La Turquie sur tous les fronts

Erdogan Turquie
Recep Tayyip Erdogan avec le chef d'état-major de l'armée turque. D. R.

Par Ahmed Bensalah – En voulant jouer un rôle actif, en sa qualité de tête de pont de l’Otan dans l’explosive région du Moyen-Orient, conforme à sa puissance militaire, économique et démographique, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan s’est créée de nombreux ennemis, qui viennent s’ajouter aux non moins nombreux adversaires politiques intérieurs du président turc.

Les pays victimes de la politique extérieure ambitieuse et agressive d’Ankara, comme ceux qui ont subi le «printemps arabe», telles la Tunisie, la Libye, l’Egypte, la Syrie et ses alliés la Russie, l’Iran, le Liban, l’Irak et aussi l’Arabie Saoudite et les autres membres du Conseil économique du Golfe, à l’exception du Qatar, en constituent quelques-uns.

Ainsi, pour colmater les brèches ouvertes sur les plans interne et externe, le gouvernement turc est mobilisé, avec plus ou moins de succès, sur plusieurs fronts chauds.

Après les différents attentats terroristes sanglants et la tentative de putsch de juillet 2016 et les purges géantes qui en résultèrent au sein des différentes institutions de la république turque ces cinq dernières année, le tourisme, dont les recettes en devises étrangères sont importantes pour l’économie turque secouée par les événements que le pays a connus, s’est considérablement ralenti et le tout-sécuritaire et l’atmosphère lourde de panique et de suspicion généralisée qui règne actuellement dans ce pays, et qui touche les partis politiques, les médias, les étudiants, les artistes et les hommes de culture, n’aideront pas à son éventuelle reprise, à court terme.

Même si la normalisation des relations de la Turquie avec la Russie après l’affaire de l’avion militaire russe abattu par un avion de chasse turc et avec Israël, après le drame du vaisseau Marmara, venu apporter des secours à la population de Gaza assiégée, qui sont respectivement des partenaires économiques, militaires et stratégiques importants d’Ankara, lui ont permis de souffler sur ces deux flans.

Enormes et insoutenables défis pour un pays qui, paradoxalement, veut faire sienne cette devise : zéro problème avec les pays voisins.

A. B.

Comment (8)

    Chaâbane
    6 décembre 2017 - 10 h 09 min

    C’est de l’agitation destinée à occuper les espaces laissés libres par ci par là, dans la région mais rien de solide car la Turquie est confrontée à de nombreux problèmes de fond que ses dirigeants islamistes règlent superficiellement.




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    ZORO
    4 décembre 2017 - 9 h 15 min

    Tant que c est le peuple qui decide qui mettre aux commandes ,c est a lui d assumer les consequences de son choix.bon courage peuple turc beaucoup de monde vous envie.




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    Bendifallah
    3 décembre 2017 - 14 h 28 min

    La grenouille qui a voulu être plus grosse que le boeuf. Plouf !!!!!!!




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    Mohamed Lamine
    3 décembre 2017 - 14 h 19 min

    Les touristes sont entre le marteau des terroristes et l’enclume des services de sécurité turcs en tant que cibles et en tant que suspects. Mais la Turquie reste malgré tout un pays à visiter avec les précautions d’usage pour les nombreuses choses à voir sur le plan historique et culturel.




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    Anonyme
    3 décembre 2017 - 13 h 03 min

    Si la Turquie occupe la place de l’Algérie et sa superficie et ses richesses, elle occupera l’Europe grâce à son génie qui fait des miracles actuellement dans le monde entier. D’o`u la peur de l’Allemagne de la Turquie et son blocage pour rentrer en Europe chrétienne, comme a dit Sarkozy.




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    Mahmoudi
    2 décembre 2017 - 19 h 39 min

    Le nouveau roi d’Istambul, le protecteur de Daich. Il est plus puissant que Souleymane et Attaturk réunis.




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    Benali
    2 décembre 2017 - 14 h 30 min

    Excellent article. Objectif, précis et concis qui démontre que la Turquie islamiste est cernée par ses ennemis qui envient sa réussite économique, militaire et diplomatique. Bon courage Mister Erdogan. Les critiques acerbes de vos ennemis intérieurs et extérieurs sont la preuve par 1000 que vous avez fait les bons choix pour votre grand pays.




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    Youcef
    2 décembre 2017 - 13 h 57 min

    De « 0 problème » à « Que des problèmes ». Dommage, ce pays, qui se voulait un modèle pour les islamistes modérés, a raté le coche. Chassez le naturel, il revient au galop.




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