OCI : Bensalah réitère la position de l’Algérie dans le soutien de la cause palestinienne

OCI, Algérie
Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah. New Press

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, représentant du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au sommet extraordinaire de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) tenu vendredi à Istanbul (Turquie), consacré à l’examen de la situation en Palestine, a réitéré «la position constante de l’Algérie aux côtés du peuple palestinien et sa cause juste, outre son soutien à sa lutte en vue de juguler toutes les mesures arbitraires prises contre ce peuple et son droit de faire face à la machine de répression israélienne».

Dans son allocation prononcée devant les présidents et chefs de gouvernement des pays musulmans participant à ce sommet, M. Bensalah «réitère, sous la direction du président de la République, sa position de principe soutenant la cause juste du peuple palestinien dans ces circonstances difficiles». «L’Algérie réaffirme son soutien à la lutte du peuple palestinien en vue de juguler toutes les mesures arbitraires prises contre lui et son droit de faire face à la machine de répression israélienne et aux pratiques arbitraires exercées par l’occupant sioniste dans la ville sainte d’El-Qods, en Cisjordanie et dans la Bande de Ghaza», a ajouté M.Bensalah, qui a souligné que l’Algérie «appelle à la relance à la poursuite des efforts internationaux qui s’inscrivent dans le cadre du soutien de la résistance du peuple palestinien».

Dans ce contexte, le président du Conseil de la nation a indiqué que l’OCI doit «redoubler d’efforts pour défendre la cause palestinienne qui est pour elle une question centrale et essentielle, et cela ne peut se faire qu’en évitant les divisions et scissions entre les musulmans, en colmatant les fissures et en réglant les différends, pour permettre ainsi à tous les pays membres d’unifier et de redynamiser toutes les voies politiques, diplomatiques et juridiques offertes aux niveaux national, régional et international, pour mettre un terme à l’occupation israélienne et à sa politique de judaïsation des lieux saints musulmans et chrétiens dans la ville sainte d’El-Qods».

«L’OCI doit, en collaboration avec la communauté internationale, activer les démarches visant à défendre le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement d’un Etat, à travers l’instauration d’un climat politique et juridique positif et favorable à la paix à même d’élaborer une approche commune et crédible pour mettre fin au conflit et à l’occupation, conformément aux dispositions du droit international et des décisions de l’ONU», a indiqué M. Bensalah. «Face à ce crime de guerre qui coïncide avec la commémoration du 70e anniversaire de la Nakba et des manifestations pacifiques organisées par les Palestiniens, en refus de la violation de leurs droits légitimes, la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité, est appelée à nouveau et avec force à assumer son entière responsabilité dans la garantie de la protection et de la justice pour le peuple palestinien, conformément au droit international humanitaire».

M. Bensalah a estimé que «ces crimes ignobles commis par les forces d’occupation qui ont fait 60 morts et des milliers de blessés parmi les Palestiniens sont le résultat du non-respect du droit international et des décisions de la communauté internationale, à l’instar de la décision de l’Administration américaine de transférer son ambassade à El-Qods, ce qui constitue une violation criante des résolutions pertinentes de l’Assemblée générale et du Conseil de Sécurité de l’ONU, notamment la résolution 181 de 1947, relative à la division de la Palestine qui a conféré à la ville sainte un cachet particulier ne reconnaissant à Israël aucune forme de souveraineté». Le statut particulier de la ville d’El-Qods «revêt une importance primordiale pour la nation musulmane et la communauté internationale toute entière, nonobstant l’appartenance religieuse, d’où la nécessité de préserver le caractère spirituel, religieux et culturel exceptionnel de la ville sainte, à travers le règlement définitif de la situation, à la faveur de négociations conformes aux décisions pertinentes de l’ONU».

Apres avoir rappelé que la décision du transfert de l’ambassade américaine vers la ville sainte d’El-Qods «a été fermement condamnée par la communauté internationale, la considérant comme une violation des droits historiques, juridiques, naturels et nationaux du peuple palestinien», M. Bensalah a affirmé que «cette situation tragique et sanglante, provoquée par les forces de l’occupation israélienne, n’est que l’une des résultantes des retombées néfastes de cette décision inique, rendue effective le 14 mai, sur le processus de paix au Moyen-Orient et sur la stabilité régionale et internationale». «Le processus de paix, en situation de blocage complet depuis plusieurs années déjà, se trouve aujourd’hui dans une véritable impasse, en raison de positions irrationnelles, sans fondement politique, juridique et diplomatique et diamétralement opposées à son rôle consistant à contribuer aux efforts internationaux d’instauration de la paix dans la région», a-t-il soutenu.

Le président du Conseil de la nation a réitéré «la détermination du président de la République à ne ménager aucun effort en vue de contribuer à la réussite des travaux de ce sommet», formant le vœu de voir «ce sommet couronné de résultats positifs et audacieux, à mettre en œuvre, en vue d’assurer la protection du peuple palestinien et soutenir ses droits confisqués pour l’établissement d’un Etat indépendant avec El-Qods pour capitale». M. Bensalah a transmis les salutations du président Abdelaziz Bouteflika à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, ainsi qu’au peuple et gouvernement turcs.

