En guerre avec Rebrab : le DG du port de Béjaïa nommé PDG de Serport

Port Achour
Djelloul Achour, le désormais ex-DG du port de Béjaïa. D. R.

Par Rabah A. – Le directeur général du port de Béjaïa, Djelloul Achour, vient d’être nommé au poste de président-directeur général du groupe public Serport, qui gère tous les ports du pays, apprend-on de sources concordantes. Alors qu’un nouveau DG du port de Béjaïa devrait être désigné dans les prochains jours.

Djelloul Achour avait défrayé la chronique, en croisant le fer avec le puissant homme d’affaires, Issad Rebrab, au sujet d’une usine de trituration des graines oléagineuses que ce dernier a voulu – et veut toujours – faire passer par le port de Béjaïa, mais que la direction du port refusait d’autoriser.

Dans ce bras de fer inédit qui dure depuis plus d’un an, la direction du port justifie son refus par l’absence d’autorisations requises pour l’installation d’une telle usine, tandis que l’autre partie, appuyée par un comité de soutien créé il y a quelques mois, affirme avoir eu tous les documents nécessaires pour l’implantation de l’usine, objet de confit, dont une autorisation de construction sur une assiette de terrain située en dehors du périmètre du complexe agro-industriel Cevital qui appartient à Issad Rebrab.

Accusé par le comité de soutien à Issad Rebrab d’empêcher «illégalement» le déchargement de l’usine en question et de vouloir «bloquer» le projet, le désormais ex-DG du port a déposé plainte contre le porte-parole de ce comité pour diffamation.

L’affaire est toujours en justice et le verdict est attendu pour le 24 juin prochain.

R. A.

Comment (43)

    Tangoweb54
    18 juin 2018 - 19 h 19 min

    Il faut que les lois de la république s appliquent a tout le monde, c est a cette seule condition pour que le peuple Algerien commencera a croire a son pays a ses lois et a ses dirigeants, donc demander des comptes à tous les nouveaux riches comment ils ont fait fortune sur le dos du peuple, leur appliquer des mesures fiscales strictes et pour que la confiance entre les dirigeants et le peuple s instaure il faut aussi juger tous les terroristes de la décennie noire, ça sera ce su on appel justice et vérité.

    El Che
    17 juin 2018 - 9 h 34 min

    il faut arrêter avec cette histoire d’usine, du bien fondé de la decision du DG du port, de la loi anti trust…..
    les choses sont beaucoup plus simple: M. Rebrab, que certains présentent comme un génie qui peut sauver l’Algérie et que des forces maléfiques empêchent d’avancer, n’est autre qu’un protégé qui a bénéficié des largesse de l’Etat sous la protection de ses parrains. il avait le vent en poupe, mais hélas aujourd’hui le vent a tourné et les parrains et les proteges ont changé

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      Argentroi
      17 juin 2018 - 14 h 44 min

      @El Che Mais on ne fait que suivre les rebrabistes cevitalistes de la Toile sur le terrain du légalisme. On sait très bien que Rebrab était un super protégé et on n’a pas à lui en vouloir pour cela car c’est un industriel qui cherche le profit de n’importe quelle manière. Mais j’en veux à ceux qui se sont amusés à manipuler la rue et lui organiser des émeutes, celles de janvier 2011 où il y a eu mort d’hommes, pour qu’il bénéficie du monopole sur le sucre et l’huile. Et comme d’habitude, aucune conclusion des commissions d’enquête, on enterre les morts, on indemnise les familles, on passe à autre chose et tout le monde vaque le lendemain à ses affaires. La belle affaire ! Et on peut s’attendre à un remake de cette manipulation puisque je viens de lire que le porte-parole du comité de soutien à Rebrab menace de répondre à l’escalade et met en garde contre les dérapages. Une cervelle d’oiseau, mais c’est toi le premier et Rebrab et tout ce qu’il a construit qui partirez en fumée en cas d’escalade si la mèche est allumée. Qu’attendent les pouvoirs publics pour réagir contre ces incendiaires. C’est insupportable à la fin, un milliardaire plein aux as qui n’est pas tiraillé par la faim et qui menace la stabilité d’un pays. Il ne réfléchit même pas en capitaliste ! Et dire qu’il est soutenu dans son action par un parti d’essence prolétarienne mais non prolétarien, le MDS. On aura tout vu dans ce bled, ed-deb rakeb moulah (l’âne porté par son maître) !

