La France a une dette envers les irradiés du Sahara

irradiés
Le site d'essais nucléaires d'In Ekker. D. R.

La France a une dette envers ces hommes et ces femmes, ainsi qu’à leurs enfants auxquels elle n’a apporté «aucune attention» à leur sort de descendants des irradiés de Béryl, a affirmé samedi Louis Bulidon, un ancien appelé de contingent témoin des essais nucléaires français dans le Sud algérien, a rapporté l’agence de presse officielle APS.

Le 1er mai 1962, la France a réalisé son second essai nucléaire souterrain à In Ecket, au nord de Tamanrasset, ayant pour code Béryl, rappelle-t-on, auquel a assisté Louis Bulidon, auteur en 2011 de l’ouvrage Les irradiés de Béryl : l’essai nucléaire français non contrôlé. «L’essai Béryl par la propagation accidentelle de son nuage radioactif a durablement irradié les populations sahariennes, au premier rang desquelles les Touareg du Hoggar mais aussi les populations locales des oasis du Sud algérien, du Mali, du Niger et à l’est jusqu’au Tcha», a-t-il affirmé, soulignant que les enfants et les petits-enfants de ces populations «portent dans leurs gènes les séquelles de cette contamination radioactive comme tentent à le démontrer les études scientifiques récentes en France et en Angleterre». Pour lui, après les Accords d’Evian sur l’indépendance de l’Algérie, la France a «totalement» abandonné les victimes de son programme nucléaire à leur sort d’irradiés «vivant sur des sols durablement radioactifs comme ont pu le démontrer les prélèvements sur la végétation que nous avons effectués mes camarades et moi à l’époque après Béryl en nous déplaçant jusqu’aux frontières du territoire algérien». «La France a une dette envers ces hommes et ces femmes, leurs enfants auxquels nous n’avons apporté aucune attention sur leur sort de descendants des irradiés de Béryl. Comment oublier que nous avons ignoré totalement dans le passé la situation sanitaire de leurs parents exposés aux retombées de Béryl», a-t-il écrit sur son blog, appelant le président Emmanuel Macron à assumer «cet héritage».

L’ouvrage de Louis Bulidon (83 ans), un ingénieur chimiste affecté en décembre 1961 au service technique des armées, arme atomique, dans une base militaire dans le Hoggar, se veut un témoignage pour faire toute la lumière sur l’accident de l’essai nucléaire Béryl. La France a réalisé plusieurs essais nucléaires dans le Sud algérien, notamment à Reggane et à Tamanrasset.

Une équipe de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a inspecté en 1999 les champs de tirs, demandant la fermeture de quatre zones interdites d’accès. Le dossier des conséquences des essais nucléaires française et de l’indemnisation des victimes se trouve actuellement sur la table de négociations d’une commission algéro-française chargée de régler les questions liées à la mémoire.

R. N.

Comment (19)

    008
    8 juillet 2018 - 6 h 17 min

    La France continue à voler notre peuple à travers le pillage du Trésor public par ses protégés intouchables .

    7
    10
    REPENTANCE C'EST POUR QUAND !!!????
    8 juillet 2018 - 5 h 46 min

    Oui mais la France s’arrange avec leurs Valets qui dirrige l’Algérie. car il y a aussi les MINES ANTI PERSONNEL dont ils ne voulaient pas nous donner les plans pour les retirer ! ILS NOUS CONSIDÈRENT ENCORE COMME DES INDIGÈNES TOUS CONFONDUS !!!!

    4
    6
    Mme CH
    8 juillet 2018 - 1 h 17 min

    Ya Hassrah, la France a plusieurs dettes envers les Algériens, mais parlons des victimes des explosions nucléaires au sahara Algérien….!

    Reggane ya Reggane Roht Khssara…..!!!!! Plus d’un demi-siècle après ces explosions atomiques, les victimes de cette tragédie engendrée par Fafa la coloniale El Mahboula, se souviennent, souffrent et meurent chaque année. Ils réclament toujours réparation du préjudice subi, un suivi médical, le droit à l’indemnisation et la levée du «secret défense» qui les empêche d’accéder aux preuves tangibles de leur contamination et celle de l’environnement. De plus, les sites ne sont toujours pas réhabilités et donc, ne sont pas sécurisés, exposant ainsi les populations sédentaires et nomades aux dangers perpétuels de la radioactivité.

