Ouyahia : «Le décret relatif aux produits interdits d’importation contient des erreurs»

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Les importations des produits alimentaires continuent d'augmenter. New Press

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a affirmé samedi à Alger que le décret relatif à la liste des produits interdits d’importation «contient certains dysfonctionnements qui seront corrigés», ajoutant que «le gouvernement œuvrera à leur rectification». Intervenant lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan du gouvernement pour l’année 2017, M. Ouyahia a précisé que le décret exécutif relatif à la liste des produits interdits d’importation, publié dans le Journal officiel, comportait «certaines erreurs et dysfonctionnements». «Nous avons pris la décision d’arrêter l’importation de certains produits finis ; cependant, nous avons découvert que la liste nécessite des précisions, du fait que certains produits qui constituent des intrants pour l’industrie locale ont été inscrits dans la liste des produits interdits d’importation (…). Cette erreur sera corrigée», a précisé le Premier ministre.

«L’opération de révision de la liste des produits interdits d’importation se fera tous les 3 ou 6 mois. A chaque fois que nous aurons réalisé une autosuffisance dans un produit, il sera ajouté à la liste», poursuit M. Ouyahia. A une question sur les prix des voitures montées en Algérie, publiés récemment par le ministère de l’Industrie et des Mines, M. Ouyahia a expliqué que le gouvernement n’avait pas fixé de prix, mais a procédé à une évaluation du coût de la voiture montée localement, ce qui laisse le citoyen penser qu’il y a un écart qui n’est autre que la marge bénéficiaire. La marge bénéficiaire des industriels locaux pourrait être raisonnable, car ils sont engagés à payer les droits et coût des charges y découlant, telles que les impôts et autres, a indiqué le Premier ministre.

S’agissant de la spéculation dans le secteur de l’automobile, M. Ouyahia a fait savoir qu’elle était «conjoncturelle» et qu’elle était le résultat de l’arrêt de l’importation qui avait atteint à un certain moment le seuil de 600 000 voitures par an». En attendant une relance effective des usines de montage, il y a actuellement six usines qui activent dans le domaine du montage individuel des véhicules produisant un «volume modeste», ajoutant que la production devrait atteindre entre 200 000 et 250 000 unités en l’espace de deux ans, ce qui assurera une disponibilité des véhicules et encouragera la concurrence. «Les choses vont changer, mais cela demande du temps», a-t-il estimé. «Il y a de nouveaux investissements dans le secteur, ce qui permettra de créer de nouveaux emplois et booster l’activité économique», a-t-il poursuivi. Il a ajouté à ce propos que «l’arrêt de l’importation a encouragé les entreprises mères à venir en Algérie et à investir directement à travers les usines de montage».

R. N.

Commentaires

    Anonyme
    14 avril 2018 - 20 h 41 min

    M Ouyahia est-ce que c « monteurs » autos paient l’impôt ibs??




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