Ali Laskri : «Le consensus national est la seule solution pour le pays»

Laskri Front
Ali Laskri, membre de l'instance présidentielle du FFS. New Press

Le membre de l’instance présidentielle du Front des forces socialistes (FFS), Ali Laskri, a appelé, mardi, depuis Tizi Ouzou à un «véritable consensus national» entre les différentes composantes de la classe politique qui «doivent prendre conscience des périls qui guettent le pays».

«Le FFS a déjà mené un énorme travail en 2014 envers l’ensemble de la classe politique et les différents acteurs sociaux les appelant à converger vers un consensus et trouver une solution politique pour la crise que vit nôtre pays», a indiqué Laskri à l’APS, en marge d’une cérémonie d’hommage organisée à Frikat (50 km au sud-ouest de Tizi Ouzou) à la mémoire d’un militant du parti.

Le responsable du FFS a estimé que l’appel au consensus, lancé lors du 5e congrès de son parti, demeure «la seule solution à la crise politique du pays». Cependant, a-t-il nuancé, «beaucoup d’acteurs politiques parlent de consensus, mais il ne faut pas que celui-ci soit vidé de sens. C’est bien qu’il y ait une évolution de la classe politique vers l’idée de consensus, mais il faut faire preuve d’une grande solidarité pour construire le véritable consensus».

Ce consensus, poursuit-il, «exige au minimum l’instauration d’un Etat de droit qui garantira l’ensemble des droits, politiques, sociaux et économiques des citoyens, et qui fera naître des espoirs communs» car, a-t-il considéré, «la situation du pays est critique et fragile et l’erreur n’est plus permise aujourd’hui». Il a, dans ce sillage, récusé «la responsabilité du FFS en cas d’échec, car il faut le concours de tous les acteurs de quelque bord qu’ils soient», les appelant «à prendre conscience des périls qui guettent le pays».

Par la même occasion, le responsable du FFS a appelé à «se rappeler de tous ceux qui se sont sacrifiés pour ce pays, hier comme aujourd’hui», en soulignant que la localité (Frikat) a donné les meilleurs de ses enfants pour le pays, en citant le défunt Rabah Aissat, ancien P/APW de Tizi Ouzou, assassiné par un groupe terroriste.

La cérémonie de recueillement s’est déroulée en présence de plusieurs membres de la direction du parti, d’élus locaux et de militants.

R. N.

Comment (3)

    LOUCIF
    6 juin 2018 - 10 h 02 min

    Le FFS continue de parler de « recherche incontournable de consensus avec le pouvoir », de ne considérer la prochaine présidentielle comme une préoccupation, etc… etc… mais il ne nous dit pas comment obliger le pouvoir algérien autocratique, autoritaire et sourd à se soumettre à cette évidence ! ?

    C’est bien beau d’avoir des idées, des propositions mais comment les rendre viables sur le terrain politique alors que les partis politiques dits « d’opposition » jouent chacun de son côté sa propre partition musicale !
    Déjà quand on accepte d’aller aux élections législatives et communales sans exiger des conditions minimales au du pouvoir, aucun débat n’est plus possible. On n’a pas vu ni le FFS , ni les autres partis politiques dits d’oppositions qui ont participé aux précédentes élections exiger au minimum une instance d’organisation et de contrôle des élections libre et indépendante ! Même pas ce minima et on ose parler de recherche de consensus ! Je perds mon latin !!




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    Nait Djoudi
    5 juin 2018 - 23 h 13 min

    QUEL DÉFI QUE SE LANCE LAASKRI, LUI QUI N’ARRIVE PAS A FAIRE CONSENSUS EN SON PARTI, AUTOUR DE LUI !




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    awrassi
    5 juin 2018 - 17 h 03 min

    Un consensus sur quoi ? Sur le partage du pouvoir ? Le consensus signifie continuation … Dois-je comprendre que tous les partis politiques ont la même orientation, les mêmes objectifs, les mêmes programmes ? Si tel est le cas, pourquoi diantre le multipartisme et la pseudo-démocratie ? Le progrès et la révolution naissent du débat contradictoire …




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