A propos de la polémique sur une tentative d’annulation d’un concert de musique à Tigzirt

Aouichiche Tigzirt
Le P/APW de Tizi Ouzou, Youcef . D. R.

Par Hani Abdi Une polémique s’installe sur la tentative d’annulation d’un concert de musique dans la ville côtière de Tigzirt, dans la wilaya de Tizi Ouzou. La convocation de l’organisateur de cet événement musical, une boîte privée en collaboration avec l’APC de Tigzirt, par la police pour lui faire signer une notification d’annulation de ce spectacle, qui couvrira tout le mois d’août, a suscité une vive réaction de la part, notamment, du Front des forces socialistes (FFS), qui gère cette commune côtière.

Soutenu par les élus du FFS, l’organisateur de l’évènement a bien refusé de signer la notification d’annulation. Le FFS accuse ainsi la police d’avoir fait dans le zèle en ce sens qu’elle aurait adressé un rapport sur le penchant autonomiste des organisateurs de cet événement artistique.

Pour le FFS, qui a mobilisé, en plus de ces élus locaux, le P/APW de Tizi Ouzou, il s’agit d’un précédent grave. Cette formation se demande ainsi de quel droit les services de sécurité envoient des rapports aux autorités sur le contenu des activités artistiques et leur demandent de les annuler.

La wilaya de Tizi Ouzou, qui ne s’est pas exprimée publiquement sur la question, semblerait avoir agi sur la base d’un rapport des Renseignements généraux de la police sur l’appartenance supposée des organisateurs au MAK. «Les chefs de la police de Tigzirt doivent comprendre que leur mission est d’assurer la sécurité des citoyens et appliquer les lois et non pas de faire leurs propres lois.

Ils doivent comprendre définitivement qu’ils ne peuvent imposer leurs lois là où le FFS gère à Tizi Ouzou», écrit sur sa page Facebook un cadre militant du plus vieux parti de l’opposition, qui se dit fier de l’action du P/APW de Tizi Ouzou, Youcef Aouchiche, et du P/APC de Tigzirt, Moussa Abbou, qui ont réussi à imposer le maintien de ces soirées artistiques à Tigzirt, qui seront animées, entre autres, par Allaoua, Ali Amrane, Rabah Asma, Algerino et Ali Ferhati.

H. A.

Comment (11)

    Anonyme
    4 août 2018 - 23 h 33 min

    Là où le FFS et le RCD passe c’est la brouille ou pagaille!
    Ils sont incapables de diriger!

      MELLO
      5 août 2018 - 8 h 45 min

      La ou le FLN , le RND et surtout le FIS , c’est la decadence, l’alienation , la depolitisation, la deculturation et surtout les violations de toute nature.

    Argentroi
    4 août 2018 - 22 h 27 min

    Le FFS ne sait plus sur quel pied danser ! A Béjaïa, il annule le festival de la chanson amazigh et à quelques encablures, à Tigzirt, il soutient la tenue d’un concert de musique. Une seule explication : il existe au sein du FFS au moins deux ailes qui ne font pas vraiment front ! On peut facilement deviner quelle est celle qui est inféodée aux instigateurs de la levée de boucliers contre toute expression musicale.

      MELLO
      5 août 2018 - 9 h 53 min

      L’actualite’ est loin d’etre maitrisee par certains. En s’adonnant a ces faux calculs, ils ne font qu’envenimer la situation.
      – le festival de la chanson Amazigh de Bejaia, n’a pas ete annule’, mais reporte’. Les donnees , en possession des responsables , on les ignore.
      – L’annulation du concert de Tigzirt est l’oeuvre de la police, le FFS s’y oppose ,ainsi que l’organisateur.
      Le FFS est la seule force politique qui arrive a distinguer les tenants et aboutissants des evenements, le parti ne s’emballe pas a tous les coups, il est pragmatique .

