Ghassan Salamé : des signes positifs à même de relancer le processus de paix en Libye

Libye paix
Ghassan Salamé. D. R.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a fait état mardi de signes «positifs» à même de relancer le processus de paix en Libye, en dépit des défis constants.

Lors de la réunion de haut niveau de la Commission de l’Union africaine (UA) au niveau ministériel consacrée à la Libye, Ghassan Salamé a déclaré qu’en dépit des défis constants, il y a plusieurs signes positifs à même de relancer le processus de paix, comme la baisse de la violence à travers le territoire libyen, les grands progrès dans l’inscription des électeurs et la participation quotidienne des citoyens à la concertation politique.

Le représentant onusien s’est entretenu, en marge de cette réunion, avec le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, sur les derniers développements de la situation en Libye, mettant en avant «l’importance d’organiser des élections justes et intègres en Libye, d’accélérer la réconciliation nationale et de renforcer la coopération entre l’ONU et l’UA afin de résoudre la crise libyenne» qui perdure depuis 2011. A cette occasion, M. Faki a apporté son soutien aux efforts du Représentant spécial et au plan d’action de l’ONU pour la Libye.

A noter que la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) avait lancé de larges consultations publiques à travers le territoire libyen pour permettre aux Libyens de déterminer librement l’avenir du pays dans lequel ils veulent vivre. L’émissaire onusien a annoncé, en outre, que la Manul est prête à apporter son soutien au processus du référendum sur la Constitution, une fois le consensus trouvé entre toutes les parties libyennes.

Ghassan Salamé avait rencontré, lundi à Addis-Abeba, plusieurs responsables de l’UA dans le cadre de la préparation de la réunion d’aujourd’hui, à l’instar de l’ambassadeur Ismail Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité à l’UA, avec lequel il a examiné les derniers développements politiques ainsi que la situation sécuritaire dans le Sud libyen.

Il s’est entretenu, en outre, avec le ministre des Affaires étrangères congolais, Jean-Claude Gakosso, sur les questions épineuses de la crise libyenne et les moyens de consolider la réconciliation nationale.

Par ailleurs, Ghassan Salamé a examiné avec la commissaire aux affaires sociales de l’UA, Mme Amira Elfadil, le dossier de l’émigration clandestine.

Le représentant onusien a rencontré également les ambassadeurs du Niger à l’UA et en Libye, respectivement Zakariaou Adam Maïga et Hassan Maloune, avec lesquels il a abordé les questions relatives à l’émigration illégale et le retour des migrants ainsi que la sécurisation des frontières et les efforts de réconciliation en Libye.

R. I.

Comment (2)

    Anonyme
    18 avril 2018 - 6 h 19 min

    Mr Salame est le meilleur interlocuteur pour regler le probleme Lybien,son role principal est de rapprocher les belligerants Lybiens pour negocier une paix et former un gouvernement de transition pour preparer les elections definitives permettant aux Lybiens de choisir eux memes ceux qui les gouverneront.Il est fondamental que les pays ayant des frontieres avec la Lybie constituent une commission de suivi pour proteger les frontieres Lybennes de toute intervention etrangere ou apport de groupes terroristes revenants de Syrie,avec l aide logistique de la Turquie et du Soudan…. Il faut tout faire pour retablir la legalite et ramener la paix en Lybie.

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    awrassi
    18 avril 2018 - 4 h 57 min

    Que tous les étrangers, Salamé compris, sortent de la Libye et laissent les Libyens débattre ou s’entretuer seuls. L’ONU sert les intérêts des pays occidentaux et n’a rien à faire en Afrique. A quoi sert l’Union africaine, finalement ? A-t-elle pas vocation à gérer et défendre les intérêts de ses membres ou à servir de succursale onusienne ?!!

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