Ah, pauvre langue maternelle !

arabe tamazight
Tamazight comme la darija sont les langues maternelles de l'Algérie. D. R.

Par Kadour Naïmi – Ces temps-ci, comme depuis longtemps, se déroule un légitime combat pour la reconnaissance et la promotion de tamazight. Bien entendu, cette revendication est positive, à encourager, à soutenir, par toutes les personnes soucieuses de reconnaître un droit citoyen : l’emploi d’une langue maternelle. Ce droit est, en plus, non pas un élément de division mais d’union des composantes de la nation.

Et nous constatons l’appel des partisans de tamazight à leurs compatriotes linguistiquement arabophones de soutenir cette juste promotion de tamazight. Au nom de quoi ? Du fait que cette langue est celle maternelle du peuple amazigh. Mais alors, en Algérie, n’existe-t-il pas une seconde langue maternelle ? Celle parlée par la partie linguistiquement arabophone du pays ?

Les uns la négligent en la réduisant à un idiome «vulgaire» ; d’autres la méprisent comme un ridicule «pataouec» ; d’autres encore la dédaignent comme une dégénérescence soit de tamazight ancien, soit de l’arabe moyen-oriental. Toutes ces affirmations sont très discutables. Et quand ces personnes parlent de langue «arabe», ils n’ont en vue que celle du Coran. Mais celle-ci est-elle la langue maternelle et populaire de la partie arabophone en Algérie ?

Rares, très rares, parmi les arabophones comme parmi les Amazighs, les personnes qui  accordent de l’importance à la langue maternelle de la partie arabophone du peuple algérien. Défendre les langues maternelles algériennes ne doit pas se limiter uniquement à tamazight, mais comprendre également et tout autant la langue du peuple arabophone d’Algérie : celle qu’on désigne du terme discutable «darija». Car tamazight comme la darija sont des langues maternelles, des langues populaires.

Aussi, j’appelle les personnes qui défendent tamazight, parce qu’elle est une langue maternelle, à se rappeler que la darija l’est tout autant, et que la promotion, pour être juste et équitable, doit concerner ces deux idiomes de manière identique.

Certains objecteront qu’avec  tamazight il y a déjà assez de problèmes, pour ne pas y ajouter celui de la darija, encore plus épineux. Mais alors, serait-il juste de défendre une langue parce qu’elle est maternelle, tout en occultant une autre qui l’est tout autant ?

K. N.

Comment (33)

    Zombretto
    26 décembre 2017 - 19 h 16 min

    @Abderrahmane et @anonyme : le vocabulaire n’est qu’une des facettes de la langue. Ce n’est pas seulement le vocabulaire qui caractérise la langue. Si on dit en Algérie, « siyya yetraversi lotoroute crazatou tomobile » c’est quoi, du français ? Tous les mots de vocabulaire dans cette phrase viennent du français, mais ça n’empêche que c’est de l’arabe algérien. Ça s’applique au kabyle aussi : « isseyyi ad-itravirsi lotoroute thekrazith tomobil ».
    Là où le berbère a très largement influencé l’arabe algérien, ce n’est pas tellement le vocabulaire, car le vocabulaire derdja provient largement de l’arabe classique et quelque peu du punique. Il contient bien du berbère, mais pas trop, un peu d’espagnol, de turc, d’italien, et surtout beaucoup de français.
    L’influence du berbère est surtout dans la prononciation, la grammaire, la syntaxe et la sémantique. Là, c’est carrément du berbère traduit mot à mot vers l’arabe et prononcé de façon berbère. Par exemple, tous les moyen-orientaux disent “djabal” (montagne) tandis que les maghrébins disent “djbel”, ce qui est la prononciation berbère. L’ordre des mots dans les phrases est aussi influencé par le berbère, et surtout le sens des mots d’origine arabe est souvent différent de l’arabe original. Par exemple, “hout” veut dire poisson au Maghreb alors qu’il veut dire “baleine” en arabe, “ch’hal” veut dire combien au Maghreb et “quelle est la situation” en arabe. C’est là et non dans le vocabulaire qu’il devient clair que l’arabe maghrébin est du berbère traduit mot à mot vers l’arabe. Rien de mal à ça d’ailleurs, pas de quoi se sentir inférieur ou supérieur, c’est comme ça que toutes les langues du monde ont évolué. L’anglais contient 80% de mots de vocabulaire étrangers, mais ils les revendiquent avec fierté. Ils sont fiers que leur langue soit si flexible, ils s’en vantent ! Pourquoi pas nous autres algériens ? Nous aussi nous pouvons nous vanter de tous les emprunts que contiennent nos langues maternelles !