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    Anonyme
    16 juin 2018 - 20 h 18 min

    @Argentroi,

    Dont acte ! vous reconnaissez vous même que ce n’est pas LE PORT qui doit se substituer aux  » institutions publiques » pour autoriser ou interdire un investissement industriel. On avance.

    A ma connaissance, un Port peut être géré par une société privée, et imaginez un directeur de Port qui se met à décider qui doit importer quoi et quelle marchandise il veut décharger ou refouler. Je vous laisse le soins de méditer sur les conséquences.

    Et avant d’implanter une usine importée, je pense qu’il y a un minimum de démarches à faire n’est ce pas? un permis de construire, un accord du conseil de l’Investissement, des banques, des pompiers, des services de l’urbanisme ou des eaux usées etc… bref tout un dossier ! ce n’est pas une gargotte de frittes omelettes, mais toute une usine à construire. Donc ce serait un directeur de Port qui déciderait de tout ça? Vous m’épatez.
    Cordialement

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    Anonyme
    16 juin 2018 - 20 h 15 min

    @Argentroi,

    Dont acte ! vous reconnaissez vous même que ce n’est pas LE PORT qui doit se substituer aux  » institutions publiques » pour autoriser ou interdire un investissement indistriel. ON AVANCE !

    A ma connaissance, un Port peut être géré par une société privée, et imaginez un directeur de Port qui se met à décider qui doit importer et quel marchandise il veut décharger ou refouler. Je vous laisse le soins de méditer sur les conséquences.

    Et Avant d’implanter une usine importée, je pense qu’il ya un minimum de démarches à faire n’est ce pas? un permis de construire, un accord du conseil de l’Investissement, des banques etc, bref tout un dossier ! ce n’est pas une gargotte de frittes omelettes, mais toute une usine à construire. Donc ce serait un direcetur de Port qui déciderait de tout ça. Vous m’épatez.
    Cordialement

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    Javad Kaddour
    16 juin 2018 - 8 h 39 min

    Voilà encore une preuve que l’Algerie ne décollera jamais, malheureusement….

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      Argentroi
      16 juin 2018 - 21 h 33 min

      Comment peut-on affirmer catégoriquement que l’Algérie ne décollera jamais quand le groupe Cevital a la plus grande raffinerie de sucre du monde à Bejaïa avec une capacité de production de 2,7 de tonnes/an et la plus grande usine d’Afrique de production d’huile de 570 000 tonnes/an et quand le groupe Berrahal, sans compter les vieilles raffineries de sucres qu’il a rachetées, a commencé sa production de sucre à Tafraoui près d’Oran avec une capacité de production de 700 000 tonnes/an et en attendant le démarrage en juillet 2018 prochain de la raffinerie de sucre du groupe Mazouz à Larbatache avec une capacité de production de 1 million de tonnes/an sans oublier celle de N’gaous du même groupe.

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        hrire
        17 juin 2018 - 9 h 40 min

        L’Algerie peut très facilement decollera a condition qu’aucune exclusion ne soit pratiquée contre ceux qui n’ont pas soutenu les mandats de boutef.Qu’ils soient au même pied d’égalité on applique la preemption pour Rebrab quand il a achète Michelin et on ferme les yeux pour Condor.A ce jeu l’Algérie necfera que reculer comme ce dinar a qui on a donne depuis 2008une valeur fiscale pour écraser le peuple (les khammasses qui représentent 90%de cette population)

        Anonyme
        17 juin 2018 - 14 h 31 min

        PARCEQUE le pouvoir actuel bloque les investissements en général et certaines régions en particulier. Il avait toléré un certain temps, mais maintenant si t’es pas avec eux t’es contre eux et tu doit être combattu. Le drame c’est que leurs amis sont essentiellement des magouilleurs et incompétent et ne font pas partie de l’Algérie qui avancent. Le génie est ailleurs et il le combat. La preuve de leur magouille, c’est que les gourous du FIS et les agressions qui nous rappellent les prémices de la decennie noire sont de retour.

