Virulente réaction d’un politologue à l’appel de Kouchner et sa clique

Olivier Le Cour Grandmaison Kouchner
Le politologue Olivier Le Cour Grandmaison. D. R.

Par R. Mahmoudi – En réponse à l’appel signé par cent personnalités intellectuelles françaises contre ce qu’elles désignent comme un «séparatisme islamiste», le politologue Olivier Le Cour Grandmaison dénonce l’acharnement d’une certaine élite contre tous ceux qui parlent de «racisme d’Etat» en France, et notamment contre l’association SUD Education 93 vouée aux gémonies par les signataire de ce manifeste et accusée d’avoir initié des ateliers en «non-mixité raciale».

Dans une tribune publiée dans le site Mediapart, Le Cour Grandmaison juge que les signataires de cet appel cherchent à obtenir de «nouveaux anathèmes ministériels» contre ce syndicat honni. Il prend l’exemple de Frédéric Potier, récemment nommé délégué à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). Le Cour Grandmaison écrit : «En bon petit soldat soucieux de donner des gages de soumission et d’orthodoxie lexicale et politique à ceux qui l’ont désigné à ces nobles fonctions, il a déclaré : « Il n’y a pas de racisme d’Etat. Cette notion, c’est une aberration. » Ivresse du pouvoir et vanité puérile qui font croire à celui qui l’exerce qu’il peut ruiner un concept par quelques phrases prétendument assassines. Dérisoire et risible», s’indigne le politologue.

Passant au crible l’engagement des principales figures de l’appel, Olivier Le Cour Grandmaison leur trouve un point commun : l’attrait du pouvoir. «(…) Plus admirable encore la qualité des signataires. Juristes, avocats, professeurs, philosophes, docteurs, agrégés, essayistes pressés – c’est un pléonasme –, chroniqueurs divers que réunissent des obsessions communes : l’islam, les quartiers populaires « gangrenés par la charia » et les jeunes « issus de l’immigration », l’inévitable I. Rioufol et la subtile E. Lévy, bien sûr, quelques académiciens, qui pensent que depuis qu’ils siègent sous la coupole, leurs travaux sont devenus immortels, et deux anciens membres de gouvernement. Un prétendu ami de la sagesse et de la vérité, L. Ferry, qui a oublié qu’on ne peut servir deux maîtres, la philosophie et le(s) pouvoir(s), et qui depuis longtemps préfère le(s) second(s) à la première. Un humanitaire revenu de tout sauf de lui-même, B. Kouchner, prêt à soutenir quiconque lui ouvre les portes du prestigieux Quai d’Orsay comme il en a fait la démonstration servile. Avec raison, l’un et l’autre prennent soin d’exhiber leur titre de ministre, car beaucoup de lecteurs n’ont aucun souvenir de leurs fonctions passées».

Sur la forme comme sur le fond, Le Cour Grandmaison fait ce jugement sans appel : «L’addition de ces personnalités intellectuelles et de ces esprits forts et cultivés laissait augurer un texte puissant, servi par des plumes inventives et brillantes. Sans être d’accord, je pensais que j’allais humer l’air vif des sommets ; je n’ai fait que respirer les remugles d’eaux troubles et grasses, agitées par des poncifs rebattus qui courent comptoirs et rues». Et d’enchaîner : «Quant au clinquant des titres et des notoriétés affichés, il ne change rien à l’affaire ; il prouve seulement que ceux qui se croient haut pensent bas, quelquefois. Pensent-ils seulement ? Non. Ils lestent des opinions communes d’une légitimité académique susceptible de les faire passer pour des réflexions importantes».

Récusant toute négation de racisme en France, Le Cour Grandmaison dénonce cette propension chez les signataires de l’appel à «euphémiser» ou à «nier» les réalités du racisme d’Etat, pratiqué par les autorités française. «(…) Dans le monde enchanté des mêmes, ni dominé-e-s ni discriminé-e-s n’existent ; seuls demeurent des citoyens vivant dans le subtil éther républicain où tout n’est que liberté, égalité et fraternité», ironise-t-il.

