Oran : nouvelle unité de production d’acier à Béthioua

Béthioua aciérie
Le ministre de l'Industrie et des Mines, Youcef Yousfi. New Press

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a procédé jeudi à l’inauguration d’une nouvelle unité de production d’acier implantée au complexe Tosyali de Béthioua (Oran). Le ministre a mis l’accent à cette occasion sur les impacts économiques escomptés, notamment pour la couverture des besoins du marché national. M. Yousfi a également insisté sur l’importance de la politique nationale initiée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour le renforcement de l’industrie nationale.

La nouvelle unité contribuera à l’approvisionnement en matière première d’autres secteurs économiques et industriels, tels ceux de la construction et de l’automobile, a-t-il souligné. Réalisée par la société turque de droit algérien Tosyali Iron and Steel, l’aciérie Tosyali de Béthioua avait été mise en service en juin 2013. Le complexe, qui a débuté avec moins de mille employés, compte aujourd’hui 3 700 travailleurs, ont indiqué les responsables turcs, signalant que l’usine a nécessité un montant d’investissement de 2,25 milliards de dollars. La même société, qui affichait en 2017 un chiffre d’affaires (CA) de 140 milliards de dinars, table cette année sur un CA de 180 milliards de dinars (prévisions 2018).

R. E.

Comment (2)

    Le Rat-fouineur
    18 mai 2018 - 13 h 21 min

    Où est le sacro-saint principe de ‘l’équilibre régional », instauré par Boumediène et pourssuivi par ses successeurs? Nous assistons à un développement tous azimuts de l’ouest avec les 5 usines de montage de voitures; les projets d’usines de raffinage du pétrole à Tiaret; voilà que cette usine vient corrobore cette dérive « régionalisante »: la sidérurgie au beau milieu de la pétrochimie du pôle d’Arzew. Qui vient juste de « s’enrichir » d’un nouveau méga projet d’usine de production de propylène à Arzew pendant que le second pôle pétrochimique à Skikda est en train de décrépir avec la fermeture du complexe de matières plastiques pour la production de polyéthylène. Et, cerise sur le gâteau, on vient d’annonc »er l’inauguration de l’usine d’electronique de Bel Abbès, rénovée, aggrandie et modernisée depuis l’incedie de 2015. Pour mettre tout le monde d’accord, Sonatrach vient d’acheter un tacot de ferraille en Sicile pour soi disant raffiner notre pétrole et le ramener en Algérie sous forme de produits raffinés notamment et surtout carburants. Une belle trouvaille comme celle du fil à couper le beurre puisque depuis les années 1980 Sonatrach livrait notre brut aux raffineurs européens qui nous le rendaient sous forme de carburants moyennant commission (processing). Avec cette raffinerie, on attend que les anciens PDG et cadres supérieurs de Sonatrah (Attar; Bouhafs; Boucenna; Aït-Laoussin; Aït Mekidène) recyclés en très doctes experts et économistes (au point de nous dire que le gaz de schiste est une aubaine pour nous) nous expliquent à combien reviendrait le raffinage d’une tonne de pétrole dans cette usine dont il faudra couvrir les coûts faramineux d’exploitation et assumer les actifs (il y en a presque plus) et surtout les passifs vis à vis des riverains et des habitants de la ville d’Augusta qui reprochent à cette usine de générer des cancers. Une fois le coût arrêté, il faudra qu’ils le comparent au bénéfice (ne riez pas) que l’Algérie tirerait en ramenant en Algérie les carburants produits pour les écouler aux prix soutenus par l’Etat. Et dont une bonne partie ira approvisionner nos chers voisins qui, en bons payeurs, nous payeraient e’n cannabis et en kif.




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    massi 05
    17 mai 2018 - 22 h 19 min

    Il faut penser aux autres willaya du pays…




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