Un rassemblement du mouvement d’opposition Mouwatana empêché à Béjaïa

Mouatana
Le mouvement Mouatana risque de voir sa conférence interdite. D. R.

Par Hani Abdi − Le rassemblement auquel a appelé le mouvement d’opposition Mouwatana a été violemment réprimé par la police. Plusieurs agressions physiques et arrestation des dirigeants du mouvement Mouwatana ont été recensées à Béjaïa. Les forces de sécurité ont barricadés toutes les routes menant vers l’endroit prévu pour le rassemblement. L’hôtel dans lequel ont séjourné les animateurs du mouvement a été encerclé dès l’aube. L’ensemble des animateurs de Mouwatana, dont Zoubida Assoul et Soufiane Djilali, ainsi que des militants de partis, ont été appréhendés avec violence, leurs téléphones mobiles confisqués et ils sont enfermés dans les camions des forces de l’ordre.

Les animateurs du mouvement ont dénoncé l’atteinte aux libertés fondamentales et la violence du pouvoir qui monte d’un cran. Pour eux, cette répression prouve la panique croissante du pouvoir. «Le régime algérien vient de prendre conscience que Mouwatana réussit en ce moment à cristalliser la contestation citoyenne et à susciter l’espoir d’une alternative réelle. Acculé et menacé, il use désormais de la violence pour intimider et dissuader les Algériens de rejoindre ce mouvement citoyen», ont dénoncé les animateurs du mouvement. «Devant la nation entière et la communauté internationale, le régime algérien est comptable du désordre qu’il veut provoquer. Il est également comptable de la sécurité des initiateurs de Mouwatana et aura des comptes à rendre aux Algériens pour toute violence et toute situation irrémédiable», ont averti les animateurs de ce mouvement qui sont à leur troisième rassemblement réprimé. En effet, le mouvement Mouwatana a tenté de tenir des rassemblements à Alger et à Constantine. En vain. La répression était au rendez-vous.

Le parti de Sofiane Djilali, Jil Jadid, qui fait partie de ce mouvement, s’est élevé contre cette répression. «Le régime algérien, paniqué par la rencontre citoyenne programmée par Mouwatana ce jour samedi 15 septembre à Béjaïa, passe à la violence pour empêcher des citoyens algériens d’aller à la rencontre d’autres citoyens pour leur expliquer les enjeux et la démarche du mouvement Citoyenneté Démocratie, Mouwatana», a relevé ce parti, selon lequel «les intimidations et arrestations illégales n’entameront en rien la détermination des dirigeants de Mouwatana, désormais soutenus en force par des citoyens venus des toutes les contrées du pays et de la diaspora algérienne».

«Les citoyens algériens sont de nouveau interpellés par ces actions d’intimidation destinées à étouffer toute expression libre et toute velléité de présentation d’alternative à ce régime moribond et nuisible. Il leur appartient désormais de prendre leur destin en main, de se réapproprier leurs droits de citoyens et de s’engager pour que pacifiquement l’Algérie se débarrasse de ce régime et instaure un Etat de droit», a ajouté Jil Jadid dans un communiqué.

H. A.

Comment (21)

    Anonimi
    16 septembre 2018 - 10 h 28 min

    Il faut persévérer dans cette voie. Un combat pacifique, ininterrompu avec des actions médiatisées à l’étranger finira par faire peur au clan au pouvoir qui va commettre des erreurs d’appréciation qui lui seront préjudiciables. Après seulement trois tentatives de rassemblement réprimées la popularité de Mouwatana a beaucoup progressé. Reste maintenant à faire adhérer plus de jeunes à cette initiative politique.

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    Tredouane
    15 septembre 2018 - 21 h 47 min

    Restons vigilant,certainement et vraiment trés vigilant,mais globalement une action tel que j’observe de la part d’hommes chefs de partis et politiques ,est un signe de bonne santé ;d’autre part la démarche des autorité reste mesuré aussi,elles laissent passé le message mais toute en mettant en garde contre le dérapage;restons objectif nous ne sommes pas sous une dictature,nous sommes juste sous développé autant que nous sommes,donc relavant le défit du développement tous ensembles .

