Bouteflika craint que la bombe sociale explose avant la fin de son mandat

grèves Bouteflika
Les citoyens attendent de voir le bout du tunnel depuis avril 2014... New Press

Par Karim B. – Les instructions fermes données par le président Bouteflika au gouvernement de désamorcer la bombe des contestations sociales dénotent la fragilité de la situation générale dans le pays. Totalement absent de la scène bien que suivant le cours des événements «de très près», selon les secrétaires généraux du FLN et du RND, les principaux partis au pouvoir, le chef de l’Etat n’a fait aucune déclaration publique sur les mouvements de protestation qui secouent deux secteurs névralgiques de la fonction publique que sont la santé et l’éducation.

Abdelaziz Bouteflika ne s’était pas exprimé non plus lors des émeutes qui avaient suivi le refus de l’APN de consacrer un budget conséquent pour la promotion de la langue amazighe. Mais il avait surpris l’opinion publique nationale par sa décision de reconnaître cette revendication légitime, en officialisant Yennayer comme An Amazigh férié et en annonçant l’institution d’une académie dédiée à tamazight.

Dans le bras de fer qui oppose la ministre de l’Education au syndicat autonome Cnapeste, des sources avaient affirmé que la grève, qui dure depuis plusieurs semaines, au point de compromettre l’année scolaire et les examens de fin d’année, avait été gelée par les enseignants suite à des contacts directs avec les plus hautes autorités du pays. De nombreux observateurs s’étaient alors demandé si la présidence de la République n’avait pas court-circuité la ministre de l’Education nationale et adoubé les syndicats frondeurs.

La poursuite de la contestation dans ces deux secteurs et son exacerbation dans celui de l’éducation, suite à l’intransigeance de Nouria Benghebrit qui a affirmé, ce lundi, qu’elle ne comptait pas revenir sur sa décision de ponctionner les salaires des enseignants grévistes, mettent le Président dans une situation délicate. L’élection présidentielle approche et les mouvements de grève risquent de s’étendre à d’autres catégories professionnelles, voire à l’ensemble de la société au vu des nombreuses difficultés induites par la mauvaise gestion et la fuite en avant des gouvernements successifs.

D’aucuns s’interrogent sur la probabilité d’un remaniement profond imminent du gouvernement pour tenter de limiter les dégâts dans un contexte marqué par une colère sourde des citoyens, qui risquent de la manifester en occupant la rue. Ou le président Bouteflika se contentera-t-il d’instructions dont l’effet paraît obsolète ?

K. B.

Comment (32)

    Anonyme
    14 mars 2018 - 22 h 29 min

    et le peuple craint bouteflika!

    karimdz
    14 mars 2018 - 18 h 22 min

    La situation en Algérie est digne d un état démocratique occidental, çà prouve qu il y a une certaine liberté syndical, d expression libre etc… En meme temps, les grèves en europe qui sont devenus l expression du ras le bol, sapent l économie des différents pays.

    Notre pays, n a pas la prétention de se mesurer à l occident, mais ceux qui font grève à tort ou à raison, mettent en grave difficulté le fonctionnement de l Etat, notamment dans l éducation, et d une certaine manière notre économie.

    Il faut raison garder, et chacune des partie, état et syndicats, doivent faire preuve de bonne volonté, de lucidité, pour mettre fin à ce conflit qui s éternise.

    1
    4
    Anonyme
    13 mars 2018 - 19 h 41 min

     » En Algérie, les 20% de la population les plus riches consomment en moyenne 6 fois plus de produits énergétiques que les 20% les plus pauvres. Plus le citoyen est riche plus il en est bénéficiaire du système actuel de subventions ».
    Sans commentaires !

