Assemblage de voitures en Algérie : bientôt de nouvelles taxes ?

voitures taxes
Le ministre de l'Industrie, Youcef Yousfi. New Press

Par R. Mahmoudi – Après le retrait de la taxe de 19% sur les véhicules assemblés, inscrite dans l’avant-projet de la loi de finances complémentaire, le gouvernement réfléchirait actuellement à l’instauration de nouvelles taxes douanières à l’importation des composants entrant dans l’assemblage de véhicules.

Selon le quotidien arabe Al-Arabi Al-Jadid, citant des sources proches du ministère de l’Industrie, cette nouvelle taxe serait au départ d’un taux relativement faible, jusqu’à atteindre 25%.

Si cette information se confirme, il faudra s’attendre à des réactions en chaîne des différents assembleurs de véhicules qui se plaignent déjà d’un environnement de plus en plus hostile avec, notamment, la persistance de la campagne de boycott à travers les réseaux sociaux. Ces assembleurs reprochent, en effet, aux autorités de ne pas leur avoir assuré toutes les facilités pour justifier un échec patent alors qu’en réalité ils bénéficient d’une exonération d’impôts sur cinq ans.

Autre alibi avancé par ces assembleurs : l’absence d’entreprise de sous-traitance en mesure d’assurer la fabrication d’un minimum de pièces détachées et de composants et d’assurer par là un transfert de technologie nécessaire pour l’essor de cette industrie en Algérie. Or, pour nombre d’experts, la faute incombe à ces mêmes opérateurs qui rechignent à faire appel à des entreprises de sous-traitance par souci de réduire le coût de production.

Résultats, le taux de performance de la plupart des assembleurs de véhicules ne dépasse pas 10%, alors que les prix proposés à la vente demeurent incomparablement supérieurs à ceux en vigueur dans certains pays voisins, sans parler des pays d’origine. Les arguments avancés par ces opérateurs cupides pour justifier le maintien des prix à des niveaux inaccessibles pour le citoyen algérien moyen, dont essentiellement la dévaluation du dinar, ne résistent pas devant toutes les largesses, administratives fiscales et douanières, dont ils continuent à bénéficier à ce jour.

R. M.

Comment (6)

    Gatt M'digouti
    1 juillet 2018 - 16 h 49 min

    Lettre ouverte à Son excellence le Président de la République !
    Monsieur le Président
    Étant citoyen lambda, j’ai voulu acquérir un véhicule pour faire profiter ma famille des facilités de déplacements et autres villégiatures, à savoir sortir le week end, voir du pays. Aussi j’ai contacté une banque islamique à savoir la Baraka Bank pour avoir facilites de paiement.
    Le prix du véhicule chez le concessionnaire est de 190 Millions
    La banque me prend 37 Millions
    Et je suis obligé d’avoir pendant 5 ans une assurance tout risque qui s’élève à 15 millions par an soit 75 Millions
    Au total pour être un Algérien heureux je dois débourser 242 millions pour un véhicule importé de la Roumanie pour une opération de vulcanisation, alors que le même véhicule importé de France au taux de change bancaire me revient a : 110 MILLIONS
    Et on parle encore de taxes 🙂
    Je vous prie de mettre un terme à ces frauduleuses opérations qu’on nous présente provenir de vos décisions ! Tahia El Djazair ! vive l’ANP le DRS et le peuple !

    Chibl
    1 juillet 2018 - 11 h 27 min

    la voiture a ete inventée en 1886, un siècle et des décennies plus tard Ouyahia ne sait même pas quelle taxe mettre aux voitures montées par nos chers vulgarisateurs…

    Anonyme
    30 juin 2018 - 11 h 10 min

    Jusqu’à preuve du contraire les kits sont importés comme la banane ou les parfums Chanel ,ils doivent avoir les memes taxes appliquées sur les produits pétroliers par les occidentaux et autres fournisseurs de kits.

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    Djeha Dz.
    30 juin 2018 - 9 h 52 min

    Elhadj Moussa, Moussa El hadj.
    Je ne vois pas de différence entre la politique du gouvernent et les exigences des barons des affaires économiques du pays. Les taxes qu’on exige d’eux d’un coté sont récupérées par des facilitées biens meilleures d’un autre coté.
    Et pour arrondir le total, le client qui passe à la caisse et règle la facture sans se poser de questions.

    Question :
    Pourquoi a-t’on interdit la libre l’importation d’un véhicule à titre privé ???
    Pourquoi doit-on passer par un concessionnaire ou assembleur de carcasses de tôle et autres mécaniques. ???

    Le monopole existe toujours, il a juste changé de mains et de portefeuilles.
    Tandis que le pigeon est toujours le même.

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    Manchar-Lebled
    30 juin 2018 - 9 h 08 min

    Ce que le début le pire reste a venir;les corrompus sont entrains d’imprimé sans limite des Dinars;et bientot pour acheter un kilo de pommes de terre il nous faux un kilo de billet de banque;quant aux intelligents dirigeants ont tous une propriété a l’étranger et leurs famille sont en bonne mains;mais pour les autres au secours bientot la famine ou se nourrir avec produits empoisonné de pesticide et autres

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    zitcho
    30 juin 2018 - 7 h 34 min

    « ils bénéficient d’une exonération d’impôts sur cinq ans ».
    l’exonération ne devrait pas concerné les entreprise qui absorbent les « dollars » (devises)
    c’est comme cela que la rente est redistribuée

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