Sofiane Djilali vs Naïma Salhi : sirène et muse au chevet d’une République chimérique

Salhi sirènes
La députée islamiste Naima Salhi. New Press

Par Youcef Benzatat – Des partis politiques, telles des sirènes, veulent s’unir autour d’un candidat unique contre «le sérail», à défaut d’avoir le courage d’affronter, en le désignant, un pouvoir aux mille visages qui tendent vers le même objectif : nul ne sera élu s’il s’inscrit hors du consensus pour le triomphe de la dictature. En déployant toutes sortes de chants séducteurs pour ameuter les électeurs sous la bannière sournoise d’un candidat unique, pour chasser le sérail en place et lui chiper la place.

Tant que le robinet coulera, vaudra mieux être parmi les gagnants que de faire figure d’impuissante opposition, ridicule et déclassée par autant de compromissions. Aller contre le cinquième mandat, tant que ce slogan est mobilisateur, à défaut d’avoir le courage et la volonté d’aller contre la dictature et contre une République chimérique, aux institutions, des coquilles vides, aux urnes, des caisses à double fond et un pouvoir s’exerçant loin de tous les regards.

Tant que la population n’est qu’une quantité démographique, à défaut d’être un peuple réceptacle de la volonté politique, tous les chants aphrodisiaques, cyniques et hypocrites sont de mise.

Faire diversion en allant brailler à tue-tête, en concert avec les médias «progressistes», contre un scandale alibi, provoqué par une muse pour avoir refusé de parler tamazight et dont le rôle est l’atomisation des femmes au foyer et celles qui sont dépourvues de conscience politique, incultes et soumises. Une muse pour tant de femmes à neutraliser et à écarter du champ politique, comme l’ont été les démons des ruines par tant de fétiches identitaires distribués à la hâte à la veille de l’échéance.

Porter l’atomisation de la population à son paroxysme, en radicalisant un peu plus les berbéristes et les islamistes, par la multiplication des mosquées comme lieux de soumission massive et en distribuant des caprices archaïques en guise de refuges identitaires, pour accentuer les divisions et empêcher que la population ne se mue en peuple, d’où jailliront la conscience politique de la nation et le pouvoir législateur de la République.

Y. B.

 

Comment (10)

    Anonyme
    16 février 2018 - 17 h 44 min

    Les Algériens aiment leurs frères et soeurs de Kabylie, nous sommes affectueux envers eux et nous ne voulons pas de mal. Qu’ils vivent en paix.




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    yabdas
    16 février 2018 - 13 h 04 min

    la langue tamazight de la constitution n’ayant pas encore vu le jour du fait du retard de l’installation de l’academie de tamazight,peut-on connaitre les contenus de l’enseignement actuel de tamazight…? ces contenus ne sont autres que la langue kabyle enseignee dans son aire geographique etendus au reste des locuteurs des autres langues locales( chaoui,chenoui,cheulhi,m’zabi,tergui,…)la langue kabyle n’est qu’une composante au meme titre que les autres langues locales de la futur langue tamazight qui reste a contruire si on decide de creer une novlangue sans locuteurs naturels ou assurer la promotion de chacune de ces langues locales dans sa sphere geographique.en tant que chaoui,je tiens a ce que mes enfants appennent a l’ecole la langue chaoui.tamazight ne saurait s’identifier a la seule langue kabyle et c’est le probleme souleve par mme salhi qui lui a attire une levee de bouclier de la part de ceux pour qui tamazight,c’est le kabyle.
    (…)




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    Viva l'Aldjérie
    15 février 2018 - 15 h 28 min

    Ah, elle peut être fière de sa notoriété: tout le monde se paye sa tronche sur Youtube.




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    Athali
    13 février 2018 - 17 h 30 min

    En effet, cette femme-en manque de publicité-a choisi la formule-choc pour sortir de l’anonymat .Il semble qu’elle a réussi, au delà de ses espérances puisque tout le monde en parle. Un bémol: est ‘elle si sure de l’impunité? Car il ne faut pas oublier qu’elle s’est attaquée à la Constitution du président Bouteflika !




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    LE NUMIDE
    13 février 2018 - 6 h 45 min

    la seule dictature la plus dangereuse dans le monde , la plus menteuse et qui a ravagé l’Algérie et qui va ruiner cette nation , c’est la dictature de l’idéologie arabo-islamiste wahabiste venue d’Egypte et du moyen orient , raciste, sectaire, prétentieuse , inhumaine , corrompue , hypocrite , fanfaronne devant les plus faibles ( les berbères , les kurdes ,les perses , les africains, ) et mesquine et basse devant les puissants ( Israel , les USA et les anglo-saxons ) … voila la seule dictature qui bloque notre horizon démocratique , économique , morale , culturel et historique .. Naima Salhi est une Gorgone de cette dictature et un modèle du genre … le peuple algérien est contaminé par ce cancer




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    ZORO
    12 février 2018 - 22 h 24 min