    12
    3
    Ils la planifient !
    13 mars 2018 - 14 h 05 min

    D’un coté il va faloir que les traitres du gouvernement Algérien lache du laisse et met la main à la poche et de l’autre nous avons sur notre sil des agents Israeliens et compagnie qui s’infiltrent en Algérie dans des structures stratégique pour nous poussez à un printemps Arabe ou Bèrebère. La question est : Y A T’IL UN COMMANDANT DE BORD DANS NOTRE VAISSEAU ?

    24
    7
    lhadi
    13 mars 2018 - 13 h 20 min

    Force est de constater que la déception est grande lorsque le message-clé que je voulais faire transmettre n’est pas bien passé.

    Mais comment faire en sorte que le message soit entendu, compris si ce n’est avec la magie de l’art de la répétition.

    Par voie de conséquence, j’invite à nouveau, le Président de la république à dessiller ses yeux et prêter l’oreille à la citation de JOHN LOCKE ( philosophe anglais défenseur du libéralisme) :

     » Quand on plonge un peuple dans la misère et qu’il se trouve exposé aux sévices du pouvoir arbitraire… vous pouvez faire passer les gouvernants pour ce que vous voudrez, vous arriverez toujours au même résultat. Le peuple qu’on maltraite d’une manière illégale saisira la première occasion de se libérer d’un fardeau qui lui pèse lourdement. Il appellera de ses voeux le moment opportun et il guettera : les affaires humaines sont sujettes à tant de fluctuations, de faiblesses et d’accidents, qu’il est rare que l’occasion tarde à se présenter d’elle-même »

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

    21
    4
    awrassi
    13 mars 2018 - 12 h 32 min

    L’Algérien est un ingrat. Son pays n’a même pas 60 ans qu’il veut déjà manger du caviar et boire du champagne … Regardez où nous en sommes et vous verrez que tous ceux qui ont oeuvré pour le pays n’ont pas été si mauvais, très loin de là : éducation gratuite, aide à l’accession à la propriété, aides et subventions à l’industrie, à l’agriculture, à la pêche, à tout. Depuis 1962, nous avons accompli des miracles. Certes, notre niveau de vie laisse à désirer si nous nous comparons aux Occidentaux, mais avons-nous leurs dettes ? Non. Alors, si vous pensez uniquement économie domestique, par exemple, vous verrez que nous n’avons rien à leur envier. Oui, notre Algérie pourrait aller encore mieux, mais ce ne sont pas les hommes qu’il faut critiquer. Notre destin se résume à nous choisir le meilleur système économico-politique; ce n’est pas le capitalisme. Un socialisme à l’algérienne, avec un contrôle étatique plus soutenu dans tous les domaines et les sanctions qui iront avec la gabegie et le népotisme … Laissez le président tranquille; il est affaibli et nous ne devrions que lui souhaiter qu’il aille mieux. Tous les hommes font des erreurs et notre pardon aura encore plus de poids le jour du jugement dernier. Suivons la voie des Martyrs : restons libres, souverains et sachons remercier Dieu quand d’autres sont sous les bombes !

    57
    52
      Anonyme
      13 mars 2018 - 13 h 03 min

      tu es rigoulou!!

      20
      16
        Anonyme2
        13 mars 2018 - 14 h 46 min

        Tu n’es pas d’accord avec lui et c’est ton droit mais pourquoi le francais negre?

        20
        9
          Le Patriote
          13 mars 2018 - 15 h 49 min

          Parce que c’est un harki mokhazni en faction sur ce site

          10
          8
        awrassi
        13 mars 2018 - 20 h 10 min

        Argumente !

        5
        4
      ninir
      13 mars 2018 - 14 h 52 min

      cessez de nous rabâcher toujours le même argument, à savoir que notre pays est encore jeune, un éternel ado en quelque sorte. de nos jours on peut accomplir des miracles en 60 ans, ce qui n’était pas le cas au moyen age par exemple. il suffit de voir les pays qui ont réussi à s’en sortir en 15 ou 20 ans comme la Corée du Sud, pour ne citer que ce pays là. certains veulent nous faire croire que c’est normal d’être encore s/dev 60 ans après. non c’est anormal et c’est inconcevable au regard des moyens engrangés par la vente de nos hydrocarbures. il y’a eu trop de détournements, trop de gaspillage, trop de mauvaise gestion … on aurait pu figurer dans le top ten des nations développées après un demi siècle! mais hélas on est toujours là à tourner en rond par la grâce de ceux qui nous gouvernent …mal.

