Projets gaziers à Hassi R’mel : Ould Kaddour intransigeant sur le respect des délais

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Le projet de boosting de gaz a nécessité un investissement de 2 milliards de dollars. D. R.

Par Meriem Sassi Le respect des délais de livraison des projets en cours au sud du pays est un impératif, selon le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, qui a insisté, lors de la visite effectuée jeudi sur des chantiers gaziers à Hasssi R’mel, sur la nécessité de mener à bien les projets dans les délais impartis. Si des entreprises n’arrivent pas à honorer leurs engagements, il faut qu’elles soient écartées et remplacées par d’autres.

«Il ne faut pas qu’il y ait de canards boiteux» qui compromettent la livraison dans les délais de projets très importants pour l’économie nationale.» Ould Kaddour s’adressait aux responsables du projet de boosting de gaz en cours de réalisation à Hassi R’mel et qualifié par le PDG de Sonatrach «de projet lourd» qui «a nécessité un investissement de 2 milliards de dollars et qui sera un maillon important de la production de gaz». Le PDG de Sonatrach a, cependant, mis en relief l’apport des entreprises nationales qui arrivent à prendre entièrement en charge les projets gaziers, entre autres, dans toutes leurs composantes, «y compris le pipe».

C’est un motif de satisfaction, dira le PDG, qui soulignera que chaque fois que Sonatrach travaillera avec un partenaire national, elle économisera des devises pour le pays. Il citera, notamment, l’exemple du gazoduc GR5 totalement réalisé par un groupement algérien composé de la Société nationale de génie civil et bâtiment (GCB), l’Entreprise nationale de canalisations (Enac), Cosider Canalisation et l’Entreprise nationale des grands travaux pétroliers (ENGTP). L’ouvrage permettra de transporter 60 milliards m3/an, affirmera le PDG du groupe énergétique national, ce qui augmentera les capacités nationales de transport de gaz à 135 milliards m3.

Lors de la conférence de presse organisée en marge de sa visite à Hassi R’mel, le PDG de Sonatrach remerciera aussi le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour avoir mis en relief, il y a quelques mois, au cours de sa visite au sud du pays, le rôle des entreprises publiques qui «ont relevé le défi» pour le développement du champ gazier de Tinhert, qui aurait pu être confié à des sociétés étrangères. M. Ouyahia présidait alors une cérémonie de signature de cinq contrats entre Sonatrach et des entreprises publiques (ENGTP, GCB, Enac, Infratelle et Cosider Canalisation) pour le développement du champ gazier de Tinhert (Illizi). Cette signature «prouve encore une fois que les entreprises algériennes sont aptes à contribuer à l’édification de l’économie nationale et à remplacer les sociétés étrangères dans des secteurs importants et sensibles comme les hydrocarbures», avait estimé le Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

M. S.

Comment (2)

    Hamdoullah
    9 février 2018 - 22 h 41 min

    ECXELLENTE NOUVELLE.
    NOUS EN DEMANDONS ENCORE D’AUTRES COMME CELLES LÀ.
    PASSONS NOUS DES ÉTRANGERS SURTOUT DES CHINOIS.
    LES CHINOIS RETOUR CHEZ EUX.
    TRAVAILLONS AVEC L’AFRIQUE.

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    Anonyme
    9 février 2018 - 15 h 59 min

    Ce sont les les banques et les sociétés étrangères qui ont sapé l’économie du pays. Si, dès la disparition de feu H.Boumediene, le pays avait compté sur les bras de ses enfants pour l’édifier, on en serait pas là, avec cette crise économique sur les bras. Le pays rengorge de potentiel à tous niveaux, et à l’image de ces ingénieurs de SONATRACH L’ENGTP, COSIDER etc…
    Il suffit juste de donner la chance à ces jeunes cadres, et ingénieurs de prouver leur performances. Ils ont tous des capacités extraordinaires.

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