En conclusion, le politologue appelle à plus de résistance contre une «alliance objective» dont il en faut pas sous-estimer la puissance : «(…) Beaucoup d’entre eux ont micros et caméras ouverts dans les médias où ils se répandent à qui mieux-mieux tout en prétendant subir la censure des « bienpensants » et des « islamo-gauchistes. » Les uns et les autres ont déjà gagné de nombreuses batailles et rallié à leur cause des soutiens multiples, conséquents et quelquefois surprenants». Il estime que «contre ces nouveaux censeurs emportés par un prurit toujours plus autoritaire, il est urgent d’écrire, de parler et d’agir».

R. M.

Comment (5)

    Anonyme
    23 mars 2018 - 14 h 37 min

    Qui est B.Kouchner?
    N’est-il pas cette sinistre personne promotrice du droit d’ingérence pour la protection des minorités à la carte?
    Un type qui n’a pas hésité un seul instant à renier sa famille politique pour un éphémère poste de ministre et qui impose sur les plateaux tv qu’on le désigne par « Mr le ministre ».




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    Anonyme
    23 mars 2018 - 11 h 32 min

    Toujours la meme communauté qui attaque les musulmans de france…




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    kilma
    23 mars 2018 - 9 h 43 min

    Est-ce une nouveauté d’apprendre qu’il existe des islam—ophobes ???
    Les musulmans(africains ou autres),,,sont le seul menu frotain que les politico-escrocs,usent et abusent pour obtenir un poste ou une faveur quelconque,,,,,vu la couverture médiatique titanesque que cette religion bénéficie avec de soit-disants spécialistes,les peuples sont bérnés et lobotomisés.
    Je vais reprendre une déclaration du sinistre henri gaino « si nous engageons une guerre contre l’islam,nous allons perdre ».
    Pendant ce temps israel tue et torture tranquillement ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,




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    awrassi
    23 mars 2018 - 9 h 37 min

    M. Grandmaison ne dit que la vérité mais il sera vite discrédité par toute la classe politique sioniste et colonialiste française. Ne serait-ce que par ses écrits, dont « De l’indigénat
    Anatomie d’un « monstre » juridique : le droit colonial en Algérie et dans l’Empire français » … De toute façon, les bi-nationaux de France devront apprendre à se défendre seuls. Leur problème n’est pas celui de leur pays d’origine.




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    Abou Stroff
    23 mars 2018 - 8 h 49 min

    kouchner et sa « clique » sont connus pour être des sionistes ou des pro-sionistes notoires. par conséquent leur appel doit être intégré dans un mouvement plus large qui puisse lui donner un sens.
    je pense que cet appel peut être lié à la dynamique qu’impose l’impérialisme et le sionisme à la région du moyen-orient où l’entité sioniste, grâce à l’appui certain des « féodalités arabes », est en train, au moment présent, d’asseoir définitivement sa domination sur la palestine dans son ensemble et sur la région dans son entièreté.
    en se focalisant, d’une manière générale sur l’islam et les musulmans en france, ces sionistes s’efforcent de faire oublier les agissements criminels de l’entité sioniste dans la région dont elle essaie d’être le maître absolu.
    moralité de l’histoire: que les peuples « musulmans » apprennent à analyser concrètement une situation concrète, qu’ils comprennent que l’entité sioniste est d’abord et avant tout un vestige colonial qui n’a rien à voir avec d’hypothétiques commandements divins, et, ,enfin qu’ils délaissent définitivement leur vision religieuse des choses et des phénomènes qui ne fait que les aveugler de plus en plus tout en renforçant leur ennemi du moment, c’est à dire leurs dirigeants corrompus et l’entité sioniste qu’ils servent.




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