      39
      4
        awrassi
        13 mars 2018 - 20 h 09 min

        Je réponds à tous les frustrés pseudo-intellectuels qui voient leur pays à travers le prisme de leur prétendue et bourgeoise vision : si vous argumenter, argumentons économie politique. L’Algérie est partie de 0, c’est un pays de tribalistes incultes en économie, en politique et en religion, un pays qui a élevé ses enfants dans deux langues pour finalement faire fuir ceux qui ne savaient pas l’arabe, un pays qui devait et doit encore faire face à une démographie galopante, aux ennemis qui frappent chaque jour à notre porte, etc., etc. Un pays qui n’a pas su suivre Boumédiene dans son socialisme, à cause de la pression internationale capitaliste et ses nationaux bourgeois et propriétaires fonciers? etc., etc. Je continue ? Oui, il y a des voleurs, mais tous les pays ont leurs voleurs. Les généraux chinois, par exemple, qui se sont emparés des bien nationaux à la mort de Mao pour faire travailler des adolescentes incultes 18 heures par jour pour 2 euros. La Corée du Sud qui vit grâce à un « plan marshall » et à son soumission à l’empire américain, etc., etc.
        Critiquer son pays, c’est normal. Mais pour critiquer, il faut partir de données objectives (les chiffres et les réalités macroéconomiques) pas de sa frustration personnelle !!! Il est difficile de passer de l’âne à la voiture en peu de temps sans bruler le feu rouge !!!

        13
        11
        Vigil
        14 mars 2018 - 12 h 55 min

        Le sous développement est dans la tête pas dans le portefeuille, le développement passe obligatoirement par la civilisation du peuple et non pas par les pétrodollars qu’il possède.

        2
        1
      ABDEL
      13 mars 2018 - 16 h 41 min

      l’allemagne a ete totalement détruite,ne possèdant aucune ressources naturelles,elle est devenue au bout de quelques annnées la 3E puissance économique,idem pour le japon,et la corée du sud,c’est une question de bonne gouvernance, quant a la corée du nord, qui, elle a suivi un autre chemin, avec a sa tete une dynastie ou le pouvoir se transmet de pere a fils,(ce qui attend peut etre l’algerie a court terme) …elle a éssuyé une famine qui a fait plusieurs millions de morts et n’arrive toujoUrs pas a sortir de son sous- développement depuis 70 ANS

      15
      4
        awrassi
        13 mars 2018 - 20 h 14 min

        L’Allemagne existe depuis quand ? Elle a produit la majorité des scientifiques, artistes, penseurs du monde entier ! Cite-moi un Algérien prix Nobel ou inventeur … Comparons ce qui est comparable. Nous sommes Africains, donc du Tiers-Monde … Et le Tiers-Monde restera tiers-monde au moins pendant 2000 ans, le temps qu’il a fallu à l’Allemagne de se construire (après avoir envahi beaucoup de pays, dont l’Algérie – les Vandales !!!).

