Le prix du baril de pétrole s’est établi mercredi à 67,24 dollars

Le prix du panier de référence du brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est établi mercredi à 67,24 dollars le baril
Le champ pétrolifère de Hassi R'mel. D. R.

Le prix du panier de référence du brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est établi mercredi à 67,24 dollars le baril, contre 66,39 dollars la veille, a indiqué jeudi l’organisation sur son site web. Introduit en 2005, le panier de référence de l’Opep comprend 14 types de pétrole, dont le Sahara Blend (Algérie), l’Iran Heavy (Iran), Es-Sider (Libye), Basra Light (Irak), Bonny Light (Nigeria), Arab Light (Arabie Saoudite), Girassol (Angola) et le Mery (Venezuela).

Mercredi, les cours du pétrole se stabilisaient, proches de leurs sommets en fin d’échanges européens, reprenant leur souffle après une nouvelle baisse hebdomadaire des stocks de brut aux Etats-Unis. En début de soirée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 68,88 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 6 cents par rapport à la clôture de mardi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de février prenait 29 cents à 63,25 dollars. Le prix du WTI a atteint vers midi 63,67 dollars, son plus haut depuis décembre 2014. Le cours du Brent avait, pour sa part, grimpé au même moment à 69,37 dollars, à son plus haut depuis mai 2015.

Les cours ont ensuite effacé une partie de leurs gains après la publication des données officielles du Département américain de l’Energie (DoE) sur les réserves arrêtées au 5 janvier. «Les prix ont reculé, car la baisse des stocks de brut est couplée à un envol des stocks d’essence et de produits distillés», a expliqué un analyste. Les réserves commerciales de brut ont baissé de 4,9 millions de barils pour s’établir à 419,5 millions, quand les analystes interrogés par l’agence Bloomberg tablaient sur un recul de 3,75 millions de barils. Les réserves d’essence ont, de leur côté, augmenté de 4,1 millions de barils, soit davantage que les 3,55 millions de barils anticipés par les analystes. Les stocks de produits distillés (fioul de chauffage, etc.) ont grimpé de 4,3 millions de barils, alors que les analystes anticipaient une hausse de 2,25 millions de barils.

A l’inverse, les marchés semblaient totalement ignorer les prévisions de production américaine à horizon deux ans publiées mardi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). L’EIA a affirmé que les Etats-Unis extrairont plus de 10 millions de barils par jour en moyenne dès le premier trimestre 2018 et plus de 11 millions d’ici à la fin de l’année 2019, soit davantage que la production de l’Arabie Saoudite et de la Russie à la fin 2016. Ces deux pays sont les piliers de l’accord de baisse de la production qui engage l’Opep et dix autres pays depuis début 2017 et qui a été renouvelé en novembre jusqu’à fin 2018. «La baisse très marquée des stocks de pétrole rend nécessaire une hausse de la production pour satisfaire une demande mondiale très forte, d’où une poursuite du mouvement de hausse sur les prix», a toutefois réagi un analyste.

Dans son dernier rapport, l’Opep a indiqué qu’en 2018, sa production de brut devrait atteindre 33,2 mb/j, un chiffre supérieur aux niveaux de production de cette année (32,8 mb/j), mais moins qu’anticipé jusqu’alors. Pour rappel, la production de brut de l’organisation a baissé en novembre dernier, selon le rapport, qui précise que les quatorze pays du cartel ont pompé un total de 32,45 mbj en novembre, soit 133 000 barils par jour de moins qu’en octobre. Le déclin a surtout été marqué en Angola, en Arabie Saoudite, au Venezuela et aux Emirats arabes unis.

La croissance de la demande mondiale de pétrole devrait, pour sa part, atteindre 1,51 mb/j en 2018 (contre une précédente prévision de 1,26 mb/j), pour atteindre 98,45 mb/j, estime, par ailleurs, l’Opep, selon qui la demande a aussi été plus forte que prévu cette année. Pour les pays non Opep, l’offre devrait progresser de 0,99 mb/j pour atteindre un total moyen de 58,81 mb/j sur l’année 2018. La croissance devrait encore être forte aux Etats-Unis avec l’essor des pétroles non-conventionnels. Toutefois, l’Opep table dans l’ensemble sur «une nouvelle réduction des stocks mondiaux excédentaires, conduisant à un marché équilibré d’ici la fin 2018».

Le rapport a noté, par ailleurs, des «indications grandissantes sur le fait que le marché s’achemine tranquillement vers un rééquilibrage» sur fond de stocks en diminution, de demande saine et de tensions géopolitiques. Dans ce cadre, le secrétaire de l’organisation, Mohammed Barkindo, avait estimé en décembre que «le processus de rééquilibrage du marché est en bonne voie, soutenu par des niveaux de conformité historiquement élevés de la part des pays participant aux accords de limitation de la production».

R. E.

Comment (3)

    Houari31
    12 janvier 2018 - 11 h 20 min

    Ce dont je suis certain est que l’augmentation des prix de l’essence et de certains autres produits subventionnés par le trésor public ont réduit sensiblement le trabendo de ces produits vers la Maroc d’où la création du Hirak dans l’Oriental.

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    Anonyme
    11 janvier 2018 - 21 h 44 min

    Brent, à 67 Dollar où plus = Dépenses, gaspillages, mauvaise gestion, corruption, et fuite en avant,
    Dans la très mauvaise stratégie de gestion de l’économie algérienne par des clans affairistes-corrompus- mafieux, au sommet de l’état
    En Algérie, c’est une crise morale des valeurs,
    Le pays a besoin d’assainissements, de réformes, de restructurations, de démocratie, de justice, et de transparence
    Pour sauver le pays de la faillite totale

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    Mohamedz
    11 janvier 2018 - 13 h 22 min

    Une information qui ne va pas plaire ni au Roitelet M6 ni à ses sbires du Makhnez surtout que on sait que : 1/- le déficit du commerce extérieur s’est établi à 19,4 Milliards de dollars pour l’année 2017. 2/- les féodales Monarchies arabes du Golfe refuse de tenir leur promesse relative au don de 5 Milliards de dollars promis en 2015 d’où la dernière tournée au Golfe des Ministres des finances et des affaires étrangères du Makhnez.

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