Abderrahmane Raouya : «Nous abandonnerons graduellement les subventions à partir de 2019»

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Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya. Newpress

Par Hani Abdi – Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, remet sur la table le dossier de la réforme des subventions de l’Etat à certains produits de large consommation, tels le lait, le pain et le sucre. «Les subventions est le grand chantier auquel on va s’attaquer. C’est clair que cela ne peut pas continuer pour, tout d’abord, une simple équité sociale. Il n’est pas normal qu’un citoyen ne puisse pas profiter des subventions par rapport à celui qui dispose de revenus élevés. Dans les études que l’on est en train de mener, on constate que les ménages qui ont les plus bas revenus ne profitent des produits subventionnés que de 7%. En revanche, les ménages qui ont les revenus les plus élevés profitent de ces subventions à près de 15%, ce qui est anormal et il faudrait y remédier», a affirmé Abderrahmane Raouya sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne.

Le ministre reconnaît que c’est un dossier sensible et la commission installée au niveau de son département ministériel travaille en étroite collaboration notamment avec la Banque mondiale. Abderrahmane Raouya a assuré que les subventions seront levées graduellement. Selon lui, «cela se fera une fois que le gouvernement sera en possession de tous les paramètres lui permettant de mettre en œuvre une politique de subventions ciblées. Cela pourrait se faire à partir de 2019. Il s’agit en effet d’identifier les ménages, le montant des aides et comment procéder pour les faire parvenir aux concernés. Le ministre a affirmé qu’une vaste campagne de sensibilisation va précéder cette nouvelle politique en préparation. Il espère donc que tout sera prêt en 2019.

Sur un autre registre, celui de la santé macroéconomique du pays, M. Raouya exclut le recours à l’endettement extérieur. Selon lui, il est impératif de mobiliser toutes les ressources nationales qui restent inexploitées afin d’éviter cet endettement. Le ministre des Finances a précisé néanmoins que le recours à l’endettement extérieur pourrait se faire dans des cas particuliers comme, par exemple, pour financer un grand projet économique aux rendements appréciables. Abderrahmane Raouya a cité le cas de la «construction du grand port centre» d’El Hamdania, à Cherchell, dans la wilaya de Tipasa, qui «sera financé par un prêt de l’Etat chinois».

S’agissant du financement non conventionnel, le ministre a rassuré que «le risque d’inflation est mesuré». Selon lui, le gouvernement a pris l’ensemble des règles de rigueur pour pouvoir maîtriser ce financement non conventionnel. Ainsi, il a indiqué que le taux d’inflation restera entre 3 et 4% en moyenne, sur toute la période allant de 2018 à 2020. «Pour l’année 2018, nous avons prévu un taux d’inflation de 5,5%, cependant, jusqu’à maintenant, nous avons un taux d’inflation qui tourne autour de 4%», a affirmé M. Raouya. Selon lui, «ce financement non conventionnel est beaucoup plus destiné à l’investissement qui devrait permettre, bien évidemment, une croissance un peu plus soutenue. Et c’est ce qui nous manque actuellement. Il faudrait que cette croissance revienne fortement».

H. A.

Comment (4)

    1000Milliards USD
    2 juillet 2018 - 16 h 26 min

    Même un enfant en maternelle aurait fait mieux en terme de développement avec 1000 milliards dépensés. Dépenser c’est facile mais créer de la richesse pour la prospérité des citoyens, son épanouissement, son bonheur, sa sécurité, et sa pérennité c’est une autre paire de manche. Pour 1 dollars investit 2 dollars de ROI.




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    Bon sens
    2 juillet 2018 - 16 h 05 min

    Il y a longtemps que l’on aurait dû réformer l’approche des subventions. Notre modèle est un non sens économique mais quand vous avez un pilote qui ne connaît rien à la finance/l’economie et déconnecte de la globalisation, de la mondialisation , qui de plus détruit que de la valeur et ne sait pas créer, on ne s’étonne plus de rien.




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    Libérale
    2 juillet 2018 - 13 h 35 min

    Quand vous avez un Président qui ne comprend rien à l’économie, la finance et les nouvelles technologie, de plus malade et incapable de gouverner, on se retrouve dans la situation actuelle càd dans la M…. avec un panier de crabes mafieux qui rodent autour. On comprend mieux le 5ème mandat. Ce Président rentrera dans l’histoire comme le plus mauvais de notre jeune République et celui qui aura mis e pays un genou à terre. Comme le disait un fameux Général, on a mis un canasson au pouvoir, et on en fera jamais un cheval de course. Pauvre de nous.




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      Séhab
      2 juillet 2018 - 15 h 55 min

      de toute façon touts ceux qu’ils sont à la tette de l’état
      ce n’est que des tocards des 70 et de 80 ans des vieux canassons trouvez moi un de moins que 60 ans?




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