        12
        10
      Souk-Ahras
      14 mars 2018 - 10 h 32 min

      Bonjour ami Awrassi,

      « … aide à l’accession à la propriété, aides et subventions à l’industrie, à l’agriculture, à la pêche, à tout… » (sic).
      Elle se trouve où cette Algérie dont vous parlez ? Depuis quand existe-t-elle ? À qui appartient-elle ?
      Vous semblez ne pas savoir que Boutéflika et Ouyahia ont été et sont toujours restés rétifs à toute initiative privée autre que celle se situant dans le cercle hermétique clientèliste.
      Le blocage subit par Rebrab, principal et véritable créateur de richesses (reconnu de par le monde excepté par son propre pays) devrait vous aider à nuancer quelque peu vos propos en montrant plus de réalisme.
      Amicalement.

    abdel
    13 mars 2018 - 12 h 26 min

    la planche a billets est une belle invention pour continuer a entretenir cette illusion qu ‘est la « paix sociale », la verité, c’est qu’on s’achemine vers la situation que connait le venezuela (une inflation qui dépasse les 92%) et une monnaie qui ne vaut plus rien,et devinez qui proclamait en 1999 qu’il ne permettra jamais que le dinar soit déprécié par rapport au dirham ?
    VIVRE SUR LA RENTE ET NE PRODUIRE AUCUNE RICHESSE NE PEUT QUE CONDUIRE A CETTE SITUATION.

    25
    5
    anonyme
    13 mars 2018 - 12 h 04 min

    Le choix des hommes n’est pas l’important. C’est l’idéologie politico-économique qui fait avancer, stagner ou reculer un pays. Le libéralisme, le capitalisme donc, n’a jamais réussi autrement qu’à offrir de faux espoirs et à endetter ses partisans – pour n’enrichir qu’une petite oligarchie monopolisatrice des richesses.
    En face de cette idéologie se trouve la nationalisation des biens de production et la dictature du prolétariat (paysannerie incluse), seul système capable de créer des richesses nationales et de conserver sa souveraineté politique et économique.
    Tout le reste est du faux-semblant. Ni Bouteflika ni personne ne peut améliorer le vécu des Algériens en s’appuyant sur un système capitaliste…
    Il faut accepter de voir l’Algérie dépérir ou commencer à réfléchir marxisme. Cela n’enlèvera rien à notre foi en Dieu. Au contraire, nous irons vers le partage, l’équité et la prospérité !
    Si le capitalisme était salvateur, aucun pays capitaliste ne serait endetté et n’aurait endetté ses descendants…

    14
    22
    Anonyme
    13 mars 2018 - 11 h 59 min

    IL N Y A PAS DE BOMBE SOCIALE ..il ya un grand mensonge algérien et dans lequel est érigé un Tabou qu’il faudrait un jour ou l’autre abattre… l’Algérie est un pays riche en sursis de ses Hydrocarbures et de sa rente. voici le Tabou economique de l’Algérie…
    les algériens croient qu’ils ont un pays riche et ne veulent pas travailler serieusement, ils veulent tous vivre de la rente (sauf quelques rares exeptions de gens lucides ou obligés).
    Les élites de l’Etat, de la politique et de la Religion sont plongés en grande majorité dans la corruption, la paresse et la rapine maffieuse sous le slogan de « LI DA DA » et de « LI TAH RAH » et acheminent leurs fortunes et leurs enfants vers la France et l’étranger parce qu’ils savent qu’il n y a aucun avenir fiable dans ce pays qu’il sont ruiné et dont la situation est devenue un enfer wahhabisé sous les oripeaux d’une bigoterie religieuse. Ils s’achetent a coup de Omras-vacancières une bonne conscience de mafiosos et dissimulent la faillite spirituelle et culturelle d’une société bloquée par la paresse, le laisser aller, le fatalisme et le fanatisme.
    Les classes moyennes à peu prés de même, dans leur corruption petite bourgeoise, sombrent dans le resquillage sous le slogan « AKHTINI NAKHTIK ». Les enseignants paresseux, incultes, malhonnêtes, sans vocation, fanatiques et roublards en sont l’illustration parfaite qui veulent faire de Benghabrit leur bouc-émissaire….
    Les classes populaires éreintées par une démographie effroyable et impossible et toutes aussi corrompues que les autres souches suivent aussi le mouvement et agissent contre toute espèce d’établissement de notions de Nation, d’Etat ou de Cité au sens Khaldounien du Imrane ou de la Civilisation au sens universel… la corruption FLN et le wahabisme islamiste FIS les ont gravement ensauvagés ; la classes populaires donc paupérisés dans les villes « exodées » et exonérées de toute vie publique urbaine pratiquent le ressentiment social et idéologique par le boycott du beylik, c’est à dire de la vie politique démocratique et participative et vivent sous le slogan général algérien « KHALLIHA TEKHLA, TAKHTI DARI »…

