuxième, 1969 ; un troisième écrira 1970 ; un autre 1971, 1972, 1973 ou 1974. Il ne me semble pas avoir vu de dates antérieures à 1968 ou postérieures à 1974.

Je me répète : nul ne sait de quoi il s’agit, mais nombreux souhaitent livrer des sortes de scoops dans le seul but de se faire mousser.

Finalement, la dénomination «barrage vert» est-elle correcte ? Est-il juste de continuer à dire que le «Barrage vert» est le fleuron de l’Algérie en matière de lutte contre la désertification ?

A l’origine, ces vastes plantations à venir s’intitulaient «Grands reboisements dans les Hautes-plaines et l’Atlas saharien». C’est moi qui ai imposé le vocable Barrage vert, bien que je n’en sois pas l’auteur. J’ai trouvé la formulation plus imagée, plus facile à retenir par tout un chacun. Trouver une autre expression ? Pourquoi pas ? Pour ma part, je n’en ai pas trouvé. Il me semble, cependant, qu’il faille engager les efforts plus sur le fond que sur la forme.

Pour ce qui est de la deuxième partie de votre question, je suis convaincu que l’Algérie, il y a une cinquantaine d’années, a perdu la chance de figurer en bonne place parmi les acteurs majeurs de la lutte contre la désertification. Des journalistes comme vous peuvent peut-être contribuer à aider les responsables concernés à se ressaisir.

Le Barrage vert «fleuron de l’Algérie» ? Oui, sûrement. Mais plus encore, c’était une référence pour tous les pays en proie à la désertification. Il y a plus d’une dizaine d’années, des pays du Sahel disaient vouloir s’engager dans un gigantesque plan de reforestation : la Grande muraille verte d’Afrique. Que les images des territoires de démonstration visibles ici et là ne fassent pas illusion. Les pays du Sahel comme les experts expatriés qui pilotent ces opérations sont et demeureront encore longtemps loin du compte. Pour des tâches similaires, Bérini savait s’y prendre, Didaoui, Djiid, Lakehal… savaient également ; leur univers professionnel était la forêt, pas les bureaux, les salles de conférences et les sièges de première classe des aéronefs.

L’Algérie fut le premier pays à engager des opérations d’envergure pour enrayer la stérilisation d’une vaste partie de son territoire. La Chine semble s’en sortir beaucoup mieux aujourd’hui.

Selon des sources officielles, à partir d’une étude sur l’évaluation du «barrage vert» faite en 2010, l’idée d’édifier un «barrage vert» a été abandonnée et remplacée par le projet de réaliser des objectifs intégrés pour la mise en valeur des terres. En même temps, toujours de source officielle, on a entendu parler de la réhabilitation et de l’extension du «barrage vert». Où en est-on aujourd’hui et quel est votre avis sur la situation actuelle de ce barrage ?

Vous décrivez une réalité incontestable. Pour les autorités officielles effectivement, le Barrage vert représente un jour une abomination, et le lendemain, le joyau inestimable de l’Algérie. Selon qu’on se lève du pied droit ou gauche, c’est bon ou c’est pas bon. Les gens d’Alger et possiblement d’ailleurs également ont un mot pour qualifier ces comportements : «nefha» qu’on pourrait traduire par caprice ou un terme se rapprochant. Depuis 1965, la hiérarchie n’a de compte à rendre à personne ; l’affirmation peut sembler incroyable, elle traduit pourtant la réalité.

Officiellement, quelque 1 200 000 ha ont été reboisés. Que quelqu’un tente de savoir où, et il se fera envoyer paître. Vous pouvez douter de la parole d’un ministre, d’un général, du Président, du pape, mais il n’est pas permis de mettre en cause le dire d’un dignitaire du secteur forestier d’Algérie. Ce serait un péché mortel pire qu’un sacrilège.

«Nous avons un plan national de reboisement ! Bien, mon adjudant ! Circulez ! En quoi consiste ce plan ? Ça ne vous regarde pas !» 1 200 000 ha de reboisements ! Le tiers des formations forestières – maquis et broussailles compris – couvrant l’Algérie en 1960. La forêt d’Algérie, c’est le domaine de Père Ubu.

«Où en est-on aujourd’hui ?» dites-vous. Réponse : le secteur forestier n’a pas progressé d’un iota depuis 1969. Au contraire, il a régressé, ses éléments d’élite ayant disparu du fait de l’âge, du décès ou de la terreur qui s’est abattue sur eux.

