Des livres gratuits en français et en dziriya

livres
Kadour Naïmi, l'"électron libre". D. R.

Par Kaddour Naïmi – Espérons fournir une bonne nouvelle. Pour la majorité des personnes qui l’ignorent, ma jeunesse fut marquée par une proposition inédite, qui parut follement utopique à tous. En août 1968, j’avais fondé à Oran le Théâtre de la mer, une compagnie de théâtre professionnel, autonome, autogérée, de recherche et de réalisation destinée prioritairement au peuple, ignoré par l’Etat et ses artistes rétribués. L’expérience fut une belle réussite, appréciée par le public qui assistait aux représentations là où il vivait, travaillait, étudiait ; la critique nationale et une critique internationale apprécièrent également l’expérience et son originalité(1).

Me voici alors, dans l’automne de ma vie, à récidiver, avec le même enthousiasme juvénile malgré l’âge. Voici donc une initiative aussi follement utopique : la création des éditions Electrons libres (EEL). C’est une maison d’édition autonome, autogérée. Elle propose des œuvres littéraires dans tous les domaines. Ces productions se caractérisent par des contenus et des formes d’expression originaux, dans un esprit, soulignons-le, qui veut contribuer à l’existence d’une société humaine libre et solidaire. Les textes ont deux formes : écrite et audio. Cette dernière version concerne les personnes qui ont des carences de vue, les contraignant à recourir à l’ouïe, ou, encore, qui aiment entendre un texte lu par une voix appréciée.

EEL a comme siège internet. Elle est donc disponible librement, à toute heure, à toute personne. Les œuvres sont disponibles en format électronique ; toutefois, les bénéficiaires disposent du moyen de transformer personnellement le texte en format papier.

Cette maison d’édition présente une autre folie utopique. A ma connaissance, c’est la première et la seule qui propose des ouvrages en dziriya (langue algérienne arabophone). Cette proposition est conforme au vœu formulé dans un essai(2). Le tamazight n’est pas proposé car, malheureusement, je ne le pratique pas. Espérons que des Amazighes s’occuperont efficacement de ce créneau, dans le même esprit que EEL. Une troisième langue est considérée : l’italien, dans laquelle j’écris également.

Qui donc finance cette initiative ? «Idiyâ ou moukhî» (mes mains et mon cerveau), comme dit l’adage populaire algérien, autrement dit mon travail personnel, auquel s’ajoute une partie de ma très modeste pension de retraite, notamment pour héberger le site.

Pour le reste, comme dans la première phase du Théâtre de la mer, les productions sont proposées gratuitement, quitte à ce que les bénéficiaires, en échange, soutiennent les activités par un don financier, selon leurs possibilités. Mais, aussi, par des commentaires et des suggestions. Bien entendu, cette initiative éditoriale dépendra non pas des «lois du marché» (autrement dit de la rapacité financière d’un éditeur, quelle que soit sa couleur idéologique), mais de la conscience et de la volonté des bénéficiaires directs des ouvrages proposés.

La présentation du site encourage également à la création de sites semblables, afin de créer un réseau de solidarité, capable d’élargir les agents et les bénéficiaires de ce genre d’initiative. Celle-ci est notamment très précieuse et remplit un vide en Algérie, où l’on sait quelle est la situation de l’édition, des librairies et des impératifs commerciaux et idéologiques qui les conditionnent.

En passant, il semble utile de relater une anecdote, suivie d’une réflexion. Durant ma jeunesse, ma pauvreté financière m’obligeait, en Algérie et en France, à me procurer des livres en les… volant ! Je me permettais ce comportement uniquement dans des librairies assez grandes, en sachant que les pertes résultant de vol de libres étaient compensées par les marges de profit du libraire. Avec mes camarades agissant de manière identique, nous appelions ce comportement de notre part : «Appropriation autonome de la culture, qui doit être offerte gratuitement !»

Réflexion. Je me demande toujours pourquoi des auteurs de livres, se déclarant en faveur d’une société libre et solidaire, c’est-à-dire débarrassée du profit capitaliste, d’une part, et, d’autre part, disposant de ressources financières suffisantes pour vivre, continuent à faire publier leurs ouvrages par des éditeurs, dont le premier critère est le profit commercial, au lieu de proposer leurs écrits gratuitement sur internet.

