L’ambassadeur d’Irak en Algérie a-t-il été rappelé par Bagdad ?

Al-Jaafari Abderrahmane
Ibrahim Al-Jaafari, ministre irakien des Affaires étrangères.D. R.

Par R. Mahmoudi – Depuis quelques jours, l’ambassade d’Irak à Alger n’est plus représentée par l’ambassadeur Abderrahmane Al-Husseïni mais par un chargé d’affaires intérimaire. Ce changement n’a été dévoilé que par un compte-rendu diffusé mardi 13 février, par le site officiel de cette chancellerie qui fait état d’un entretien qu’avait eu, le 31 janvier dernier, le diplomate irakien, récemment affecté, avec le directeur général des pays arabes au ministère des Affaires étrangères.

Dans ce compte-rendu, on lit que les deux parties ont évoqué les relations bilatérales et débattu des questions de l’heure. A cette occasion, le responsable algérien a présenté ses félicitations au diplomate irakien suite à sa nomination à son nouveau poste à Alger. Ce qui laisse comprendre que le chargé d’affaires venait ce jour-là d’avoir son accréditation. Mais rien n’a été dit sur le départ précipité et à ce jour inexpliqué de l’ambassadeur. A-t-il été rappelé par Bagdad pour des raisons que nous ignorons ? Pourquoi le choix d’un chargé d’affaires alors que les relations algéro-irakiennes sont supposées être au beau fixe ?

La dernière activité officielles du désormais ex-ambassadeur irakien, d’après le site officiel de l’ambassade, remonte au 27 décembre 2017. Ce fut à l’occasion de la venue du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, au siège de la chancellerie pour signer le registre de condoléances suite au décès de l’ex-président d’Irak, Jalal Talabani.

Il faut alors s’interroger si l’ex-ambassadeur irakien n’a pas été rappelé suite à sa sortie malencontreuse qu’il a commise en juin 2016, lorsqu’il avait publié un communiqué exhortant les Algériens à faire le pèlerinage dans les lieux saints chiites (Nadjef et Karbala en Irak), en leur promettant des facilitations. Ce communiqué, révélé par Algeriepatriotique, a été perçu par le gouvernement algérien, par la voix du ministre des Affaires religieuses, comme une forme de prosélytisme. Mohamed Aïssa a même convoqué l’ambassadeur pour exprimer sa vive protestation. Ce qui a obligé ce dernier à présenter ses excuses et retirer illico ledit communiqué du site de l’ambassade.

R. M. 

 

Comment (3)

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    14 février 2018 - 23 h 49 min

    Et porquoi pas,visiter Paris et Londres est Hallal et visiter Nadjaf et Karbala Haram?




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    POUR VAINCRE L'ENEMIS, PENSER COMME L'ENEMIS !
    14 février 2018 - 16 h 33 min

    Quel Irak ? Depuis qu’elle à été envahi pas les USA et ses aliés l’Irak ne leur appartienne plus ! Les mêmes qui l’on détruites et envahis ce sont les mêmes qui la gouvernent en arrière plan, ce qu’ils ont fait en Lybie et qu’ils voulaient reproduire en Syrie




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    cycliste
    14 février 2018 - 15 h 12 min

    Tout le monde fuit ce pays ….




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