        Argentroi
        5 août 2018 - 12 h 02 min

        De quelle actualité non maitrisée et de quels faux calculs, il est question ? Il y a bien eu des déclarations du maire de Béjaïa annulant le festival de la chanson amazigh en prétextant qu’il fallait mieux allouer le budget ce dernier au ramassage des ordures ménagères. Malgré les préparatifs de longue date de ce festival bien emblématique en cette année 2018, cette annulation, et sous la pression s’est transformée en report, ne vient-elle pas conforter à point nommé les menées qui visent à s’opposer à toute expression musicale ?
        Quand un parti comme le FFS est traversé par l’idée que la musique ou toute activité artistique n’est que du superflu, il est alors légitime de dire qu’il rejoint en cela la revendication des masses et des milieux retardataires d’un autre âge qui semblent vouloir nous dissuader que se divertir , trémousser, apprécier une musique ou une chanson est tabou à la veille des présidentielles dont ils se préparent à leur manière; une manière et lugubre sûrement dont ils veulent empeigner l’atmosphère dès maintenant.
        Quand on revient à cette critique à l’adresse du FFS, ou à une tendance du FFS, elle ne peut-être balayée d’un coup de main en répliquant que le festival de Béjaïa n’a été que reporté ou qu’à Tigzirt, c’est la police qui veut annuler un concert. En effet, les premières intentions du maire de Béjaïa suffisent pour nous alerter qu’il y a bien une coordination à l’instigation de cercles rompus à la provocation dont on a bien remarqué l’œuvre de leurs agents à Ouargla, Sidi-Bel-Abbès et un peu partout.
        L’affaire de Tigzirt est peut-être, je dis bien peu-être, une reprise en main de la direction du FFS pour éclipser l’initiative bien compromettante du maire de Béjaïa.

          MELLO
          5 août 2018 - 12 h 45 min

          La declaration du Maire de Bejaia est , en ne peut, plus claire: Tant que la ville de Bejaia est sale , on ne peut pas accueillir des invites de toutes les regions du pays.
          Attendons de nettoyer cette ville et le festival aura lieu.
          Le FFS qui est le pionnier de la liberte’ d’expression , de la lutte pour l’identite’ Amazigh . Premier parti a defendre la constitutionnalisation de la langue Amazigh, ne peut pas se renier sur ces principes fondamentaux .
          Quant au calendrier du pouvoir , le FFS n’en fait pas une focalisation, ce qu’il propose depasse de loin ces gesticulations du 5 e mandat du pouvoir : le Consensus national reste la seule alternative a tout ce theatre du clan presidentiel.

    Anonyme
    4 août 2018 - 20 h 41 min

    Le ffs et la population de tigzirt montrent la voie: c à la société de se battre de se définir par rapport à c fanatiques islamistes, chacun doit être libre dans le cadre des lois républicaines,respect des droits d’expression,libertés de culte.. On n’empêche pas les gens d’aller à la mosquée,c islamistes n’ont pas à empêcher ou donner des leçons de religion aux autres. Il est trmps que les algeriens se définissent,choisissent la société où ils vont vivre: une société du 21 eme siecle ou celle du 14 eme.

    MOHAMMED BEKADDOUR
    4 août 2018 - 20 h 06 min

    Dans un pays qui a l’habitude du Jeune, de l’abstinence, d’un repas par jour, avec un repas bref appelé Shour, un pays qui a des problèmes urgents et prioritaires en instance, nous pourrions étonner le monde entier et nous mêmes en nous imposant un report sine die du Chant, des Concerts, commençons par le commencement, et cela fait La Chanson sera Belle, A LA FIN !

      Anonyme
      5 août 2018 - 5 h 01 min

      Les barons de la cocaïne ne lâcheront pas facilement le morceau. Ils jouent leur Joker = La barbe intégriste de la décennie noire.
      TIGZIRT un exemple à suivre !!!

    Yeoman
    4 août 2018 - 19 h 38 min

    Que de grosses polémiques autour de petites escarmouches qui font perdre un temps énorme et une énergie colossale dans un pays où, normalement, chaque seconde devrait compter. Le cerveau complètement embrouillé, drogué par les subventions, la retraite anticipée, les financements ANSEJ, les prêts à taux zéro, les clientélismes ravageurs, les emplois fictifs, les petites haines et les grandes jalousies, nous avons totalement perdu de vue l’essentiel ainsi que tout sens des priorités. Nous ne savons pas si nous sommes riches ou pauvres, modernes ou archaïques, sauvages ou civilisés, occidentaux ou orientaux, d’affreux fanatiques religieux ou des athées sans foi ni loi, une république ou un conglomérat de petites tribus montées à bloc et prêtes à se sauter à la gorge. Vivement que nous prenions enfin la décision de nous poser un peu, de méditer d’où nous venons, où nous en sommes et où nous souhaitons vraiment nous retrouver demain. Vivement que nous regardions devant nous au lieu de nous admirer le nombril et de nous chercher des poux. Vivement aussi que nous cessions d’être un peuple incapable de formuler une phrase sans dire JE ou MOI.

      MELLO
      5 août 2018 - 9 h 06 min

      Triste realite pour un pays en ebullition permanente, dont les rejets ne font qu’empester cette atmosphere, deja puante. L’Algerie a perdu son Nord et le sens de l’orientation est devenu une vis sans fin. L’essentiel est loin d’etre defini, par contre les details nous pourrissent la vie.

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