Voici, enfin, un dernier motif qui justifie la création des EEL. Quelques tentatives de contact de ma part avec des éditeurs algériens et français, grands et petits, se proclamant «démocrates», «progressistes», de «gauche», etc., m’ont démontré l’inutilité de mes démarches. Ces échecs me rappelèrent l’expérience théâtrale de ma jeunesse. Les œuvres réalisées n’auraient jamais été acceptées par les établissements étatiques de théâtre en Algérie ni par des compagnies étatiques ou privées en France. Les motifs étaient clairs :

1) les formes des pièces de théâtre présentaient une conception esthétiquement expérimentale innovante (à quoi bon répéter des recettes qui ont eu du succès ?) ;

2) les contenus des œuvres se caractérisaient par une éthique libre et solidaire, à contre-courant des idéologies dominantes, y compris de «gauche» ;

3) le destinataire de ces productions était clairement un public désireux de concrétiser un idéal de réelle liberté solidaire.

Autres particularités de cette maison d’édition. Elle présente mes productions personnelles. C’est donc de l’autoédition. Je suis conscient du dédain dont elle est généralement sujette. Il est vrai qu’une certaine forme d’autoédition le mérite pleinement. Mais la règle peut avoir des exceptions. Espérons que les éditions Electrons libres en font partie. Aux lecteurs et lectrices d’en juger.

Les EEL ont une autre particularité. Elles encouragent la participation des personnes, en proposant l’envoi de leurs productions, sous forme écrite ou audio. Elles seront jugées exclusivement par des lecteurs et lectrices. C’est le cas dans les domaines suivants : poésie, nouvelle, courts essais sociologiques, articles de presse. Ces œuvres seront finalement proposées gratuitement sous forme électronique. En cas de don financier de la part des bénéficiaires de ces œuvres, celui-ci sera donné entièrement aux auteurs concernés.

Souhaitons que cette initiative sera appréciée, suscitera des coopérations positives et encouragera à la création de propositions semblables(3). Outre la possibilité d’insérer des commentaires directement sur le site, un blog élargit les contenus et la participation(4). Celle-ci est fondamentale pour évaluer l’utilité des EEL et les améliorer. Le but final est de concrétiser, de manière collective, un idéal social commun, chacun selon ses possibilités et ses besoins.

Prochainement seront présentés les divers ouvrages déjà disponibles sur EEL et des appels à participation.

K. N.

[email protected]

(1) L’expérience est relatée en détail dans l’ouvrage Ethique et esthétique au théâtre et alentours, gratuitement accessible sur internet.

(2) Défense des langues populaires : le cas algérien. Il sera prochainement présenté dans ce journal. Toutefois, il est déjà gratuitement disponible ici.

Site des éditions Electrons libres. La section prévue en langue italienne se justifie par le fait que certaines de mes productions littéraires sont rédigées dans cet idiome.

(4) http://editions-electrons-libres.over-blog.com/

Comment (41)

    ripper
    28 septembre 2018 - 16 h 27 min

    La Dzirya, pour s’éloigner du français ou de l’arabe ?
    Kaddour reprend là où Benghabrit s’est cassé les dents …
    Au prochain !

    ZORO
    27 septembre 2018 - 20 h 55 min

    Reponse a Anonyme 27 sep 11h 54 : Honni soit qui pense qu un kabyle doit s arabiser, sage est celui qui peut voir en l arabe un ancien berbere.
    Sous ton anonymat tu esperes que Zoro ne sera pas chinois si demain ils mettront la main sur le pays. Mais tu oublies ou on t a programmé a ne pas admettre que les chinois etaient des africains comme tout le reste des humains qui subissent l oeuvre du temps a l exception d apres vous des «  »amazigh «  »etres inalterables descendant de chahnok le presumé pharaon ,qui doit etre votre seul et unique gare de depart..Soit lucide et voit plus loin tu trouveras surement un point de renvontre entre arabe et berbere et c est sur vous serez freres.
    SigneZORO. ..Z…

      Anonyme
      28 septembre 2018 - 15 h 16 min

      Enfin une once de sagesse; j’applaudi.
      Ce que tu ne voit pas encore, c’est qu’on crie notre amazighité pour répondre au déni imposé par ce pouvoir et l’ignorance de nos frères arabisés qui s’identifient aux khalidji et nous prennent pour des extraterrestres.

