Les généraux emprisonnés contestent la décision de la justice militaire

généraux ANP tribunal Blida
Les officiers placés en détention demandent leur libération. New Press

Par R. Mahmoudi – Les six officiers supérieurs de l’ANP, cinq généraux-majors et un colonel, placés depuis une semaine en détention provisoire et poursuivis pour «enrichissement illicite» et «trafic d’influence», contestent la décision prise par le juge d’instruction du tribunal militaire de Blida de les maintenir en détention, rapporte le quotidien El-Khabar dans son édition de ce dimanche, citant des sources informées.

Les prévenus, précisent la même source, demandent leur libération jusqu’à leur comparution devant le tribunal, conformément à la loi en vigueur et en attendant la décision finale de la chambre d’accusation qui doit statuer sur leur cas. Cette demande devrait être examinée conformément aux procédures prévues par le Code de la justice militaire et notamment dans ses articles 97 et 110. La loi prévoit une réponse de la chambre d’accusation à cette demande dans un délai ne devant pas dépasser un mois.

La même source révèle que les six prévenus ont été mis sous la surveillance de la Police judiciaire militaire. Autre révélation de taille rapportée par El-Khabar : les autorités judiciaires n’ont pas procédé au retrait des passeports des six détenus, comme cela avait été rapporté auparavant. La raison invoquée est que les déplacements à l’étranger des militaires, qu’ils soient en service ou à la retraite, sont soumis à «une organisation spécifique», dans le sens où tout déplacement des généraux en retraite n’est possible que dans deux cas : soit avec une autorisation du ministre de la Défense nationale, même dans des situations normales, soit «par erreur». Plus important encore, les déplacements des hauts gradés de l’armée à l’étranger sont également soumis à des «accords bilatéraux» avec certains pays et se déroulent sous l’égide du ministère de tutelle.

R. M.

Comment (18)

    ayweel
    22 octobre 2018 - 14 h 40 min

    ce qui est étrange dans tout ça, c’est que on les nomment généraux majors sur la base de leur travail et leur dévouement et services rendus à la patrie, ensuite on les conduit comme un groupe de vaches à l’abattoir. et que dire dans le cas de cinq généraux et cinq régions…!!!??

    Norebi
    22 octobre 2018 - 5 h 25 min

    Mis à part la détention , la justice doit procéder à la saisi de tout les bien mal acquis.

    Rabah
    21 octobre 2018 - 16 h 34 min

    Vous meritez ce qui vous arrive. Vous avez fermer les yeux sur l’assassinat de Boudiaf pour ensuite les refermer sur le « moins mauvais » apres avoir ete absent du pays pout presque 20 ans, qui est en train de vous presser comme des citrons. Messieurs il fallait nous ramener pas le moins bon, mais le meilleur car l’Algerie merite mieux. Il fallait y penser.

    22
    Fatima El Bachir
    21 octobre 2018 - 15 h 52 min

    qu’ils se débrouillent , le commun des mortels quand il rentre en prison , il ferme sa (…) eux ils l’ouvrent toujours . (…)

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    Felfel Har
    21 octobre 2018 - 15 h 31 min

    En lisant le commentaire suivant signé Nelson Mandela, je me dis qu’il y a encore de l’espoir de voir les crimes et les vols commis au détriment du bon peuple algérien, sanctionnés, non pas par une justice aux ordres (ce qui serait un règlement de comptes), mais par la vraie justice, celle qui applique la loi, rien que la loi, toute la loi, dans toute sa rigueur. Savourez ce passage!
    « Souvent, les révolutionnaires d’autrefois ont succombé à l’appât du gain et se sont laissés prendre à la tentation de confisquer les ressources publiques pour leur enrichissement personnel ». En plein dans le mille!

    19
      Anonyme
      21 octobre 2018 - 19 h 48 min

      « Souvent, les révolutionnaires d’autrefois ont succombé à l’appât du gain et se sont laissés prendre à la tentation de confisquer les ressources publiques pour leur enrichissement personnel ».
      Mohammed Boudiaf paix à son âme à son retour en 1992 a dit exactement la même chose.

        Felfel Har
        21 octobre 2018 - 20 h 03 min

        Ces deux AUTHENTIQUES révolutionnaires avaient le même idéal. Ils ont combattu pour la liberté et pour l’honneur, pas pour devenir milliardaire sur le dos du peuple. C’est pour celà que la planète entière les respecte. Salutations!

      Yes
      21 octobre 2018 - 23 h 39 min

      Un autre exemple,c boumediene le grand. Quand il a pris le pouvoir en 65 il a dit à ses compagnons. » Voici ma politique,que Celui qui veut faire des affaires qu’il le fasse et nous laisse tranquille,celui que je trouve en travers de mon chemin je l’écrase ». Au moins c clair, et boumediene quoiqu’on dise etait un homme du peuple, juste,désintéressé de l’argent.

    Larnaque
    21 octobre 2018 - 15 h 27 min

    « … soit avec une autorisation du ministre de la Défense nationale, même dans des situations normales, soit «par erreur». » Vous allez voir, les erreurs vont pleuvoir. Comme précisé dans l’article les déplacements des officiers de l’ANP « … sont soumis à «une organisation spécifique» », incluant les erreurs. C’est spécifique à l’Algérie où rien n’étonne plus désormais. Même pas des soi-disant parlementaires qui cadenassent les portes du parlement pour empêcher le président de celui-ci à accéder à son bureau pour ainsi constater la vacance du poste de ce même président empêché par la force à faire état de présence. De quoi faire pâlir d’envie les scénaristes des pires navets de Bollywood. Après tout, n’oubliez jamais que l’Algérie c’est mieux que l’Argentine et que Ouled Fayet c’est mieux que la Suisse. Aussi, arrêtez de vous plaindre et appréciez le travail titanesque accompli par ces (mal) élus sous la férule du guide suprême qui ne dit plus rien depuis des années mais dont ils entendent les ordres « crystal clear ».