    Felfel Har
    15 juin 2018 - 10 h 52 min

    Voie de garage ou promotion? C’est à voir! La mésaventure de Dédale et Icare nous apprend que, quand on prend de la hauteur, on risque de chuter lourdement en cas de faux pas. Le régime sait récompenser ses zélateurs, mais il n’hésite pas à se séparer facilement et traîtreusement de ceux dont il n’a plus besoin. Restons sages et méditons ce proverbe mandchou « Celui qui, sans mérite, a obtenu récompense, n’est tranquille ni en dormant ni en mangeant. »! Il est l’obligé de celui qui l’a promu, il s’enfonce dans la servitude.

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      Anonyme
      15 juin 2018 - 20 h 16 min

      Bravo!!!

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    BISKRA
    15 juin 2018 - 9 h 15 min

    (…)
    Nous spéculons mais personnes ne connaîent les alias du dossiers. l’un est Haut fonctionnaire représentant d’un organisme de l’État et le second est un entrepreneur. Chacun défend c’est intérêt. Nous sommes dans un pays de Droit, Rabrab au lieu qu’il instrumentalise ses salariés il faudrait qu’il se rapproche auprès du tribunal administratif.
    N’oublions pas comme M. Rabrab n’est pas un un Saint, rappelons nous il y’a quelques années lorsqu’il n’a pas versets les salaires de ses ouvriers pendant le mois du Ramadan. M. Rabrab a le monopole du sucre et de l’huile, pourquoi il a voulu déstabiliser l’État par le biais de la pénurie? Je ne suis pas contre M. Rabrab mais il sait comment se défendre auprès des tribunaux et arrêtons d’utiliser les citoyens pour des intérêts personnels

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      Moh seghir
      15 juin 2018 - 15 h 09 min

      C’est pas des intérêts personnels, c’est des milliers d’emplois et de richesse dans un pays où le chômage fait rage. C’est des équipements importés et déjà payé qui pourrissent. Dans aucun pays au monde on ne bloque les investisseurs, mais chez nous on préférées l’importation et favoriser les copains en bloquant ceux qui les gênent …

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      Anonyme
      16 juin 2018 - 3 h 10 min

      Ya biskra,tu crois ce que tu dis? Tu crois que si rebrab était responsable de cette pénurie il serai encore en liberté?? Arrêtes de ragoter sur des faits que ne connais pas: cevital n’a pas monopole ni sucre ni huile et tu ,e sais. 2. C faux de dire qu’il n’a pas payé ses employés, les employés cevital sont les plus heureux du pays. Ce PDG de port n’a pas droit d’interdire débarquement d’équipements qui ont eu autorisation cni,andi,banques.
      Ce n’est pas son rôle ,c la douane,l’industrie…qui sont habilités à juger. Porter plainte?? Contre qui ? Tu crois ce PDG de port agit de sa tete??

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      Argentroi
      18 juin 2018 - 11 h 26 min

      Sahraoui libre qui n’a besoin ni de Rebrab ni de Mehri pour vivre. Quelle est belle la vérité quand on a le désert nu devant soi et quelques dattes à se mettre sous la dent ! Quelle est belle la vérité quand on l’immensité des montagnes devant soi et quelques figues en guise de repas ! Combien est belle la vérité quand on a le ventre creux et qu’on la crache à la face des puissants quand ils veulent nous leurrer !

    Anonyme
    15 juin 2018 - 8 h 16 min

    Donnez nous 10 Rebrab et le chomage des jeunes diplomes sera vaincu….et notre pays l Algerie se developpera et se modernisera dantage pour subvenir a nos besoins et pour garantir notre independance alimentaire….Tout mon respect et mon admiration a tous nos hommes d affaires patriotes qui bossent nuits et jours pour nous donner la securite d exister.
    « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.Le génie, c’est le bon sens appliqué aux idées nouvelles. »
    Martin Luther King

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    Le Ducs
    15 juin 2018 - 7 h 29 min

    On pourra jamais transformer un chien en lion,ou il est l’honneur et la dignité de certaines personnes,pour quelques privilèges,ils sont capable de bradé leurs familles

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    DAHMANUS
    14 juin 2018 - 22 h 31 min

    Dites moi svp..que peut rapporter ce Mr BAHLOUL a l’Algerie sur tous les plans…que represente réellement ce Bahloul pour l’economie Algerienne c’est quoi son poids devant un ténor des affaires au niveau mondial ….l’echelle de valeur en Algerie n’existe pas …les larbins sont mieux consider que les hommes qui contribuent a l’essor de l’economie nationale…j’ai envi vraiment de maudir tous ce qui nous gouverne pour leurs incompetences et leurs ignorance…oh mon dieu a quand la 2eme republique ?!

