Condamné à un an avec sursis : Salim Yezza quitte la prison

prison Yezza
Salim Yezza. D. R.

Par Hani Abdi – Le militant de la cause berbère Salim Yezza retrouve sa liberté après 24 jours d’emprisonnement. Salim Yezza a quitté sa cellule à la prison de Ghardaïa après sa condamnation à un an de prison avec sursis et 100 000 DA d’amende. Le verdict est tombé ce matin. Son avocat, Me Kouceila Zerguine, a regretté cette condamnation et affirmé qu’un appel sera interjeté sur cette décision dans les délais prévus par le code de procédures pénales.

L’avocat de Salim Yezza a annoncé qu’il va «saisir les deux rapporteurs spéciaux de l’ONU, en l’occurrence Michel Forest rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme, ainsi que David Kaye, rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la libérté d’opinion et d’expression».

Salim Yezza, selon son avocat, ne se trouve pas en pleine forme. «L’état de santé de Salim Yezza s’est dégradé depuis son incarcération le 16 juillet 2018 du fait de son exercice par le passé du métier de la taille de pierre», a relevé son avocat. Le procès s’est déroulé le 24 juillet dernier. Le parquet avait requis deux années de prison ferme et 100 000 DA d’amende contre ce militant de la cause berbère, poursuivi pour «incitation à la haine» et «appel à attroupement».

Les faits pour lesquels il a été poursuivi remontent à 2014. L’arrestation, le 14 juillet dernier, de ce militant de la cause berbère dans les Aurès a fait réagir les défenseurs des droits de l’Homme et les activistes politiques. Salim Yezza, natif de T’kout, a perdu son père. Résidant en France, il s’est rendu en Algérie pour assister aux obsèques. A son arrivée, il avait été accueilli par une délégation de militants. A son entrée sur le territoire national, il ne lui a été signifié aucune poursuite à son encontre. C’est au moment de quitter le territoire pour retourner dans son pays de résidence qu’un mandat d’arrêt lui a été opposé. Son avocat avait plaidé sa relaxe en l’absence de faits tangibles attestant les accusations pour lesquelles il a été poursuivi.

H. A.

Comment (7)

    Raselkhit
    8 août 2018 - 10 h 18 min

    Clairement dit par les avocats »Il faut faire intervenir l’OTAN Toutes les opérations pour créer le printemps arabe maintenant il faut faire intervenir l’ONU donc l’OTAN pour déstabiliser le pays Importe le nombre de morts et de destruction le plus important c’est de donner l’Algérie aux occidentaux et à la France en particulier Il faudrait être complètement idiot pour ne pas comprendre la manœuvre Le Mali la Libye Le seul pays de la région debout c’est l’Algérie et en plus ce pays ose défier l’ancien colonisateur et veut rester libre indépendant INACCEPTABLE

    Droits Humains
    7 août 2018 - 23 h 06 min

    Je l ai croisé à l occasion des défilés du 1mai, les années précédentes, à Paris, où ils saluait au passage la secte du MAK. Un bref échange avec lui m a permit de mesurer son degré d implication dans l instrumentalisation culturelle. A sa réponse, à une interrogation, il m indiqué avec mépris que lui, il était berbère. Je lui ai rétorqué simplement que moi aussi, je l étais, et que contrairement à lui, je n en faisais pas un argument. Il avait baissé la tête, comme celui qui voulait exprimer une aliénation à un « contrat ». Pauvre type.

    5
    8
    Nation
    7 août 2018 - 20 h 36 min

    Le « berberisme » est une imposture fondé par Jacques Benet et mohand arab bessaoud dans un laboratoire parisien (académie berbère) dont l objectif est de diviser les musulmans.

    9
    13
      berberisme
      7 août 2018 - 23 h 13 min

      @nation
      Et l’Algérie arabe fille de l’Algérie française, c’est quoi à ton avis?
      Le berberisme ce n’est que le rappel de l’Algérie Algérienne, Africaine, Méditerranéenne et Musulmane et les berberistes, des fellagas qui defendent l’honneur de leur pays face à des faussaires de l’histoire et un troupeau de ghâchis qui se croient venu d’ailleurs.

      9
      5
        MOH DZ
        8 août 2018 - 10 h 20 min

        Entièrement d’accord avec toi, l’étiquette « berberiste » est une invention des baathistes comme « fellaga » a été accolé à nos valeureux moujahidine par la france. Mais l’histoire donne toujours raison aux justes.
        Les berbéristes dénoncent le déni de notre identité nord africaine et se battent pour la démocratie et les droits de l’homme pour tous les algériens. C’est évidemment en opposition avec nos gouvernants, d’où cette étiquette et connotation négative.

        4
        1
    mohaled
    7 août 2018 - 18 h 48 min

    peut on parler de justice quand celle ci refuse d appliquer ses propres regles tels que la prescrption le parquet est dans l obligation d expliquer a ceux au nom duquel la justice est rendu qu il n y a avait pas prescription pour le delit instantané reproché au prevenu

    6
    2
    anonyme
    7 août 2018 - 17 h 06 min

    ce pouvoir illégitime est aux abois il ne sait plus quoi faire
    il suffit de lui mettre les batons sous les roues et voilà qu’il abdique

    7
    8

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.