    «  »Multiplication des mosquées comme lieu de soumission «  » c est une vision d un Algerien que partagent
    d’ autres algeriens 60 ans apres l independance. Je me rapelle quand j etais gosse dans la ville ou je suis né il n y avait qu une seule mosquee dans notre quartier arabe ou amazigh (selon les desirs ) malgres ses appels a la priere du haut du minaret le muezzin n attirait pas beaucoup de monde,
    ,la barbe et le kamis n etaient pas encore d usage nos citadins preferaient le beret basque et le bleu marseille pour c accouder confortablement aux comptoirs des de ces bars ou cantinas (comme les appelaient les espagnols,) qu on trouvait a chaque coin de rue , ils etaient des dizaines et des dizaines ,notre foule de soulards ou les didi baracho qui les frequentait se contentait de quelques tassetes de rouge ou de rosé avec une kemia d escargot bien epicés ou sardines grillees au majmar .La France notre civilisatrice implantait les lieux de debauches dans ou a proximité des quartiers arabes (je m excuse amazigh) tres loin de la vue de ses enfants qui devaient etre bien éduqués. Meme dans la debauche La france veillait a ce que les patronnes de ces lieux soient des europeennes et les filles de joie des arabes ou amazigh !!!! Si Ali la pointe etait là il ajouterait encore plus a mes dires mais il a prefere le martyr au SOUMIS de ces temps !!!
    SIGNE ZORO. … Z…..




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    Anonyme
    12 février 2018 - 19 h 27 min

    Boukrouh l’a dit à plusieurs reprises: ya pas de peuple,c du ghachis. C chacun pour soi,tribalisme,régionalisme,clanisme.. Un peuple signifie être conscient qu’on est sur le même bateau ,s’il coule on coule tous; d’où une solidarité dans la société. Or on constate chaque jour,à chaque événement qu’il n’y a aucune solidarité,c ekhty rassi,chacun sauve sa peau. Le pouvoir sait ça et il en profite,il fait à sa guise,aidé en cela par les khobzistes  » élus »! Qui votent tout ce qu’on leur présente,dont des lois liberticides. Un champ médiatique fermé,l’opposition muselée,interdiction aux cadres d’état de s’exprimer,meme les avocats sont interdits d’expression..
    Et c incompétents qui ont mené le pays à la faillite après 4 mandats veulent un 5 eme.. Comment voulez qu’ils lâchent le gâteau?




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    MELLO
    12 février 2018 - 15 h 21 min

    Il va de soi que le projet du régime de détruire la société a atteint un niveau alarmant. Cela lui permet certes de se maintenir autant qu’il veut au pouvoir, mais il le fait en hypothéquant l’avenir du pays. Quant à la société, son mutisme n’honore pas le sacrifice des meilleurs fils du pays qui nous offert l’indépendance.
    Pourtant, dans les pays démocratiques, nous voyons que la presse constitue réellement le quatrième pouvoir, c’est elle qui révèle les scandales, c’est elle qui débusque toutes sortes de personnes malintentionnés tapis au sein des institutions et/ou dans le secteur économique. Chez nous, c’est parce que le citoyen, écarté de tout débat, ne peut même pas exprimer son choix, primaire, à l’occasion d’une élection ou faire entendre sa voix devant une administration sourde et muette qu’il cherche à se défouler dans l’émeute et le saccage des biens de son pays. Certains diront que c’est normal, «c’est de bonne guerre, le peuple se défend comme il peut. » D’autres, sans espoirs, devant toutes les portes fermées, se jettent à la mer en famille. Je ne sais plus qui a dit «quand l’Homme, ou la femme, donnera aux mots les sens qu’ils ont, il vivra dans le Bonheur.» Cette citation montre oh combien il est primordial pour les Hommes ou les femmes d’avoir, dans leur communication, leur discours et/ou leurs paroles les mots appropriés, exacts et justes quand ils prennent la parole. Car dans ce qu’il ou qu’elle dit, il n’y a pas que lui ou elle,mais aussi les autres, l’Homme, en général,étant un animal sociable. Mme la députée ne savait elle pas que les imams sont aussi instruits afin d’œuvrer au renforcement des relations et des rapports entre les enfants d’une même patrie ?.




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    Felfel Har
    12 février 2018 - 14 h 09 min

    La réaction de certains politiciens au scandale Salhi m’a rappelé les aventures d’un certain Panurge. Vous savez, cet ami de Pantagruel, héros d’un certain Rabelais. Il le décrit comme »paillard, buveur et hâbleur », s’adonnant parfois à des « facéties cruelles » et qui, pour punir Dindenault avec qui il vient de se disputer, jette un de ses moutons, convaincu que les autres moutons suivront.
    Voilà comment Rabelais relate l’épisode des « moutons de Panurge »: « Soudain, je ne sais comment, le cas fut subi, je n’eus loisir de le considérer, Panurge, sans autre chose dire, jette en pleine mer son mouton criant et bêlant. Tous les autres moutons, criant et bêlant, en pareille intonation, commencèrent à se jeter et à sauter en mer, à la file. La foule était à qui le premier y sauterait après leur compagnon. Il n’était pas possible de les empêcher, comme vous savez du mouton le naturel, toujours suivre le premier, quelque part qu’il aille. »
    La dernière phrase vaut une leçon de morale. Certains politicards, criant et bêlant, se comportent bien comme les ovins qui ont rendu Panurge célèbre, notamment en suivant aveuglément et bêtement ceux qu’ils prennent pour des « leaders ».




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    Anonyme
    12 février 2018 - 9 h 18 min

    Une république chimérique, pour un peuple soumis et écrasé. Que font les élus? Ils excellent à relayer le mensonge et à faire croire qu’ils sont du côté du peuple. En fait, ils sont tous ligués contre le peuple, de l’autre côte de la barrière et tous à côté de la plaque !




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