        ZORO
        28 septembre 2018 - 19 h 14 min

        Tout en m applaudissant tu me decois encore plus .Mon once de sagesse je suis pret a te l offrir pour voir dans ton cas ce que tu refuse de voir cher anonyme.Ce pouvoir auquel vous endossez tous vos malheurs n est la que depuis 60 ans
        il est ,issu de vos entrailles pourquoi donc l incriminer?? Et vos freres arabises qu aviez vous fait pour les premunir de cette indue identite imposee par le « conquerant » et pourtant mon ami vous dites que vous etiez amazigh des hommes libres dont le devoir et l honneur etait de defendre les leurs.Au fait l anonyme ,ZORO ton frere l arabise voudrait te poser une question. Qui t a delivré ce certificat (ISA 2968) international standard of amazighity 2968???? ZORO l arabisé a aussi le droit de penser que tu n es qu un ROMAIN OU UN VANDALE AMAZIGHIZE!!!!!!! SIGNE ZORO….Z…

    Abdelrahmane
    27 septembre 2018 - 8 h 19 min

    @ Zoro : Salem akhi Zoro. désolé et mea culpa, si j’ai pu sembler attaquer monsieur kaddour naimi et je prends en considération et te remercie pour tes explications et éclairages. En tous cas mon post je le destinais surtout aux haineux tribalistes qui ont sauté d’enthousiasme et ont applaudi la contribution de l’auteur du topic : il ont cru qu’il amene de l’eau à leur moulin tribaliste.

    Abdelrahmane
    26 septembre 2018 - 21 h 44 min

    ya si kaddour naimi, amuse toi comme tu veux de ton dada preferé, mais sache, toi et tes semblables, que la langue arabe classique standard, fos7a est présente en Algérie depuis 14 siècles, elle est enracinée et implantée comme un baobab millénaire, elle y a fait souche, malgré l’intermède horrible de la colonisation.

    A ceux qui disent que la derja algerienne ou le dziri (sic) n’est pas de l’arabe, est-ce-que vous avez vu les feuilletons turcs traduits et synchronisés en parler algérien et qui passent actuellement sur certaines de nos chaines satellitaires privées, quelle est la langue de ces feuilletons ? C’est pas de l’arabe çà ? En tous cas, c’est pas dérivé du berbere, ni le parler de kadour naimi.

      ZORO
      26 septembre 2018 - 22 h 54 min

      Salem si Abderrahmane, je m excuse mais je vois qu il ya misunderstanding de ta part vis a vis de si Kaddour. Il faut que tu saches qu il maitrise elfosha autant que le francais grace a l enseignement prodigué a l epoque par la medersa de Tlemcen ,j ai eu la chance de recuperer des livres d arabe comme elmou3alakates esseb3 et d autres livres de litteratures arabes que m a offert khalti aicha (Allah yerhamha)grand mere des fils du chahid Adda boujellal , qui sont passes par l ecole de Tlemcen,je garde precieusement ces livres et je peux dire que c est un arabe de haute facture.Pretendre que kaddour est contre l arabe classique ,sincerement je ne le pense pas, mais son penchant vers le cinema et le theatre depuis son enfance peuvent etre a mon avis le poids de plus en faveur de la darija sur la balance
      SigneZORO. ..Z….

    ZORO
    26 septembre 2018 - 15 h 38 min

    Ya Dzairi ,si tu trouves que c est innocent de dire a un homme je t ai pris pour une femme en te voyant de loin je peux dire que nous n avons pas les memes reperes et nos cultures sont differentes donc pas besoin d argumenter.
    D autre part El moutabi est un poete de renommee mondiale ,il n a jamais appartenu a ZORO comme tu le pretends.El moutanabi etait aussi visionnaire il savait que quelque part dans le temps un DZAIRI voudrait connaitre Abou Tayeb.le voila il se presente.
    Qu il sache celui qui joint notre assemblée
    Que je suis le meilleur a qui on s adresse
    Je suis celui dont l aveugle a lu la littérature
    Et celui dont les paroles ont fait entendre le sourd
    Les chevaux,la nuit et le desert savent tous qui je suis
    Aussi bien que l épée, la lance le papier et la plume.
    SigneZORO. ..Z….

    ZORO
    26 septembre 2018 - 7 h 00 min

    @ ANTI KHAFAFICH 25 sep 16 h14.
    Hier une voisine est decedee a l age de 101 ans ,(30 ans en kabylie ,70ans a belabbes)nous etions tous dans un GUITOUNE entrain de discuter de notre quotidien qui etait commun, il n y avait pas d arabe ni de kabyle , ni d esclave , et pas du tout des hommes libres (amazigh), il n y avait que des belabesiens _notre langue de communication etait unique ,on se comprenait et on se respectait a merveille .l Algerie que je defend et que je defendrais de toutes mes forces c est celle du GUITOUNE et non celles des chaumieres installées quelque part sur les cimes de nos montagnes.
    SigneZORO. …Z…..