Des milliers de techniciens et d’ingénieurs forestiers ont été formés depuis 1970. Que font-ils ? Pas grand-chose. Ils attendent la paie et une promotion pour gagner mieux leur vie. Une partie de l’encadrement du secteur est constituée d’un personnel féminin : elles pratiquent la sylviculture dans les fourrés, les taillis et les futaies, ces dames et ces demoiselles ?

Cerise sur le gâteau : de plus en plus de tâches forestières budgétivores sont confiées à des entreprises privées.

A-t-on pris le soin de vérifier les compétences ? Qui sont les propriétaires réels de ces sociétés ? Cette fois, ce sera motus et bouche cousue… Mais suivez mon regard !

En votre qualité d’expert international et connaissant parfaitement le «terrain» algérien, quel est votre avis sur l’actuel plan national de reboisement ?

Je ne suis nullement un expert international. Je ne suis qu’un autochtone d’Algérie, ingénieur civil des eaux et forêts de mon état. Mon occupation principale actuelle consiste à tenter de reconstituer le dossier Barrage vert qu’on a fait disparaître et d’élaborer une sorte de mise au point sur le cyprès de Duprez (Cupressus dupreziana A. Camus), un arbre qui m’est très cher et sur lequel il faudra revenir un jour si vous le permettez et si je conserve suffisamment de ressources.

Le terrain forestier algérien, je le connais bien évidemment un peu, mais ce que je connais le mieux, c’est le moyen de le protéger, le mettre en valeur, en faire une zone de relative prospérité. Ceci dit, sans prétention aucune. Encore une fois, je prétends avoir assez bien compris les tenants et aboutissants de la démarche des créateurs de la doctrine sylvicole pour les pays d’Europe tempérée et j’ai suffisamment prouvé que ce qui a été établi par mes maîtres de France et d’Allemagne il y a maintenant longtemps est parfaitement transposable à l’Algérie moyennant les adaptations qu’imposent les particularités environnementales. Je vais illustrer mon propos par un exemple.

En 1989, au moment où je rédigeais mon ouvrage, il fallait obligatoirement que ma méthode colle avec le temps, et le temps à cette époque (dernier quart du XXe siècle) était à l’informatisation de la gestion forestière, sa partie cartographique incluse naturellement. Les tests de conformité avec l’approche belge eurent lieu au siège de l’administration forestière de la Région Wallonne à Namur. Il n’y eut même pas lieu d’apporter des modifications au logiciel cartographique qui venait d’être construit pour les forêts belges, c’est-à-dire des espaces à très ancienne tradition sylvicole. Les données ramenées des monts de Daïa et de Saïda furent acceptées par le dispositif informatique de l’administration forestière belge. Tout ceci pour faire état de deux choses : en 1968-1969, l’Algérie se trouvait à la pointe de la lutte contre la désertification avec ses seuls moyens ; l’Algérie, en 1989, était l’un des premiers pays à disposer d’une cartographie forestière informatisée avec cette fois le concours de nos collègues belges.

Revenons à présent à votre préoccupation, à savoir le «plan national de reboisement». Il s’agit d’une pure fumisterie et je m’en explique.

On peut complanter des terrains qui n’ont jamais porté de végétation forestière ou qui l’ont perdue depuis un très grand nombre d’années. Si l’on intervient sur pareils terrains, on accroît la surface forestière du pays ou de la région concernée.

Il est également possible de régénérer par la plantation un peuplement exploité, par exemple, parce qu’un ensemencement naturel n’est pas intervenu.

De quel «plan» s’agit-il en la matière ? Les pays qui ne jettent pas leur argent par les fenêtres séparent les boisements (premier cas) des reboisements (deuxième cas).

Plus que cela, pour écarter tout risque de confusion, certains parlent d’afforestations pour les terrains de la première catégorie. C’était ce terme que j’utilisais à la fin des années 1960, mais de crainte de passer pour un pédant, je l’ai abandonné.

Les 1 200 000 ha prétendument reboisés, dans quelle colonne faudrait-il les placer ? Le «plan national de reboisement» concerne-t-il des terrains forestiers ou des territoires qui n’ont jamais connu d’arbres ? Vos lecteurs profanes vont penser que vous avez choisi pour interlocuteur un coupeur de cheveux en quatre. Il n’y a donc pas lieu de poursuivre plus loin ces types de considérations.