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    Anonyme
    14 juin 2018 - 18 h 49 min

    Issad Rebrab défie les barons par ses compétences, et son succès à l’innovation à la foire de Frankfurt.
    Mieux,il prouve qu’il peut admirablement aider au redressement de l’économie, et aussi offrir de l’emploi à des centaines de jeunes chômeurs. Aux yeux du peuple, Rebrab pourrait passer pour un sauveur, mais les barons n’accepteront jamais cet état de fait,vu qu’il mettrait la crédibilité du grand manitou en doute,et il n’est pas question de lui voler la vedette en moment très précis.
    Le message en direction de Rebrab est le suivant : fais toi tout petit,et tu fera partie du clan, en revanche si tu nous défies, ta marchandise ne sera déchargée sur aucun port au pays, et notre pitbull est là pour y veiller.
    Ce DJ n’a pas été promu pour rien. D’autres promotions s’en suivront pour les plasventristes.

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    erchek
    14 juin 2018 - 16 h 38 min

    Pour les gens qui ont encor un doute sur la les tenants et aboutissants du blocage dont fait l’objet Mr Rebrab. Il n y’a qu’a lire la reaction du ministre de l’industrie a une question sur ce blocage, pour comprendre que cela le depasse: « il y a des responsables qui s’en occupent ». Efham yal fahem. C’est dire que meme un ministre de la republique ne peut venir resoudre ce genre d’injustice. Et l’Algerie dans tout cela, personne n’en a cure.

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    Anonyme
    14 juin 2018 - 14 h 24 min

    Il a été mis au devant de la scène malgré lui dans l’affaire port contre Rebrab,autrement un dénouement aurait ete trouve.Il vient d’être promu suite a cette affaire et le pays se trouve bloque.Pour Rebrab il vient de présenter l’invention d’une de ses équipes qui va révolutionner le monde et lui et ceux qui l’ont continueront a détruire ce riche pays.Très malheureuse situation

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    Yacine
    14 juin 2018 - 14 h 04 min

    C’est terrible pour notre pays . M.Djelloul vient d’être promu à la tête d’un organisme qui chapeaute la gestion de tous les ports d’Algérie , c’est donc à lui qu’échoit le pouvoir de nommer le prochain PDG du port de Béjaïa , alors qu’il a passé plus d’une année à le couler en bloquant le premier client de cette entreprise qu’est Cevital sous les ordres de ses maîtres plus haut !
    Se faisant , il a fait perdre de l’argent au port de Béjaïa , l’entreprise qu’il est sensé enrichir , il a fait également perdre des sommes colossales à Cevital et priver d’emploi des milliers de citoyens , et par la même porté un coup à l’économie nationale ! Ce qui aurait constitué un délit passible de prison sous d’autres cieux !
    Il y a donc bien une prime au sabotage dans ce pays alors que l’Algérie a besoin de mobiliser tous les moyens , toutes les énergies et toutes les initiatives créatrices des meilleurs d’entre nous pour la sortir définitivement de la zone dangereuse où elle patauge depuis longtemps !

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    Slam
    14 juin 2018 - 14 h 02 min

    La RADP dispose-t-elle d’une Loi Anti Trust ? Quels sont les termes de cette loi anti monopole ?
    Si vous répondez à cette question alors chapeau, vous avez raison sur toute la ligne.
    Si vous êtes incapable de me citer un seul article de cette Loi, alors remballez vos affirmations.
    Car il s’agit bien de respecter LA LOI n’est ce pas? pas de magouiller entre clans.

    Ce Fonctionnaire a peut être fait son boulot, peut être pas, il n’y a que la Loi qui peut le dire. Et pour le moment, les gens qui sont censé appliquer la Loi sont incapables de le dire. Sinon ce problème serait résolu depuis longtemps.

    les faits sont là : Ce Monsieur Rebrab a importé une usine. Soit il est interdit d’importer cette usine, comme il est interdit d’importer de la drogue, donc on saisit cette marchandise et on arrete l’importateur pour le traduire en justice et il paye une amende ou carrément il va en prison.
    Soit il n’est pas interdit d’importer cette usine et dans ce cas comment un directeur de Port peut il refuser une marchandise légale d’être déchargée dans un port qui sert justement à décharger des marchandises importées ??

