Tahar Hadjar : «Vous avez mal compris mes propos sur le prix Nobel !»

Bourde, Hadjar
Tahar Hadjar, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. New Press

Par Hani Abdi – Après avoir déclaré l’inutilité d’un prix Nobel pour l’Université algérienne, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, tente de rattraper sa bourde.

En effet, le ministre a assuré, dans une déclaration à la chaîne de télévision Ennahar, que ses propos ont été détournés du sens qu’il voulait leur donner. «Mes déclarations sur le prix Nobel ont été mal comprises», a-t-il affirmé, lui qui a presque dit que le prix Nobel ne valait absolument rien.

Tahar Hadjar a affirmé que les universités algériennes continuent d’organiser des événements scientifiques et de faire de la recherche. Mais, estime-t-il, le classement mondial des universités ne se fait pas sur la base de critères scientifiques. Pour lui, l’Université algérienne mérite mieux que la 2 341e place dans le monde.

S’exprimant lors de la présentation des inscriptions des nouveaux bacheliers au début de la semaine écoulée, le ministre de l’Enseignement supérieur avait assuré qu’il ne voyait aucun intérêt pour l’Université algérienne d’avoir un prix Nobel, ni des récompenses pour ce qu’elle arrive à accomplir en matière de recherche et d’innovation. «Les grandes universités s’appuient sur les prix Nobel, les centres de recherche et les récompenses. En quoi est bénéfique pour l’université d’avoir un prix Nobel ? Quel est son impact sur l’enseignement ? Même si on a dix Nobel, qu’est-ce cela va changer pour nous ?», avait-il répondu à une question sur le classement de l’Université algérienne parmi les dernières au monde.

«Si nous voulons, nous pouvons ramener l’Université d’Alger parmi les 100 premières au monde. Elle a eu trois Nobel à l’époque coloniale, qu’on peut toujours comptabiliser», avait-il affirmé. Ces propos ont suscité à la fois critiques, indignation et moquerie chez les Internautes qui ne cessent de les tourner en dérision.

H. A.

Comment (78)

    Hamid
    11 août 2018 - 21 h 20 min

    Dear pragmatism, allow me to enlighten you a little bit.Your comment is full of complete nonsense placing the blame on the Arabic language without any evidence and also claiming that the zero is Arab invention. I can tell you that the zero was actually invented by Indians and has an Indian name .In Arabic , it’s called ‘sifre’. However, Arabs gave ‘the Indian zero ‘ an oval shape like this one :0 , we ‘re still using this Arab notation today .It was Kwaoarzmi who showed how the zero could operate in Algebra .An Italian mathematician, Leonardo Fibonacci , introduced the Arab numerals to the West in the 13th century .He came across with them in Algeria during his travel with his father, a wealthy trader. Now let’s move on to the language of instruction .My question is , which language do we teach in our schools and universities ? French? It is not our mother tongue.Remember , Arabic was the language of astronomy, mathematics, medicine , science , mostly books written in this language you are blaming during the Islamic Golde age ( 9th – 13th century ) .A final word about me..I’m a graduate in mathematics from the University of Aberdeen .I’m proud to be a former student of this university which has five Nobel Prizes , one of which is in medicine in 1923 for the development of insulin to treat diabetes.I firmly hope that my comment is useful and informative.Take care, mate ! And as always tahia ElDzair !

    Anonyme
    11 août 2018 - 14 h 53 min

    Au risque d’en choquer plusieurs, moi, je félicite ce ministre ! Il est d’une rare intelligence et fait preuve, malgré lui et sans le savoir, d’un sens encore inégalé en matière de stratégie politique.
    Par une simple déclaration, il a pu ainsi, et à tout jamais, couper l’herbe sous les pieds des laudateurs, véritables écervelés, déconnectés de la réalité et mues uniquement par l’appât du gain facile, qui osent se penser capables de faire obtenir le Nobel de la Paix à leur bien aimé fakhamatouhoum.
    Les pauvres. Ils voient le monde à l’image de leur insondable médiocrité.

    Algerien révolté
    11 août 2018 - 6 h 11 min

    Ils n’ont pas besoin de Prix Nobel ,mais de cancres qui leur ressemblent, serviles et corveables a merci.

    Fellaga
    11 août 2018 - 0 h 14 min

    Ce n’en pas pire que l’ex ministre de la culture française sous flamby Fleur Pellerin qui était incapable de donner un seul titre de livre d’un auteur Modiano je crois et qui a dit je cite « Je ne suis pas payée pour lire des livres ».

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