Mebtoul : «Un baril à 70 dollars limiterait le recours au financement non conventionnel»

baril financement non conventionnel
Le professeur Abderrahmane Mebtoul. New Press

Par Meriem Sassi Une moyenne annuelle des prix du pétrole autour de 70 dollars permettrait à l’Algérie de limiter le recours au financement non conventionnel, selon le professeur Abderrahmane Mebtoul, qui s’exprimait lors d’une conférence organisée dans le cadre des Journées scientifiques et techniques de Sonatrach (JST 2018), à Oran.

Selon le professeur Mebtoul, «pour l‘Algérie, une hausse d’un dollar en moyenne annuelle procure entre 500 et 600 millions de dollars supplémentaires, soit 12 milliards de dollars, en référence à la loi de finances établie à 50 dollars».

Malgré cette relative éclaircie qui se profile, Abderrahmane Mebtoul souligne qu’«il faut à tout prix éviter de vivre de l’illusion de la rente éternelle et penser en urgence, pour des raisons de sécurité nationale, à un nouveau modèle de consommation énergétique».

Il préconise ainsi d’adopter «un mix énergétique basé sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, dont le coût a diminué de plus de 50%, et surtout penser à une stratégie de développement hors hydrocarbures dans le cadre des valeurs internationales, supportant de profondes réformes structurelles, afin d’éviter un dangereux statu quo et l’immobilisme qui conduiraient forcément à la cessation de paiement à l’horizon 2020-2022».

M. S.

Comment (7)

    Reda
    22 avril 2018 - 10 h 11 min

    Y a pas que lui Monsieur « je sais tout », ya même plus fort que lui, le BROFISSOR CHITOUR CHAMSEDDINE, Monsieur le Science infuse. Un « brof » de BOLITECH » qui n’a jamais exercé correctement son métier, et n’a jamais rien produit..Un BROF EMERITE…

      Anonyme
      22 avril 2018 - 12 h 07 min

      Mort de rire… c amusant de voir des gens pareilles qui se défoulent sur tout les sujets sous le soleil. sans que personne les défie sur leur médiocrité d analyse. Tout simplement pas d’expérience et manque d intérêt pour ces gens la…36 métiers donc 36 misères.

    Anonyme
    21 avril 2018 - 4 h 36 min

    Bababa ya bourab el broufissour du sait tout..un jour il est financier..un jour politicien..un jour conseiller du fln..un jour grand stratège. ..un grand moufti…un jour je sais pas quoi.?

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    bousmida
    20 avril 2018 - 12 h 39 min

    Limiter, c’est tout ?
    Depuis des lustres on entend parler d’autosuffisance en eau, blé, viandes, énergie solaire…rien !
    Avec 4 roues une batterie et un simple moteur électrique un môme peut faire une voiture DZ même si c’est pour les petits déplacement au début. Où sont les jardins autour des bâtiments?
    Et puis le peuple qui manifeste à tout va, comme si on était une grande puissance économique.
    Et aussi les pauvres incultes manipulables à outrance qui veulent casser le pays et d’autres le partitionner.
    Se révolter pour de l’eau sucrée parfumée et colorée (gazouz), C’est justement durant le Ramadan que l’on doit être raisonnable…alors que c’est le mois de la colère de l' »empifrage » du gaspillage. Le pain à la poubelle, du lait en sachet (hygiène!!!) de la chemma, coupure TV pour la prière , le mot Inchallah répété 10 fois par phrase, le bégaiement parce que l’on cherche avec quelle langue s’exprimer, bientôt on va étudier la technologie en tamazight; NOS Ministres etc sont nommés Président d’ONG internationales et autres représentations, ce qui ne leur laisse guère le temps de s’occuper du pays, c’est voulu! ah! naïveté!

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    Anonyme
    20 avril 2018 - 10 h 48 min

    Même à 1000 dollars le baril on restera toujours dans notre hyper médiocrité culturelle et économique parce que l’appétit de nos voleurs suit le cours du baril de pétrole.

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    PREDATOR
    20 avril 2018 - 9 h 54 min

    Une société à l’image de ses gouvernants
    Une peuplade faisait semblant de travailler et des gouvernants faisant semblant de les payer
    Maudit soi ce pétrole

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    lhadi
    20 avril 2018 - 9 h 13 min

    Habitués à la bonne fée de la rente pétrolière qui leur a permis de privilégier le talon épargne que la valeur travail, de sacrifier le point de croissance pour ne pas énerver la société, le président de la république et tous les caciques de son entourage ont été pris à contre-pied par la crise actuelle qui frappe de plein fouet le pays. Ils ont navigué à vue dans une passe pleine de remous et de périls : le vaisseau Algérie n’a pas sombré ; mais il n’a pas non plus été préparé à affronter les difficultés de notre siècle.

    Comment dans ces conditions les algériennes et les algériens peuvent être mobilisées efficacement pour faire face aux implications – efforts et sacrifices – de cette crise si ceux qui les gouvernent ne dénoncent pas le manque de souffle de l’économie, l’inflation, le chômage etc et ne proposent pas des remèdes les plus idoines : relance immédiate de l’activité par le relèvement du pouvoir d’achat populaire et, donner à l’économie algérienne une nouvelle assise et une nouvelle dynamique, des reformes de structures etc…qui permettent d’échapper aux mesures de rigueur.

    Les Périclès algériens oeuvrent pour une insurrection des consciences qui met l’intelligence au service de l’action afin d’affranchir l’Algérie adamantine de la tutelle des tailleurs de pierres qui ont érigé l’obésité du médiocre comme une valeur suprême.

    Le patriotisme chevillé à leur corps, leur interdit de cautionner le travail de Sisyphe : c’est-à-dire le bricolage permanent qui obère l’out développement d’une Algérie, forte et unie apte à faire face aux défis et enjeux qui l’assaillent.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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