Ziari : «Ceux qui appellent à un cinquième mandat le font par intérêt»

Présidentielle Ziari
Abdelaziz Ziari. New Press

Par Hani Abdi – L’ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN) Abdelaziz Ziari considère qu’il est encore prématuré de parler d’un cinquième mandat. S’exprimant sur Ennahar TV, cet ancien ministre de la Santé qualifie ceux qui appellent déjà le chef de l’Etat à rempiler pour un autre mandat de «gens qui courent derrière leurs intérêts personnels».

L’ancien troisième personnage de l’Etat vise par ses propos, entre autres, le député FLN Baheddine Tliba, qui a annoncé récemment la création d’un comité national pour le cinquième mandat présidentiel de Bouteflika. Abdelaziz Ziari estime «inapproprié» de presser le chef de l’Etat à se présenter pour un cinquième mandat. «Je suis médecin et je sais c’est quoi être malade et ne pas être dans la capacité physique d’assumer ses fonctions», a-t-il souligné, considérant que c’est pour cette raison qu’il se disait contre ces appels pressants pour un nouveau mandat.

Abdelaziz  Ziari appelle dans ce sillage à laisser le président Bouteflika décider seul de son avenir à la tête de l’Etat. «S’il juge que son état de santé ne lui permet pas d’assumer pleinement un autre mandat et décide de renoncer à un nouveau mandat, on doit le laisser faire», a insisté l’ancien président de l’APN pour lequel il y aura beaucoup de prétendants à la présidentielle si le chef de l’Etat décide d’y renoncer.

Parmi ces prétendants, Abdelaziz cite Djamel Ould-Abbès. Pour lui, le secrétaire général du FLN, qui fait beaucoup d’agitation politique ces derniers mois en s’attaquant notamment au secrétaire général du RND, a de sérieuses ambitions présidentielles. Pour Ziari, qui connaît bien le fonctionnement de son parti, tout indique que Djamel Ould-Abbès sera le candidat du FLN s’il n’y aura pas de cinquième mandat.

Abdelaziz Ziari considère, par ailleurs, que l’ambition présidentielle d’Ahmed Ouyahia, Premier ministre et secrétaire général du RND, est légitime. Ahmed Ouyahia, qui ne se présentera pas, lui non plus, à la présidentielle si le président Bouteflika décide de rempiler.

H. A.

 

Comment (15)

    Anonyme
    1 février 2018 - 18 h 52 min

    Calmez vous chers compatriotes,le President Bouteflika est conscient de toute l importance qu il doit accorder a la releve dans le calme et le respect des termes de notre constitution.Au cours de cette annee il traitera le sujet avec certitude.Nous Algeriens devons lui accorder toute notre confiance et notre consideration pour tout le travail accomplit sous sa gouvernance.Il fut un fidele compagnon de Boumedienne,puis rappele pour remettre le pays sur ses pieds apres les difficiles annees de plomb.Il faut lui reconnaitre son bilan tres positifs.l honnetete est une sensibilite Algerienne.Restons optimiste pour l avenir du pays ,le travail a accomplir est immense et les grands chantiers doivent etre menes a terme par l equipe de patriotes qui seront choisis par le peuple Algerien lors des prochaines elections presidentielles.Des candidats de tres grandes valeurs seront appeles a occuper les postes tels Lamamra,Msahel,Ouyahya,Medelci……etc.




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      L'inspecteur
      2 février 2018 - 1 h 06 min

      Faire confiance à un homme qui a supprimé la durée du mandat présidentielle de 2 années instauré par Liamine Zeroual pour le remplacer par des mandats infinis à son profit ou pour ses protégés qui sont au pouvoir depuis son arrivée certains sont des escrocs notoires et ceux qui les protègent également ?




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    Djil
    1 février 2018 - 15 h 49 min

    « ..Je ne serais pas un trois-quart président .. » avait clamé le Président Bouteflika lors de son premier mandat pour dénier à certains leurs velléités de partage de son pouvoir présidentiel .Aujourd’hui et demain avec son incapacité physique pourrait il avoir les mêmes mots ? D’où le propos dubitatif de Ziari et cependant pertinent sur le terme « pleinement » avec lequel le Président devrait, et c’est la condition sine qua non, assumer son autorité.