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      Slam
      14 juin 2018 - 14 h 31 min

      Ce commentaire est une réponse au Mr « Argentroi » qui se gargarise que la RADP puisse avoir mis fin au monopole de Rebrab.

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      Argentroi
      15 juin 2018 - 9 h 51 min

      Cette loi Anti-trust existe bien, c’est la nouvelle loi sur la concurrence du 25 juin 2008 modifiant et complétant l’ordonnance N° 03-03 du 19 juillet 2003 promulguée dans le Journal Officiel N° 36 datant du 2 juillet 2008. Vous pouvez donc la télécharger et la consulter à votre aise. Cette loi est en droite ligne avec l’article 43 de la Constitution, amendée en 2016, qui a consacré cinq principes relatifs à la concurrence que sont l’interdiction de la concurrence déloyale, l’interdiction du monopole, la non-discrimination entre les entreprises publiques et privées en ce qui concerne les aides de l’état, la régulation du marché par l’état et les droits du consommateur.
      De plus si un producteur détient plus de 45% des parts du marché, il est considéré en situation de monopole. Je présume que je ne suis pas entrain de me gargariser en citant ces textes de loi !

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        Slam
        15 juin 2018 - 15 h 19 min

        J’ai parcouru cette loi, il n’est écrit nulle part qu’un directeur de Port est chargé de veiller à appliquer la loi sur la Concurrence dans un Port ! Cette Loi définit les domaines régaliens de L’Etat et les domaines ouverts à la concurrence en y mettant des règles. …. il y a des organismes pour veiller à l’application de cette loi. Si La marchandise importée par Rebrab est interdite, on ne la refoule pas, on la saisit ! Et c’est la Douane qui la saisit sur ordre de la Justice , pas un Directeur de Port.

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          Argentroi
          15 juin 2018 - 20 h 02 min

          Tu m’as demandé s’il existait une loi anti-trust en Algérie pour me tirer chapeau, je t’ai répondu par l’affirmative en t’indiquant cette loi que tu avoues l’avoir parcourue et tu me sors que le DG du port n’a pas les prérogatives d’appliquer la loi sur la concurrence. Hé bien, relis l’article 3 où il est définit la notion de régulation où il est stipulé :
          e) régulation : toute mesure quelle que soit sa nature, prise par toute « institution publique » et visant notamment à renforcer et à garantir l’équilibre des forces du marché et le jeu de la libre concurrence, à lever les obstacles pouvant entraver son accès et son bon fonctionnement ainsi qu’à permettre l’allocation économique optimale des ressources du marché entre ses différents acteurs conformément aux dispositions de la présente ordonnance.
          Donc l’institution publique appelée à statuer dans ce cas est naturellement le conseil de la concurrence et si c’est la direction générale du port qui s’est investie ou a été investie comme institution publique, que Rebrab présente alors l’affaire devant un tribunal administratif pour récuser une telle décision. Pourtant ce n’est pas les juristes chevronnés qui manquent dans son staff ! Et restons de bonne foi.

        Lyes beo
        15 juin 2018 - 15 h 22 min

        @argentroi
        Ta verve n’a d’égale que ton ignorance.
        Il ne s’agit pas d’usine d’huile mais de matière première. Pour les gens doué d’intelligence, ça s’appelle intégration.
        Et ça devra aussi impacter la production agricole donc du travail pour nos fellahs aux 4 coins du pays.

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          Argentroi
          15 juin 2018 - 21 h 34 min

          @ Lyes beo
          Si prompt à l’insulte ! Tu ne peux pas me dire que je me trompe sans être grossier ? En parlant d’ignorance, tu ne t’es même pas donné la peine de vérifier ce que c’est une usine de trituration d’oléagineux; c’est tout simplement une usine de production ou d’extraction d’huile.
          La trituration est une opération de broyage par friction où on traite les olives ou les graines oléagineuses (arachide, soja, colza, tournesol) en vue de l’extraction de l’huile. Pour le moment nos fellahs ne cultivent aucune de ces graines oléagineuses et la production d’olives est presque insignifiante ou juste pour alimenter les pressoirs pour huile maison. Donc pour les gens doués d’intelligence et de perspicacité, l’intégration dont tu parles n’est qu’une grande supercherie. Au fait, peux-tu m’expliquer ce que c’est une usine de matière première comme tu l’as écris au début de ton commentaire si remarquable par sa cordialité et sa correction!

