Des étudiants séquestrent un recteur d’université et menacent de le tuer

Université recteur
De plus en plus de professeurs d'universités se sentent menacés. New Press

Le recteur de l’université de Bouira a été séquestré par des étudiants qui l’auraient menacé de mort s’il n’augmentait pas leurs moyennes. Le quotidien arabophone Ennahar, qui rapporte l’information, indique que le recteur a dû sauter de la fenêtre pour échapper à ses ravisseurs.

Ce nouvel épisode dans les actes de violence qui deviennent légion dans nos universités inquiète au plus haut point. De nombreux professeurs nous ont fait part de leur incapacité à endiguer ce phénomène, vu le nombre élevé d’étudiants et leur impuissance totale face à ce phénomène qui gangrène l’université algérienne mais également de nombreux autres secteurs.

Ces professeurs ont affirmé à Algeriepatriotique que certains étudiants font preuve d’une grande agressivité qui pousse certains enseignants universitaires à distribuer des notes sans aucune relation avec le véritable niveau de l’étudiant pour éviter d’éventuelles «représailles» qui prennent la forme d’agression verbale, de menaces, voire de violence physique. Tout ceci, dénoncent ces professeurs, sous l’œil «complaisant» des responsables dont le seul but semble être d’accélérer la sortie des promotions «au plus vite», quelles qu’en soient les aptitudes académiques. D’où le niveau catastrophique des nouveaux diplômés.

Une source a également affirmé à Algeriepatriotique que l’université «reçoit des bacheliers en retard de deux ans sur le niveau requis».

L. S.

Comment (8)

    Anonyme
    25 mars 2018 - 14 h 23 min

    C’est la gestion catastrophique de tout le système éducatif (du primaire à l’université) qui est la cause de toutes ces dérives.Dans les pays qui se respectent c’est la compétence et le travail (bien fait) qui sont des valeurs sûres et non la magouille et le laisser-aller.Ces jeunes ont perdu leurs repères en voyant ce qui se passe autour d’eux malheureusement.

    Tahar
    24 mars 2018 - 23 h 28 min

    Je suis enseignant à l’université de Tizi Ouzou et je vous assure qu’on vit le même phénomène. Des étudiants qui ferment les facultés pour des histoires de notes c’est devenu habituel. L’administration wilayale et le rectorat en premier lieu sont complices de cette situation. Ils font pression sur les enseignants pour qu’ils cèdent devant les revendications farfelues des étudiants. Il faut être solide et moralement bien armé pour tenir. Le mot d’ordre la paix sociale et pas de vague sinon les étudiants sortirons manifester.Ce n’est plus la pédagogie et les normes universitaires qui priment à l’université mais la gestion des flux. Avec bien sûr la complicité de tous les enseignants compréhensifs et non concernés qui laissent faire.

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      Thifran
      25 mars 2018 - 14 h 57 min

      Ce ne sont pas des étudiants, ce sont des voyous et il faut les traiter comme tel. Dans un pays où les lois ne sont pas respectées,l’impunité engendre la confusion dans les esprits,les gens ne font plus la distinction entre l’admissible et l’inacceptable . Les étudiants qui font pression sur leurs professeurs pour obtenir des notes qu’ils ne méritent pas doivent être écartés des universités parce qu’ils n’ont rien à y faire.

    Anonyme
    24 mars 2018 - 23 h 07 min

    Ce sont les pseudo étudiants de la secte Tlaba Hor ( Étudiants Libres). Des bathistes. Les universités algériennes ne connaissent pas de répit avec des grèves qu’ils déclenchent à la veille des examens. Ils barricadent les entrées des universités, et prennent ainsi en otages tous les enseignants et les étudiants qui veulent travailler. Ce sont des voyous notoires, qu’il faut radier de l’enseignement supérieur, avec des peines d’emprisonnement.

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    predator
    24 mars 2018 - 21 h 35 min

    Où va l’Algérie ?
    C’est la pagaille partout « tag ala men tag »

    PREDATOR
    24 mars 2018 - 20 h 22 min

    Le recteur de l’université de Bouira a été séquestré par des étudiants qui l’auraient menacé de mort s’il n’augmentait pas leurs moyennes.

    Ma parole ce pays va à la dérive sans le moindre doute

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    Le ver est dans le fruit
    24 mars 2018 - 20 h 02 min

    Le fruit de l’arabisation. Le baath fln a reussi son projet.

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    Moskosdz
    24 mars 2018 - 12 h 46 min

    Depuis que les fascistes islamistes ont mis main-basse sur nos école,faut pas s’étonner à ce que nos universités forment des terroristes.

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