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    MELLO
    1 février 2018 - 12 h 51 min

    Ancien président de l’APN entre 2007 et 2012, il se prononce sur les ambitions calculées de cette caste qui tient l’Algérie en otage, lisons le:
    Bien entendu ! En 1992, j’étais ministre du Travail dans le gouvernement de Sid Ahmed Ghozali. Il nous avait dit sur un ton ironique visant certaines personnes qu’il n’appréciait pas vraiment : quand on est député, on veut être ministre. Quand on est ministre, on veut être Premier ministre. Et puis quand on est Premier ministre, on veut être président de la République. De mon point de vue, dans la préparation de ces listes, je vois la main de certains membres du gouvernement, sans citer qui que ce soit, même Abdelmalek Sellal, qui se constituent quelque chose sur mesure dans la perspective de la succession.
    On reste sans voix face à tels propos qui résume une dynastie qui tient le pouvoir .




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    صالح/ الجزائر
    1 février 2018 - 9 h 13 min

    l’ex troisième personnage de l’État algérien parle du ( futur ) cinquième mandat prématuré comme si durant les autres mandats, où l’intéressé était successivement Ministre délégué chargé de la Coopération régionale et de la Communauté nationale à l’étranger (1999-2002 ) , Conseiller auprès du Président de la République avec rang de ministre (2003-2004) , Ministre de la Jeunesse et des Sports (2004-2005) , Ministre des Relations avec le Parlement (2005-2007) , député et Président de l’Assemblée populaire nationale (2007-2012) , Ministre de la Santé, de l’Habitat et de la Réforme Hospitalière (2012 – 2013), les gens couraient derrière les intérêts collectifs ( de toute l’Algérie et de tous les algériens) et ne couraient pas derrière leurs intérêts personnels.
    Le Président lui-même a reconnu, sous les applaudissements du grand public à Sétif, un 8 Mai, que «Jili, Tab jnanou Tab jnanou Tab jnanou» (ma génération est arrivée à terme)!!! « Le pays est désormais entre vos mains les jeunes, prenez en soin», avaait-il conclu.
    L’ancien président de l’Assemblée populaire nationale savait très bien que durant cette période et «Jusqu’à la fin des années 2000, on pouvait dénombrer dans ses gouvernements successifs pas moins de douze ministres, sur une trentaine, natifs de Tlemcen ou de ses environs». Du jamais vu ! meme «les autres institutions ne sont pas moins touchées par ce régionalisme qui ne dit pas son nom». l’un des conseillers d’El-Mouradia, de la meme région, a reconnu qu’«il y a trop de conseillers à la présidence originaires de l’Ouest. Le déséquilibre est flagrant» . c’est de la «tikritisation», comme l’a exprimé l’ex-président du RCD.




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    Zaatar
    1 février 2018 - 8 h 45 min

    Nouvelle découverte dans la sphère politique de notre pays, ceux qui appellent à un cinquième mandat le font dans leurs intérêts. Comme si chez nous dans la règle générale chacun d’entre nous oeuvre pour l’intérêt du voisin dans tout ce qu’il entreprend ou dans l’intérêt de quelqu’un d’autre. Et comme si le citoyen lambda ou le peuple avait un quelconque impact sur les élections présidentielles et que le pouvoir en place s’en remet à chaque fois aux décisions du peuple pour les destinées du pays. Comme si on perdait à chaque fois la mémoire que ce pouvoir est en place depuis près de 60 ans déjà et qu’il n’est pas prêt de céder sa place pour bien longtemps encore. Alors rions aux éclats plutôt aux propos de Monsieur Ziari.