    56
    4
    algerien révolté
    13 mars 2018 - 11 h 27 min

    Il n y aura jamais d’explosion social !

    10
    21
    Souk-Ahras
    13 mars 2018 - 10 h 40 min

    L’Algérie de Bouteflika n’est autre qu’une cocotte minute, évidemment de construction sommaire comme, hélas, tout le reste, car dépourvue de soupape de sécurité et d’indicateur de pression interne. Par conséquent, le pouvoir ne peut savoir le degré de cuisson actuel : ça mijote ? ça bout ?
    Et comme le gaz, chez nous, est à profusion, le pouvoir, dans son immense générosité, dépense sans compter en augmentant son débit d’arrivée dans les brûleurs de la « tabouna ». Le pouvoir n’a pas retenu les leçons de Fukushima en 2011.

    27
    7
    La voix algérienne
    13 mars 2018 - 10 h 39 min

    A partir de 70 ans, personne ne doit être ni député, ni se presenter à une quelconque fonction ou un mandat. L’horloge biologique ne fonctionne plus. Ces vieillards croulants, qu’il aillent soigne leur Alzheimer et laissent desjeunes compétents s’occuper des affaire du pays. Autrement, nous n’aurons comme solution que de créer un gouvernement parallele et chasser le plus tôt possible ces vieillards qui occupent des postes et des fonctions ou ils n’ont rien à faire.

    42
    3
    Anonyme
    13 mars 2018 - 9 h 16 min

    Foutez la paix à Mme Benghebrit et laissez la travailler. Ce n’est pas être intransigeant que de refuser le paiement d’heures non travaillées, c’est l’application d’une loi et d’une règle. Cela tombe sous le sens. Quant aux enseignants qui ne veulent pas faire de recours comme le prévoient les textes, c’est leur droit. Mais qu’ils ne viennent pas s’étonner si passé le délai de recours, ils se retrouvent définitivement à la rue.
    La société en a soupé des chantages du Cnapeste. Les véritables enjeux de cette grève n’échappent à personne. Le bon fonctionnement du secteur de l’éducation est le dernier des soucis du Cnapeste.

    45
    11
    Djeha Dz
    13 mars 2018 - 9 h 08 min

    Si effectivement Bouteflika sait ce qui se passe dans son pays et quels sont les problèmes de la société et de son peuple , il devrait savoir également que les Algériens de 2018 sont très différents de ceux de 1999 toutes générations confondues.
    Et si, encore, effectivement il est réellement préoccupé par le mécontentement sociale, il a tout intérêt pour le bien de tous de mettre l’Algérie –Etat et Société- au-dessus de tous les petits calculs politiques et autres considérations liées à sa propre personne.
    De considérer finalement les Algériens et Algériennes comme majeurs et affranchis .
    Les Algériens sont responsables et politiquement mûrs pour choisir la voie qui va le mieux avec leur vision des choses.
    Donner ponctuellement des os à ronger pour calmer les esprits , n’est rien d’autre qu’un replâtrage inutile dont les conséquences pourraient se transformer en un rien de temps en tsunami social que rien ni personne ne pourra contrôler.
    Mr le Président , sachez que quelque soit vos décisions et choix, le responsable c’est vous et rien que vous.

