Impérative maturité

maturité société
L’immaturité concerne les jeunes confrontés au désœuvrement. New Press

Par Nouredine Benferhat – Dans notre société précaire et limitée dans son mouvement, la transformation qualitative doit se faire sur une évolution progressive et accompagnée dans ses mutations. Les repères qui accompagnent doivent restituer les valeurs familiales, du travail, de l’école et de la religion, telles que développées par la pensée moderne.

Faute d’environnement porteur, les projets les mieux élaborés apparaîtront comme autant de sursauts volontaires, éphémères et générateurs de frustrations. Ces dernières vont s’exprimer à travers des blocages dans le développement des capacités d’autonomie du citoyen, voire dans les régressions installant l’individu dans telle ou telle dépendance.

Les formes d’immaturité civique risquent de s’accentuer. L’immaturité liée à des contraintes assujettissantes, ainsi en est-il de la personne confrontée à l’épreuve du chômage, du diplômé marginal, du jeune confronté au désœuvrement, tributaire chaotique. L’immaturité associée à la complexité croissante des problèmes de notre société : les poids d’une administration obèse, pléthorique et asphyxiante. L’adulte se sent humilié et infériorisé devant les contraintes qui lui sont infligées. L’immaturité produite par le double langage politique, conservateur dans sa forme et castrateur dans ses pratiques, empêche l’affirmation d’une singularité adulte. L’immaturité liée à une incapacité à anticiper sur le moment un présent tyrannique.

Ces immaturités vont se manifester par des crises qui vont jalonner la transition et que la maturité doit, à intervalles réguliers, assumer dans le passage d’un âge à l’autre.

N. B.

Comment (2)

    lhadi
    8 juin 2018 - 15 h 57 min

    Se formaliser sur l’image de l’autocrate vieillissant manipulé par son entourage n’est pas mon crédo.

    Il importe, à mon sens, de stigmatiser le premier des magistrats qui, se considérant comme consubstantiel à l’Algérie, a poussé à l’extreme les dérives du présidentialisme au point de se proclamer président à vie avec les prérogatives d’un monarque. Un pouvoir de plus en plus personnel doublé d’un culte de la personnalité camouflant immobilisme politique, erreurs et échecs : donc incapable de diriger un pays à fortes potentialités humaines et matérielles.

    Que les odieux égoïsme et individualisme prennent la courbe du « U » inversé !!!

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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    BEKADDOUR MOHAMMED
    8 juin 2018 - 12 h 24 min

    L’idéal serait cette initiative politique : Dans chaque commune d’El Jazaïr, chaque adulte, dès sa majorité civile est invité à faire son serment d’allégeance, à prêter serment à haute voix aux valeurs énoncées dans cet article et signera un P.V dans lequel il se déclare en accord avec les sanctions en cas de trahison, dès lors le tricheur, le cupide, l’égoïste fera très attention à son ombre, alors nous aurons « L’environnement porteur », l’adulte sera policé, l’enfant en construction se construira en confiance. ETC. Bref, ce serment là surprendra, déroutera les esprits clochardisés, mais fera bouger dans le bon sens… Un pacte, un serment et des sanctions, ou l’état de droit en chair et en os, avec une âme !

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