      ASSIMA
      26 septembre 2018 - 12 h 07 min

      Vous parliez une langue algérienne, notre dziria ou derja, née d’une base grammaticale et lexicale amazigh enrichie avec l’arabe et accessoirement français, turc, etc. Cette langue que vous pourfendez juste quelques commentaires plus bas, pour glorifier votre langue doctrinale qui n’est parlée dans aucun pays ou famille.
      Maintenant, vous parliez aussi dziria/derja, parceque la famille de défunte (rabi yerhamha) est d’une bonne éducation, comme nous tous, et ne pouvez se permettre de parlez devant vous une langue que vous ne comprenez pas et que malheureusement vous niez. Et pourtant, à quelque kilomètre de chez vous, Tmouchent pour ne pas la nommer, se tenait un séminaire sur un grand roi amazigh, le roi Syphax, dont vous êtes probablement les descendants. Un grand roi, très respecté, qui a fait asseoir à sa table Rome et Byzance pour un pacte de paix.
      Tout ça pour te dire que tu doit être fier de tes racines, de ton peuple, de ton pays dans sa grandeur et diversité, au lieu de t’accrocher à des origines qui ne sont pas les tiennent et qui ne veulent même pas de toi. Je te parle en connaissance de cause, ils ne nous aiment pas et vous riront au nez si vous leur dites que vous êtes leur rejeton. Enfin, reconnaissant quand même qu’ils représentent 4% de notre peuple, principalement des banu hilal et les derniers descendant du prophète PSSL que nous avons accueilli et protégé chez nous (dans les cimes des aures et du djurdjura) pour les soustraire à la folie génocidaire de leurs frères arabes.
      Fraternellement

        ZORO
        26 septembre 2018 - 16 h 34 min

        @Assima :Pour Zoro tu es nouvelle ,donc allons y piano donnons nous le temps de nous connaitre pour eviter les faux jugements.S agissant de la fammille de la defunte (Allah yerhamha )je ne dirais jamais le contraire ,sa famille est certe bien éduquée et depuis leur presence dans notre quartier ils n ont jamais cause de probleme.Cependant ya Assima ce n est pas du tout cette raison qui les a retenu à ne pas parler kabyle en notre presence ,la raison est toute simple, elle est liee au facteur temps et au changements qu il opere sur les gens. Quand ma mere etait vivante , elle a assiste aux funerailles d un de nos voisins kabyles,a son retour elle etait étonnée que les femmes ne parlaient que kabyle malgres sa presence et celle d une autre voisine arabe.mais cela se passait vers la fin des annees cinquante , la majorite des femmes kabyles ne connaisaient pas l arabe etant de nouvelles venues au bled.Actuellement nous sommes a la troisiemme generation de kabyles belabesiens ,en ce laps de temps,si je peux dire,le temps a fait ses effets sur nos kabyles pour les formater bientot en arabe alors que Assima demande a Zoro de s identifier a Syphax roi de temouchent il ya plus de 2000ans.un peu de seirieux Assima, je pense que c est capital.
        SigneZORO. ..Z….

          Anonyme
          27 septembre 2018 - 11 h 54 min

          MESSAGE bien reçu. Donc, c’est un peu comme disaient les yankees ; un bon indien est un indien mort. Pour toi, un bon Kabyle ou autre amazigh, c’est un amazigh arabisé, qui fait une croix sur son identité et glorifie ses nouveaux parrains. C’est un peu ton image dans le miroir que tu nous renvois. Espérons que tu ne te sentira pas chinois, si, demain, leur futur empire met la main sur le pays. Une image qui doit te paraître exécrable si demain les joueurs de notre équipe nationale, essentiellement francophones, se disaient français.
          Enfin, si t’es un peu versé dans la religion, tu devrait méditer les paroles de Dieu qui nous dit que la différence de nos langues est un signe (AYA) de lui et nous exhorte à nous affilier à nos père (Wa d’3ouhoum li abaîhim), et dans l’ignorance, à nous considérer comme frères/soeur en religion. Je suppose que tu fait partie de la minorité arabe (5% selon Ibn Khaldoun, 4% selon une étude récente basée sur le génome humain), t’as donc raison de te dire arabe (même si après 14 siècle, ton adn s’est amazighisé), c’est pas mon cas, car ça serait déjà HARAM (A tuminou bi baadhi el-kitab, wa takfirou bibaadh) et c’est pas le cas d’au moins 95% de notre peuple.

    anti khafafich
    25 septembre 2018 - 22 h 50 min

    je voulais signaler que les liens des références 1 et 2 ne sont pas fonctionnels.