    La question qui doit être posée avec insistance, c’est pourquoi seules les victimes algériennes des explosions nucléaires subissent ce genre de traitement….???

    Plusieurs États nucléaires ont pris des dispositions concrètes pour faire droit aux revendications de leurs ressortissants, en accordant une indemnité (à des degrés divers) aux victimes qui ont souffert des effets de « l’après-essai nucléaire ».
    Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie ont une longueur d’avance sur la France en termes de reconnaissance des victimes des explosions nucléaires.

    Aux Etats-Unis, depuis la fin des années 1950, le gouvernement a mis en place un programme de suivi médical spécifique pour les populations des îles Marshall et ont créé un fonds d’indemnisation pour les populations déplacées de ces atolls. le 25 avril 1988, le Sénat a adopté une loi d’indemnisation des vétérans (militaires et civiles) ayant été exposés aux radiations en établissant la présomption d’un lien avec le service pour des maladies dont ils souffrent.

    En Grande-Bretagne, le gouvernement britannique a indemnisé les victimes australiennes et des iles océaniques et a procédé à la décontamination des sites des essais. Il a, par ailleurs, décidé de réviser ses propres études épidémiologiques. En février 2009, il a accordé le financement d’une étude radio-biologique indépendante sur la santé des vétérans anglais.

    En Australie, le gouvernement australien a publié, en août 2001, la liste nominative des 16.500 personnes affectées aux essais britanniques sur son territoire. Il a également accordé un budget de 500.000 dollars pour des études épidémiologiques et radio-biologiques. En juin 2006, il a adopté une loi d’indemnisation des victimes essais nucléaires dans le territoire indigène de Maralinga.

    Au Canada, le 2 septembre 2008, le gouvernement a créé un fonds d’indemnisation pour un millier de vétérans canadiens exposés dans les années 1950, aux essais nucléaires dans le désert du Nevada.

    En Nouvelle-Zélande, le gouvernement a mis en place, en septembre 2001, une étude sur un groupe de 100 vétérans utilisant la méthode des tests radio-biologiques, permettant d’affirmer l’exposition aux radiations. Un système de prise en charge des vétérans et de leurs descendants a également été mis en place.

    Au Kazakhstan, le gouvernement verse une indemnité compensatoire aux victimes des essais nucléaires soviétiques.

    En Polynésie française, la France a créé, en 2007, un centre médical de suivi des anciens travailleurs polynésiens et des populations des îles et des atolls, en plus de la mise en place d’un système de surveillance radiologique des sites d’expérimentation.

    Et au Sahara algérien, pourquoi il n’y a que dalle…??? A l’instar de ces victimes, les victimes algériennes devraient elles aussi bénéficier de tels droits. Quant aux sites du Sahara Algérien, ils devraient au minimum, bénéficier, du même traitement que les sites polynésiens, notamment en matière de système de surveillance, de sécurisation, des plans des lieux d’enfouissement des déchets radioactifs…etc….!!!

    Il est grand temps, à « l’état souverain » d’activer dans l’intérêt des milliers de victimes et de l’environnement en demandant réparation morale et matérielle à la France..car, les conséquences de ces explosions sont restées sans changements, les victimes sans dédommagements et la France sans aucun dérangement. ..!!!!

    Du 13 février 1960 jusqu’à ce jour, une génération a disparu, une autre en voie de disparition et une troisième est en perte de vitesse…..!!!!!

    56
    6
    Vangelis
    7 juillet 2018 - 22 h 17 min

    56 années après ces tirs nucléaires ont laissé des séquelles importantes aux algériens du Sud

    3
    7
      Mme CH
      8 juillet 2018 - 2 h 00 min

      Au fait, Vangelis c’est plutôt 58 ans après….!!!

