Les syndicats autonomes appellent à une grève nationale le 4 avril

grève médecins
Le service national civil pour les médecins résidents revu et corrigé. New Press

Par Hani Abdi – Plusieurs syndicats autonomes lancent aujourd’hui un appel à une grève nationale le 4 avril prochain. Ces syndicats, regroupés dans la Confédération générale autonome des travailleurs algériens, ont décidé de cette journée de grève pour dénoncer, entre autres, les pressions et les intimidations exercées sur les syndicalistes, la répression des mouvements sociaux et l’absence de volonté réelle d’un dialogue pour régler les problèmes socioprofessionnels. Ces syndicats s’élèvent aussi contre les sanctions prises contre les grévistes dans le secteur de l’éducation et celui de la santé.

Ces syndicats, qui ont déjà observé un arrêt de travail le 14 février dernier, refusent ainsi les pratiques du gouvernement visant à faire peur aux travailleurs à travers les ponctions sur salaires et les radiations, afin qu’ils n’agissent plus pour réclamer leurs droits. Ces syndicats estiment que le droit à la grève est indiscutable. Par leur grève, ils veulent exiger la protection de ce droit constitutionnel que le gouvernement voudrait remettre en cause par sa politique répressive. Ils réclament également la protection des libertés syndicales qu’ils considèrent plus que jamais menacées.

Les syndicats autonomes rappellent, en outre, leurs revendications liées à la révision du code du travail, à la retraite anticipée et au pouvoir d’achat qui en a pris un coup. En plus de la journée de grève, ces syndicats ont appelé à des rassemblements au niveau régional. Cet appel à une nouvelle grève intervient au moment où le Cnapeste, un syndicat autonome qui ne fait pas partie de l’Intersyndicale, poursuit sa grève illimitée.

H. A.

Comment (5)

    Zaatar
    25 février 2018 - 7 h 33 min

    Il y en a qui sont encore naïfs. Quand est ce que l’on comprendra que lorsqu’un pays est géré par la distribution de la rente et par la prédation à partir de richesses de son sous sol ses dirigeants ne peuvent avoir de solutions à aucun des problèmes lorsque l’argent vient à manquer. Depuis l’indépendance à ce jour le pays a été géré sous l’influence du billet, dollars, euros et dinars à coups de milliards. Lorsque ça vient à manquer alors les solutions manquent à nos gouvernants et se rabattent de ce fait par instinct sur la bastonnade, la menace et la répression. C’est ce que l’on constate aujourd’hui car le prix du baril a fortement chuté depuis. Moralité de l’histoire, tout le monde sait que cette façon de gérer le pays khalti aicha peut le faire et que par conséquent personne en travaille et que tous vivent de la rente. Ainsi lorsque cette dernière vient à manquer c’est le brouhaha partout, l’anarchie à la limite du chaos et les dirigeants pour conserver leurs privilèges usent de la matraque et de la menace pour calmer tout le monde. C’est ce qui est en train de se faire en ce moment en rapportant au président (du moment qu’il ne se déplace pas) des informations toutes montées pour que lui prenne la décision de la répression.

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    Anonyme
    24 février 2018 - 23 h 47 min

    Pourquoi ne pas ouvrir la porte du dialogue, et discuter sérieusement des problèmes socioprofessionnels ?
    Vouloir Rester campé sur ses positions relève d’un manque de maturité totale, et pousse indéniablement au pourrissement de la situation.
    Une équité entre les droits et les devoirs des citoyens, est plus que jamais nécessaire pour prétendre à la stabilité sociale.

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    Djemel
    24 février 2018 - 23 h 28 min

    Un mouvement social englobe les droits et les devoirs pour réaliser le progrès d’une société. Puisqu’on ne respecte pas les droits des autres, on ne veut que pour soi, on bafoue les lois, on ne se préoccupe pas de l’excellence, on impose l’archaïsme et le chaos… on peut alors parler du chantage social et de comportement douteux.

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    Amazigh DZ
    24 février 2018 - 21 h 41 min

    le droit à la grève est indiscutable, par contre elle n’est pas indéterminé et archaïque jusqu’à prendre les éléves et les malades en otage.
    a mon avis ces gréves a répétition et indéterminé sont prémédités par des cercles pas aussi innocente, car elles touchent deux secteurs ultra sensibles et névralgiques a savoir « l’éducation et la santé ».
    ces syndicats en général et le syndicat psetiféré « cna-peste » en particulier veulent mettre le pays a feu et a sang pour faire plaisir a certains charognards cachés dans l’ombre.
    ALLAH YERAHMEK ya Boumedienne.

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    PREDATOR
    24 février 2018 - 20 h 59 min

    DES HORS LA LOI QU’IL FAUT MUSELER
    C’EST TOUJOURS LES MIEUX NANTIS QUI FONT GREVE

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