    49
    3
    UMERI
    13 mars 2018 - 9 h 08 min

    Bouteflika, inconscient, ne craint rien, il est l’otage de ceux qui tirent les ficelles, il ne fait que gêner l’action du gouvernement, de son premier ministre, qui n’est qu’un coordinateur, de ses ministres, qui ne savent a quel saint se vouer. Bouteflika est un « Cheikh El Kanoun », un président virtuel qui sert les membres de son clan pour se maintenir au pouvoir et conserver leurs privilèges.
    Dieu tout-puissant délivre nous de cette secte qui nous rend la vie difficile, qui hypothèque l’avenir de nos enfants et des générations futures.

    52
    5
    Zaatar
    13 mars 2018 - 8 h 48 min

    Voila pour compléter mon commentaire précédent. c’est qu’il lui va bien comme suite. « Le FLN, c’est l’État », avait proclamé Ould Abbes. “Le choix du Président, c’est l’affaire de l’État”, vient de prolonger Ghoul. Pourquoi les hommes politiques agréés par le régime peuvent-ils dire n’importe quoi en guise d’assertions politiques ?
    À travers ces exemples, et d’autres, comme celui de Ziari proclamant la limitation de mandats d’invention coloniale, on peut mesurer le chemin parcouru par le pays dans sa régression politique au cours des deux dernières décennies. Mais il est faux de croire que la décadence intellectuelle qui frappe la vie publique procède d’une évolution spontanée. L’appauvrissement sémantique de ce qui nous tient lieu de débat public a été soigneusement programmé. Il a débuté par une opération de restructuration du paysage médiatique. En suscitant l’éclosion et l’épanouissement de supports dont la viabilité ne dépend plus du succès commercial, mais de la gratuité d’impression et des subventions publicitaires, le pouvoir a mis la presse sur la voie de la déchéance qualitative. Et l’a progressivement initiée à la culture de la facilité : alors, progressivement, “la moindre butte ressemble à une montagne”, comme disait Marx à propos de l’économie vulgaire.
    Et nous en sommes arrivés à relayer, quotidiennement, des absurdités sémantiques et politiques que nous faisons vaniteusement trôner aux “Unes” de nos journaux. Avec la satisfaction du devoir accompli.
    Avec l’ouverture du champ audiovisuel, le pouvoir a fait mieux en réalisant la jonction entre le populisme mercantile et le populisme politicien. Les quelques poches de résistance, où des professionnels tentaient de positiver cette ouverture médiatique, ont fini par être sanctionnées soit par la censure officielle soit par la paresse politique qui, peu à peu, a engourdi la société. L’avènement du multipartisme avait poussé le citoyen à développer un réflexe de vigilance politique ; le régime de la corruption, en démocratisant le crédit bancaire facile, les subventions, les concessions, en faisant exploser les commandes publiques au profit d’un affairisme politique, en libérant l’activité économique informelle non imposable, en élargissant la pratique racoleuse du logement social, etc., a converti ce citoyen à l’instinct de rapine. Il a ainsi créé un conservatisme de prébende, un conservatisme de rente, dans la société.
    Aujourd’hui, le discours politique joue à peine le rôle de musique d’ambiance que peu de gens écoutent. Ce que l’Algérien lambda craint le plus, c’est le changement, l’avènement d’un pouvoir rationaliste à la place du régime gaspilleur et suborneur en place. Et ceux qui sont promus leaders politiques par le pouvoir réel peuvent jouer ces mélodies de distraction sans avoir besoin de jouer juste : ils sont seuls sur scène. Ils peuvent dire toutes les niaiseries ; elles passeront pour d’intelligentes propositions politiques. Leurs contradicteurs potentiels, récalcitrants restés sur des positions de défiance vis-à-vis du régime, sont rejetés à la marge de la vie médiatique, d’abord, et politique, par conséquent.
    Pendant ce temps, LA CROISIÈRE S’AMUSE. Surtout que l’Algérie a maintenant résolu la question de la précarité de la rente : si l’argent venait à manquer, il n’y aurait qu’à en imprimer. Il paraît que c’est une bonne idée, celle-ci aussi.