      Pendant que la France commémore chaque année l’anniversaire de son accession au cercle fermé des puissances nucléaires militaires, les Oubliés, victimes des explosions nucléaires françaises continuent à souffrir quotidiennement, incognito et dans la dénégation totale de reconnaissance des effets fatals des radiations sur leur santé et sur l’environnement. Le Sahara Algérien a subi au total 57 essais nucléaires au cours de la période qui s’étale de 1960 à 1966, d’une puissance totale qui équivaut 40 fois la bombe d’Hiroshima.

      Il y avait quatre catégories de personnels sur les sites d’expérimentation: les militaires de l’active et du contingent, les salariés du CEA, les personnels des entreprises intervenantes, et enfin les personnels de recrutement local, c’est-à-dire dans la zone géographique où ont été réalisés les essais, dont la majorité, Algériens employés à des tâches subalternes n’ont bénéficié d’aucune protection. Ils ont subi des effets sanitaires dévastateurs: décès, atteintes par diverses pathologies cancéreuses et non cancéreuses. D’ailleurs, même les personnes protégées ont reçu des doses d’irradiation importantes, malgré le port du masque de protection. Deux ministres, Pierre Messmer et Gaston Palewski, ainsi que le personnel opérationnel, ont été irradiés lors de l’accident de Béryl du 1er mai 1962. Les conséquences sanitaires sur les Algériens, travailleurs ou auxiliaires de l’armée Française, population locale, sédentaire ou nomade et sur les Français, militaires ou civils, sont largement confirmées par les vétérans des essais nucléaires ou par leurs veuves et leurs descendants, ou confirmées par les autorités françaises elles-mêmes.

      Il y a eu : des êtres humains pour les mesures dosimétriques. Lors des explosions atmosphériques 150 prisonniers Algériens récupérés des prisons de Sidi Bel Abbés ont été utilisés comme “cobayes humains”..« Ils étaient accrochés à des poteaux à proximité du lieu de l’explosion pour étudier le comportement de l’homme lors d’une explosion atomique.»…lors de l’essai aérien Gerboise blanche selon le témoignage d’un légionnaire, recueilli par M. Vautrin.

      Selon le témoignage de certains vétérans, des soldats du contingent ont été utilisés comme cobayes lors du premier essai Gerboise bleue. Gaston Morisot présent lors de cet essai parle de 18 personnes. De même, 195 soldats du contingent ont été exposés en simulant des manœuvres militaires d’une guerre nucléaire, en chars ou à pied entre 100 et 650 mètres du point zéro dans les minutes qui ont suivi l’explosion de Gerboise verte.

      Aussi, lors d’une expérience de “l’Opération Pollen”, on fit manœuvrer une unité militaire à pied pendant plusieurs heures avec masques et tenues de protection. Les témoignages recueillis sur les expériences de cette opération, auprès de vétérans qui étaient en service à In Ekker, dénoncent les risques inconsidérés auxquels on exposait les jeunes soldats. Aujourd’hui, beaucoup de vétérans affirment avoir été utilisés, par l’armée Française et par le CEA comme des cobayes afin de tester les effets d’un environnement radioactif suite à un conflit nucléaire sur les hommes de troupes.

      55
      7
        Vangelis
        8 juillet 2018 - 15 h 29 min

        2018 – 1962 = 56 et 1962, comme il est indiqué dans « l’article » fut le second essai nucléaire qui fait référence.

        1
        2
          Mme CH
          8 juillet 2018 - 23 h 53 min

          A toute fin utile…!

          Quatre (04) explosions atmosphériques, à Hammoudia-Reggane-Touat, très polluantes pour toute forme de vie et pour l’environnement :

          1/Gerboise bleue (13 février 1960). Elle s’est produite à exactement 7h 4mn 20 sec, développant une puissance de 60 à 70 kT de TNT, selon les déclarations de la France. Le tir a eu lieu en présence de M. Pierre Guillaumat, ministre responsable de l’énergie nucléaire. Le professeur Yves Rocard révèle que : « Les pilotes français qui suivirent le nuage de Reggane le virent s’en aller jusqu’en Lybie. D’après Maurice Jacquinun, un avion ‘ Vautour’ a traversé la queue du nuage radioactif, le pilote serait décédé environ quatre mois après la mission.