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    Errai
    25 décembre 2017 - 20 h 20 min

    En lisant les commentaires des uns et des autres je me suis demandé si ces commentateurs sont conscients qu’ils sont entrain de taper à côté de la plaque. Pour s’en rendre compte je propose aux uns et autres d’exprimer leurs idées dans la langue qu’ils défendent et c’est alors qu’ils découvrirons que le problème est plus profond que la simple question de savoir quelle est la langue qui doit dominer Arabe classique, Darja ou Tamazight.




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    ZORO
    25 décembre 2017 - 16 h 38 min

    «  » » »NOUS SOMMES DES ARABES » » »expression déclarée autoritaire et démagogique par une infime partie des algeriens ,ceux la meme qui diront dans un proche futur que BENBELLA a contraint ,pistolet à la tempe les juifs algeriens a parler, chanter et porter des noms en arabe et jamais en berbere.
    Signe ZORO. …..Z……..




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    Anonyme
    25 décembre 2017 - 12 h 13 min

    Excellente analyse,effectivement il faut promouvoir notre darija qui est la base de notre algerianite.
    C est cette langue parlée comprise et parlée par l ensemble du peuple du peuple qui doit être reconnue comme langue d état.
    Cela n empêche pas de continuer à promouvoir tamazigh, langue de nos ancêtres, et l apprentissage d autres langes comme dans tous les pays qui se respectent (Danemark, Norvège, Suède) etc.




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    Youcef BENZATAT
    25 décembre 2017 - 10 h 21 min

    Le non-dit du conflit identitaire

    Youcef Benzatat✍️ Le 25 Décembre 2017

    Depuis l’indépendance, voire depuis la crise identitaire qui a ébranlé le Mouvement national à la veille du déclenchement de la guerre de libération nationale, la question identitaire a toujours été abordée en termes de conflit et jamais sous forme de débat pragmatique en vue de construire un cadre identitaire dans lequel tout algérien et toute algérienne se sentent représentés et sans que personne ne s’estime exclu ou marginalisé.
    A l’autoritaire et démagogique expression « nous sommes arabes, nous sommes arabes, nous sommes arabes », prononcée de manière provocatrice et arrogante par le premier Président Ahmed Ben Bella au tournant de l’indépendance nationale, répond, par une négation de la réalité identitaire en une volonté de repli sur soi et de ghettoïsation ethnique, toute une région par une obsession: «nous ne sommes pas arabes, nous sommes amazighes»
    Plus d’un demi-siècle est passé et nous sommes toujours à la case départ. Ce qui devait être un débat apaisé et responsable pour sortir de cette impasse, c’est transformé en un conflit permanent. Instrumentalisé par les uns et les autres à des fins politiques, provoquant une scission au sein de la population à la limite de l’irréversible avec une surenchère de violence destructrice et meurtrière.
    Au « printemps berbère » et son lot de morts, qui inaugura une escalade d’un cycle sans fin de haine et de division au sein de la population, suivra l’hiver islamiste et ses milliers de morts et de destruction, scellant profondément le sentiment de la différence et de la haine entre les deux protagonistes : Amazighes contre arabo-islamistes. Chacun revendiquant la justesse et la légitimité de son point de vue et rejetant radicalement celle de l’autre, sans jamais avoir osé ouvrir un débat pragmatique pour essayer de reconcilier les deux versions de l’identité, pourtant commune.
    Les conséquences de cette impasse ont débouché sur une conception de l’identité sous une forme bipolaire, de sorte que si vous n’êtes pas avec les uns, vous êtes forcement avec les autres. Désormais, deux choix s’imposent à la population : être amazigh ou arabo-islamiste. Toute autre possibilité est niée et ignorée volontairement. A savoir que, l’adjectif islamiste ne peut se concevoir se conjuguant avec l’amazighité, ni celui de laïc ou athée avec l’arabité.
    Au «printemps noir», avec sa dérive séparatiste, s’opposa la légitimation institutionnelle de la violence identitaire de l’autre partie, sous couvert d’une réconciliation nationale démagogique. Le champ politique et médiatique suivra la même logique, ce qui était embryonnaire et non avoué est devenu une réalité assumée au grand jour. On assiste alors à la formation de deux blocs médiatico-politiques, constitués par des partis politiques et des médias s’identifiant et militant pour l’une ou l’autre cause. Ce que devrait être un débat identitaire, s’est mué en un conflit idéologique et identitaire structurel bipolaire, de sorte que si vous ne participer pas de l’un, ni de l’autre, vous êtes considéré hostile par les uns et les autres.
    Ce refus évident du débat pragmatique par l’une et l’autre partie, en se réfugiant dans la radicalisation et l’extrémisme, par l’entretient et la surenchère du conflit autour de la question identitaire, dissimule en réalité la crainte de voir la réfutation argumentée de leur revendication.
    C’est pour cette raison que le débat pragmatique autour de la question identitaire est le lieu privilégié de sortie de cette impasse et de cette crise structurelle qui empêche la société algérienne d’émerger et d’édifier un Etat démocratique et moderne. Ce débat tant espéré aura la vertu de lever le voile sur un non-dit essentiel du conflit, qu’illustre le parler populaire national, la derja, le métissage millénaire de la population et le caractère transculturel de la culture, refoulé aussi bien par les uns et les autres et que la population dans sa majorité consomme inconsciemment et sourdement.
    Y.B




