L’ANC donne 48 heures à Zuma pour quitter le pouvoir

ANC
Le président sud-africain Jacob Zuma. D. R.

Le Congrès national africain (ANC), la formation politique au pouvoir en Afrique du Sud, a décidé mardi soir de «rappeler» le président Jacob Zuma, qui a jusqu’à présent refusé de démissionner malgré les injonctions de son parti, ont rapporté des médias locaux.

Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion-marathon à huis clos de 13 heures de la direction du parti dans un hôtel de Pretoria, ont indiqué ces médias en citant des sources non identifiées. «Cela a pris 13 longues heures, mais le comité national exécutif de l’ANC a décidé de rappeler Jacob Zuma de son poste de chef de l’Etat», a écrit le site d’informations The Times.

L’ANC a donné 48 heures au président pour démissionner, a précisé le groupe audiovisuel public SABC. Il va lui adresser une lettre lui ordonnant de céder le pouvoir, après avoir rejeté la demande de Jacob Zuma de conserver son poste encore quelques  mois, ont rapporté d’autres médias. Ces informations n’ont pas encore été confirmées officiellement par le   parti, qui a annoncé la tenue d’une conférence de presse ce mardi à 12h (10h GMT) à son quartier général à Johannesburg.

Jacob Zuma n’a pas encore réagi.

La direction de l’ANC a le pouvoir de «rappeler» tous ses membres délégués   à une fonction gouvernementale, comme elle l’avait fait en 2008 pour le président Thabo Mbeki, qui avait obtempéré et accepté de démissionner. Mais le chef de l’Etat n’est toutefois pas obligé d’accepter cette décision. Dans ce cas, l’ANC peut alors décider de présenter devant l’Assemblée   nationale une motion de défiance. Ce texte peut être adopté à la majorité absolue et contraindrait M. Zuma à partir.

R. I.  

Comment (3)

    Ziad ALAMI
    13 février 2018 - 19 h 16 min

    C’est le Mongolien M6 qui ne sera pas content paraît-il .




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    Anonyme
    13 février 2018 - 14 h 48 min

    Jacob Zuma a conduit le pays de feu Nelson Mandela,droit au mur et a noyé l’Afrique du Sud dans la corruption. Une politique toute à l’opposé de celle de l’ex leader.
    Plus jamais l’Afrique n’enfantera un leader digne et courageux de la trempe de Nelson Mandela, qui a dit un jour, à propos de son engagement pour son pays et pour la Palestine : « Apartheid : Wrong in South Africa, Wrong in Palestine, Free Palestine, Boycott Israël. (Non à l’apartheid en Afrique du Sud et en Palestine, libérez la Palestine et boycottez Israël).
    Combien de dirigeants politiques dans le monde oseraient tenir les mêmes propos aujourd’hui ?




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    Didouche
    13 février 2018 - 12 h 21 min

    ça c est l’ANC ,resté fidèle à son passé glorieux ,ce n’est pas le fln transformé en parti d’opportunistes ,affairistes qui font la chitta meme au portrait de leur président à défaut d’avoir accès à lui en personne.




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