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    Anonyme
    15 septembre 2018 - 20 h 16 min

    Je voudrais dire deux mots à celui qui n’a même pas le courage d’écrire sous son véritable nom, celui qui a pris pour pseudonyme le nom d’une ville du Sud : Biskra.
    Ya Si Biskra, êtes vous payé par le pouvoir algérien pour venir, avec un air sarcastique, donner des leçons de patriotisme aux gens qui luttent pour le changement dans le sens positif du SYSTÈME ? Pensez-vous que vous êtes plus algérien que les algériens qui sont contre le 5ème mandat. Non, je ne le pense pas. Votre leçon de patriotisme, on en a rien à foutre. Point barre.

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      BISKRA
      16 septembre 2018 - 11 h 39 min

      Mon identité n’a pas d’importance comme vous êtes anonyme. Je suis le fils de l’Algérie descendant de Biskra laotta (Ville ancienne) qui veut pousser les gens à réfléchir et de poser les bonnes questions. Nous savons eu les manipulations des paraboles dans les années 80 (TF1, A2, Cabal+, …), du FIS et ses groupes armées, les guerres de l’occident, Aljazzira, Barakete, les Printemps arabes, …..etc. Je ne suis pas un homme du système. Je suis pour l’Algérie qui restera après notre mort. La seule réponse des opposant quand t’il ne trouve pas de réponse est de dire  » Tu as été payé, tu est pro système, tu as eu la chicha, ….etc ». Je souhaite que chacun de nous ne voie pas le bout de son nez uniquement. Nous ne sommes pas des animaux, nous avons un cerveau. Bon courage.

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    GHEDIA Aziz
    15 septembre 2018 - 20 h 13 min

    Je voudrais dire deux mots à celui qui n’a même pas le courage d’écrire sous son véritable nom, celui qui a pris pour pseudonyme le nom d’une ville du Sud : Biskra.
    Ya Si Biskra, êtes vous payé par le pouvoir algérien pour venir, avec un air sarcastique, donner des leçons de patriotisme aux gens qui luttent pour le changement dans le sens positif du SYSTÈME ? Pensez-vous que vous êtes plus algérien que les algériens qui sont contre le 5ème mandat. Non, je ne le pense pas. Votre leçon de patriotisme, on en a rien à foutre. Point barre.

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      BISKRA
      16 septembre 2018 - 11 h 58 min

      Je suis algerien et la situation geopolitique actuel ne permet pas à notre Algerie de supporter un 5eme Mandat. Je suis tout à fait d’accord.
      Je refuse qu’un ancien candidat et ex-ministre délégués au Trésor Ali Benouari qui a rentré les banques Française en ALgerie et il est dans le conseil d’administration de la société générale algerie et qui vie en suisse et vue à plusieurs reprises sur la chaine El magharibia du fils de Abassie Madanie vient nous donner des leçons de démocratie. Dit moi avec qui tu sors je te dirai qui tu es. Il ne reste plus que de voir Rachid Nekkaz dans ce mouvement MOUWATANA.
      Je suis contre le 5eme mandat, pourquoi pas MOHAMED MEDIENNE dit Toufik qui a servi sa nation qu’un ex-ministre qui a pris la fuite vers la suisse en 1992. Il est resté 7 mois au Trésor pour uniquement changer la lois des banques. C’est un homme de mains que nous nous le voyons s’agiter quelques mois avant chaque elections presidentielles; Puisque maintenant, la derniere modification de la constitution interdit la double nationalité, il est devenu illégitime (Source Wiki: »Possédant la double nationalité2 algéro-suisse, Ali Benouari devra renoncer à sa nationalité suisse s’il veut pouvoir se présenter à l’élection présidentielle algérienne de 2014 en vertu de l’article 73 de la constitution algérienne6. « .
      En ce qui concerne le partie Jil El jadid, C’est un partie reconnu par l’État mais Il n’a pas de base électorale et aucune vision d’avenir et géostratégique pour la nation.

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    ALGERIE 2.0
    15 septembre 2018 - 20 h 02 min

    rien que pour ça on vote mouwatana pour une algérie nouvelle

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    anonyme
    15 septembre 2018 - 19 h 12 min

    Ils veulent rester au pouvoir jusqu’au jour dernier
    une grève générale s’impose

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    Anonyme
    15 septembre 2018 - 18 h 21 min

    Comment ceux qui veulent manifester obtiennent l autorisation de le faire?
    La manifestation de Ouargla a t elle été autorisée ?

