Les cadres et militants du FFS détenus à Ghardaïa acquittés

Un important collectif d’avocats a été mobilisé pour assurer leur défense
Hadj Djilani considère que ces militants ont contribué activement à ramener le calme. New Press

Par R. Mahmoudi – Dans une alerte diffusée sur sa page Facebook, le chef du groupe parlementaire du FFS, Chafaa Bouaiche, a annoncé que les militants de son parti détenus à la prison d’El-Ménéa viennent d’être acquittés aujourd’hui, jeudi, au terme d’un procès qui a eu lieu au tribunal criminel de Ghardaïa.

Il s’agit du secrétaire national du FFS chargé de la solidarité, Mosbah Hamou, des membres du conseil national, des cadres de la fédération de Ghardaïa et des militants de la société civile. Une forte délégation du parti, comprenant des membres de l’instance présidentielle, le premier secrétaire, le chef du groupe parlementaire, des membres du secrétariat national, des parlementaires et des élus et cadres du FFS, s’était déplacée mercredi à Ghardaïa pour assister au procès.

Un important collectif d’avocats a été mobilisé pour assurer leur défense, avait annoncé dans un communiqué rendu public le même jour le premier secrétaire Mohamed Hadj Djilani. Celui-ci a exigé «l’extinction des poursuites judiciaires» contre ses cadres appelés à comparaître devant le tribunal criminel de Ghardaïa jeudi pour répondre des accusations de constitution «d’association de malfaiteurs dans le but de renverser le régime», «d’incitation des citoyens à prendre les armes contre l’autorité de l’Etat» et «d’atteinte à l’intégrité territoriale du pays».

Mohamed Hadj Djilani considérait que «ces militants qui ont contribué activement à ramener le calme et à rechercher une solution pacifique et durable à la crise qui a ensanglanté cette région du pays n’ont jamais dérogé à la lutte pacifique dans le cadre légal».

R. M.

Comment (8)

    tikjda10
    19 janvier 2018 - 22 h 28 min

    @Amazigh DZ19 janvier 2018 – 15 h 28 min ////Et que faut-il comprendre de ton commentaire contradictoire et incompréhensible ?l’essentiel les détenus avaient été jugés équitablement et un juste acquittement, alors toute ta littérature n’a aucun sens, a part si tu souhaites allumer un autre foyer de tension……………………………………………………………………………………………………………………………………………….Réponse / Monsieur, mon commentaire est écrit d’une manière très simple et en plus dénués de contradictions. Et s’il y a contradictions, qu’est ce qui tu attends pour les relever? Quant à dire que les détenus avaient été jugés équitablement, tu devrais savoir que ces citoyens acquittés par la cour de justice de Ghardaia, croupissaient déjà dans la prison, c’est à dire depuis novembre 2016.Une année et trois mois passés en prison privés de liberté, est un temps trop long, à mon avis.Si tu te mettais à leur place tu sentiras sûrement que cette période es éternelle. En plus ce qui m’intrigue dans cette affaire, c’est comment mettre en prison les citoyens et les laisser pourrir dans la prison pendant une année pour ensuite les innocenter.Ton intelligence(si tu en as) doit te permettre de réagir à cette injustice qui est flagrante pour feinter ne pas la comprendre.Pour ce qui du conflit dans la région de Ghardaia, je dirai que ce n’est pas un conflit ethnique puisque ces deux populations berbères (Chaambas qui sont des Zénètes arabisés) et les Mozabites, mais ce conflit était attisé surtout par la mafia du foncier venus en dehors de la région qui avait mis le feu à la région pour ensuite s’échapper aux poursuites judiciaires, sans oublier le wahhabisme(qui continue de faire des ravages d’ordre idéologique chez nous) qui avait exploité les différences religieuses entre ces deux populations.Pour terminer dis toi que c’est loin de moi l’idée de chercher à « allumer un autre foyer de tension ».Mais oser du coté du pouvoir politique à transformer cet événement en accusation grave des innocents telle :  » association de malfaiteurs dans le but de renverser le régime »…, je te dirai vas y raconter ces mensonges aux naïfs comme toi. Chez moi ces mensonges ne passent jamais.

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    MELLO
    19 janvier 2018 - 18 h 23 min

    Le fait qui épate plus d’un est comment se fait-il que dans un pays où la religion est consacrée dans la constitution comme une constante nationale, le président du tribunal n’en jette même pas un œil pour en savoir que dit-elle lorsqu’il subsiste un conflit entre deux groupes. Eh bien, une sourate est très claire la dessus : « Et si deux groupes de croyants se combattent, faite la réconciliation entre eux. Si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, combattez le groupe qui se rebelle jusqu’à ce qu’il se conforme à l’ordre de Dieu. Puis s’il s’y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Dieu aime les équitables ». Cependant, ce qui est répréhensible dans sa démarche ce n’est pas seulement le fait de consulter la religion ou pas, le problème c’est pourquoi a-t-elle été inscrite dans les premiers articles de la constitution s’il n’y aucune volonté manifeste d’en faire appel quand elle propose une issue à la crise ? . De l’autre coté , chaque être humain est appelé un jour ou l’autre à solliciter le pardon, parfois à l’accorder, et si ce cas de figure n’existe pas, aucune paix ne peut subsister sur la planète. De plus, si le FFS existe encore c’est grâce à la vigilance de ses militants au niveau national, car le régime algérien ne tolère ni syndicat autonome ni parti qui ne se soumettent pas à l’orientation du régime. Par cette décision, osons espérer , maintenant, la mise en place d’un processus de démocratisation du pouvoir, de son exercice et de son contrôle qui doit constituer le chemin de la sécurité nationale, de la stabilité et de l’espoir.

