Guitouni : «L’Algérie est déterminée à travailler davantage avec les partenaires étrangers»

partenaires, MustaphaGuitouni
Mustapha Guitouni, ministre de l'Energie, affichant les dispositions de partenariat de l'Algérie. de New Press

L’Algérie est aujourd’hui décidée à travailler davantage avec les partenaires étrangers, d’autant que toutes les conditions sont réunies pour effectuer des investissements mutuellement bénéfiques, a souligné, dimanche à Alger, le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni.

Lors d’une conférence-débat tenue à l’issue de l’inauguration du nouveau siège de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Guitouni a réaffirmé la volonté de l’Algérie à coopérer davantage avec les partenaires étrangers pour concrétiser plus d’investissements «mutuellement bénéfiques» dans le secteur énergétique. Il a, à ce titre, tenu à mettre l’accent sur les «grands efforts» fournis par Sonatrach pour le règlement des nombreux litiges avec ses partenaires et ses associés.

Selon lui, ces efforts «ont constitué également un signe fort et ont contribué à restaurer la confiance des investisseurs dans le domaine de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures.» Les résultats enregistrés, que ce soit en effort propre ou en partenariat, témoignent, selon lui, des possibilités «réelles» existantes dans ce domaine.

S’adressant aux partenaires étrangers de l’Algérie présents à cette rencontre (Total, Eni, Repsol, …), le ministre a indiqué que la mise à leur disposition d’un guichet unique, dans ce nouveau siège, devrait permettre aux deux parties de discuter des projets d’investissement «ensemble» pour réaliser des partenariats «gagnant-gagnant». «On veut vous associer à la concertation», a-t-il lancé à leur adresse. «Nos partenaires étrangers seront ainsi accueillis dans de très bonnes conditions ce qui donne à ces lieux (d’ALNAFT) leur réelle vocation d’être une plateforme de rencontres, d’échanges et de collaboration», a-t-il souligné.

Précisant que l’Agence ALNAFT est l’acteur institutionnel en charge de la valorisation et du développement des ressources en hydrocarbures, ainsi que la promotion des investissements dans ce domaine, le ministre a rappelé que depuis sa création en 2005, cette Agence s’est attelée progressivement à accomplir ses missions, tout en prenant sa place dans le secteur, précisément dans le segment de l’amont pétrolier.

Dans ce cadre, a-t-il poursuivi, la journée des portes ouvertes sur ALNAFT, organisée en octobre 2017, a constitué, selon lui, une «opportunité» qui a permis, non seulement de mieux faire connaître cette Agence et ses activités, mais aussi et surtout d’envoyer des signaux «forts» pour les partenaires étrangers de l’Algérie sur «sa volonté de renforcer le partenariat pour la valorisation de nos ressources».

Ce faisant, l’Agence en question a pu lever les obstacles pour faire aboutir plusieurs projets, a indiqué Guitouni, citant ainsi les projets accomplis dans ce cadre, le ministre a rappelé que plus de 35 compagnies, durant plus d’une centaine de rencontres, ont été reçues dans le but de faire aboutir les dossiers et projets en cours. Ceci, en plus de la signature de cinq (5) contrats de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures avec la compagnie nationale Sonatrach.

«Cette nouvelle dynamique a donné des résultats intéressants, dans le domaine du partenariat», s’est-il félicité. Parmi ces résultats, le ministre cite la signature de quatre (4) contrats d’exploitation d’hydrocarbures, en partenariat et la conclusion de trois (3) avenants avec des partenaires étrangers, permettant l’adaptation du cadre contractuel aux conditions des projets. A cela s’ajoute l’octroi de huit (8) contrats de recherche et d’exploitation, à Sonatrach et la conclusion de sept (7) conventions d’études avec des compagnies internationales sur différentes zones minières, en vue d’évaluations de détail, pouvant mener à conclure des contrats de recherche et d’exploitation.

A ces réalisation s’ajoutent également l’approbation de treize (13) plans de développement, dont deux (2) révisés, portant sur un investissement de plus de neuf (9) milliards de dollars, ainsi que la réalisation de 54 découvertes entre 2017 et septembre 2018 (dont 33 en 2017). Ceci sans omettre le lancement de cinq (5) études pour mieux connaître le potentiel en hydrocarbures des bassins du domaine minier national.

Par ailleurs, quatorze (14) compagnies se sont réunies en vue de leur intérêt à être pré-qualifiées auprès d’ALNAFT, a-t-il ajouté.