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      Youcef BENZATAT
      25 décembre 2017 - 12 h 59 min

      Toute l’affection que je recevais de ma mère m’était donnée en derja. Les contes, les histoires et les berceuses qu’elle me narrait pour m’endormir, c’était en derja.
      Lorsque ma curiosité excessive d’enfant avide de savoir agaçait mon père, c’est en derja qu’il me grondait. C’est en derja aussi qu’il s’efforçait de m’expliquer les raisons de son emportement.
      A l’école, au lycée, à l’université, ensuite sur mon lieu de travail, c’est toujours en derja que je répliquais aux provocations et aux vexations de mes camarades. Lorsque l’instituteur, l’enseignant et le professeur, qui m’enseignaient l’arabe et les autres langues étrangères, butaient sur une explication, c’est en derja qu’ils parvenaient à dénouer le galimatias dans lequel nous étions embourbés.
      C’est en derja que les élus de ma nation s’efforcent de s’expliquer, lorsqu’ils sont à cours d’arguments, pour dissimuler leurs mensonges et leurs tartufferies.
      C’est en derja qu’on se consolaient ma bien aimée et moi lorsque nous doutions de notre amour. C’est aussi en derja que nous évoquions nos ébats, nos extases et les échanges intenses de notre affection.
      C’est en derja que je supportais mon équipe préférée de football, commentais les œuvres d’art dans les musées, les films à la sortie des salles de cinéma, lorsqu’il y en avait et marchandait le prix des livres d’occasion, que je chinais dans les rares librairies de la ville, qui ont su résister à la sècheresse qui s’est abattue sur mon pays.
      C’est en derja que je découvris l’immensité du possible, lorsque j’entendais les parlés des habitants de régions lointaines et tous autres habitants entre l’océan et le pays des pharaons. Lorsque je découvris que ma langue avait d’autres sonorités, d’autres musicalités insoupçonnées, qui l’enrichissaient et lui ouvraient le chemin de la démultiplication et de la variation. De Sétif à Guelma, d’Oran à Constantine, de Annaba à Ouargla, de Bechar à Bouira, de Casablanca à Sfax, de Benghazi à Maghnia, d’Est en Ouest, du Nord au Sud, ses couleurs arc-en-ciel et sa poésie en polysémie m’énivrait jusqu’à l’extase et brisait le cercle étroit de mon parlé dans lequel je me sentais enfermé.
      C’est en derja que je découvris que toutes les langues que parlent les hommes convergeaient. Le tamazight, l’arabe, le turc, l’espagnole, l’italien, le français, les langues mortes et celles qui sont encore vivantes paraissent familières à ma derja lorsque je les entendais, a ce point, qu’elle me paraissait toutes les contenir.
      Mes souvenirs, tous mes souvenirs, ceux de mon enfance jusqu’à l’âge adulte, remontent à ma conscience, malgré moi, en derja.
      Je continu à rêver, à faire mes cauchemars, à pleurer et rire en derja. Mes espoirs et mes résignations, mes joies et mes déceptions, m’envahissent aux moments les plus lucides en derja.
      La derja est mon outil ultime de réconciliation avec les autres, avec le monde et avec moi-même.
      Je n’ai rien à lui envier pour me détourner à la transmettre à mes enfants et aux enfants de mes enfants et à toute ma descendance jusqu’à la fin des temps. Car elle est vivante et créative à l’infini, elle est mon souffle et ma voix envers les autres et la voie qui me mène au monde et à l’absolu.
      N’en déplaise aux nostalgiques ! la derja demeurera la langue de mes rêves jusqu’à l’éternité.




