Les nouvelles mesures d’encadrement des importations précisées par le ministère du Commerce

importations taxe supplémentaire préventive
Il s’agit d'une taxe supplémentaire provisoire préventive aux importations de marchandises destinées à la consommation. D. R.

Les nouveaux mécanismes d’encadrement des opérations d’importation de marchandises ont été précisés par le ministère du Commerce dans un communiqué publié par l’agence de presse nationale.

Le ministère note que pour l’année 2018, les opérations d’importation de marchandises peuvent être opérées librement conformément aux dispositions de l’ordonnance de juillet 2003, modifiée et complétée, relative aux règles générales applicables aux opérations d’importation et d’exportation de marchandises ainsi que celles prévues par la loi de finances pour 2018. Cependant, des mesures d’encadrement spécifiques à certaines marchandises sont introduites à travers des dispositifs à caractère tarifaire, quantitatif et bancaire.

Mesures à caractère tarifaire

Parmi les mesures à caractère tarifaire prévues par la loi de finances 2018, le ministère cite l’élargissement de la liste des marchandises soumises à la Taxe intérieure de consommation (TIC) au taux de 30% pour 10 familles de produits finis : saumon, fruits secs sans coque et séchés, épices, sucreries, confiseries, préparations à base d’extraits et d’essence liquide, modems et décodeurs numériques, avertisseurs d’incendie, appareils électriques avertisseurs et micro-ordinateurs. La désignation des produits et leurs positions tarifaires sont précisées dans l’article 32 de la loi de finances 2018.

Il y a aussi le relèvement des droits de douane pour 32 familles de produits finis : graines de tournesol, ouvrages en matière plastique, fours, appareils de filtration des eaux, des boissons et des huiles minérales, parties de filtre à air, appareils de levage, ponts roulants, portiques mobiles, consommables informatique, micro-ordinateurs portables et tablettes, unités centrales et serveurs, unités de mémoire, lecteurs de carte mémoire, articles pour tuyauterie, parties pour modems et téléphones, cartes de décryptage, connecteurs, câbles électriques, bennes à ordures, carrosseries pour tracteurs et camions, remorques frigorifiques, préparations d’arachides, articles de robinetterie, transformateurs électriques, compléments alimentaires, sodas et eaux minérales, piles et batteries, téléphones cellulaires, boissons. La désignation détaillée des produits et leurs positions tarifaires sont précisées dans l’article 115 de la loi de finances 2018.

Mesures à caractère quantitatif

Concernant les mesures à caractère quantitatif, le ministère du Commerce précise qu’il s’agit de la suspension provisoire à l’importation de 45 familles de produits finis : fromages, yaourts et produits lactés, fruits secs, fruits frais (à l’exception de la banane), légumes frais (à l’exception de l’ail), viandes (à l’exception de certaines catégories), dérivés de maïs, préparation de viandes ou de poissons, sirop de glucose, chewing-gum et bonbons, chocolats, viennoiseries, pâtes alimentaires, dérivés de céréales, conserves de légumes, tomates préparées ou conservées, confitures et gelées, fruits conservés ou préparés, jus, préparations alimentaires, préparations pour soupes et potages, eaux minérales, pigments, arômes, dextrine et amidon, produits plastiques finis et semi-finis, caisses et caissettes en bois, papier hygiénique, tapis, ouvrages en asphalte, marbre et granit finis, céramique finie, glace et verre, moissonneuse-batteuse, articles de robinetterie sanitaire, fils et câbles, tracteurs agricoles, chaises et meubles, lustres, produits détergents, ciments, articles électroménagers et téléphones mobiles.

Les suspensions à l’importation de ces biens et marchandises «sont limitées dans le temps», souligne le ministère du Commerce, en avançant qu’«il sera procédé à leur levée progressivement mais avec ou sans le maintien ou l’augmentation des taxes et autres droits frappant l’importation et la commercialisation de ces produits».

