Grève des résidents : l’APN ne peut pas «se substituer» aux instances compétentes

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Rassemblement des médecins résidents à la Grande-Poste (Alger), le 12 février 2018. New Press

Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Saïd Bouhadja, a affirmé mardi à Alger que sa rencontre lundi avec les médecins résidents est intervenue «pour répondre à la volonté d’un groupe parlementaire», affirmant que «l’APN ne peut pas se substituer aux instances ministérielles compétentes» pour mener le dialogue en cours avec les médecins grévistes.

Répondant aux questions de certains députés, lors d’une séance plénière tenue mardi, concernant la rencontre de lundi avec les médecins résidents, M. Bouhadja a précisé que cette rencontre est intervenue «à la demande d’un groupe parlementaire», soulignant que l’APN ne peut pas se substituer aux instances ministérielles compétentes «pour mener le dialogue actuellement en cours avec les médecins résidents», a indiqué un communiqué de l’APN.

M. Bouhadja a ajouté que, «contrairement à ce qui circule à tort, l’APN n’avait pas l’intention d’assurer la médiation entre les institutions algériennes dont elle fait partie», précisant que «sa démarche ne transgresse pas les prérogatives parlementaires».

«L’APN n’a pas les moyens matériels pour mener le dialogue», a affirmé M. Bouhadja. Il a salué le dialogue en cours, tout en se disant convaincu qu’il aboutira à des résultats satisfaisants pour les médecins et pour l’Etat algérien.

R. N.

Comment (2)

    Zaatar
    14 février 2018 - 8 h 29 min

    Hier à la Grande-Poste, Alger, capitale de l’interdiction, un rassemblement des médecins a eu lieu. Evidemment interdit, il s’est quand même tenu, même si des médecins ont été arrêtés et les participants filtrés et infiltrés mais sans tabassage, le précédent ayant joué pour une douceur relative. Juste après, quelques médecins ont été reçus par quelques députés, d’où la question : que peuvent se dire un bac +7 et un député ?
    Une députée du parti El Moustakbel, transfuge du RND, a récemment déclaré ne pas connaître le nom du ministre des Finances, mais a avoué que son salaire de 260 000 DA ne lui suffisait pas, s’estimant «pauvre»!!!
    Question de cœur, sans préjuger du niveau des autres députés, entre un cardiologue qui a fait une douzaine d’années d’études après le bac et une partie des députés qui n’ont jamais ouvert un livre, quel dialogue société civile-représentants du deuxième pouvoir peut-il y avoir ?
    D’où l’autre question : l’instance de surveillance des élections mise en place pour les dernières législatives de 2017, où il n’y a eu que 20% de suffrages exprimés, est toujours active. Un organisme budgétivore de fonctionnaires payés chaque mois, alors qu’il n’y a en Algérie de scrutin que tous les 5 ans, là où dans d’autres pays il y a en a chaque mois pour élire procureurs, walis, chefs de la police, magistrats ou même directeurs d’école!!!
    Il aurait été plus simple, puisque les médecins résidents veulent aussi de l’argent et ont déjà été ponctionnés par leur ministère, de mettre en congé cette instance et donner ses salaires aux médecins jusqu’à 2019, date de la prochaine élection. Où finalement, ce seront les médecins qui devront valider la candidature de Bouteflika, affirmant sur la base de l’article 102 de la Constitution qu’il est valide, conscient, avec un cerveau qui fonctionne mieux que les autres!!! C’est le paradoxe, là où le système de santé est défaillant, ce sera un médecin qui choisira le prochain Président. Ou alors c’est très cohérent.

    Anonyme
    14 février 2018 - 5 h 09 min

    BLED CHARLOT. IL n’ya personne au volant.

    Le bateau de l’Algérie chavire. C’est le titanic

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