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        Zaatar
        26 décembre 2017 - 9 h 31 min

        Après vous avoir lu Monsieur Benzatat, résultats des courses, nous avons un système qui a tout bridé depuis l’indépendance, et qui, pour perdurer et pérenniser son emprise sur les richesses du pays et la rente pétrolière en particulier, use de toutes les ficelles notamment la division par le biais de l’identitaire qui pour une majorité d’Algériens est un principe. la redjla, la dignité, l’identité, la horma et tant d’autres sont ancrés au plus profond de chacune des âmes algériennes.




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      Zombretto
      25 décembre 2017 - 13 h 59 min

      Sans le pouvoir en place, les algériens n’auraient jamais eu le moindre conflit psychologique ou social concernant leur propre identité.
      Il n’y a aucun doute dans mon esprit que ce pouvoir a appliqué une politique délibérée d’abêtisation de la société en décrétant l’arabisation de l’école.
      Depuis toujours ce pouvoir est obsédé de contrôle. ll veut contrôler absolument toutes les facettes de la vie des algériens, jusqu’à leur dicter qui ils sont et ce qu’ils doivent penser. Il n’a jamais voulu l’unité du peuple, seulement l’unanimité de ses applaudissements de toutes les décisions du régime. L’unité du peuple est un danger pour lui et il le sait. Le savoir est aussi un énorme danger pour lui. Il aurait voulu que le peuple ait juste assez de jugeotte pour bien le servir et être prêt à le défendre et mourir pour lui en cas d’attaque extérieure. Il ne veut surtout pas que le peuple ait confiance en lui-même et se sente bien dans sa peau en tant que peuple algérien, différent des autres peuples par ses specificités culturelles et en même temps partie intégrale de l’humanité toute entière, ni inférieur ni supérieur à quelque autre peuple que ce soit sur terre. Il ne veut pas un peuple libre et autonome, il veut un peuple asservi et dépendant. Il agit comme un père excessivement autoritaire qui ruine la vie de ses enfants en empêchant toute initiative de leur part.
      Jusqu’à présent il a pu s’accrocher au pouvoir à cause de la rente des hydrocarbures, mais le futur proche annonce autre chose…




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    hami
    24 décembre 2017 - 16 h 43 min

    L’arabe et l’Islam officiels tels qu’ils sont imposés et enseignés en Algerie par le systéme depuis 1962 ne sont en rien des facteurs identitaires mais plutôt comme des facteurs aliénants maintenant le peuple loin de la politique empêchant l’émergence d’une élite capable (comme celle de Novembre 54 qui a su éclairer le peuple sur les enjeux de la révolution) de réveiller les Algériens de leur léthargie,et réfléchir sur l’avenir de leurs enfants.Nous sommes le seul pays au monde dont la langue officielle n’est parlée que par les officiels et,encore très difficilement.Savez-vous que la langue Derdja est la langue officielle des maltais…
    Nous sommes le seul pays au monde où l’on se soucie très ou pas du tout du devenir du bachelier complètement arabisé qui se retrouve à recevoir l’enseignement des sciences dans une langue (le français..) qu’il a peu ou pas appris du tout au primaire et au lycée.Le pire c’est que personne n’en parle,ni les médias ,ni les partis d’opposition.Durant la colonisation,la Derdja était enseignée comme seconde langue,alors qu’à présent au lieu de développer nos langues maternelles (derdja et tamazigh) qui sont nos seules langues identitaires,on impose l’arabe classique qui a d’ailleurs été très mal enseigné depuis 62.L’Algérie est plurielle de part la multitude de peuples qui s’y sont installée et laissé des traces qui ressortent dans la richesse de notre patrimoine immatériel(Romains,vandales,arabes,turcs,francais etc..
    Ainsi la personnalité de l’algérien est multidimentionnelle (elle est avant tout berbère ,romaine, vandale ,arabo-musulmane,turque,française..).C’est celà sa vraie identité,elle n’est pas arabe,comme les arabo-baasthiste tentent de nous l’imposer.L’Algérien est déstabilisé dés lors qu’on lui soutire une seule de ces composantes.Or Ces mêmes arabo-baathistes qui se sont insinués dans le système nous ont privés de toutes nos composantes pour nous imposer seulement la composante arabo-islamique.C’EST CELA LE GRAND PROBLÈME DANS NOTRE PAYS.Nous n’avancerons pas vers la lumiere tant et aussi longtemps que ce problème est ignoré ou écarté.