En bref, il n’existe pas plus de «plan national de reboisement» que de beurre en broche, pour reprendre une formule populaire. Dans l’administration forestière, il existe des lignes de crédit destinées à financer des chantiers de chômage pour des plantations livrées par la suite à des déprédations de toute nature. Ces volumes financiers sont, par ailleurs, répartis selon des modalités qui pourraient beaucoup surprendre.

L’éthique défaillante de la hiérarchie forestière d’Algérie la place dans l’incapacité absolue d’imaginer des interventions coordonnées, planifiées, intégrées – aime-t-elle répéter inlassablement.

Propos recuillis par Houari Achouri
(Suite et fin)

Comment (22)

    Anonyme
    26 novembre 2017 - 11 h 51 min

    Très instructif. A travers la lecture de cette interview on comprend qu’on a en face de nous quelqu’un qui maîtrise son sujet. Ce monsieur vient de réduire en miettes le peu de naïveté qui me restait par rapport à ces « grands chantiers » rabâches durant mon enfance par la propagande officielle même si inconsciemment je devinais qu il y avait anguille sous roche. Mes respects Mr Said GRIM




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    ON Y VA !!! GO !!!
    24 novembre 2017 - 14 h 33 min

    ON DEVRAIT Y CONSTRUIRE.DES LOGEMENT FUTURISTES DANS.NOTRE.DESSERT AFIN DE LA PEUPLER D’AVANTAGE, L’ALGÉRIE C PAS.QUE LE NORD !!!!!! Avec des zoo des park d’attraction.gigantesque.etc……..




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    Lyes Oukane
    24 novembre 2017 - 5 h 05 min

    @ Hamid . Quelle théorie que la tienne . Jamais je n’ai entendu un algérien me sortir une telle fadaise . Si je te suis dans ton raisonnement , Il y avait tellement peu d’eau en Algérie que les Français ne sont restés QUE 132 ans chez nous .Pourtant ,il a fallu une guerre pour les faire sortir d’Algérie . T’as oublié ? Pour des assoiffés ,ils sont restés longtemps . Tu ne trouves pas ? Au Tchad , au Mali ,au Niger , au Sénégal , au Burkina faso …ils cherchaient aussi de l’eau parce qu’ils ne savaient pas que c’était des pays désertiques ? ils espéraient y trouver des lacs et des rivières ? Wake up man ! en Amérique c’est pareil . les USA ont pris le Nevada ,le Texas ,la Californie ,le Colorado aux Mexicains par la force . Pourtant ,ces états sont aussi désertiques que l’Afrique du nord ( certain plus encore ) et tout le monde le savait …




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      Hamid
      25 novembre 2017 - 21 h 13 min

      Vous êtes comme notre gouvernement qui se croient l’éminence grise de l’humanité ou les échecs sont considérés comme des réussites.
      Libre à vous de continuer dans votre vision.
      Ça me rappelle le temps ou j’étais encore enfant scolarisé il y a plusieurs décennies,
      à chaque fin de trimestre, l’enseignent remettait le bulletin scolaire avec le classement de chaque élève,
      Et bien il y avait les deux derniers du classement qui étaient fière de finir ainsi comme si ils avaient gagné un grande compétition sportive.
      Personnellement, je m’inquiète du devenir de mon peuple et me contente pas seulement de voir ce qu’il y a aujourd’hui parce que je ne suis pas dans besoin, mais j’observe le changement climatique, sociale et autres faits qui ne semblent pas aller dans le bon sens.
      Je n’ai aucune prétention et je n’attends pas la providence car elle n’existe pas, mais quand on a seulement un âne (je ne suis pas là pour dénigrer l’animal en soit), il ne faut pas le prendre pour un cheval de course.