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    Anonyme
    15 septembre 2018 - 17 h 08 min

    De nos jours avec les réseaux sociaux le monde entier nous observe. Les manifestations et les Sit-in pacifiques sont interdites sur tout le territoire national et pas uniquement à Alger . Ce n’est même pas la peine de se demander pourquoi sauf que c’est dangereux car ça peut pousser les gens à des affrontements violents et à terme à des risques d’insurrection dans le pays, à moins que ça se soit le but recherché par le pouvoir. A jouer avec le feu, on risque de se bruler.

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    BISKRA
    15 septembre 2018 - 16 h 58 min

    Analysons ensembles ses manipulateurs:
    On entend pourquoi frapper, pourquoi frapper mais tout cela dans le noir absolu comme si nous étions dans un coin d’une cuisine sans lumière, en plus il filme comme si les autorités (soi-disant dictatoriales) ne savent pas qu’il y a des smartphones (Il nous prennent pour des imbéciles). La personne qui écoute va dire que c’est les autorités Algériennes par leur milice c’est-à-dire la Police ou les services de renseignements qui les maltraite. Comme si l’Algérie est pays dictatoriale. C’est un scénario que nous connaissons depuis les mouvements d’OTPOR et les ONG comme Opensociety qui entrainent leurs marionnettes pour faire du théâtre et du BUZZ. Les mêmes comédies nous les avons vus en Egyptes par les frères musulmans, et en Syrie, …etc.
    Prenons l’hypothèse que c’est Vrai. Nous voyons moins de 15 personnes ( manifestant!) et connaissant le caractère chaud des manifestants Algériens. Les questions qu’il faudrait poser:
    -Ont-Ils reçu une autorisation de manifester même si nous sommes des Algériens? EN USA, un rassemblement plus de 7 personnes sans autorisation c’est la prison. en France, les CRS peuvent charger sans sommation s’il n’y a pas d’autorisation préfectorale. La constitution Algérienne donne le droit au citoyen de manifester à condition de respecter les lois en vigueur. Donc si des Algériens veulent manifester sur la voie publique sans autorisation, nous ne sommes plus dans un État de droit mais dans une anarchie.
    Merci de faire attention aux manipulateurs des images, du sens et la voie.

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      Anonyme
      15 septembre 2018 - 18 h 36 min

      A ,BISKRA ; celui qui va lire votre point de vue va croire qu il a faire a quelqu un de neutre ; mais si on lit entre les lignes on saura vers quel objectif vous voulez l orienter ! vous êtes quelqu’un du systeme pourri et que vous êtes sur le net afin de déformer la réalité et vous êtes paye pour faire le baltagui ! ça n empêche pour votre information que le dernier ami de longue date de bouteflika vient de le désavouer en déclarant :  » qu il est temps de passer la main  » et plus loin « la generation de 54 doit laisser la place a la nouvelle generation et même celle de 1962 n est plus apte a y rester ,,,,,,, » et voila une prise de position et verdict sans équivoque !

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        co5
        15 septembre 2018 - 20 h 12 min

        le mokoko cela ne concerne pas les serviteurs de mémé6, c’est une affaire algéro-algériens.

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    MELLO
    15 septembre 2018 - 14 h 34 min

    Bonjour les nouveaux politiciens, vous venez de découvrir que ce pouvoir ne peut être attaqué que d’une manière politique et pacifique. La violence est un terrain maîtrisé par ces tenants du régime qui ne veulent rien lâcher. Pourtant l’expérience de Said Sadi au niveau de la place du 1er Mai n’est pas encore effacée de nos memoires. Ces rassemblements de Samedi 2011, avaient les mêmes slogans que ceux de Mouwatana en 2018, mais la leçon n’est pas retenue par ces néophytes de la politique politicienne. On avait la même empathie envers Said « Samedi » qu’avec Mouwatana , mais ils savent bien que ce chemin des rassemblements ne mènent nul part.

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      Farida
      15 septembre 2018 - 16 h 51 min

      Que propose or FFS ? Faire la chaine pour la rente. Pourquoi que le 5ie dure.