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    Karamazov
    24 décembre 2017 - 15 h 12 min

    Quand je parle d’identité je ne dis pas que les kabyles ont une identité à part. je ne le pense pas du tout. Je peux être plus proche d’un Oranais d‘un Constantinois que de mon propre frère. Mais qu’on ne dise pas qu’il n’y pas d’identité ou du moins d’identification.

    C’est par rapport à ça qu’il y a des postures. Le : « nous sommes des arabes , nous sommes des arabes, nous sommes des arabes » c’est quoi ?

    Vous dites que thamazight est une langue fossilisée et que l’arabe littéraire une langue morte ? Ok !

    Alors anglais langue nationale, et tout ce qu’on veut comme langue régionale, pourquoi pas !




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      ZORO
      24 décembre 2017 - 17 h 14 min

      A ceux qui doutent de la langue du coran en Algerie. et à ceux qui prétendent , qu elle est morte ,je vais vous donner des chiffres et il n y a pas meilleurs revelateurs que les chiffres a ce que je sache. A l aube de l independance l Algerie ne comptait pas plus d une centaine de mosquee actuellement c est 20000 minarets qui se dressent dans les hauteurs pour faire un appel a la priere 5 fois par jour au total 100.000 appel par jour en ARABE.En une annee cela donne 36500000 adhan en arabe. La willaya de tizi compte a elle seule 1000 mosquees .Ces appels et rappels de l arabe aux musulmans peuvent ils laisser ignorer cette langue choisie par Dieu??




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    Chaoui
    24 décembre 2017 - 14 h 36 min

    Voilà qu’on nous invente un nouveau..Peuple ! Le « peuple arabophone » !!!
    En Algérie, il n’y a pas de « peuple arabophone », mais un PEUPLE ALGÉRIEN d’origine BERBÈRE.




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      AÏT Chaalal
      24 décembre 2017 - 16 h 47 min

      Mais c’est vraiment hallucinant de lire un tel article qui met la langue ancestrale et originale de peuple Algérien au même titre de la dialecte algérienne qui est en vérité une dérivation de plusieurs langues ( Thamazight, le Français , l’Espagnole , la langue Turc et la langue Arabe et même le latin ). Monsieur Kenzi, la « darija » et le produit final de très longues années de génocide culturel qu’a subit le peuple Algérien dans son ensemble durant des siècles et des siècles. la langue Amazighe n’est pas du tout un fruit de hasard, elle est le produit de plus de 20000 ans d’histoire dans cette région qu’on appel l’Afrique du nord .Ceux qui veulent limités géographiquement la langue berbère on disons que la langue berbère est coincé géographiquement entre les Aurès ( le pays Chaoui ) et le massif de Djurdjura ( la grande kabylie et la pleine de Mitidja ) n’ont rien compris de l’histoire de ce pays. Il suffit juste de lire les ouvrages des premiers médiévistes espagnols pour comprendre bien la contribution de la langue berbère dans les ouvrages scientifiques qui ont étaient traduit en arabe en Andalus. D’après le très célèbre sociologue Ibn Khaldoun. Les Zénètes ont mis peu de soin à conserver les détails de leur histoire et pense que la cause de cette négligence, fut le grand progrès que la langue et l’écriture arabe connurent à la suite du triomphe de l’islamisme et qui finirent par prévaloir à la cour des princes indigènes . Aussi, ajoute-t-il, elle la race Zénatienne berbère négligea sa propre histoire et sa propre culture amazigh, au point d’en laisser tomber une grande partie dans l’oubli .




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    Abou Stroff
    24 décembre 2017 - 13 h 21 min

