L’individu qui a saccagé la statue d’Aïn El-Fouara ridiculisé par les internautes

Fouara statue
Les Algériens tournent à la dérision l’acte de saccage de la célèbre statue et créent «Abou Marteau». D. R.

Par Hani Abdi – Après l’onde de choc et d’exacerbation, les Algériens tournent à la dérision l’acte de saccage de la célèbre statue d’Aïn El-Fouara, dans la wilaya de Sétif. De nombreux internautes s’adonnent à la satire graphique dont le principal «personnage» est ce fameux homme barbu qui a amoché à coups de burin cette statue emblématique qui date de 1898.

Surnommé «Abou Marteau», en référence au marteau qu’il a utilisé pour vandaliser cette statue en marbre, cet individu, arrêté par la police et présenté comme souffrant de troubles mentaux, est associé à des jeux de combat, à des bandes d’annonce de films d’actions, à des bandes dessinées, à des cartes postales retravaillées, à des vidéos montées… Des dizaines, voire des centaines d’images bien travaillées, traitant de cet acte hystérique, circulent sur les réseaux sociaux où les internautes s’en donnent à cœur joie.

Certains saisissent cette opportunité pour exposer leur talent, excellant dans l’utilisation de la déformation physique comme métaphore d’une idée ou dans l’exagération des caractères physiques. Dans bien des cas, les internautes ont opté pour une forme satirique et notablement outrancière, mettant en relief l’absurdité et la bêtise de l’auteur du saccage de la statue. Du film Gladiateur au jeu Street Fighter, les internautes donnent libre cours à leur imagination. Parmi ces innombrables parodies, il y a cette image travaillée de la statue de la Liberté à New York descendue pour «se cacher» afin d’échapper à l’hystérie de «Abou Marteau». Il y a aussi cette affiche représentant une dame qui tient un marteau surnommée «Oum Marteau» qui veut combattre cet homme qui s’attaque aux pierres. Il y a également cette image du sanctuaire des Martyrs détruit par le même personnage.

Les exemples sont innombrables. Il faut dire que les internautes ne manquent ni de sobriquets ni de qualificatifs pour dénoncer, à leur manière, cet acte inadmissible qui n’est que des promoteurs des mentalités les plus rétrogrades sous couvert de religiosité.

H. A.

Comment (7)

    Rayés Al Bahriya
    21 décembre 2017 - 9 h 00 min

    Tiens l’Algérien est moins bien défendu que la statue. L’Algérie a subi plus que cette statue.




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    Moskosdz
    20 décembre 2017 - 21 h 26 min

    Ni déséquilibré,ni walou,tous les islamo-fascistes obéissent à leurs oulémas sionistes,sans s’en rendre compte.




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      Anonyme
      21 décembre 2017 - 11 h 21 min

      Sauf que les Oulema et le sionisme cela fait deux. Ton anti-sionisme sert les islamofascistes ce qui fausse ton raisonnement, j’ai mis un j’aime quand meme




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    Anonyme
    20 décembre 2017 - 19 h 50 min

    La dérision c’est bien, ça permet de se défouler, de rire de soi-même, de la bêtise humaine mais quand les faits incitent et non à pleurer. Présentement les faits sont d’une extrême gravité et ne peuvent pas être exorcisés par la seule force de la dérision Abou marteau ou Abou marteau-burin, donnez lui le sobriquet que vous voulez, est un individu est dangereux, qui aurait pu – croyant purifier la terre – mutiler atrocement une femme bien vivante, puis la tuer sans jamais avoir de remords. Au nom d’une idéologie étrangère qui a ravagé leur cerveau, les semblables de cet énergumène ont commis les pires atrocités (tortures et meurtres) sur les Algériens.
    Personne n’a été épargné : toutes les catégories sociales , civils, militaires, forces de l’ordre, jeunes et vieux, hommes ou femmes, même les bébés en vie ou dans le ventre de leur mère, même les voisins, les proches, les cousins, les frères, les soeurs, les pères, les mères et même les imams,




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      Logiciel
      21 décembre 2017 - 21 h 17 min

      Allah Yarhame Chouhada Al-Abrar.
      Mohamed Larbi Ben M’hidi (en arabe : العربي بن مهيدي, en Berbere chaoui : Lɛrbi U Mhidi. Tifinagh: ⵍⵄⴻⵔⴱⵉ ⵎⵀⵉⴷⵉ), né en 1923 à Aïn M’lila au nord de l’Aurès (actuelle wilaya d’Oum El Bouaghi) et mort assassiné en 1957, est un militant nationaliste algérien, un des fondateurs du FLN en 1954, puis combattant pendant la guerre d’Algérie (1954-1962).
      Février 1957, il est torturé, puis exécuté sans jugement par l’armée française durant la bataille d’Alger.
      SETIF-GUELMA-KHERATA 08 mai 1945:
      . Le Chahid est arrêté après les massacres du 8 mai 1945, puis arrêté le 23 février 1957 par les parachutistes (la direction de la ZAA passe alors à son adjoint Yacef Saâdi, responsable militaire) ; refusant de parler sous la torture, il est tué par un groupe de soldats français aux ordres du futur général Paul Aussaresses, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957.
      . En 2017, dans une interview au journal El Watan, sa sœur Drifa Ben M’hidi estime certain que son frère a été dénoncé par ses compagnons d’armes.
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      et s’il était là parmi nous ? moi, sincèrement j’ai honte..
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      mais Hamdou l’I Allah mazalou Radjalla, en Hommage à l’Héros et en son honneur, Marsa Ben M’Hidi, une commune de la wilaya de Tlemcen, porte son nom, de même que l’université d’Oum El Bouaghi. À l’instar de la rue Larbi Ben M’Hidi, une importante artère d’Alger (ancienne rue d’Isly), chaque ville d’Algérie a une rue portant son nom, ainsi que différents établissements scolaires à travers le pays et des plages de la ville de Skikda (anciennement plages Jeanne d’Arc).
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      و رفعنا لك ذكرك..




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      Logiciel
      21 décembre 2017 - 21 h 31 min

      Le général Bigeard avait dit: « Si j’avais 10 hommes de sa trempe dans mes troupes j’aurais conquis le monde ».
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      10 Hommes pas 10 sculpteurs, de vrais Hommes.




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      Logiciel
      21 décembre 2017 - 21 h 36 min

      « Je voudrais être soumis à ces tortures, pour être sûr que cette chair misérable ne me trahisse pas. J’ai la hantise de voir se réaliser mon plus cher désir car, lorsque nous serons libres, il se passera des choses terribles. On oubliera toutes les souffrances de notre peuple pour se disputer des places; ce sera la lutte pour le pouvoir. Nous sommes en pleine guerre et certains y pensent déjà, des clans se forment. A Tunis, tout ne va pas pour le mieux; oui, j’aimerais mourir au combat avant la fin » .
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      Larbi Ben M’hidi – Février 1957




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