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    Farida
    21 octobre 2018 - 13 h 32 min

    Le resultat de votre travail messieurs. Vous nous avez impose le moins mauvais et maintenant vous goutez a votre propre medecine. Ils vous a noye et vous a mis sous son controle. Si Feu Boudiaf est toujours la, l’Algerie serait un pays de droit et le peuple serait plus heureux. Alors vous avez ce que vous meritez.

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    Djeha Dz.
    21 octobre 2018 - 12 h 56 min

    Invoquer la corruption comme chef d’accusation dans ce cas précis est peu convaincant ou pas du tout. . La corruption est tellement développée entretenue voire banalisée, étant l’œuvre du système lui-même ; utilisée comme politique de contrôle très efficace des institutions et des personnes.

    Depuis déjà longtemps, nous savons également, que le pouvoir en usage chez nous et ses hommes situent leur ligne rouge à toutes formes d’atteinte au trône et au souverain.
    En d’autres termes, la guerre de succession est en cours. Et comme toutes guerres, elle ne sera ni propre ni sans victimes.

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      Anonyme
      21 octobre 2018 - 19 h 41 min

      Le système a institué dès l’indépendance l’école de l’obéissance aveugle, et ne sont éligibles à des postes de responsabilité que les personnes dociles formatées dès le départ par cette école. Le système s’est aussi rendu maître dans le recrutement par compromission, et ne promeut donc que ceux dont il détient des dossiers noirs et qu’il tient par la barbichette. Ces 20 dernières années, il est allé beaucoup plus loin en instituant une école de l’allégeance transformant une république approximative en un émirat féodal avec des seigneurs, des suzerains et des serfs. Bonjour les siècles obscurs du moyen âge.

    Anonyme
    21 octobre 2018 - 10 h 54 min

    Ils vont porter allégeance à l homme fort du moment et ils seront libérés sans problèmes…
    Ils vont continuer à s enrichir car leur incarcération n a rien à voir avec la lutte contre la corruption sinon la moitié de l état major serait en prison….dont bien sûr leur chef et sous chef…
    Cette affaire a permis au moins de révéler au grand jour la connection entre les affairistes,les islamistes et certains membres de l armée ,de la police et de la gendarmerie ce qui est très très grave!!!!
    La population l a soupçonné car certains nababs agissaient sans aucun scrupule sachant qu ils resteraient impunis..
    Ils ont sali l image de ces institutions..et ça c est difficilement pardonnable.

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      Zaatar
      21 octobre 2018 - 12 h 27 min

      Ainsi, on peut aisément comprendre comment il y a eu un trou de plus de 250 milliards de dollars dans les caisses de l’état depuis que le pays produit et vend du pétrole en dollars…et donc chez nous tu peux de goinfrer à outrance sans aucun problème et sans aucun risque d’avoir des entourloupes avec la loi, mais si tu t’avises à faire de la « politique » alors tes jours seront comptés.

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    Anonyme
    21 octobre 2018 - 9 h 59 min

    peut être qu il y a qui cherchent a provoquer le vis de procédure pour les faire libérer sans suite

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    SPEED
    21 octobre 2018 - 9 h 03 min

    Deux poids et deux mesures,emprisonné des hauts gradé pour des raisons politiques est très dangereux pour la république;leurs tort c’est de ne pas soutenir le cinquième mandat de notre Pharaon…;dans un Souk Marocain;il vaut mieux etre un cireurs de babouches qu’un honnète policier;tout le peuple demande pourquoi;? ne pas juger les autres corrompus pileurs de la nation Algérienne; l’exemple du Drebki;Khelil;Bouchouareb; est la liste et langue; juger pratiquement tout nos dirigeants et responsables y compris les députés et les sénateurs;les maires;et meme certains imams;la corruption en Algérie est l’arme du pouvoir actuel

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      Gatt M'digouti
      21 octobre 2018 - 10 h 53 min

      Si on va juger tout ce beau monde, le maxi procès de la mafia qui s’est tenu en Sicile en février 1986, à coté est un jamborée de scouts !!!!!!!

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    eliamine
    21 octobre 2018 - 9 h 02 min

    Il ya non respect de la lois. Comment ce fait il que l’ex chef de la 1er RM le GM Chentouf, puisse être inculpé dans la même région, car ce procureur etait sous ses ordres il ya quelque mois. De plus comment peut on inculpé en même temps et donc dans un dossier commun 5 officiers generaux differents appartenant à des commandement differents. Si tous les officiers inculpés etaient issu du même commandement on aurais pu l’admettre. Pour moi ça pu le règlement de compte et un jeu à 3 bandes, les effets prêt 5e mandat se font déjà sentir. Rabi yastar. Pendant ces 20 dernières années rares sont les generaux terminant leur carrière paisiblement. On remarque que ceux qui termine leur carrière paisiblement meurt dans des hôpitaux parisiens: Senhadji, Bousteila …l’Histoire jugera durement

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