R. N.

Comment (3)

    Anonyme
    18 mai 2018 - 21 h 24 min

    « …sa politique de judaïsation des lieux saints musulmans et chrétiens dans la ville sainte d’El-Qods» Ce qui est bizarre dans ces affirmations c’est que Jérusalem n’est pas citée une seule fois dans le Coran . Alors que dans la Torah Jérusalem, est cité 349 fois et Sion 108 fois. Dans la Torah, Jérusalem est désignée sous plusieurs noms : Salem (Chalem), Moriah, Jébus (Yevous), Jérusalem (Yerouchalaïm) et Sion (Tsion).
    La première occurrence du lieu se trouve dans Genèse ch 14, v18, lorsqu’Abraham rencontre Melchitsedek, roi de Salem. D’après la tradition juive, le « ligotage » d’Isaac (Genèse ch 22, v 1-19) eut également lieu dans le » pays de Moriah », à l’endroit actuel du Mont du Temple. Abraham avait choisi ce lieu car il sentait combien la présence de Dieu y était fortement attachée. Le rêve de Jacob où des anges montent et descendent une échelle qui s’élève jusqu’au ciel se déroule également en ce lieu (Genèse ch 28 v10-22). Mais là où
    les musulmans s’installent, ils ont l’art et la manière de réécrire l’histoire à leur profit.




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      Mme CH
      19 mai 2018 - 1 h 24 min

      « le peuple juif se compose de deux parties, les Sefardim et les Ashkenazim. Les Sefardim sont d’origine hébraïque et ont vécu depuis l’Antiquité en Espagne (en hébreu, Séfarade), d’où ils ont été chassés au 15ème siècle.Dans l’édition de 1960 de l’Encyclopedia Judaica on trouve ces faits : En 1960, il y a 500. 000 juifs d’origine hébraïque dans le monde. Les Ashkenazim ou juifs Khazars sont au nombre de 11 millions.
      Les Khazars sont un peuple d’origine turque (nord de la Turquie), dont la vie et l’histoire sont très proches du développement de l’histoire juive en Russie. Venant de Turquie, ils étaient des nomades des steppes, gui vivaient de rapines et de pillages. Au milieu du 6ème siècle ils s’établirent au sud de la Russie, bien avant la monarchie des Varègues. Le royaume khazar était à son apogée et menait constamment la guerre. Il n’y eut pas de moments pendant lesquels ils ne faisaient pas la guerre. Ils dominaient de grands territoires de la mer Noire à la mer Caspienne, et du Caucase à la Volga.
      Au 8ème siècle le Chagan, le roi des Khazars, se convertit au judaïsme, ainsi que sa cour et une grande partie du peuple. La raison principale de leur acte était due à leur position géographique précaire entre l’empire romain d’Orient et les partisans victorieux de Mahomet. Les deux exigeaient des Khazars qu’ils se convertissent, les uns au Christianisme, les autres à l’Islam. Les Khazars choisirent le judaïsme, refusant les deux autres. Au cours des deux siècles qui suivirent, la plupart des Khazars se convertirent, et à la fin du 9ème siècle tous les Khazars étaient de religion juive.

      Le dictionnaire, The jewish Encyclopedia: mis à part 5 à 6 % de la population juive d’aujourd’hui, qu’il n’y a pas de liens directs avec les Hébreux. Donc ce ne sont pas des Sémites !
      Les juifs d’origine khazars les plus connus aujourd’hui sont les Rothschild. Leur nom vient de l’enseigne (Schild en allemand) rouge (Rot), le blason des Khazars, qui se trouvait sur le magasin de Mayer Amschel Bauer, dans la rue des Juifs à Francfort.

      Maintenant il est possible de répondre à une question importante : Pourquoi est ce que ce sont les juifs qui ont planifié la révolution bolchevique, qui l’ont faite et financée ? Que voulaient les juifs en Russie ?
      Pour les raisons énoncées ci-avant, il est compréhensible que les Khazars, chassés par la monarchie russe, aient voulu reconquérir leur Russie….

      Il est primordial de comprendre cela, car c’est bien la preuve que la notion d’antisémitisme n’a rien à voir avec ces juifs-là, elle est donc complètement déplacée. Tout le monde arabe par contre, est d’origine sémite. Le bon terme serait judéophobe. Ce sont donc ceux qui disent que les juifs d’aujourd’hui n’ont pas de rapport avec les Hébreux qui ont raison. Et ils n’ont dix fois pas le droit à un État d’Israël en Palestine ! En clair, les habitants actuels d’Israël n’ont pas de raisons et pas de droit de vivre dans un état israélien, car ils ne sont pas d’origine hébraïque ou israélite. Les juifs modernes pourraient revendiquer, tout au plus, une partie de la Russie. »
      (Abraham N. Poliak, titulaire de la chaire d’histoire à l’université de Tel-Aviv




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    Anonyme
    18 mai 2018 - 21 h 07 min

    « …des lieux saints musulmans et chrétiens dans la ville sainte d’El-Qods». des lieux saints chrétien , il dit ça qu’à contre cœur .




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