    Salim31
    25 septembre 2018 - 14 h 29 min

    Beaucoup d algériens n ont pas conscience ou ne le savent pas mais
    L arabe darija ou dzirya ou hadra l 3arbia est parlé en Algérie est dans le grand Maghreb en générale depuis plus de 8 siècle c est a dire depuis que les amazigh se sont mis à parlé l arabe est plus précis avec les vagues d expulsions des maures d Andalousie qui ont ramene la civilisation andalouse qui côtoyait
    l exelence et avec eux la musique andalouse dont les textes inchangé depuis des siècles étaient écrit en darija la même que nous parlons maintenant _il est vrai qu il n existe pratiquement pas
    d étude sur la mutation linguistiques le quand ? Et le comment ? S est fait le passage langue amazigh- a langue arabe) dans le Maghreb et en Algérie en particulier du moment que ces mutations se sont produits au même moment et on produit a peu près la même langue darija a travers le Maghreb _
    Mais une chose est sur , nos arrières parents parlaient darija * depuis au moins 7 siecles tout le vécu , patrimoine historique culturel et civilisationnel orale et écrit algérien est basé sur la langue algérienne naturelle _
    Le grand nettoyage arabe post indépendance et l islamisme en suite en fait beaucoup de dégât a la langue mais restent des textes de chikh el Khaldi _mustapha ben Ibrahim comme preuve de l agilité et la maîtrise de ces grand poètes de l ouest algériens et d autre dans toutes les régions du pays qui on combattus les envahisseurs be darija depuis el amir aek et bouamam jusqu’à
    l indépendance _la poésie _la musique _le théâtre _le cinéma _la communication _les affaires _le commerce _le travail _la politique ….est.. c est avec la langue darija pas avec une langue arabe classique inerte non reconnus par la rue .
    Il est temps de déclaré la langue parlé algerienne comme nationale et lui

    awrassi
    25 septembre 2018 - 7 h 49 min

    Si nous voulons retrouver une identité et une âme que nous aurions perdues, il nous faut simplement affirmer, développer et enseigner tamazight. Gardons l’arabe et toutes les autres langues du monde pour notre ouverture sur les autres peuples ! Tamazight peut s’enseigner dès la maternelle, comme le français ou n’importe quelle autre langue? Quid des parents me direz-vous ? Ils l’apprendront par leurs enfants, comme ils apprennent l’anglais ou le russe par leurs enfants ! Tamazight possède déjà une grammaire; son vocable peut être enrichi; il suffirait de mettre en place des équipes de linguistes pour analyser sa morphologie et reconstruire les mots que nous avons perdus (surtout les « noms abstraits »). Quant aux noms concrets, il suffira de compiler les termes employés dans tous les « parlers berbères » et d’en ressortir l’original. Ainsi, les Marocains utilisent « tasarout » pour « clé », qui est certainement le mot original par rapport à notre « meftah » arabisé ! La langue est la face cachée de l’âme. Nous avons été suffisamment violés de cette âme … Avec tout le respect que je vous dois, cher M. Naimi, votre projet nous mène vers un autre oubli de la nôtre.

      DJERDJERI
      25 septembre 2018 - 10 h 20 min

      Bonjour « aggma » awrassi
      Juste pour te dire que concernant tassarut, t’as pas besoin d’aller au maroc, dans la variante kabyle nous appelons la clé « tassarut » et t’as entièrement raison de dire que les mots perdus dans une région (substitut arabe, français, ou autre, … comme tous les algériens n’hebou taa elhhik), peuvent facilement être retrouvés dans une autre de notre vaste territoire nord-africain, Tamazgha.

    ZORO
    25 septembre 2018 - 0 h 24 min

    En dziria on dit « wlid houmty » en abassia c est  » weld filaji » je m adresse donc en abassia a weld filaji khayi kaddour .Je voudrais seulement te rappeler que beaucoup de choses ont change dans notre ville et dans notre quartier depuis que tu es parti, a côté de la medersa et du jammaa el kebir qui etaient les seuls a donner des cours d arabes dans notre ville, Il existe aujourd’hui des dizaines et des dizaines de mosquees qui instruisent nos cherubins en arabe classique et leur apprennent le coran ,sans compter cette nuee de creches . qui initient nos petits enfant a parler et a ecrire notre chere langue dès l age de trois ans.Bien sur kayi kaddour qu ils apprendront la darija,la dziria, la abassia etc mais c est a la rue, gratis ,et sans faire d effort.
    SigneZORO. ..Z…..

