Détournement de foncier à Béjaïa : le député Rachid Chabati réagit

FFS Chabati réagit
Chabati qualifie les accusations d’allégations mensongères. New Press

Par Rabah A. – En réaction aux graves accusations lancées contre lui par un collectif citoyen du douar Aït Amar Ouali, lors d’un rassemblement organisé lundi devant le siège de la direction des Domaines, le député et fédéral du FFS à Béjaïa, Rachid Chabati, les qualifie d’«allégations mensongères» colportées et rendues publiques, selon lui, par des personnes directement impliquées dans cette affaire.

Dans un communiqué publié sur son mur Facebook et engageant apparemment sa grande famille, le député écrit : «Cette affaire, qui relève d’une opération du cadastre de terrains appartenant aux héritiers Chabati, ne concerne notre Rachid Chabati injustement diffamé, ni à titre personnel ni à titre d’acquéreur, ni de vendeur ou de constructeur.» Et de poursuivre : «Ces personnes, impliquées dans la vente de 25 hectares de terres qui ne leur appartiennent pas, osent s’attaquer, en usant de la diffamation, à un député connu pour sa droiture et qui se garde le droit de saisir la justice pour le rétablir dans ses droits.»

Pour rappel, le collectif citoyen du douar Aït Amar Ouali (Imezzayen), relevant de la commune de Béjaïa, dénonce le détournement de quelque 200 hectares de terres par «une mafia foncière» conduite, selon les contestataires, par le député Rachid Chabati, originaire de la même tribu. Il accuse cette mafia d’avoir squatté et cadastré 200 hectares de terrains sans en informer les propriétaires et promet de nouvelles révélations très prochainement.

R. A.

Comment (2)

    Massinissa
    18 avril 2018 - 8 h 19 min

    Rachid Chabati que j’ai connu et avec lequel j’ai travaillé durant son premier mandat de P/APC de Bejaia en tant que Chef de Daira, est quelqu’un de tres correct, un Monsieur gentil et serviable. Malgré son manque d’éxperience dans la gestion des collectivités locales, il tenait avec rigueur á apprendre et ne manquait pas d’accomplir sa mission au service de ses administrés avec dévouement ardeur et enthousiasme . Il était d’une grande sobriété, honnéte et trés attaché aux devoirs de la justice et de la morale. Loyale á son Parti et fidéle á son idéologie, fils d’une grande famille de chouhada, il aimait profondement son pays. Pour toutes ses raisons j’ai beaucoup de respect et d’admiration pour lui.
    Aprés toutes ces annés passées, de l’expérience qu’il a acquis, des zones de turbulence qu’il a traversé, des bons et mauvais moments qu’il a vecu, il est impenssable de ma part et de toutes les personnes raisonables de croire que Rachid Chabati ait changé de fusil d’épaule. Á mon humble avis, les accusations sont sans fondement.

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      MELLO
      18 avril 2018 - 10 h 12 min

      Vous devez savoir que ce problème de terrains, dans cette contrée, remonte déjà à 2004 , lorsque la population du douar manifestaient en signalant des squats.Alors des poursuites judiciaires, des écrits à faire déborder les tiroirs des administrations, des protestations de rues, des affrontements furent le lot quotidien. C’est tout l’arch de Mezzaïa, à l’ouest de la commune de Béjaïa, qui devient une poudrière guettant la moindre mèche pour s’imploser.A l’origine du conflit, les terres sises au lieu dit Tazeboudjt, connu aussi sous l’ancien nom d’Iqebiyen, appartenant, selon les témoignages de personnes âgées, aux huit villages parmi les vingt-neuf qui forment le douar d’Aït Amar Ouali à savoir Tighediwine, Izeghrane, Laânqiya, Issoumer, Belaïch, Taguemount, Adrar N Dehliz et Iguer Ouassif. Les représentants de la population d’Aït Amar Ouali, à travers des associations et les comités des huit villages, ne cessent de dénoncer, entre autres, l’installation illicite d’un exploitant agricole originaire de Timsit, un des douars de l’arch Mezzaïa. Arrivé au début des années 2000, «cet individu n’arrête pas d’élargir sa ferme qui couvrait jadis 20 hectares et qui dépasse aujourd’hui les 50 ha». le mis en cause, éleveur de bovin et de chevaux, a entamé des démarches pour l’établissement d’un certificat de possession auprès des services de l’APC de Béjaïa mais quelques citoyens s’y sont opposés. L’affaire a été portée devant le tribunal qui trancha en faveur des riverains. Ceci n’empêchera pas l’éleveur de diversifier ses activités et d’y construire une luxueuse villa en plus d’écuries, d’une étable et de logis pour les employés de la ferme.
      Aujourd’hui, les jeunes du douar se mutinent et n’écoutent plus les associations et les sages des villages. Ces derniers, impatients, jugent les méthodes de leurs représentants trop longues. Ils ont décidé alors de passer à l’action en saccageant et en mettant le feu plus d’une fois à l’exploitation.
      Quelques habitants des autres villages estiment que le comité d’Aït Amar Ouali veut tout simplement s’accaparer de ces terres. C’est le cas de l’association d’«Unification du douar Aït Amar Ouali» qui réclame des autorités le gel de tous les certificats de possession et refuse l’opération de cadastre de la région tel que souhaité par l’autre partie. L’association insiste également, dans un communiqué rendu publique après une démonstration de force, que «les terres de Tazeboudjt sont à tous les habitants du douar sans en exclure aucun.
      Les affinités politiques , mais aussi des franges extrémistes, profitent de cet état de délabrement social pour s’accaparer de messages afin de salir le plus probant des cadres du parti, élu successivement en 1997 et en 2002 et qui était jusque-là successeur à lui même pour la 3e fois, en 2005 et se fut retiré de lui-même après une discussion avec les militants.
      Par toutes ces pratiques diffamatoires, la société Algérienne est tombée bien bas et la violence , sous toutes ses formes, s’est emparée du terrain SOCIAL.

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