Haddadj se retire de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel

Haddadj LFP, Commission de discipline
Le président de la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel, Hamid Haddadj

Le président de la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), Hamid Haddadj, a annoncé mardi sa décision de se retirer de cette structure juridictionnelle pour des «raisons personnelles» et dans «l’intérêt du football national». «J’ai décidé de me retirer ainsi que les trois membres de la commission de discipline pour des raisons personnelles, d’autant que nous avons remarqué que nous n’avons pas été consultés dans des décisions qui ont été prises par la fédération algérienne (FAF). Nous avons préféré prendre cette décision dans l’intérêt du football national», a déclaré à l’APS Hamid Haddadj.

Ancien président de la FAF (janvier 2006-février 2009) et juriste de formation, Hamid Haddadj avait été désigné à la tête de la Commission de discipline en septembre 2010. «Je ne peux pas cautionner ce genre de décisions qui sont contraires aux dispositions réglementaires. Je prends l’exemple de la décision de permettre aux nouvelles recrues hivernales de prendre part, avec leurs clubs respectifs, aux matches des 32es de finale de la Coupe d’Algérie, alors que les règlements stipulent que chaque joueur pourra débuter avec sa nouvelle équipe à l’entame de la phase retour, soit à la 16e journée du championnat. Il y a aussi l’affaire du joueur de l’US Biskra, Mebarki Omar, objet de réserves de l’ES Sétif», a énuméré Haddadj, qui s’est dit «prêt» à mettre son expérience au service du football national, d’autant que «le président de la FAF (Kheïreddine Zetchi, ndlr) a tout le temps évoqué des changements».

Et d’enchaîner : «J’ai reçu un appel téléphonique lundi d’un membre du directoire gérant les affaires courantes de la LFP me demandant d’ajourner mon retrait jusqu’à la fin de la saison, chose que j’ai refusée.»

Invité à donner les mesures réglementaires qui seront prises pour pallier ce retrait, Hamid Haddadj a affirmé que la FAF allait procéder à l’installation d’une nouvelle composante ou charger le directoire de le faire. «Au risque de me répéter, mon retrait est lié à une question de principes. J’ai 45 ans d’expérience dans le football derrière moi et ce n’est pas aujourd’hui que je vais cautionner ce qui s’est passé», a-t-il conclu.

R. S.

Comment (2)

    Anonyme
    22 février 2018 - 9 h 18 min

    Haddadj, l’homme qui avait garde le siege chaud pour Raouraoua. Un autre opportuniste qui s’en va. Bon debarras!




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    Felfel Har
    20 février 2018 - 21 h 52 min

    Je veux bien admettre que MR. Haddadj ne veut plus être impliqué dans des magouilles qui sapent la crédibilité de la FAF. Il a sans doute pris une bonne décision en toute conscience, Des magouilles, il y en toujours eu à la FAF surtout du temps du prédecesseur de Zetchi, un certain Raouraoua. Pourquoi alors le règne chaotique de ce dernier n’a jamais poussé MR. Hadadj à la démission quand les scandales se succédaient? Il n’est pas question pour moi de défendre Zetchi, ceux qui l’ont précédé ont fait pire tant à la FAF qu’à la LNF. Le point que je veux défendre est le suivant: quand on a des valeurs morales et éthiques à défendre, on les applique sous n’importe quel SG, qu’il soit un copain ou pas. Raourouaoua avait sa garde rapprochée qui se sent orpheline maintenant qu’il n’est plus aux commandes. Alors, on cherche des poux sur la tête d’un chauve. Ne serait-ce pas un règlement de comptes? C’est classique! J’aurais tant aimé qu’un audit de la précédente bande à Raouraoua soit fait, que ses résultats soient publiés et que les coupables, tous les coupables, soient jugés et punis pour mauvaise gestion des deniers publics et autres malversations que l’enquête révèlera. Haya chiche!




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