    Djamel
    24 septembre 2018 - 22 h 41 min

    Bravo à toi, ya si Naïmi. en plus tu as une belle « gueule » souriante qui respire la sympathie. Tu proposes des éditions gratuites dans les langues que tu domines, c’est noble de ta part. Je ne comprends franchement pas certaines critiques, car si quelqu’un veut que ce soit fait en arabe littéraire eh bien il n’a que le faire lui même et je suis sûr que tu feras tout pour l’aider, à moins d’être comme le FLN , c’est à dire aucune proposition mais si quelqu’un sort une idée, on lui tape dessus.

    anti khafafich
    24 septembre 2018 - 22 h 39 min

    je m’adresse aux semeurs de fitna et désunion pour le peuple algérien et qui se reconnaîtront facilement, ils ne prennent même pas le temps de lire convenablement l’article pour semer la division entre algériens, pourtant l’auteur explique bien ce que le mot dzirya « …des ouvrages en dziriya (langue algérienne arabophone). alors que l’arabe littéraire n’est utilise par personne en Algérie, il ne se parle même pas en école ou en université. l’arabe littéraire n’est bon que pour lire le Coran ou faire sa prière, pour ce qui est de la Sunnna, tout le monde a compris que les hadiths doivent absolument faire l’objet d’une grande cure a la hauteur de l’Islam souillé par les arabes eux même. les arabes utilisent l’anglais et essayent même le français pour se développer, et au même temps ils veulent nous imposer l’arabe pour produire les terroristes seulement comme dans les années 80 et 90, résultât de l’arabisation forcée des les années 60 et 70. le plan sera déjoué pas de doutes la-dessus

      ZORO
      24 septembre 2018 - 23 h 32 min

      On a appris a travers Hachemi Assad qu il existe 13 dialectes berberes parmi eux la langue de anti khafafich celle des beni snous. L etat se donne pour mission de les unifier pour former la langue amizigh qui sera nationale et officielle, sous quelle transcription ???? (Allah ye3lem) , les berberistes sont contents ils applaudissent leur but de facade «  » amazigh dans tamazgha «  » leur reel but inavoué «  »francisse da licoule » ». La langue arabe parlee par 400millons de locuteurs et utilisée par plus d un millard de musulmans 5 fois par jour dans leurs prieres ne cesse d etre visée pour ses detracteurs qui voient en sa disparition et son remplacement par des parler regionaux ,ou des langues etrangeres,le seul et efficace moyen d etouffer notre religion.
      SigneZORO. …Z….

        ZEMBLA
        25 septembre 2018 - 10 h 33 min

        Casses toi, raciste à 2 balles.
        Ton arabe importé, n’est parlé dans aucun pays, ni même chaume. C’est une langue religieuse et accessoirement administrative, car même les vrais arabes ont leur langue et travaille « in english ».
        Quant aux 13 variantes amazighs, croies-moi qu’elles sont plus proches que ne l’est l’égyptien de notre darja (qui, soit dit en passant, repose sur une grammaire amazigh et un vocable à moitié tout aussi amazigh, normal c’est les amazigh islamisés qui l’ont inventé).
        Pour ton cliché repris du jargon fln, la kabylie qui, avec les aures, a sorti la france de ce pays est, certes, ouverte sur l’universalité, mais est très jalouse de sa langue et culture et le français, anglais avec les nouvelles générations, n’est qu’une petite fenêtre sur le monde.
        Pauvre bougnoule.

          Z0R0
          25 septembre 2018 - 13 h 39 min

          Azul Zembla, avant de me casser je dois te rappeler ,n etait ce le m de ton pseudo qui te parfume ,qui donc oserait sentir ton odeur???
          quant a bougnoule que tu as balancé je prefere te repondre par le biais de ma riche litterature arabe.
           » Je croyais que tu etais une femme en te voyant de loin »
          dit un diot à Elmoutanibi,qui repondit calmement et sagement:En te voyant de loin j ai pensé que tu etais un homme.
          SigneZORO. ..Z….

          DZAIRI
          26 septembre 2018 - 12 h 17 min

          @ zoro
          Je n’approuve pas les dérapage de notre ami zembla, même si son argumentaire et très pertinent, mais il faut dire aussi que les références de ta réplique m’ont aussi déçu. Non que tu réponde aux insultes par l’identique, mais qu’un homme comme el-moutanebi aie l’esprit aussi mal tourné me surprend. L’homme qui a vu une silhouette de femme au loin est probablement sincère, car il reconnait qu’en face de lui, il voit un homme, mais ton moutanebi répond comme un complexé (yeqra enoqs, comme on dit). Ceci est condamnable au plan des valeurs humaines, et Hram au plan religieux (inna baadou edheni ithm.). Fait gaffe à tes références et idoles mon ami. A moins que tu te trempe d’auteur.