          2/Gerboise blanche (1er avril 1960). Un tir qui a été exécuté au niveau du sol sur une plateforme bétonnée. On observe un cratère de 50 m de diamètre et de 10 m de profondeur, creusé par l’explosion, qui fut, plus tard, quasiment comblé par le sable. Le général Ailleret dit à ce sujet : “…. Dans ces conditions, il y avait lieu de s’attendre….à une très forte contamination par des retombées de particules lourdes des environs du dit cratère et d’une certaine étendue sous le vent dont l’axe pourrait atteindre une longueur d’une vingtaine de kilomètres…’’

          3/Gerboise rouge (27 décembre 1960). La bombe a explosé en haut d’une tour dont la hauteur avait été réduite à 50 mètres d’après le professeur Rocard. La puissance de l’explosion a été évaluée à environ 3 kT, toujours selon les déclarations de la France.

          4/Gerboise verte (25 avril 1961). Elle constitue la dernière expérience atmosphérique. Elle a eu lieu au sommet d’une tour, explosant au cœur d’une tempête de sable. Des tonnes de sable et de poussière radioactive ont ainsi été volatilisées se répartissant dans des proportions indéterminées entre le sol et la haute atmosphère produisant un nuage toxique et radioactif chargé de radioéléments produits par la fission nucléaire. Le professeur Rocard parle d’une précipitation dans laquelle le tir fut décidé sans égard pour les circonstances météorologiques pourtant nettement défavorables en pleine tempête de sable.

          5/Puis, entre novembre 1961 et février 1966, treize (13) explosions souterraines ont été réalisées dans des galeries creusées horizontalement dans un massif granitique du Hoggar, le Taourirt Tan Afella, dégageant une puissance totale estimée à 500 kT de TNT. Supposés sans danger pour l’environnement, 12 essais ont échoué parmi lesquels l’accident de l’essai du nom de code « Béryl », le 1er mai 1962, qui a fait éclater la montagne du Hoggar à In Ekker. L’accident dont la gravité équivaut celui de Tchernobyl, le 26 avril 1986, et celle de Fukushima, le 11 mars 2011, est dû à un mauvais réglage de l’engin. Il a provoqué de la radioactivité sous forme de laves, de scories, qui se solidifient à la sortie de la galerie ; d’aérosols et de produits gazeux très volatils qui créent un nuage qui se stabilise à basse altitude, 3000 m environ. L’accident de Béryl est vraisemblablement l’unique dans l’histoire des essais nucléaires.

          6/Aussi, pas moins de 40 essais dits complémentaires ont été effectués, mettant en jeu des matières nucléaires notamment du plutonium, dont 05 réalisés entre 1964 et 1966 dans un troisième site à savoir celui de Tan Attaram à 30km à l’ouest de la montagne du Taouriret Tan Afella, générant de la radioactivité.

          Voilà ce qu’a fait la France coloniale pour accéder au club fermé des puissances nucléaires…de quel droit…??

    Anonyme
    7 juillet 2018 - 21 h 25 min

    Toujours à se lamenter et à se victimiser .

    7
    65
      Felafel
      7 juillet 2018 - 22 h 05 min

      Va vivre dans une centrale nucléaire on en reparlera.
      Va sortir ton speech à 2 balles chez l’entité sioniste ou au CRIF/ LICRA t’y as toute ta place.
      Lamentations, des propos infâmes et indignes.
      Il s’agit tout simplement de crimes et de Droit à juste titre.

      8
      9
        Anonyme
        8 juillet 2018 - 2 h 59 min

        Vous venez de répondre à l’un des naturalisés Marocains car ils n’aiment pas qu’on critique la colonisation française.
        C’est elle qui leur assurent les mandats et l’hébergement de leurs proches et les biens volés à l’Algérie.

        5
        8
      Mme CH
      8 juillet 2018 - 1 h 53 min

      La France a pu accéder au club fermé des puissances nucléaires militaires, sur les cadavres des colonisés. Un désastre écologique et humain qui, 58 ans après, continue de générer des maladies notamment des cancers radio-induits, dont souffrent quotidiennement les victimes, dans le déni total de reconnaissance des effets fatals des radiations sur leur santé et sur l’environnement…..!!!