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        MELLO
        15 septembre 2018 - 19 h 23 min

        Loin de toute polémique, je me dois , moi qui suit attentivement les activités du FFS, je pourrais vous dire que la propositiion de ce parti reste la seule et la plus plausible , en l’état actuel des choses, c’est ce fameux consensus national qu’il ne cesse de prôner , non pas un consensus d’appareils , mais un consensus rassemblant toutes les forces politiques, les personnalités politiques universitaires, les sociologues, les syndicats et les associations représentatives de la société. Pour un projet de société, pour une nouvelle constitution avec une assemblée nationale constituante, un nouvel agenda des élections et un nouveau gouvernement . Ce n’est pas si peu, car ceux qui ont l’Algérie dans le coeur , auront a soumettre leurs idées et un contrat national sera paraphé par tous les participants . Ceux qui veulent gouverner , seuls, cette Algerie ne tiendront pas longtemps, car l’Algerie a besoin de tous ses enfants.

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    GHEDIA Aziz
    15 septembre 2018 - 13 h 45 min

    La répression policière contre Mouwatana, qui est un mouvement pacifique, prouve, encore une fois, que l’Algérie est un État policier au sens propre du terme. Mais, ce régime policier devrait se mettre à l’évidence : il est appelé, tôt ou tard à disparaître.

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      Anonyme
      15 septembre 2018 - 16 h 13 min

      lakhda Brahimi vient de donner son verdict :  » il doivent donner la min aux jeunes ; mieux ceux de 54 et même de 62 n ont plus leur place a la direction du pays ! c est pourtant un ami de Bouteflika ! sans équivoque ; c est plutôt l entourage de BOUTEFLIKA qui veut à tout prix le maintenir au pouvoir afin de grappiller encore quelles intérêts au détriment du peuple algérien ! BRAHIMI vient de signer la sentence et à lire entre les lignes le pouvoir prépare le successeur de BOUTEFLIKA mais n arrivent pas comment faire passer la pilule aux algériens ? echaab faak et ne veut pas un candidat de consensus mais un homme hors systeme avec de nouvelles visions politico economiques !

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    Felfel Har
    15 septembre 2018 - 13 h 37 min

    Le despotisme ne consiste-t-il pas à museler l’opposition au lieu de la laisser exposer ses programmes pour que le peuple puisse choisir celui qui lui sied le plus? Le verrouillage du jeu politique donne une mauvaise image de ceux qui courent après un 5ème mandat. Ils ont une peur bleue de la contradiction, une crainte viscérale que les débats s’orientent sur ce fameux bilan (dont parle un certain Ould Abbess et que personne n’a encore vu, ni évalué) et que l’on se focalise sur ce qui a été fait en 20 ans, que l’on s’explique sur ce qui passe dans le pays profond (Béchar, Ghardaïa, Ouargle, Bejaïa, Bouira, etc.), que l’on justifie les criardes inégalités sociales Le 5ème mandat n’apportera rien de nouveau et la gabegie continuera. Et la paupérisation du peuple se poursuivra. Et nous nous donnerons en spectacle. Et nous irons à notre perte. Et nous ferons l’Histoire en parlant de notre pays comme de cet Eldorado, promu à un bel avenir, qui a périclité à cause de pillards sortis de ses rangs pour finir comme Haiti, vivant de l’aide internationale. Le peuple a la responsabilité historique de boycotter le vote de 2019, sinon, il signerait son arrêt de mort.

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      Rabah
      15 septembre 2018 - 16 h 54 min

      En fait ou est ce « bilan » dont ils ne cessent de parler ?

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        Anonyme
        15 septembre 2018 - 19 h 19 min

        Leur bilan est très simple » le couteau a atteint l’os et nous n’avons plus argent pour payer les salaires.. priviléges »! Et c ouyahia qui l’a dit,alors ils fabriquent les billets. Voilà leur bilan après 20 ans de règne absolu et de bahbouha. Malheureusement les partis opposition ne sont pas pertinents pour leur rappeler leurs échecs,et c pour cette raison ,échecs recommencés ,que la continuation que c profiteurs soutiennent mènera le pays à la ruine sous contrôle du FMI.

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