    je pense qu’une langue ne s’impose pas par décret et encore moins par volontarisme.
    une langue se construit, évolue et s’enrichit (grâce, en particulier à des apports externes) si ceux qui la pratiquent, travaillent, produisent, innovent, couvrent leur environnement (au sens large) de leur production et obligent autrui à l’apprendre pour vivre son temps.
    en d’autres termes, l’arabe littéraire et tamazight ne pourront jamais s’imposer en tant que langues (même s’il est décrété que les deux langues sont les langues officielles de l’algérie) tant que ceux qui utilisent ces langues se réduisent ou sont réduits à des tubes digestifs ambulants consommant passivement les productions d’autrui.
    je pense donc que l’arabe littéraire et tamazight sont, au moment présent, des langues mortes (au regard du vécu de ceux qui s’en réclament) et que ce serait une perte de temps irrattrapable si nous les imposions aux algériens lambda.
    remarquons au passage que l’anglais américain s’impose au monde entier parce que les USA représentent la première puissance économique mondiale et que le chinois est en train de s’imposer parce que la chine est en train de s’imposer comme future première puissance mondiale (les yankees et les chinois passent ils leur temps à discourir sur leur langue officielle?).
    quant à l’arabe littéraire, je pense que le fait de s’accrocher à cette langue figée et quasi morte est en partie responsable de l’état d’arriération de tous les pays dits arabes, sans exception.
    moralité de l’histoire: il me semble que la « daridja » est la langue des algériens et que c’est cette dernière que les spécialistes ont obligation de la codifier.
    PS: quant à cette histoire d' »identité » que l’on nous balance à tout bout de champ, je pense, que cette notion (floue?) repose sur une conception a-historique de l’individu humain qui aurait perdu son essence immuable et qui devrait y retourner (d’où ce retour en arrière prôné aussi bien par les défenseurs de la langue arabe littéraire que par les défenseurs de tamazight) pour se réaliser. or, l’essence humaine, qui est tout sauf statique, est, d’abord et avant tout, « l’ensemble des rapports sociaux » qui lient et opposent les êtres humains au sein d’une formation sociale donnée et qu’à ce titre ces derniers s’inscrivent dans une dynamique sans fin.




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    Zombretto
    24 décembre 2017 - 13 h 08 min

    A méditer pour ceux qui parlent avec mépris des « dialectes », « créoles » et autres galimatias sans prestige : Quelles sont les deux langues les plus prestigieuses dans le monde ? Réponse : l’anglais et le français.
    1-) L’anglais comporte 80% de mots empruntés à d’autres langues, dont une très grande partie vient du vieux français et du français moderne. Il y a aussi du grec, du latin, de l’espagnol, de l’italien, etc. Et il n’y a pas que le vocabulaire, car même la structure de la langue est lourdement affectée par les influences étrangères, si bien qu’un anglais de l’an 1600 comprendrait très peu aujourd’hui en Angleterre ou aux USA, et un anglais de l’an 1200 ne comprendrait pas un traître mot.
    2-) Qu’est-ce que le français ? Du très, très mauvais latin. Du latin exécrable, ridicule…si on le présentait comme du latin. Mais justement, on n’essaye pas de le faire passer pour du latin, il a seulement poussé à partir du latin et il a grandi en quelque chose de plus riche que le latin.
    C’est comme ça que les langues évoluent, sinon elles crèvent. L’arabe classique n’est que le résultat de milliers d’années d’évolution. Il a crevé depuis longtemps déjà, mais les arabes refusent de l’admettre. Tant pis pour eux, ils continueront à poursuivre le savoir supérieur dans les autres langues.




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    Karamazov
    24 décembre 2017 - 12 h 47 min

    Comme à ses habitudes KN vient foutre la m ….. en semant la discorde là où il lui est lui est le plus facile.

    Il induit d’abord le droit aux langues maternelles avant de démolir toute son argumentation en insinuant qu’elles ne sont pas utiles.

    Les linguistes ne disent-ils pas une langue est un dialecte qui a réussi ?

    A l’inverse les mères des langues actuelles ont presque disparues : le Latin et le Grec. La langue française et anglaise dans leur état actuelles n’existaient pas il y a seulement cinq siècles et ne sont à la base qu’un ramassis de dialectes régionaux. Sans parler des langues artificielles le morse l’espéranto , la langue des signes, et j’en passe .

    Le problème dépasse largement la question de la langue : il s’agit d’une question d’identité et de culture et surtout de projet de société. Je suis foncièrement pour tamazight mais je n’accepterais jamais de vivre dans un émirat kabyle.

    Ne réduisez pas le problème identitaire kabyle à une question de langue même si celle -ci est centrale dans la revendication : il y a un problème culturel.

    Tous les algériens gagneraient à s’émanciper de l‘apesanteur actuelle, thamazight ne doit pas être un obstacle à l’émancipation.

    Quant à la derja que certains qualifient avec mépris de créole arabe, je leur pose la question suivante : pourquoi donc derdja ? Cette langue, comme thamazight, est à l’image des populations qui la parlent.

    S’il n’y avait pas de dos d’ânes « doudanates » existerait-il ?