      Ces oubliés abandonnés à leur sort se souviennent et endurent toute sorte de douleur avant que ne meurent plusieurs d’entre elles chaque année. Elles réclament jusqu’à ce jour, réparation du préjudice subi, une prise en charge médicale, le droit à l’indemnisation et la levée du secret défense qui les empêche de parvenir aux preuves tangibles de leur contamination et celle de l’environnement. De plus, les lieux du crime ne sont toujours pas réhabilités et donc, ne sont pas sécurisés, exposant ainsi les populations sédentaires et nomades aux dangers perpétuels de la radioactivité….!!!!

      l’Etat français, depuis sa première bombe à Reggane en 1960, reste crispée sur son dogme des « essais propres » et des risques négligeables sur la santé. Hélas! La réalité est tout autre, puisqu’elle nous fait part chaque jour, de nouveaux cas pathologiques dans cette population qui trépasse dans l’anonymat. Les populations du Sahara, en particulier celles vivant à proximité des anciens sites d’explosions nucléaires françaises (Oasis et palmeraies proches de Reggane et d’In Ekker), les polynésiens (des îles et atolls polynésiens proches de Mururoa et Fangataufa) et de nombreux Vétérans (appelés du contingent, militaires, travailleurs civils) qui ont payé un lourd tribut à la bombe: mort prématurée, atteintes cancéreuses, maladies inexpliquées, enfants mort-nés ou avec des malformations, allergies…, sont sortis de leur silence pour apporter leur part de vérité sur ce genre d’explosions.

      Les vétérans des sites des explosions atomiques veulent voir leurs droits reconnus, voici quelques uns de leurs témoignages

      Christine Lécullée: le combat d’une veuve d’un militaire irradié au Sahara qui attend d’être indemnisée

      Gérard Dellac: « J’ai été irradié à Reggane »

      Marie Josée: Veuve d’un soldat irradié: « l’armée n’a pas dit à mon mari (Yannick)
      qu’elle allait l’empoisonner! » « L’armée l’a exposé sciemment aux radiations sans rien lui dire..

      Anne-Marie, fille d’un vétéran décédé: Anne-Marie, fille d’un vétéran décédé: Je veux témoigner en tant que fille d’un vétéran décédé. Mon père était agent de sécurité au centre d’essais atomiques D’Ollainville dans l’Essone. Il a participé à 4 explosions souterraines à In Eker, dans le Sud algérien de 1964 à 1966.
      A son retour,un soir il nous a dit : »Je pense qu’il y a eu un pépin et qu’on était pas à l’abri ». Il est tombé malade et est décédé en 1989, l’année de sa retraite. Dans les 2 dernières années de sa vie, Il n’avait pratiquement plus de poumons et survivait avec tente et bouteille d’oxygène. Tous ces collègues, partis avec lui au Sahara, (ils étaient 6) sont décédés avant lui. Ils avaient les mêmes maladies et portaient des bouteilles d’oxygène. Je m’en souviens, car nous habitons tous au village du CEA. Je veux que la France reconnaisse ces essais meurtriers et que soit enfin levé la chape de plomb qui entoure tous ces cancers des os, du sang, des poumons….

      10 anciens soldats (In Amguel): « Nous étions les cobayes de la République » Insouciant en plein désert, au milieu du sable et des…radiations.

      A Tamanrasset 20 cancéreux, entre femmes, hommes et enfants, sont morts en juillet 2014….alors là, si vous voyez les photos d’enfants de Reggane (3ème génération) victimes des rayonnements ionisants, atteints de malformations au niveau du visage, du corps, des membres etc….. vous allez être tout simplement choqués…!!!

      Toutes les autres puissances ont reconnu que leurs «essais » étaient sales sauf FAFA, elle veut nous faire avaler une autre couleuvre en affirmant, par le biais de hauts responsables, que ce qu’elle appelle des « essais » étaient Mr propre….!!!!

      1
      6
    Felafel
    7 juillet 2018 - 20 h 58 min

    Quelle est la prévalence de cancer, j’imagine plus qu’importante et sur plusieurs décennies.
    Ce n’est pas une simple commission de la mémoire qu’il faut UBUESQUE mais une cour de Justice car il s’agit de CRIMES pas de mémoire ?!