La désignation des produits et leurs positions tarifaires sont précisées par les dispositions du décret exécutif pris en application de l’article 116 de la loi de finances 2018.

Contingent quantitatif pour les véhicules automobiles

Le ministère du Commerce indique également qu’il est mis en place un contingent quantitatif pour les véhicules automobiles, à l’exclusion des collections CKD/SKD destinées au montage de véhicules. Le contingent portera sur les positions tarifaires 87-01, 87-02, 87-03, 87-04 et 87-05 (notamment les véhicules de tourisme, de transport de marchandises et de transport de personnes).

L’accès aux licences d’importation et plus particulièrement celles devant régir les contingents tarifaires fixées dans le cadre de l’Accord d’association avec l’Union européenne s’effectuera par voie d’adjudication, sur la base d’une mise à prix, par référence au modèle de cahier des charges approuvé par l’arrêté interministériel fixant les conditions et les modalités d’accès par voie d’enchères au contingent ou à ses tranches. L’avis public d’ouverture du contingent précisera la nature et la consistance des marchandises dont l’importation est soumise à l’obtention d’une licence. Seuls les opérateurs économiques dont l’activité de production ou de distribution est liée directement aux produits soumis au contingent ouvert pourront soumissionner. La désignation des produits et leurs positions tarifaires sont précisées dans les avis d’ouverture du contingent.

Autres mesures

Le ministère du Commerce rappelle qu’en application du règlement de la Banque d’Algérie daté d’octobre 2017, les domiciliations bancaires relatives à l’importation des marchandises destinées à la revente en l’état et ne constituant pas un intrant industriel doivent être accomplies dans un délai minimum d’un mois avant la date d’expédition de ces marchandises avec une couverture financière de 120% du montant de l’opération. Le document exigé au moment de la domiciliation bancaire est le certificat phytosanitaire ou certificat vétérinaire délivré par les services compétents du ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, pour ce qui concerne l’importation de bananes, blé, viandes bovines, poisson (à l’exception de la sardine), orge et ail.

Quand il s’agit d’importation des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle et de produits toxiques ou présentant un risque particulier, le document exigé est l’autorisation technique préalable délivrée par les services du ministère du Commerce.

Les importateurs ainsi que les producteurs des produits visés et disposant déjà d’une autorisation préalable devront prendre attache avec la direction de commerce de wilaya territorialement compétente à l’effet de se conformer à la nouvelle procédure d’octroi de l’autorisation préalable en question. Il est exigé un document officiel établi par une autorité dûment habilitée dans le pays de provenance et/ou d’origine, attestant que les marchandises à importer sont effectivement et librement commercialisées sur leur territoire, conformément aux dispositions de l’article 12 du décret exécutif de mai 2012 relatif aux règles applicables en matière de sécurité des produits.

Toute information ou précision relative au mécanisme d’encadrement des opérations d’importation de marchandises sera portée à la connaissance des opérateurs économiques par voie de presse et sur le site internet du ministère du commerce (www.commerce.gov.dz) où le prototype d’attestation de libre commercialisation peut être téléchargé.

R. N.

Comment (2)

    MELLO
    2 janvier 2018 - 16 h 48 min

    La seule et unique mesure à prendre , sans penser aux autorisations d’importations ou d’exportation et autres, c’est de libérer le commerce extérieur pour tout détenteur de moyens financiers SANS avoir à passer par la banque. L’Etat ne doit pas s’immiscer dans la gestion des opérateurs. Son rôle consiste à réguler et à faciliter leurs activités en leur créant un environnement favorable et des incitations fiscales et financières appropriées.




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    Tinhinane
    2 janvier 2018 - 12 h 47 min

    L’Algérie importe tous ces produits cités ci-dessus ?? Je comprends pourquoi nos jeunes son en chômage.
    L’Algérie ne produit RIEN… même pas la confiture. Je comprends pourquoi les ventres de nos ministres sont gonflés. Ils ne font rien bouger.




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