        Anti khafafich
        25 septembre 2018 - 16 h 14 min

        Ton argument sur la soi disant intention des « berberistes » d étouffer l’Islam je te le demonte en 2 secondes : est ce que le pakistanais qui a doté son pays de l arme nucléaire parlait arabe ? J en ai d autres exemples sur des turcs des perses des indonésiens ….tu accuses les gens d apostasie et de koufr sans preuves, je pourrais être plus pieux que toi alors un conseil reste humble mon ami
        Je ne te croyais pas une seconde être un islamiste. Faisons la paix pour notre Algérie

    merci
    24 septembre 2018 - 22 h 07 min

    La langue Arabe que j’adore est riche et belle.
    Mais sa place doit rester culturelle et religieuse.
    Si on veut se développer reprenons le Français car déjà acquit !!!
    Pas de tabous . On se comprendra avec cette langue et les sciences etc…seront plus facilement intégrées.
    J’ai honte quand j’entend nos responsable ou autres essayer de parler au micro…
    que des begaiements, on cherche ses mots on est ridicule !
    Il est temps de rattraper le retard!

    ZORO
    24 septembre 2018 - 21 h 22 min

    Au lieu de dziria moi je prefere el abassia c est la langue de ma ville , nous disons  » khayi aya nroho lalicoun , »
    en dziria ils disent «  »ya kho nmchioui lelmcid (el mcid est un village pres de belabbes). A tmouchent ils vont a la scuela et a oran el mcid c est le coulige.Toute cette grande khalota pour faire barrage a l arabe classique unificateur de la oumma ,on ne voit que le berberistes qui l approuvent .Allah yehdik khayi kaddour.
    SigneZORO. …Z….

    anti khafafich
    24 septembre 2018 - 20 h 12 min

    edziriya peut très bien être élevée au rang de langue oui, elle est multiculturelle, riche est facilement constructible du point de vue grammaire, conjugaison, lexique…, nesta3raf bik. les autres langues ne sont pas des sciences exactes, elles comportent aussi des imperfections jusqu’à nos jours, ces imperfections sont appelées, verbes irréguliers. exceptions,…etc. ce qui prouve aux complexés qu’une langue ne vit que parce que pratiquée améliorée, régulée… par des vivants

    MOHAMMED BEKADDOUR
    24 septembre 2018 - 20 h 07 min

    Après lecture des commentaires, il est peut-être bon d’éclairer la lanterne des plus jeunes de nos compatriotes lecteurs de AP… Voici : Le dialecte Dziriya à mon humble connaissance est appelé Sabir par les Colons Pieds Noirs, un dictionnaire d’ailleurs avait été mis à leur disposition, édité à Alger par un certain Jourdain… La France nous a provoqué un court circuit, sachant qu’en 1830 le taux des lettrés était à égalité entre les deux aires, La Sale Très Sale France a voulu effacer la langue arabe de notre territoire et elle l’y a même déclarée langue étrangère en 1933, c’est dire l’immensité incommensurable de la bêtise française, oui comme l’a dit De Gaulle « Les Français sont des veaux », disons des vauriens ! D’accord l’arabe coranique, dit littéraire, mais nos dialectes forment un trésor, il a permis l’une des plus atroces et plus grandioses des luttes contre Un Barbare appelé Le Français !!!

      Anonyme
      24 septembre 2018 - 22 h 20 min

      L arabe n était qu une langue de colonisateur,un colon en chasse un autre…
      Mais notre vraie langue est la derja que tous les algériens du plus âgé au plus jeune comprennent et celle là on l a gardé et c est notre patrimoine…
      Il n y a qu un algérien qui comprend un autre algérien….je ne vois pas pourquoi vous êtes offensé !!!

    Anonyme
    24 septembre 2018 - 17 h 35 min

    C’est qui ce … qui propose de clochardiser le peuple algérien par des dialectes ??? Voilà l’ingénieux qui veut engage le tribalisme pour la population, afin de la conduire droit vers l’analphabétisme. C’est vrai, que si c’était une idée géniale, l’Europe l’aurait certainement pas appliquée à ses peuples.
    La régression est facile à mettre en route, ce qui est compliqué c’est de construire : en kabyle on dit, way houdan yela, way yavnoun oulach.
    C’est du Daoud K. tout craché.
    Cachez-vous pauvres idéologues en burka.

      Anonyme
      25 septembre 2018 - 10 h 40 min

      @ anonyme, faux kabyle
      L’analphabétisme, la régression, le terrorisme, viennent de l’enfermement dans une langue qui ne produit que ça. La meilleure preuve c’est de comparer les générations post indépendance notamment des années 60-70, bilingues, voire totalement francophones, avec les générations arabisés et wahabisés qui ont failli détruire le pays et continuent à y oeuvrer.