    6
    8
    Anonyme
    7 juillet 2018 - 19 h 49 min

    Cette tragédie n’est pas une question anodine pour être laissée aux labos d’histoire avec le risque de devenir objet de polémiques et de débats byzantins
    Cette question doit relever exclusivement des domaines du droit et des sciences de l’atome
    Les historiens auront ensuite le temps qu’ il faudra pour disserter mais cela n’est qu’accessoire

    3
    8
    KACI
    7 juillet 2018 - 18 h 33 min

    la France a une dette envers tous les algériens. Elle doit travailler 132 ans pour pouvoir rembourser cette dette. Car 132 ans ont constitué le pillage de notre pays.

    6
    9
    Zalzale06
    7 juillet 2018 - 16 h 58 min

    commission algéro-française chargée de régler les questions liées à la mémoire ?
    La Mémoire c’est une Blague
    C’est considéré comme un Crime de Guerre et vous parlez de mémoire ?
    Votre commission va durer un siécle et n’aboutira pas
    Faut Une Tierce Partie Pour Trancher c’est ce que dit Le Droit

    5
    8
    Zalzale06
    7 juillet 2018 - 16 h 45 min

    Comment se fait il qu’il a fallu attendre 1999 et sur Instruction De l’AIEA que ces Sites etaient Contaminés
    Il y a Eu Négligeance ?
    La France Doit endosser l’entiere Responsabilité de La Contamination
    Pourquoi Ne Pas Déposer Une Plainte auprés Des autorité Compétentes ?

    8
    11
      Mme CH
      9 juillet 2018 - 0 h 01 min

      De nombreux visiteurs algériens et étrangers, notamment des vétérans qui se sont rendus sur place témoignent en contestant formellement les thèses officielles françaises à propos du nettoyage de ces sites. Ainsi, à l’occasion des visites des sites d’In Ekker et d’Hamoudia les 16 février 2007 et 29 octobre 2009 et des laboratoires du CEA à Reggane-plateau les 16-17 novembre 2007, suite à l’expertise de l’AIEA en 1999, il a été rapporté ce qui suit : « Les essais nucléaires aériens, souterrains et complémentaires réalisés au Sahara ont produit de grandes quantités de déchets ; des véhicules, des avions et d’autres matériels militaires ont été exposés aux tirs, d’énormes quantités d’eaux et de liquides de nettoyage ont été employés pour la décontamination des appareils et des personnels. Tous ces “déchets” ont été enterrés dans des tranchées sous quelques centimètres de sable… »

      Bruno Barillot expert des essais nucléaires a déclaré en 2007 lors de la visite du site Reggane : « L’État français persiste à dire que tout a été nettoyé. Maintenant, nous avons la preuve que c’est faux ». De son côté, le défunt Mohamed Bendjebbar, président de l’Association des vétérans algériens des essais nucléaires, s’exprime : « À Reggane, en 1961, les français ont à peine enterré leurs avions et leurs voitures (hautement radioactifs)….Au bout de trois mois, avec le vent, les véhicules étaient à découvert. Les populations locales ont récupéré le métal. ».

      A son tour Daniel Cardin, qui a fait son service militaire dans ces sites nucléaires, témoigne en disant : « On commençait à travailler très tôt le matin à cause de la chaleur,…on découpait les engins, les avions et la pelleteuse les poussaient dans les trous et les recouvraient de sable. Finalement, on sait peu de chose sur les populations algériennes et subsahariennes employées comme main-d’œuvre sur les sites, entre 1958 et 1966, et sur leur destin sanitaire…De plus, ils ignoraient totalement les effets des radiations et les contrôles sanitaires étaient inexistants pour eux… ».