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    Anonyme
    19 janvier 2018 - 18 h 00 min

    Les accusations sont trop grossières pour être confirmées. Le pouvoir a eu l’intelligence de faire marche arrière et se sortir de ce mer…. Mais le dossier n’est pas clos ; qui étaient ces baltagias qui ont semé la fitna, en utilisant même les mosquées ? les coupables sont connus mai le pouvoir aura t-il le courage de s’attaquer à cette puissante maffia qui sème le désordre, au quatre coins du pays, à chaque fois que leurs intérêts criminels sont en jeu ?

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    tikjda10
    19 janvier 2018 - 0 h 21 min

    Que faut-il comprendre de l’emprisonnement des militants du parti (spécialement du FFS qui est un parti d’opposition le plus vieux qui est ciblé) et aussi « des militants »de la société civile (supposés être des membres d’associations agrées, qui activent alors dans la légalité) qu’on accuse « d’association de malfaiteurs dans le but de renverser le régime».Une accusation qui nous renseigne qu’elle est déjà invraisemblable car penser à renverser un régime le plus puissant de l’Afrique par une poignée d’innocents ayant les mains nues est inconcevable. Mais puisque la décision est prise en haut lieu on doit alors inculper ces innocents. Et puis…après appel et après avoir passé des mois en prison tous ces prisonniers sont acquittés. Le juge de la première instance a t-il pu se tromper sur plusieurs personnes pour arriver à emprisonner tout le monde?… Et puis après appel d’autres juges décident autrement ou par magie (?) à libérer tout le monde (quelle chance ??!!).C’est à ne rien comprendre cette contradiction, c’est à dire qu’il y’ ait des jugements prononcés tout à fait contradictoires entre deux instances sur plusieurs personnes si ce n’est… des jugements douteux. Sinon peut on croire que le juge de la première instance puisse t-il se tromper dans l’interprétation de la loi pour aller jusqu’à mettre tout le monde en prison ? Maintenant que les militants d’un parti et ceux de la société civile sont libérés, qui est une bonne nouvelle, pour les Algériens épris de justice et pour leurs proches, on doit déduire que ces citoyens emprisonnés sont victimes d’une erreur judiciaire, que l’état doit assumer car cette erreur vient d’être confirmée. Puisque ces citoyens ont passé injustement des mois en prison (qui veut dire qu’il y a atteinte à leur dignité et à leur liberté).Ce même état doit alors les indemniser. Mais en dehors de ces acquittements et des indemnisations incertaines où va notre pays avec ces atteintes à répétition aux libertés? Pourquoi notre constitution et nos lois ne sont pas respectées. Pourquoi l’état de droit dérange ?

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      Amazigh DZ
      19 janvier 2018 - 15 h 28 min

      et que faut-il comprendre de ton commentaire contradictoire et incompréhensible ?
      l’essentiel les détenus avaient été jugés équitablement et un juste acquittement, alors toute ta littérature n’a aucun sens, a part si tu souhaites allumer un autre foyer de tension.

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    Yacine
    18 janvier 2018 - 23 h 23 min

    S’ils sont acquittés cela voudrait dire la justice n’ayant rien à leur reprocher , les a blanchis .
    En termes judiciaires , ils sont innocents . Et s’ils étaient innocents , il faudrait bien que l’état les dédommage et leur accorde des réparations à la hauteur des préjudices subis , dus à leur emprisonnement qu’on peut qualifier d’arbitraire , puisque n’ayant rien avoir avec les accusations et les motifs de leurs détention !
    La justice et l’état de droit c’est cela aussi , et nul ne doit être au dessus des lois , y compris l’état qui est une personnalité morale comme tant d’autres !
    Dans les états de droit ceci est une règle ! Reste à savoir ce que prévoit la justice algérienne dans ce cas de figure .

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    Amazigh DZ
    18 janvier 2018 - 21 h 17 min

    un jugement juste et un acquittement qui feras fermer le clapet de certains médias hostiles a l’Algérie dont france24 et autres médias propagandistes du makhnez.

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    BabEIOuedAchouhadas
    18 janvier 2018 - 19 h 32 min

    Très bonne nouvelle pour une Algérie unie contre ses ennemis (Maroc, France, Arabie Yahoudite).

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