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    Expression
    1 février 2018 - 8 h 08 min

    Chez nous on mes toujours la charrue avant les boeufs c’est pour cette raison que tout va mal,aucune fierté patriotique au yeux du monde !!!…




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    EL FELLAG
    1 février 2018 - 5 h 49 min

    Ce qu’il arrive a une nation dirigée par des nouveaux citoyens venant de nul part;dans un pays de droit dirigé par ses propres citoyens;il n’aurait pas ni la troisième; ni la quatrième mandat comme s’est écrit dans la constitution




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    Anonyme
    1 février 2018 - 1 h 22 min

    comme pour le 4eme y a rien de changer




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    lhadi
    31 janvier 2018 - 21 h 55 min

    Mes chers compatriotes,

    Ne craignant jamais d’appeler un chat un chat, je peux vous assurer et donner la preuve qu’un cinquième mandat portera une atteinte très grave, morale et politique, à l’Algérie et aux algériens.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Felfel Har
    31 janvier 2018 - 20 h 45 min

    Non seulement les joueurs de ghaïta et de tbel ne font que du bruit pour continuer à bien profiter de la situation et de tout coller ensuite sur le dos du président, mais ils n’ont aucune pitié pour ce grand malade en lui forçant la main pour rempiler pour un autre mandat. Allah yahdikoum yanass, laissez-le finir ses jours en paix, arrêtez de le torturer! Cessez de parler et de décider à sa place!




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    Thifran
    31 janvier 2018 - 20 h 27 min

    Il est nul besoin d’être médecin pour constater que Boutelflika n’est pas en mesure de diriger le pays, gouverner avec des mensonges ne fera jamais progresser un pays fut-il le plus riche du monde. La maffia ne recule devant rien lorsque ses intérêts sont mis en jeux, le seul homme dont les intentions étaient louables a été éliminé après six mois de présidence. Un pays dont les dirigeants méprisent le peuple en s’enrichissant sur son dos coure à la catastrophe.




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    Bouzorane
    31 janvier 2018 - 19 h 03 min

    Bouteflika est notre Boris Eltsine national.
    Eltsine, malade et fatigué, avait propulsé Poutine pour le remplacer. Il serait souhaitable que Bouteflika fasse de meme et propulse un homme (ou une femme) de la trempe de Poutine : jeune, nationaliste, conquérant, calculateur, cynique,..
    Les ruses disent : les alliés de la russie sont son armée et sa flotte.
    Poutine a appliqué cette devise à merveille!
    Pour ma part, je vois bien Yasmina Khadra (cadet de la révolution, commandant ANP, lutte anti-terroriste, réussite intellectuelle..) ou Benghabrit (notre dame de fer nationale)




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    elhadj
    31 janvier 2018 - 18 h 52 min

    bien que le Docteur ZIARI n a pas ete trop explicite sur la maladie invalidante ne permettant pas d assurer pleinement les prérogatives constitutionnelles,on peut déduire qu il a fait un diagnostic d empêchement qui n autorise guère un 5 eme mandat tant relance par les nouveaux oligarques beaucoup plus préoccupes par leurs interets personnels que la grandeur, la crédibilité et la fierté nationales. compte tenu de ce que le pays a vécu l on devrait compléter la constitution par des dispositions complémentaires notamment sur l absence physique prolongée du president de la republique notamment l absence de visites a travers le pays, sa représentation a l étranger pour occuper légitiment la place qui lui échoit,s adresser de vive voix au peuple selon les problèmes de l heure etc .espérons que le peuple aura la liberté de choisir en toute transparence le candidat qui relèvera les défis .




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    LOUCIF
    31 janvier 2018 - 18 h 28 min

    Même s’il reste encore ambiguë dans ces propos, car Abdelaziz Ziari sait que notre pays peut nous réserver malgré tout des surprises avec encore un Bouteflika comme future candidat, mais néanmoins il a lance une phrase lourde de sens qui ne donne pas beaucoup de probabilité à une « n ième » candidature de Boutef :

    …..«Je suis médecin et je sais c’est quoi être malade et ne pas être dans la capacité physique d’assumer ses fonctions» ….

    C’est clair et net, c’est important et ce n’est pas rien comme déclaration médiatique car Abdelaziz Ziari n’a rien à voir ni avec un Ouyahia, ni avec un Sidi Said , ni avec un drabkiste ou avec un Ould Abbès ! Le Président algérien est a bout de souffle et lui, il le sait très, très bien !




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