      Les risques viennent des installations qui n’ont pas été démantelées dans les règles de l’art lors du départ des français, en 1966. Il reste quelques bâtiments éventrés dont les installations intérieures ont été “récupérées” ou “pillées”. D’ailleurs, des témoins locaux affirment qu’ « une grande partie de ces matériels contaminés a été récupérée par les populations ignorantes des risques pour leur santé.. ». La plupart de ces installations ont été édifiées avec des plaques amiantées (cancérigènes) qui battent au vent du désert. Par ailleurs, la falaise laisse apparaître les entrées de quatorze galeries souterraines de dimensions impressionnantes. La largeur est telle qu’on pourrait aisément y circuler en véhicule. Celle qui a été visitée s’enfonce droit dans la falaise sur environ 200 mètres et se termine par un mur qui a dû être bâti pour boucher les entrées de laboratoires.

      au voisinage du point zéro de Gerboise verte, trois lourdes cages métalliques oubliées, enfermant les cadavres d’animaux, qui ont servi aux expériences biologiques, ont été retrouvées au mois de novembre 2007. Dans le dossier de présentation des essais nucléaires et leur suivi au Sahara, diffusé en février 2007 par le ministère de la Défense français, il n’est fait nulle part mention des “tests” biologiques réalisés au CSEM de Reggane sur des animaux, mais seulement des tests de matériels et d’équipements. Le réel danger au niveau des champs de tir des quatre “Gerboises” réside dans les fragments alvéolés noirs chargés de particules de plutonium !

      Le rapport préliminaire de l’expertise effectuée par l’AIEA en 1999, publié en 2005 estime que la coulée de lave radioactive mesure entre 200 et 250 m de longueur, pour un volume de 740 m3 et une masse d’environ 10.000 tonnes. Elle présente un danger persistant qui guette les visiteurs éventuels. Le même rapport note qu’une personne qui resterait huit heures à proximité de cette coulée de lave radioactive absorberait une dose effective de 0,5 mSv. Ceci est à peu près cohérent avec les mesures prises lors de la visite du site le 16 février 2007 où il a été calculé qu’un séjour de 12 heures permettrait d’absorber une dose effective de 1 mSv, soit la dose annuelle maximale admissible pour le public selon la Commission Internationale de Protection Radiologique.

      Ce même rapport atteste l’existence de zones contaminées au niveau des trois sites d’essais. De graves négligences ont été enregistrées dans la gestion des déchets sur les sites d’essais et les informations précises sur la nature, l’activité radiologique, le volume et la localisation des stockages de ces déchets doivent être rendues publiques par le ministère de la Défense français. Alors qu’en 2006, le gouvernement de la Polynésie française a pu obtenir du ministère de la Défense français l’inventaire précis et les lieux de stockage des déchets similaires produits à Mururoa et Fangataufa, rien n’a été communiqué à l’Algérie.

      Alors pourquoi la Polynésie et pas l’Algérie..!! La France doit payer pour ces crimes contre l’humanité…!

    Zalzale06
    7 juillet 2018 - 16 h 30 min

    Vous semblez etre au Courant
    Expliquez nous l’Usine Chimique B2 Namous
    Presence Francaise jusque dans Les années 70
    Présence Francaise Dans Le Site des Essais Nucleaire Jusqu’a Quand ?
    Avec l’Accord de l’Etat ?
    Remboursement Des Infrastructures Francaise Pétroliere jusque Dans Les années 80 ?
    Corrigez Moi si Vous en savez Plus
    Contamination Du Desert et Des Populations Locales Sans Qu’ils soient Déplacés ?