    25
    1
    Rani Zaafane
    13 mars 2018 - 8 h 30 min

    Vivement la fin du 4ème mandat et le départ de Bouteflika. A moins que ….!!!

    44
    6
      passager
      13 mars 2018 - 9 h 56 min

      Bien dit ! mais une petit complement , bien sur si l’argent commence à manquer , on en imprime , ça c pour le dinar , mais pour la devise….!? certainement des listes supplementaires de produits interdits à l’importation …et une machine industrielle locale en panne…

      21
      2
    hibeche
    13 mars 2018 - 8 h 04 min

    Pendant le règne de fakhamatouhou, il y a eu pas moins de 12 gouvernements. Le résultat, une crainte d’explosion sociale ?!!!.
    En turf, si on change plusieurs fois de jockey, on y met les meilleurs et ça ne marche pas alors que fait-on? On change de canasson. Idem au football, quand une équipe ne gagne pas, on change les joueurs, mais au bout d’un certain temps, on change l’entraîneur.

    27
    3
    Le Ducs
    13 mars 2018 - 7 h 57 min

    Après avoir bradé le pays à nos ennemis,maintenant c’est le tour des menaces,laissez moi faire ceux que je veux ou sinon,je mettrais le feu a la maison,qu’avez vous réaliser d’important pour le pays,a part une corruption généralisée,une justice aux plus offrant,et l’urne magique qui transforme les bulletins par apport à vos vœux personnel,on est ou avec les milliards volatilisé et les affaires de corruption Sonatrach 1-2-3-4 et khalifa banque,autoroute est ouest,l’argent détourné par vos amis,saidani,bouchouereb,bedjaoui, Khalil et les autres,pourquoi vous tenez autant ou pouvoir malgré votre état de santé,vous avez privilégiez les Algériens fraîchement naturalisé et les fils et les petits fils de Gaids que le reste de la population pure souche, tôt ou tard votre bombe à retardement va faire des millions de victimes,grace à dieu le peuple Algérien vaincra toutes les manipulations et les combinés malsain,que viens en aide a ce peuple accueillant et brave

    32
    6
    Anonyme
    13 mars 2018 - 7 h 52 min

    Les syndicats doivent se mettre a table et dialoguer ,et defendre en premier lieu l interet suppreme de la nation Algerienne…..il faut trouver les compromis indispensables pour la paix sociales et l unite autour de notre Patrie.Nous Algeriens sommes tres conscients de la situation mais il faut reconnaitre que d importantes etapes ont ete realisees pour le progres social.car il n y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.L infrastructeur en Algerie a fait un bond enorme,la construction des logements par centaines de milliers,l agriculture a ete modernisee,l educationevolue dans la bonne direction mais les revendications sociales doivent etre ameliorees pour booster le pouvoir d achat des citoyens …..construire davantage le pays demande la participation de toutes les franges de notre Patrie….et restons fideles au serment de nos Chouhadas ……Qassaman. l Algerie est au dessus de nous tous

    18
    19
    Zaatar
    13 mars 2018 - 7 h 28 min

    Ah bon? le président n’est pas informé alors de ce qui passe dans le pays, car la bombe sociale a déjà explosé, n’est ce pas? Si les résidents en médecine sont plus que déterminés dans leurs revendications (justifiées et logiques à mon sens), les enseignants et l’ensemble des travailleurs des autres secteurs sont tous sur le qui vive avec la cherté de la vie qui les a étranglés… ça je crois bien que le président s’y attendait un peu, il n’est quand même pas bête à ce point… il serait naïf de croire que nos responsables ne prédisent pas la colère du peuple en pareils circonstances, simplement ils essaient de trouver une parade comme aux anciennes habitudes pour garder leurs acquis et leurs privilèges, sauf que les idées pour tromper le peuple y’en a presque plus… et donc problème dans la haute stratosphère et quel problème…

    24
    7

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.