        Droits Humains
        25 septembre 2018 - 20 h 06 min

        Au lieu de pleurnicher, allez produire un peu de culture et un peu d’énergie. Et si vous connaissiez juste n peu l’histoire, jamais vous n’insulterez la langue des sciences, celle qui a apporté tout à l’humanité. Drôle de confusion, qui a d’égal à Ibn Sina, El Khawarizmi, Ibn Batouta, et ces inventeurs de la mécanique, de la chimie, de l’astronomie, … ??? Des guignoles qui vagabondent sur le net pour éructer la haine, sans savoir que sans la langue arabe, l’Europe serait encore au moyen âge.

        Anonyme
        25 septembre 2018 - 20 h 08 min

        Au lieu de pleurnicher, allez produire un peu de culture et un peu d’énergie. Et si vous connaissiez juste n peu l’histoire, jamais vous n’insulterez la langue des sciences, celle qui a apporté tout à l’humanité. Drôle de confusion, qui a d’égal à Ibn Sina, El Khawarizmi, Ibn Batouta, et ces inventeurs de la mécanique, de la chimie, de l’astronomie, … ??? Des guignoles qui vagabondent sur le net pour éructer la haine, sans savoir que sans la langue arabe, l’Europe serait encore au moyen âge.

    Tredouane
    24 septembre 2018 - 17 h 18 min

    Nous voulons que notre jeunesses s’ouvrent sur toutes les langues académiques ,nous avons nos langues officielles je vous rappel,a ce que je constate alors que vous même parlez francisa et italiens vous souhaitez faire régresser notre société au niveau du dialecte,idhab men wetchi pour que vous puisez comprendre.

      Anonyme
      24 septembre 2018 - 22 h 29 min

      Vous êtes un complexé anti algérien…
      El dziria est notre langue que ça vous plaise ou pas..
      La grammaire peut se construire au fur et à mesure.
      Ceci n empêche pas l étude d autres langues mais donnons une chance à notre propre langue…

    djazairi
    24 septembre 2018 - 16 h 44 min

    encore des ennemis de la lanue arabe ….c’est tout ce qu’ils peuvent faire pour l’instant ABRUTIR AUTANT QUE FAIRE SE PEUT CE PEUPLE

      MOHAMMED BEKADDOUR
      24 septembre 2018 - 17 h 22 min

      @Djazairi
      24 septembre 2018 – 16 h 44 min
      Les lettres latines sont d’origine arabe !!! Donc s’agissant de la langue française, ET de la langue arabe, c’est une question de guérison du mal dont la France a été le synonyme. Les livres sont innombrables, je te propose la lecture d’un d’entre eux  » La cité d’Isis. Histoire vraie des Arabes », de Pierre Rossi, je suis sûr que tu le trouveras à la bibliothèque nationale. Rassures-toi, je ne suis pas francophile…

    LOUCIF
    24 septembre 2018 - 16 h 32 min

    Kaddour Naïmi , très, très bonne initiative ! Bravo ! Je soutiendrai financièrement , même modestement, dès que possible !

    MOHAMMED BEKADDOUR
    24 septembre 2018 - 16 h 11 min

    De tout coeur plein succès ! Ton anecdote sur le vol des livres en France, j’avoue l’avoir vécue moi aussi à deux ou trois reprises, c’est la seule chose que je me suis permis de faire, je crois cependant que l’amour du livre est le trait d’un fort petit nombre. Du moins selon une expérience que je vis en Algérie depuis 34 ans ! Les gens qui ne lisent jamais ne font, et ne disent rien de bon et beau. Ils donnent l’envie de fuir. J’ai un ami compatriote qui enseigne dans une université en France, il se donne beaucoup de mal pour approvisionner des enseignants dans diverses universités algérienne, il leur offre des photocopies de livres, etc. Un jour, chez un de ces enseignants, je feuilletais un des ces livres qui traite de l’économie, je l’ai interrogé, pour savoir s’il l’avait lu… Réponse : Un non accompagné d’un sourire décourageant. Par contre ils lisent bien les billets de banque, ils sont très riches « intellectuellement » !

    Anonyme
    24 septembre 2018 - 15 h 05 min

    UN GRAND BRAVO mon frère !
    C’est ce genre d’initiative qui nous manque et qui pourra nous sortir de notre inculture et intolérance.

    Anonyme
    24 septembre 2018 - 14 h 48 min

    Bonne initiative et beaucoup de réussite pour vous j espère….

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