    5
    11
      Mme CH
      9 juillet 2018 - 0 h 11 min

      Effectivement Zalzale06, l’Algérie a été la scène de toutes les sales expériences de la France coloniale, sans soucier de leurs impacts sur la santé des «indigènes» d’antan ni de l’environnement qui va rester contaminé pendant des milliers d’années encore….!!!
      Une longue enquête de Vincent Jauvert, avec le témoignage de Pierre Messmer, ministre des Armées de De Gaulle a révélée que c’était le plus vaste centre d’expérimentation d’armes chimiques au monde – Russie exceptée. Un polygone d’essai, comme disent les spécialistes, de 100 kilomètres de long sur 60 de large. Cette base ultrasecrète (nom de code : B2-Namous) était contrôlée par l’armée française et se situait dans le nord du Sahara, près de la ville de Beni-Wenif, en Algérie. Là, les militaires français ont mené, sous leur uniforme puis sous couverture civile, des expériences jusqu’en 1978. À B2-Namous, ils ont testé des grenades, des mines, des obus, des bombes et même des missiles, tous porteurs de munitions chimiques. Ce secret d’État bien gardé et révélé ici a donc tenu, fait rarissime, pendant des décennies. Le gouvernement français ne voulait en aucun cas qu’il soit divulgué. Car derrière ce secret se cachent au moins trois mensonges d’État. D’abord, depuis 1945, la France a toujours nié avoir procédé où que ce soit à des expérimentations d’armes chimiques à l’air libre. Ensuite, Paris et Alger ont toujours affirmé que les dernières bases de l’armée française en Algérie avaient été fermées en 1968. Enfin les accords d’Évian, qui ont scellé l’indépendance de l’Algérie, ont été publiés incomplets : B2- Namous a fait l’objet d’une annexe secrète – renouvelée en 1967 et en 1972.

      Dans les années 50, les expériences reprennent à B2-Namous. C’est la guerre froide, des manœuvres offensives de l’Otan avec armes chimiques sont exécutées sur la base secrète. Mais les recherches proprement dites d’armement et de produits sont en veilleuse. C’est l’atome – et non les gaz toxiques – qui mobilise désormais les ingénieurs militaires. En 1962, à la veille de l’indépendance algérienne, les généraux français veulent pourtant garder B2-Namous. Au cas où… La base secrète est donc au menu des négociations d’Évian, comme tous les sites stratégiques français dans le Sahara. Car, pour de Gaulle, et son fidèle Debré, c’est dans le désert algérien que se fera la grandeur de la France. Le Général veut à tout prix y conserver quelques années encore les quatre centres français d’essais nucléaires et spatiaux (Reggane, In-Ekker, Colomb-Béchar et Hammaguir). Après des discussions très dures, les émissaires de l’Élysée obtiennent le maintien de la présence française sur ces quatre sites pendant cinq ans. Et B2-Namous ? Pierre Messmer dit seulement : « À l’époque, Louis Joxe [le chef de la délégation française] m’a dit que les Algériens avaient accepté sans grande discussion le maintien de la base, également pour cinq ans. Et cet arrangement a fait l’objet d’une annexe secrète aux accords d’Évian. »

      En 1967, à l’échéance du délai convenu, tous les sites officiels français du Sahara ferment. Devenus opérationnels, les centres de Kourou, de Mururoa et des Landes (pour l’essai des missiles) prennent le relais. Les sites d’Algérie ferment, sauf B2-Namous. De Gaulle ne le veut pas. Deux ans auparavant, il a secrètement ordonné la reprise des recherches sur la guerre chimique – et bactériologique. Pourquoi ? Pierre Messmer raconte : « À l’époque, nous sommes en plein conflit du Vietnam. Les Américains travaillent beaucoup sur les armes chimiques, et pas seulement sur le napalm. Les Soviétiques font la même chose, les services américains nous en ont apporté les preuves. Nous ne pouvions rester à l’écart. » Or, pour suivre les deux Grands, il faut un polygone d’essai. Où ? Forcément à B2-Namous, déclarent les militaires.
      Le 16 janvier 1967, la division programme de l’état-major des Armées défend cette position dans une longue note classée secret-défense. Il y est tout dit ou presque sur la nouvelle politique de l’arme chimique de de Gaulle et sur les moyens à mettre en œuvre pour la réaliser. Un document exceptionnel.

      Dans cette note, l’état-major rappelle d’abord les décisions du Général – restées inconnues jusqu’à aujourd’hui : « Le conseil de défense [présidé par le chef de l’État] dans sa séance du 25 juin 1965 a décidé l’orientation à donner aux études sur l’armement chimique et bactériologique. L’effort doit porter essentiellement sur l’étude des agents chimiques, mortels et incapacitants, et des agents bactériologiques ; sur la protection contre ces agents ; et sur la définition de systèmes d’armes susceptibles de les mettre en œuvre. » Et la note précise : « La réalisation industrielle d’armes chimiques et bactériologiques sera éventuellement entreprise après l’achèvement du programme nucléaire. »

      A suivre…!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.