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    Anonyme
    24 novembre 2017 - 0 h 44 min

    @Sahraoui
    c’est partout comme ça , seule la médiocrité règne en maitre absolu dans le pays et c’est voulu




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    sahraoui
    23 novembre 2017 - 19 h 25 min

    bonjour a vous tous et toutes espérant que mon intervention peu faire suite a cette article de tous ces gaspillages qui se pratique dans notre pays .je ne suis ni expert ni scientifique je suis que un ancien artisan avec une pratique de plus de 50 ans dans le BTP ET ANCIEN ARTISAN . je viens d’Assisté a ce que j’appelle
    une mascarade .cela c’est passe il y a quelques jour a ain el hadjel wilaya d’m’sila .la société des des eaux a fait faire des travaux pour lr replacement de la conduite d’eau alors que l’ancien tuyau était enterrer a 0.60 m de profondeur le dernier est enterrer 0.10 a 0.15 nm de profondeur . alors que la compagnie des directives strictes pour le branchement des citoyens avec vérifications de ces derniers ils ont laisser faire les citoyens creuser eu mème défonçons les routes et les trottoirs et le plus grand cadeau vue que il y avait ni responsables di ingénieures pour suivre les travaux le soir venue il ont ouvert l(eau dans l’ancienne conduite et cela a crée une inondation dans la ville .joignez vous a moi pour dire bravo la compagnies des eaux




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    Mello
    23 novembre 2017 - 13 h 18 min

    Quoi de plus noble que de suivre Mr Grim dans son oeuvre grandiose. Il nous narre, avec details, tout cet episode d’un Algerie travailleuse, d’une Algerie fiere de ses enfants. Ce Monsieur doit etre un repere pour tout un chacun dans l’oeuvre qu’il entreprend.
    Dans la totalite’ de son intervention , on comprend bien qu’il existait deja des ambitieux qui veulaient s’accaparer les dividendes emanant de cette classe d’intellectuels qui ne dormaient jamais assez pour pouvoir aller au bout de leurs projets. Qui a dit que l’ecole Algerienne actuelle est meilleure que celle des annees 70 ?.
    Mr Achouri, de tels dossiers on en veut encore et encore.




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    Anonyme
    23 novembre 2017 - 12 h 41 min

    @Grim
    Cerise sur le gâteau : de plus en plus de tâches forestières budgétivores sont confiées à des entreprises privées.

    Je puis le confirmer dans une wilaya des hauts plateaux il y a de cela trois ans je pense des milliards ont été accordés à un privé pour l’entretien d’un périmètre du barrage vert à la périphérie de la ville, le bonhomme n’a rien fait à part enduire de chaux quelques arbres, il est devenu riche et roule en 4×4!! choses qui n’arrivent que dans ce bled!!




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    abdel
    23 novembre 2017 - 12 h 32 min

    et dire que certains ont rendu un désert cultivable et d’autres ont transformé le grenier agricole algerien, qui exportait jadis vers l’europe,en importation de blé et autres produits ,rendant ainsi le pays dépendant de l’tranger




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      Hamid
      23 novembre 2017 - 12 h 57 min

      C’était valable il y a des milliers d’années cher ami à tel point que les français n’ont pas voulu s’installer dans notre pays de par l’hostilité du climat. Nous connaissons une grave dégradation de la situation climatique de manière accélérée, ajouter à cela une démographie explosive dont les conséquences seront dévastatrices.




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        Lyes Oukane
        23 novembre 2017 - 17 h 07 min

        @ Hamid .  » … a tel point que les Français n’ont pas voulu s’installer dans notre pays de par l’hostilité du climat … » ? explique moi cette phrase S’il te plaît .




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          Hamid
          23 novembre 2017 - 19 h 11 min

          Je vais vous répondre cher ami du mieux que je peux,
          Quand les français ont commencé à coloniser notre pays, ils avaient l’intention de faire installer un grand nombre des leurs comme ça se fait partout (pour ne citer que deux; la Palestine et le Sahara occidental), leurs intentions ne se sont pas concrétisées car c’est un climat très aride et même hostile au confort de l’être humain quelque soit son origine, vous pensez bien que celui qui vit dans un climat doux, un environnement verdoyant, l’eau qui colle à flot, qui peut avoir des centaines de vaches qui sont nourrit par l’herbe qui pousse abondamment naturellement pour lui fournir du lait pour remplir des piscines s’ils veulent, une agriculture qui fournit des légumes et fruits jusqu’à en jeter.
          Pourquoi croyez vous que beaucoup des nôtres rêvent de s’installer la bas, c’est se rapprocher du paradis en endort du contexte économique même s’ils sont aisés et pourquoi les musulmans pleurent l’Espagne perdue à jamais.