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    Zombretto
    24 décembre 2017 - 12 h 05 min

    Je connais plus de kabyles qui défendent l’arabe maghrébin que d’arabophones. Ce n’est pas la faute des kabyles si les locuteurs arabophones méprsient leur propre langue. C’est comme renier sa propre mère sans même s’en rendre compte.




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    Anonyme
    24 décembre 2017 - 10 h 41 min

    C quoi cet acharnement contre la langue arabe?vous voulez une langue créole ? Quelle langue a été utilisée à El andalous (Espagne actuelle) pendant 8 siècles ? n’est-ce pas l’arabe? et se habitants sont en majorité originaire d’Afrique du nord et lors de leur expulsion étaient expulsés vers l’Afrique du nord et utilisant cette langue.il faut étudier en détail cette langue andalouse qui était la lumière du monde.il y a bcp de haine pour langue du coran chez certains kabylistes




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      Zaatar
      24 décembre 2017 - 10 h 51 min

      Et pourquoi pas le créole tiens… KOLè Séré et Kassav, ça fout une bonne ambiance au moins. La langue utilisée pendant 8 siècles en andalousie et alors? quel statut cela lui procure t’il? selon quels critères? Oui c’était la lumière du monde, mais elle ne n’est plus et il faut chercher les raisons. Son temps est effectivement révolu, et il faut passer à autre chose. Mais pourquoi pas chacun sa langue maternelle? Les nord africains sont bien des amazighs non? le problème se trouve donc résolu… sauf effectivement pour certains. Et puis l’arabe… c’est en Arabie qu’il faut le trouver…




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      Nourdine
      24 décembre 2017 - 13 h 47 min

      Pourquoi pensez vous qu’il y a acharnement contre la langue arabe par les kabyles ? Cette langue que vous appelez aujourd’hui andalouse n’est-elle pas enseignée dans toutes les écoles d’Algérie ? La Kabylie n’a t-elle pas les meilleurs résultats scolaires ? Zakaria, amazigh et fier de l’étre, a-(t-il écrit Kassamen en créole ? Le Coran est-il venu unifié ce que Dieu a diversifier ? Si c’est oui, c’est que vous avez une piètre opinion du Coran et que votre manière de penser ne peut que le desservir.

      Vous citez le créole d’une manière hautaine et péjorative, pensez vous être supérieur aux humains qui parlent créole ? Dieu a-t-il puni les gens qui parlent pas arabe ?




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    anonyme
    24 décembre 2017 - 10 h 34 min

    Pourquoi pas ? Nous abâtardissons tout ce que nous touchons; continuons !!!




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    dadi
    24 décembre 2017 - 9 h 58 min

    youghourta ne s’exprimait pas en sa langue maternelle il parlait a tous les numides en PHENICIEN .QUI DIt MIEUX??




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      Anonyme
      24 décembre 2017 - 10 h 20 min

      L’armée dicte la citoyenneté. Vous choisissez pour nous la langue et la religion, plus l’histoire: colonialisme hallal




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      Nourdine
      24 décembre 2017 - 13 h 53 min

      C’est totalement vrai, vous pouvez écouter les enregistrements sonores à la bibliothèque nationale- un hic, c’est pas en dolby stéréo.




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      Genséric
      28 décembre 2017 - 23 h 43 min

      LES INSCRIPTIONS SUR LE MAUSOLE DE MASSINISSA SONT EN PUNIQUE !!!

      langue phénicienne, sémite.
      C’était la langue parlée par massinissa et ses enfants !
      Qui dit mieux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ??????????????????




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    Massi
    24 décembre 2017 - 9 h 37 min

    Beaucoup sont Amaziphones de naissance mais aucun algérien n’est Arabophone de naissance.
    La loi doit se borner à codifier et à entériner les coutumes et les mœurs… alors a-t-on le droit de se débarrasser d’une langue aussi belle que la nôtre, la langue de mes Aïeux??




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    kaci
    24 décembre 2017 - 9 h 34 min

    On a pas à nous arabiser pour etre citoyens juste parce que la famille revolutionnaire aurait décidé. Ici c’est chez nous et un Etat arabe ne nous repprésente jamais! Les arabisés, base sociale du régime, doivent savoir que le choix unilateral cessera avec la derniere goutte de petrole.
    L’armée quand elle est l’expression de son peuple ne fait pas le choix d’identité malgré son peuple. En Algerie par contre c’est depuis le Caire qu’on a dessiné ce que devrait etre l’Algerie. Chaque terre a sa langue et chaque langue a son peuple.