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        Slam
        16 juin 2018 - 20 h 30 min

        @Argentroi, je vous cite :
        « Donc l’institution publique appelée à statuer dans ce cas est naturellement le conseil de la concurrence et si c’est la direction générale du port qui s’est investie ou a été investie comme institution publique… »

        Le Conseil de la Concurrence qui « investi » un Port pour appliquer une décision à sa place???? Vous êtes sérieux j’espère ! car une institution publique qui « investi » une autre institution pour appliquer ses propres décisions, vous avez trouvé ça où ? svp ne sortez pas des pochettes surprises de ce genre car ça anéanti tous vos arguments…Cordialement.

          Argentroi
          17 juin 2018 - 2 h 07 min

          @Slam
          Effectivement, on avance ! D’abord vous reconnaissez que l’Algérie en tant qu’état a déjà promulguée une loi sur la concurrence dont vous doutiez dés le début de son existence et c’était votre seule exigence pour reconnaitre implicitement la situation de monopole de Cevital. Ensuite, vous voulez instaurez un autre débat, qui à mon avis est secondaire, sur le rôle et les prérogatives de la direction générale dont personnellement je ne sais s’il elle a agit en tant qu’institution publique ou sur injonction d’une autre institution publique car la loi stipule « toute institution publique » ―j’aurais dû aussi mettre dans mon précédent commentaire le terme toute entre les guillemets― et non exclusivement le conseil de la concurrence. Et quand je dis « investi » c’est dans le sens d’être en possession d’un droit et c’est pour cette raison que j’ai écris que si Rebrab conteste ce droit que peut-être, je dis bien peut-être, la loi en a investi la direction générale du port, alors qu’il présente l’affaire devant une juridiction en la matière qui est le tribunal administratif. En tout cas cela aurait dû être sa démarche dès le début même si c’est une autre institution publique qui est intervenue. Le DG du port n’a fait que refuser l’accostage des navires qui voulaient décharger les équipements et je crois que dans ce cas il a usé de ses prérogatives. Mais il devait permettre le déchargement dans l’autre éventualité où Rebrab avait les autorisations nécessaires, ce qui n’est pas bien sûr le cas puisqu’il est en situation de monopole et c’est cela qui l’empêche d’aller devant les tribunaux et donc il a eu recours à la rue et au Net par une campagne virulente d’astroturfing. Mais il est possible que Rebrab et les politiques trouvent un terrain d’entente, tout dépend des tractations du sérail ! J’espère que je me suis fait comprendre cette fois-ci et pour ce qui est des pochettes surprises, c’est vous qui en aviez usé en me sortant le rôle du DG puisque vous n’exigiez pour me donner raison que l’existence d’une loi anti-trust, relisez-vous et voilà ce vous écriviez sur le DG:
          Ce Fonctionnaire a peut être fait son boulot, peut être pas, il n’y a que la Loi qui peut le dire. Et pour le moment, les gens qui sont censé appliquer la Loi sont incapables de le dire. Sinon ce problème serait résolu depuis longtemps.
          Cordialement !

    Anonyme
    14 juin 2018 - 12 h 59 min

    Sa promotion est d’une logique implacable pour qui connait un tant soit peu comment fonctionne le clan. Ce monsieur a obéit aux ordres quand on lui a demandé de bloquer Rabrab mais en voyant que monsieur Rabrab réussit à l’étranger et que le peuple commence à se poser des questions pourquoi bloquer quelqu’un qui réussit, le clan est pris de panique et décide de faire coup double : en nommant ce directeur du port à un poste plus important pour le récompenser et en même temps de l’éloigner de Bejaïa.