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          Hamid (2 ème partie)
          23 novembre 2017 - 20 h 33 min

          En un mot, faire une colonie de peuplement comme ça s’est passé aussi sur le continent américain en général ou les autochtones ont pratiquement disparus, c’était pourtant facile pour eux de déplacer beaucoup de leurs compatriotes avec des avantages (de grandes propriétés avec de la main d’œuvres chic et pas chère), Ils ont déployé beaucoup de moyen, comme il y avait peu de volontaires, je crois même qu’il y avait de repris de justice dans les déplacement, à la suite ils ont installé leurs immigrés d’europe du sud pour les naturalisés pour faire plus de poids face à la nous, enfin ils sont naturalisés tous ce qui n’était pas musulman, même les algériens de confession juive avec bien sur les mêmes droits qu’en métropole quand les nôtres étaient considérés comme des parias (ce qu’on appelle des moins que rien, le statue est plus envié car tu appartient à quelqu’un mais qui a des devoirs à ton égard).




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          Anonyme
          23 novembre 2017 - 21 h 43 min

          A Hamid. J’tais saisi 5/5 hamid. Ce qui frappe quand on va en Europe c l’abondance d’eau,de verdure.. L’émir abdelkader lui même l’a déclaré lors de son exil au château d’amboise. Là où l’herbe est plus verte!! Qui a dit ça ?? Néanmoins les hommes peuvent modifier la donne,c ce qu on a essayé avec boumediene et des hommes comme grim. La fuite des gens du sud vers le nord n’est pas un hasard,c l’instinct de survie. Mais les nôtres font tout le contraire : au lieu de boiser le sud,ils ont bétonné le nord.




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        Anonyme
        24 novembre 2017 - 0 h 39 min

        @Hamid
        Je vous cite: …les français n’ont pas voulu s’installer dans notre pays de par l’hostilité du climat.

        Excusez moi mais votre analyse est complètement débile




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          Hamid
          24 novembre 2017 - 22 h 31 min

          Vous n’êtes obligé d’être du même avis cher ami, cependant, libre à moi d’accoucher ma vision.
          Je comprends que vous faites preuve d’une grande intelligence, en tout cas nettement supérieur à la mienne, je suis très content pour vous.




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    Thiziri
    23 novembre 2017 - 11 h 27 min

    Redorer le blason du regime est rude affaire, apres avoir dilapidé les richesses 55 ans durant. Qui a volé la légitimité politique n’est pas moins voleur, c’est grace aux caisses de l’Etat que l’on a fait riches certains et pauvres des millions. Quand bien meme le desert algerien serait vert, bien au contraire la Mitidja se desertifie, boumediene est autant et bien plus responsable que tous.




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      Anonyme
      23 novembre 2017 - 12 h 35 min

      @Thiziri
      Boumediene – paix à son âme – dérange même mort




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    Anonyme
    23 novembre 2017 - 10 h 47 min

    Un jour a l occasion de l inauguration d un tronçon d autoroute , un journaliste agronome a fait cette remarque au ministre amar ghoul :  » sur les deux versants de l autoroute vous êtes entrain de planter du hchich inutile ;pourquoi ne pas planter des oliviers sur 1200 km par 2 fois sur 4 sillons et imaginez dans 3 années la production d huile d olive et éventuellement la 1er place mondiale dans la production d olive ! mieux cette traversée permettrait aux communes de récolter sur des tronçon moyens de10km comme manne financière ?  » ce a quoi répondu le ministre amar ghoul :  » entouma fhaymia  » sans commentaire !




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      Mello
      23 novembre 2017 - 12 h 36 min

      Toute la symbolique d’un pouvoir autiste. En ce pays, celui qui accede a ce poste ministeriel, se croit plus intelligent que les autres. Merci pour cette anecdote.




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      Djamel BELAID
      23 novembre 2017 - 21 h 45 min

      Si Houari Boumediène n’avait pas nationalisé le pétrole, on créverait de faim.




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    BEKADDOUR Mohammed
    23 novembre 2017 - 7 h 53 min

    JE SAIS que Notre Frère Saïd Grim comprendra: il est Un Arbre qui doit être élagué, lui et ses pairs le savent, élaguer avec le six coups, le fameux, l’illustre six coups de H.B, El Jazaïr a assez subi!!! Rétablissons LA NOBLE !




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