Le ministre palestinien de la Justice demande à la Commission de Venise de contrôler les législations israéliennes racistes

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La Commission de Venise est en charge de la législation et de la justice. D. R.

Le ministre palestinien de la Justice, Ali Abu Diak, a demandé à la Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission de Venise) de contrôler les législations racistes de l’occupant israélien contre le peuple palestinien et ses terres, rapporte dimanche l’agence palestinienne Wafa. M. Abu Diak a exposé les derniers développements constitutionnels et juridiques en Palestine, lors de sa participation à la réunion de la Commission de Venise du Conseil de l’Europe, qui est la commission pour la démocratie du point de vue du droit, tenue à Venise en Italie, en présence des représentants de plus de 60 pays et avec la participation du palestinien Awda Amarna de l’ambassade palestinienne à Rome.

«Nous sommes pleinement conscients que nous ne sommes pas devant une conférence politique pour présenter la souffrance du peuple palestinien qui est sous occupation israélienne, mais, nous sommes devant une conférence juridique représentant les hauts responsables qui portent en toute honnêteté et responsabilité la lettre du droit, de la justice et de la loi», a-t-il déclaré. Et d’ajouter : «Ce n’est pas possible de suivre les développements juridiques et la situation juridique en Palestine sans exposer les effets de l’occupation israélienne sur la situation judiciaire et la situation des droits de l’Homme en Palestine».

Le ministre palestinien de la Justice a affirmé, devant les membres de la Commission de Venise, que «l’occupation israélienne et ses violations quotidiennes contribuent à affaiblir le système de justice nationale et internationale par la dévalorisation du système judiciaire et de la souveraineté de l’Etat palestinien, l’entrave du procès juste et de l’application de la loi, ce qui porte atteinte aux droits de l’Homme.»

M. Abu Diak a par la même occasion invité «le monde libre à protéger la légitimité internationale, rétablir le prestige et le respect des Nations unies et ses résolutions, de faire triompher les droits légitimes du peuple palestinien, de mettre fin aux souffrances des Palestiniens en mettant un terme à l’occupation et en contribuant à l’instauration de la paix sur la base de la justice et du droit, invitant à établir l’Etat palestinien indépendant avec sa capitale El-Qods».

R. I.

Commentaires

    Vangelis
    18 mars 2018 - 15 h 37 min

    Les représentants palestiniens revendiquent pour leur territoire ou ce qu’il en reste et c’est tout à leur honneur puisqu’ils sont passés par la case guerre pour se cantonner dans celle politique et pacifiste face aux excès de l’occupant qui ne ménage pas ses efforts pour les rayer de la carte du Moyen Orient.

    Ces représentants, je ne les ai jamais entendus défendre la cause sahraoui qui ressemble en tous points de vue à la leur.

    La solidarité devrait primer dans ce cas d’espèce afin de résoudre ces deux problèmes qui durent depuis des décennies et partant ces mêmes représentants devraient porter haut la voie des sahraouis devant les instances internationales devant lesquelles ces derniers n’ont pas encore accès.

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