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    Argentroi
    14 juin 2018 - 11 h 46 min

    Enfin une juste récompense ! Ce DG n’a servi que la RADP. Rebrab n’a aucune autorisation pour installer une autre usine de production d’huile ni dans l’enceinte du port ni ailleurs en Algérie. Rebrab ne veut pas que la RADP organise la concurrence sur la production d’huile dont il détient le quasi monopole depuis les fameuses pseudo-émeutes de janvier 2011. Depuis que le clan ― puisque certains veulent bien incriminer les clans au sein du pouvoir― constitutionnellement mandaté a autorisé Kouninef à installer une usine de production d’huile à Jijel, Rebrab crie au sabotage et fait de la résistance. Mais, au contraire, il faut se réjouir que l’Algérie puisse se permettre d’avoir deux producteurs différents d’huile ou d’autre chose, cela est un signe de vitalité économique car le marché algérien est immense.
    Et de plus, selon un angle purement politique, l’Algérie ne peut se permettre que la production d’une denrée stratégique soit le monopole d’une seule personne qui, ajouté à cela, montre des signes de puissance et des ambitions politiques difficiles à cerner; citons à titre d’exemple quelle est la position de Rebrab vis-à-vis du Maroc, vis-à-vis de l’avenir de la stratégie énergétique de l’Algérie, penche t-il vers la France et l’Europe ou plutôt pour les américains etc..? C’est donc beaucoup de questions qui dépassent de loin la personne d’un DG qui lui s’est borné à ne pas dépasser ses prérogatives et à résister devant tant d’insultes et d’adversités. Rebrab dépenserait sûrement une fortune pour l’avoir dans son staff !

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      hrire
      14 juin 2018 - 14 h 28 min

      Depuis 1999 fonctionne par allégeance et gare a celui qui se démarque.Mais tant qu’il y a des gens qui pensent comme vous par régionalisme ou par soumission,la décadence a de beaux jours devant elle

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        Argentroi
        14 juin 2018 - 18 h 12 min

        @hrire
        Non, je ne pense pas en régionaliste quoique les défenseurs de Rebrab le font effrontément. Non, je ne pense pas en soumis quoique les salariés de Rebrab le font sans gaieté de cœur quand ils sont obligés de manifester et d’improviser des marches sous un soleil de plomb et d’insulter un fonctionnaire de l’état qui n’exécute que les directives de ses supérieurs. Ce DG n’est pour rien dans cette affaire et tout le monde le sait. On peut lire dans les commentaires qu’on a devant nos yeux comment des internautes l’insultent sans retenue sans aucune considération pour sa personne, pour sa dignité. Alors bouillonnant contre cette injustice, contre cette lâcheté, je m’élève fortement contre les puissants qui veulent le piétiner et le désigner comme un bouc émissaire au lieu de s’adresser aux véritables décideurs qu’ils veulent ménager puisqu’ils fricoteront toujours ensemble comme ils l’ont déjà fait.
        La dignité humaine n’est pas un de tes soucis puisque tu ne m’as pas aussi épargné en m’insultant car j’ose m’attaquer à un puissant qui veut écraser autrui ! C’est cela le pouvoir de l’argent, disposer des autres comme une marchandise !

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          Slam
          15 juin 2018 - 9 h 40 min

          La RADP dispose-t-elle d’une Loi Anti Trust ? Quels sont les termes de cette loi anti monopole ?
          Si vous répondez à cette question alors chapeau, vous avez raison sur toute la ligne.
          Si vous êtes incapable de me citer un seul article de cette Loi, alors remballez vos affirmations.
          Car il s’agit bien de respecter LA LOI n’est ce pas? pas de magouiller entre clans.
          Question subsidiaire : Un Directeur de Port a t il des prérogatives de décider quel projet industriel doit etre implanté où si l’importateur a un terrain ou un bassin ou un oued ou un ravin pour deposer sa marchandise importée ? Simple question.

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          Argentroi
          15 juin 2018 - 15 h 55 min

          @ Slam
          Avez-vous lu ma réponse ci dessus en ce qui concerne l’existence d’une loi anti-trust en Algérie?
          Pour ce qui est de l’autorisation d’importer du matériel d’équipement pour l’implantation d’un projet industriel, je vous laisse le soin de faire la déduction dans le cas où le projet n’a pas eu l’aval des institutions qu’on ne peut contourner. Et à forte raison quand il s’agit d’une situation de monopole où l’article 3 de la loi du 25 juin 2008, que je vous ai citée auparavant organisant la concurrence, stipule en définissant la régulation comme suit :
          e) régulation : toute mesure quelle que soit sa nature, prise par toute « institution publique » et visant notamment à renforcer et à garantir l’équilibre des forces du marché et le jeu de la libre concurrence, à lever les obstacles pouvant entraver son accès et son bon fonctionnement ainsi qu’à permettre l’allocation économique optimale des ressources du marché entre ses différents acteurs conformément aux dispositions de la présente ordonnance.
          Donc l’institution publique appelée à statuer dans ce cas est naturellement le conseil de la concurrence et si vous insinuez que la direction générale du port s’est investie ou a été investie comme institution publique, que Rebrab présente alors l’affaire devant un tribunal administratif pour récuser une telle décision. Pourtant ce n’est pas les experts juristes qui manquent dans son staff !