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    ziad
    24 décembre 2017 - 9 h 29 min

    Mais Mr. K.N. de quel dialecte arabe parlez vous?
    eh oui, il faut le dire et repeter, notre darja est un pataouec ridicule: un enchainement de termes francais « algerianisés »: frinit, accelerit, debrayit… non monsieur ce n´est pas un dialecte, c´est du n´importe quoi!
    il faut admettre que nos voisins à l´ouest et à l´est ont un dialecte propre à eux avec beaucoup plus de termes arabes qui s´accordent avec leur façon de parler. quant à nous: roh jibli el bilan medical!
    Dernierement un ami m´a conseillé d éviter une route car « maâmra be dodanat » (pluriel de dos d’âne)!!!




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    Rani Zaafane
    24 décembre 2017 - 8 h 09 min

    Désolé de vous dire monsieur le rédacteur de l’article que la Darija n’est pas notre langue maternelle, c’est un ramassis de mots et de verbes issus de plusieurs langues ( l’Arabe, le Tamazigh, le Français, le Turc et que sais je encore?), il s’agit d’un dialecte qui évolué à travers le temps sans règles et qui est la conséquence du colonialisme, notamment français.




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      Anti Khafafich ⴰⵎⴳⵉⵍⵍ ⵜⵉⵢⵉⵍⵍⵉ
      24 décembre 2017 - 9 h 53 min

      les langues des autres nations sont elles descendues du ciel ? et puis pourquoi ajouter le turc ? a cause de quelques mots dans notre dialecte ? l’espagnol serait plus crédible dans ce cas!! Même le Coran utilise des mots d’autres nations telle que la perse par exemple, qu’allons nous dire dans ce cas, l’arabe est un ramassis de mots ? ou on en fait une exception ? pas d’accord avec toi mon ami, notre dialecte est parfaitement bon pour être pris en charge au plus haut niveau comme pour tamazight puisque c’est la langue maternelle d’environ 50% de la population.
      ce tabou sur nos dialectes doit cesser, nous n’allons plus avoir honte devant les moyen orientaux, on nous a bassiné avec leur khoroto de langue arabe parfaite qu’eux mêmes n’utilisent pas. Tout ce qu’il y a c’est qu’ils se sont mis d’accord pour considérer leur dialecte comme étant de l’arabe pur alors que c’est faux, alors à nous aussi de considérer que nos deux principaux dialectes qui se ressemblent grammaticalement car s’allaitent de la même source comme étant des langues pas moins importantes que le francais ou l’arabe. Au contraire, nos deux dialectes sont parfaitement des langues car elles se sont améliorées au contact d’autres civilisations. voilà comment on devrait prendre les choses, pas en continuant de se rabaisser devant les moyen orientaux ou les occidentaux. athala fi rouhak sahbi




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      kantar
      24 décembre 2017 - 9 h 54 min

      Hélas, votre réaction témoigne d’une mentalité de colonisé par les tenants de l’arabe classique. Vous refusez de voir l’évidence. L’arabe classique ne sera jamais la langue du peuple. Ecoutez parler des enfants devant une école algérienne. Ils parlent en Daridja. C’est la meilleure preuve que l’arabe classique est rejeté et le sera toujours car c’est une langue étrangère. La Daridja est un mix de Punique; d’arabe, de berbère et de Turc. Toutes les langues sont un mix Même le Français comprend plus de 500 mots en arabe. C’est une langue séculaire qui mérite d’être promue en tant que langue nationale. Si elle etait reconue nous pourrions aller très loin dans son utilisation à tous les niveaux de l’enseignement, de l’administration et dans de nombreux secteurs. Sans compter qu’elle est mieux parlée et comprise par les berberophones.




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      hami
      24 décembre 2017 - 16 h 53 min

      @raniZaafane
      Sans vouloir t’offenser tu n’es qu’un arabo-baathiste sans personnalité.Tu oses insulter ta langue maternelle,celles de tes parents,de tes aïeux.Je me demande quelle langue parles-tu quotidiennement.Je te vois mal en train d’échanger avec tes proches ou amis avec de l’arabe classique. De plus ton pseudo RaniZaafane, de quelle langue est-il issu?




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        Rani Zaafane
        25 décembre 2017 - 8 h 16 min

        A Hami. Dans votre réponse je n’ai vu que des insultes ! Franchement je ne peux pas répondre à des insultes, ça veut dire quoi arabo -baathiste ?! je croyais qu’il s’agissait d’un espace pour l’échange d’opinions ! Alors continuez dans votre démarche improductive.




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