Les médecins résidents accusent Tahar Hadjar de «menaces et intimidations»

Camra accuse Hadjar
L’ensemble des résidents refusent toute menace ou intimidation. New Press

Par Hani Abdi – Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) dénonce «le mutisme» du ministère de l’Enseignement supérieur devant l’ensemble des revendications pédagogiques soulevées depuis maintenant plus de cinq mois. Dans une déclaration rendue publique avant le nouveau round de négociations avec le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, le Camra exprime son «indignation légitime à la veille de la célébration de la journée du Savoir».

Les médecins résidents relèvent qu’«aucune mesure concrète n’a été entreprise afin de répondre aux revendications d’ordre pédagogique, «malgré les correspondances et les demandes envoyées au préalable à la tutelle». Le Camra estime que «la programmation d’activités pédagogiques (cours, TD et autres) ainsi que tout planning d’examens, notamment le DEMS, sans concertation avec les concernés, témoigne du mépris, du manque de considération flagrant envers la situation et d’une gestion de la crise que nous traversons amèrement purement administrative, complètement détachée et loin de la réalité que déplorent les résidents».

Le Camra poursuit en exprimant clairement le refus de l’ensemble des résidents en sciences médicales de «toute menace ou intimidation d’ordre pédagogique, administratif ou judiciaire à l’encontre des médecins résidents à travers le territoire national». Cette instance qui porte les revendications des médecins résidents réitère son engagement et sa détermination à continuer sa mission jusqu’à gain de cause. Le Camra appelle ainsi les responsables de ces actes d’intimidation non éthiques d’assumer les conséquences.

Le Collectif des médecins résidents rappelle «avec ferveur» à travers son bureau national son attachement au dialogue et à œuvrer à la plus grande mobilisation en vue d’un dénouement juste et définitif de la crise. Le Camra appelle dans ce sillage au maintien massif du mouvement de grève, et ce, jusqu’à la satisfaction totale des «revendications légitimes de tous les résidents».

H. A.

Comment (3)

    Sihem Mentouri
    17 avril 2018 - 0 h 04 min

    Que signifie toutes ces grèves dans tous les secteurs proéminents du savoir. Les écoliers, les lycéens, les étudiants….. on bloque le savoir et la connaissance pour que l’Algérie n’avance pas ! C’est çà ? Mais c’est une véritable guerre de destruction qui est menée contre les futurs cadres de notre nation ma parole. Où allons-nous ainsi pendant que vos enfants étudient tous à l’étranger ? Mais qu’est-ce que cela veut dire ? C’est le cauchemar ma parole ou quoi ? Les « algériens » qui détruisent leur propre pays l’Algérie….. C’est dingue ! Vous êtes à la solde de QUI ??? Ya dine errab !!!!
    Laissez passer ce post, SVP, Messieurs d’A.P.
    Merci.

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    PREDATOR
    16 avril 2018 - 21 h 28 min

    C’est quoi ce type à l’avant plan qui semble rugir
    C’est l’image de nos futurs toubib
    j’espere ne pas être scalpé par ce type dans une salle d’opération
    Seul le bakchich est devenu le Dieu unique dans ce pays
    L’anarchie et le faire valoir des biceps sont devenus rois dans le pays

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    Ouelechaab
    16 avril 2018 - 14 h 07 min

    Il n’y a rien, rien de rien, à espérer comme politique de «ministres» qui ne doivent leurs postes ni à leurs travaux universitaires publiés à l’international et prouvant leurs competences scientifiques, ni à leur éthique personnelle durant leur carrière universitaire (bénéficier de 2 bourses longues durée, une en France et l’autre en Égypte n’est pas un signe de respect de l’éthique universitaire; accepter d’être «Recteur» pendant presque 20 ans de suite ne l’est pas aussi), mais à leur «proximité familliale» avec certains politiques dont les nuisances et les négativités, si elles devaient se mesurer, en seraient l’étalon par excellence dans le système de gouvernance politique de ce pays.

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