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          Slam
          16 juin 2018 - 20 h 14 min

          Dont acte ! vous reconnaissez vous même que ce n’est pas LE PORT qui doit se substituer aux  » institutions publiques » pour autoriser ou interdire un investissement indistriel. ON AVANCE !

          A ma connaissance, un Port peut être géré par une société privée, et imaginez un directeur de Port qui se met à décider qui doit importer et quel marchandise il veut décharger ou refouler. Je vous laisse le soins de méditer sur les conséquences.

          Et Avant d’implanter une usine importée, je pense qu’il ya un minimum de démarches à faire n’est ce pas? un permis de construire, un accord du conseil de l’Investissement, des banques etc, bref tout un dossier ! ce n’est pas une gargotte de frittes omelettes, mais toute une usine à construire. Donc ce serait un direcetur de Port qui déciderait de tout ça. Vous m’épatez.
          Cordialement

      Anonyme
      14 juin 2018 - 14 h 32 min

      Il n’y a aucun monopole encore moins dur le sucre.A part Cevital il y a 6 autres usines de sucre et autant pour l’huile et les prix ne baissent pas.Tout simplement c’est l’etat qui fixe le prix pour ces denrees.

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        Argentroi
        16 juin 2018 - 19 h 27 min

        Qu’il y ait six autres usines de sucre ou vingt autres, la part du marché du sucre qui revient à Cevital est évaluée entre 80 et 85%; ce qui la met en situation de monopole et donc Cevital ne va pas s’amuser à installer une autre usine de production de sucre. Mais pourquoi elle veut le faire pour l’huile? C’est aux dirigeants de Cevital de répondre à cette question !

    Vangelis
    14 juin 2018 - 11 h 00 min

    Qu’on nous dise qui est plus utile à l’Algérie :

    * un rond de cuir aigri qui bloque sans foi ni loi un projet d’envergure au bénéfice de l’Algérie ou

    * un industriel qui travaille à contribuer au développement de l’Algérie ?

    Il n’y a pas photo. Le premier est récompensé comme le sont tous les incompétents à la solde du régime au contraire du second, cela coule de source, qui fait tout y compris à l’étranger pour développer le pays, son pays.

    Le sieur Rebrab a présenté ces derniers jours une révolution technologique mondiale créée par l’une de ses filiales consistant à la purification d’une eau la rendant ultra pure. Il compte fabriquer les membranes nécessaires exclusivement en Algérie par des algériens outre les matériels de purification.

    Le nommé PDG des ports n’est qu’un simple scribouillard qui non seulement ne crée rien pour le pays mais qui en plus met des bâtons dans les roues de ceux qui, à l’image du précédent, veulent bosser en apportant un plus énorme au pays en monnaies qui se chiffrent en milliards de n’importe quelle devise et qui surtout améliore l’image du pays, de son pays, tout en employant des algériens.

    Sous d’autres cieux, le premier aurait du être écarté de son bureau de gratte-papier en encourageant ceux et celles qui produisent, qui font tout pour le développement du pays.

    Vive le travail. A bas la médiocrité et la bureaucratie.

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    El Fellagd
    14 juin 2018 - 9 h 41 min

    La récompense des hors la loi à leur toutou le rabatteur,mais il l’emportera pas lui a son paradis bien chauffé,quand à Mr Rebrab il va continuer à donner le travail a ceux qu’ils auront besoin,et certainement récompenser par le plus puissant,meme sa fortune elle est tâchée de quelques irrégularité ou moins il fait travailler nos citoyens

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    Anonyme
    14 juin 2018 - 7 h 02 min

    Il a été récompensé pour avoir servi servilement ses maîtres en favorisant certains et bloquant d’autres.Mais ne dit-on pas que bien mal acquit ne profite jamais?L’avenir nous dira si ceux qui servent les intérêts des clans au détriment de ceux du pays continueront à jouer leur rôle malsain.

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