Première candidature déclarée à la présidentielle de 2019

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Le MDS a désigné Fethi Gheras, universitaire de 45 ans, comme candidat à cette échéance. New Press

Le mouvement démocratique et social (MDS), parti prônant le socialisme libéral, héritier du mouvement communiste algérien, a annoncé samedi sa participation à l’élection présidentielle prévue au printemps 2019.

Réuni en congrès vendredi et samedi à Alger, le MDS a désigné le porte-parole, Fethi Gheras, universitaire âgé de 45 ans, comme candidat du parti à cette échéance politique.

«L’objectif du parti est de réinvestir la scène politique et d’enrichir les débats en vue d’accompagner le processus de refondation de la classe politique qui se profile à l’approche de la fin de règne du président Abdelaziz Bouteflika», a expliqué le secrétaire général du parti, Yacine Teguia, dans des propos rapportés par les médias.

Le MDS, dans sa dénomination actuelle, est issu de la scission du Parti de l’avant-garde socialiste (PAGS), héritier du parti communiste algérien, né sous la colonisation française, mais dissous à l’indépendance du pays en 1962.

A partir de 1966, à l’ombre du parti unique, le FLN, le PAGS passe dans la clandestinité, mais toléré par les autorités, et infiltre les organisations estudiantines et ouvrières en adoptant une attitude de soutien «critique» au gouvernement.

R. N.

Comment (7)

    Nora
    1 mai 2018 - 5 h 32 min

    Il vaut mieux un MDS qu’un parti de Mokri ou de Djaballah.

      Anonyme
      1 mai 2018 - 19 h 54 min

      Oui, un MDS et non un ersatz, un semblant de MDS au service de on ne sait qui ? Car, qu’ y a-t’il de changé pour que le MDS participe aux élections et renie toute une stratégie quand la décantation est entrain de s’accélérer. Beaucoup croient que le MDS est un lièvre parmi tant d’autres. Non, ils se trompent lourdement : l’enjeu est sûrement plus important !

    PREDATOR
    29 avril 2018 - 11 h 39 min

    Voila un lièvre en lice qui se manifeste! au suivant…

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    Moh
    29 avril 2018 - 9 h 08 min

    Enfin un lapin !

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      Rodéo
      29 avril 2018 - 11 h 26 min

      Moh , tu as raison un lapin même pas un lièvre et des lapins il va y en avoir. Mon Dieu où va notre pays

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    Argentroi
    28 avril 2018 - 22 h 54 min

    Socialisme libéral, c’est nouveau en Algérie et étonnant de l’héritier du PAGS ! On aura donc un MDS qui va se battre pour les intérêts de la nouvelle bourgeoisie unipolaire qui, elle, s’échine à nous faire croire qu’elle n’est pas compradore !

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      lhadi
      29 avril 2018 - 9 h 55 min

      Il existe aujourd’hui plusieurs courants de pensée économique ; ils correspondent à des théories déjà anciennes et ils déterminent les politiques économiques mises en place par les gouvernements.

      A coté des doctrines traditionnelles qui ont imprégné – et continuent d’imprégner – l’histoire économique, le libéralisme, le marxisme et le keynésianisme, il est apparu de nouveaux courants de pensée issus de la crise ou, plus exactement, issus de l’échec relatif des vieilles doctrines pour résoudre la crise des dernières décennies.

      Pour comprendre les courants de pansée actuels, il est indispensable de connaitre les courants fondateurs de la pensée économique

      En ces dernières décennies du siècle, les certitudes qui ont pu apporter les différentes théories et doctrines, se sont écroulées devant les faits, qui, apparemment, se sont joués de leur dogmatisme. En effet, les monétaristes comme les keynésiens ou les marxistes ou encore les néoclassiques n’ont pu donner à la crise qui secoue le monde des interprétations suffisamment adaptées pour inciter à des mesures de politique économique efficaces.

      Les politiques monétaristes pures et dures, aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, ont dû, après quelques années, composer avec des mesures keynésiennes indispensables ; inversement, des pays comme la France, qui avait opté pour une relance keynésienne, ont été contraint de faire volte-face et d’adopter des mesures très libérales.

      En réalité, les économistes doivent repenser leurs concepts avec moins d’arrière-plans idéologiques et plus de pragmatisme.

      Quant au socialisme libéral (j’y reviendrai), il désigne souvent un libéralisme économique à sensibilité sociale, adapté au capitalisme actuel. On nomme ainsi « sociale-libérale » une idéologie centriste, incarnée par les New Démocrats et le New Labour, en rupture avec la « vieille » social-démocratie. Ce courant, porté en Italie avec le groupe antifasciste « justice et liberté », en quête d’un socialisme rénové dépassant les limites du libéralisme classique et du socialisme autoritaire. Issu du « nouveau libéralisme », de la social-démocratie allemande et de la tradition républicaine et socialiste française, le socialisme libérale continue d’orienter une part de la réflexion à gauche. Sa redéfinition est en jeu dans la confrontation des diverses versions de la « troisième voie » et des positions – de Bobbio à Walzer, Giddens ou Habermas – cherchant à rénover le socialisme.

      Fraternellement lhadi
      ([email protected])

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