A ces réalisations s’ajoute la certification ISO 9001/version 2015 de la Banque de données nationale d’ALNAFT. Pour conclure, le ministre a tenu à mettre en exergue l’importance de la révision de la loi sur les hydrocarbures. Selon lui, les travaux relatifs aux amendements de cette loi, interviennent «pour plus d’attractivité et de flexibilité» et dont les investisseurs attendent également des signaux favorables au développement de l’investissement dans le domaine énergétique. Affirmant que la révision de ladite loi sur les hydrocarbures «arrive à sa fin», le ministre a relevé que pour plus d’attractivité, l’Etat a décidé de revoir le texte en vigueur, et ce, en introduisant beaucoup de «souplesse» à l’effet d’attirer davantage les investisseurs.

Pour Guitouni, l’Algérie est aujourd’hui décidée à poursuivre ses projets d’investissements, notamment en partenariat avec les étrangers : «Il faut reconstituer les réserves du pays, d’autant que l’Algérie s’oriente aujourd’hui vers la diversification du bouquet énergétique», a-t-il avancé. Ainsi, outre le développement des énergies renouvelables, des énergies non conventionnelles, le ministre a tenu à mettre l’accent sur l’impératif de revaloriser le domaine minier national. Il y a d’énormes potentialités à exploiter dans le domaine minier. Néanmoins, se désole t-il, «les deux tiers du potentiel existant restent inexploités, ce qui nous renseigne sur l`importance de l`effort qui reste à mener», a souligné Guitouni, invitant ainsi les partenaires étrangers à s’y impliquer.

R. E.

 

Comment (10)

    socrate
    16 octobre 2018 - 10 h 54 min

    Stoppez cette règle absurde et anti-économique du 49/51 et accélérez et facilitez la délivrance de visas. Ce serait déjà des mesures concrètes et rapides loin des blablas habituels.

    manman1954
    15 octobre 2018 - 16 h 38 min

    Les marroquis pullulent dans ce site ! Une question aux marroquis, qu’en est-il du gazoduc Nigeria-Maroc ?

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    Yaka Faukon
    15 octobre 2018 - 12 h 27 min

    Les expatriés ne peuvent pas déposer leur argent dans une banque Algérienne là où ils vivent, pourquoi?
    Les Algériens nantis planquent leur devises à l’étranger, pourquoi?
    Notre or est aux USA, pourquoi?
    Ca ne sert à rien de produire du poulet si on importe les oeufs fécondés ou poussins, leur soins et aliments.
    «  » »L’autonomie c’est la filière de A à Z. » » »
    Les importateurs sont-ils plus puissants que nos dirigeants?
    A force de s’appuyer contre les murs et réciter des incantations religieuses le pays va s’éffondrer.

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    Anonyme
    15 octobre 2018 - 10 h 53 min

    La caste se met à l’entrée et impose une « taxe » feodale: ils doivent bouffer sur tout ce qui rentre ou sort. Un colonialisme cache un autre

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    chark
    15 octobre 2018 - 10 h 26 min

    L’Algerie devrait plutôt s’éloigner des pays qui gravitent autour de la planète sioniste !

    En ce moment Il faut privilégier le commerce avec la Russie , la Chine et l’Iran

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    Ou est la bonne nouvelle dans tous ça.
    15 octobre 2018 - 8 h 20 min

    Le résultat de tout ça.
    C’est que dans 1 siècle nous continuerons à tous importés.
    Ont gagne l’argent par là.
    Et ont le redistribuent aux usines étrangères pour IMPORTÉ IMPORTÉ IMPORTÉ IMPORTÉ IMPORTÉ ENCORE ET TOUJOURS .
    LA VACHE À LAIT DE L’EUROPE.

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    awrassi
    15 octobre 2018 - 7 h 32 min

    L’Algérie n’a ni à se préoccuper des besoins de ses éventuels partenaires, ni de leur desiderata. Le pétrole et le gaz sont nôtres. Sortons le de leur trou et vendons les au plus offrant. Si nous n’avons pas encore le savoir-faire voulu, c’est que nous n’avons rien fait pour cela depuis 1962 …

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    anonyme
    14 octobre 2018 - 23 h 55 min

    va au diable
    on n’en veut pas de ton capitalisme barbare et inhumain

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    tergui
    14 octobre 2018 - 23 h 37 min

    c est une bonne chose de faire participer des multinationnals au investissement . mais pour valoriser le brute ca serai meilleurs de le transformer en produit pour deriver de plastique . carburant et autre et apres l exporter en tant que tel aussi il faut que cela soit avec.le respect de l environnement

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    Anonyme
    14 octobre 2018 - 20 h 51 min

    Guitouni ont s en fout de votre petrole.

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